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Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs à Tannée de leur réception, jouissent d'ime réduclion d'un tiers delà valeur. Les comptes-rendus mensuels des séances de la Sociéfé se vendent au |)rix de cinquante centimes chacun. On peut s'y abonner au prix de citui francs par an. S'adresser, soil au trésorier, M. E. Pologne, rue de Namur, 12, soit au secrétaire, M. Preudliomme de llorre, au Musée royal d'histoire naturelle, à Miiixtdles. La cotisation des membres de la Société est fixée à seize francs. Les meml)res étrangers peuvent selibéreren une fois de toute cotisation, moyennant un versement de deux cents francs. Les membres associés, résidant en Belgique, payent cinq francs |taraii. • l reçdivent seulement les comptes-rendus des séances. ANNALES SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE DKI'OSK AUX TERMES DE I.A LOI Les opiuio)is (iniises dans les Annales de la Société soiil jiropres à leurs auteurs. La Société n'eyi assume aucunement la responsabilité. ISruxellot. — ]nip. Bru^niez k Vandc VVeglie, 29, rue du Lavoir^ ANNALES W wmi mm\mm BELOIQUE TOME DIX-NEUVIÈME BRUXELLES AU SIÈGE DE LA SOCIETE MUSÉE KOYAl, d'HISTOIKE NATURELI-E PARIS BRUXELLES E. DEYROLLE. FILS j GAND & LEIPZIG rue de la Monnaie, 23. j C. MUQUARDT — 1 MERZ BACH et FALK, Suce'. 1876 DRESDE L. W. SCHAUFUSS ^V^;llille|• Hdf. a^ ■s^ »i vv ^ 13^1 ANNALES m SOCIETE E^TOIHOLOGIQUE BELGIQUE TOME DIX-NEUVIÈME FASCICULE 1 Signatures 1 :ï 13 et a kf. Paru leid Srplemlnr 1876. m l.> 1S32 ^'/l ,^,^ ^l^'OfMLMOS^S^ 1 BRUXELLES AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ M( SÉF ROYAL n'HISTOIHK N ATIKKI.I.K -187() Cl "■^^tS^s î) ?^ ^è^' NOTE SUR UNE SÉCRÉTION PROPRE AUX COLÉOPTÈRES DYTISCIDES Par Félix PLATEAU — SÉANCF. DU 7 NOVEMBRE 1874 — Lorsqu'on prend un Dijtiscus ou un Acilius vivant, on observe fréquemment, tandis qu'on tient l'animal entre les doigts, qu'il fait suinter de la région prothoracique un liquide d'un blanc lai- teux plus ou moins abondant. Ce fait a dû être vu par de nombreux entomologistes ; on le trouve décrit, mais d'une manière peu exacte, dans plusieurs ouvra- ges. Lacordaire en parle en ces termes : « .... les Dytiques et lesOy- rins, quand on les prend, émettent par les articulations de la tête avec le prothorax, de ce dernier avec le mésothorax et du métatbo- rax avec l'abdomen, une liqueur laiteuse d'une odeur fétide ana- logue à celle de l'urine en putréfaction et qui persiste sur les doigts longtemps après qu'on les a touchés « (1). Kirby et Spence s'expriment comme suit: «Willoughby a re- marqué une curieuse circonstance par rapport à V Acilius sulcatus.. . - Une ligne transversale de couleur pâle est visible sur les élytres du mâle; là où elle se termine, on observe des pores oblongs dont l'auteur affirme avoir vu souvent suinter un liquide laiteux (Rai. Hist. Ins. 94, n. 3)» (2). Kirby et Spence ajoutent qu'ils ont constaté plus d'une fois l'émission d'un pareil liquide chez les mâles de cette espèce. Lacordaire, dans le passage que j'ai cité, parle des Gyrins ; je ne m'occuperai pas de ces insectes dans la note actuelle : la sécrétion (1) Intfoduction à l'entomologie, t. II, p. 136. (2) An Introduction to Entomology. Edition de 1867, p. 421. ANNALES OR LA SOC. ENTOM. DE BF.LCIQl!F., T. XIX. l '2 NOTK SI K l.NK SÉCRÉTION l'KOl'HE AUX COLÉOPTÈRES DYTISCIDES. odorante des Gyrinides est d'une toute autre nature que celle des Dj'tiscides et doit être étudiée séparément (1). Mes essais ont porté sur les Dytiscus marginalis , D. dimidiatus,Aci- lius sukatus et Acilius canalicidatus (2). § I LIEU d'Émission. Il est facile de s'assurer, par l'observation directe, que les Dytis- cus et Acilius émettent, parfois en môme temps, deux liquides de natures différentes; l'un, semblable à du lait, apparaît foîyowrs entre la tête et la région dorsale du protliorax ; l'autre jaunâtre, d'un as- pect absolument différent est exsudé sur la limite entre le méso et le mét;ithorax. Ceci nous explique, en partie, le passage de Lacor- daire qui fait écouler des liquides odorants de trois régions diffé- rentes du corps ; seulement, ainsi que je le disais plus haut, la des- cription du célèbre entomologiste est peu exacte; le liquide laiteux ne suinte qu'à l'articulation entre le prothorax et la tête et le li- quide jaune ne se montre qu'entre le méso et le métathorax. Quant à l'odeur des liquides en question, j'en parlerai plus loin. L'assertion de Willoughby, reproduite par Kirby et Spence, me semble reposer sur une véritable erreur; j'ai eu beau examiner à l'œil nu, à la loupe et au microscope les éljtres de V Acilius sukatus mâle, il m'a été impossible d'y voir, ni la moindre ligne transver- sale de couleur pâle, ni les pores oblongs dont parle l'auteur anglais. Je n'y observe, comme tout le monde, qu'une ligne trans- verse noire ou très-foncée qui ne présente, au microscope, que des pores identiques à ceux du reste de la surface de l'élytre. Enfin, j'affirme que jamais je n'ai vu chez V Acilius sulcatîis d'autre sécré- tion laiteuse que celle qui se fait entre la tête et le prothorax et que cette sécrétion a lieu chez les individus des deux sexes. On rencontre encore d'autres erreurs du même genre dans plu- sieurs ouvrages que j'ai consultés, mais qui n'ont pas la valeur clas- sique de ceux dont il vient d'être question. Je m'abstiendrai donc d'étendre plus longuement la discussion. Je me suis livré à de longues et minutieuses recherches sur (1) Bien que les Hydrophihts piceus et Hi/drous caraboides s'éloignent beaucoup, par leur organisation, des Dytiscides, on aurait pu soupçonner chez eux une sécrétion analogue; mais je me suis assuré, à plusieurs reprises, qu'ils ne pré- .sentent rien de semblable. (2) Quant au Peloftim Hermanni. j';ii constaté qu'il ne sécrète rien de particulier. NOTE SUR UNE SÉCRÉTION PROPRE AUX COLÉOPTÈRES DYTISCIDES. 3 l'appareil sécréteur du liquide lacté dont il est question dans cette notice. Après être arrivé à la conviction qu'il n'existe pas de glande un peu volumineuse localisée, j'ai constaté que l'appareil se résu- mait en une grande quantité do glandules monocellulaires. Ces glandules, éléments cellulaires modifiés de la matrice ou couche chitinogène du squelette dermique, ont été découvertes chez les insectes par M. Stein (1); elles ont fait, ensuite, l'objet d'études de la part de jM. Leydig (2), de M. Claus (3) et d'autres; je crois, par conséquent, au moins inutile de les décrire une fois de plus pour les Dytiscides. Il me suffira de signaler leur abondance dans la couche matrice de la portion tergale du prothorax de ces ani- maux. § II MANIÈRE DE RECUEILLIR LE LIQUIDE. Tous les individus ne jjroduisent pas de sécrétion laiteuse au moment où on les saisit, on en verra la raison plus bas. 11 faut donc, pour bien faire, avoir chez soi une série de Dytiques ou d'Acilius vivants que l'on nourrit facilement avec de petits morceaux de viande crue. On saisit successivement entre les doigts les individus que l'on a à sa disposition ; dès qu'on voit le liquide blanc suinter entre la tête et le prothorax, on l'aspire à l'aide d'un petit tube de verre effilé. J'ai remarqué qu'en abaissant un peu la tète de l'animal, on détermine, par moments, une exsudation plus abondante. Il suffit ensuite de souffler légèrement dans le tube de verre pour faire tomber la goutte de liquide recueillie dans un verre de montre ou sur une plaque de verre. La quantité de liquide sécrété en un temps donné est très-pe- tite; je n'ai jamais pu en recueillir, chez le Dytiscus dimidiatus, plus de 5 à 6 millimètres cubes à la fois. Au bout d'une ou deux minutes l'émission cesse et il faut laisser reposer l'animal pendant plusieurs heures pour pouvoir lui soutirer de nouveau quelques gouttes. Ceci nous explique comment il se fait que tous les individus ne présen- tent pas le phénomène en question au moment où on les prend, puis- (1) Vergleichende Anatomie und Physiologie der Insecten. Erste monographie. Die "Weiblichen Geschlechtsorgane derKâfer. Berlin, 1847, p. 84. (2) Zur Anatomie der Insecten (Archiv fur Anatomie, etc. Von Reichert und Du Bois-Reymond. Leipzig, 1859, p. 33-39.) (3) Zeit., Zool., XI, p. 33. (Cité par M. Gegenbaur, Man. d'Anat. comparée, tra- duit par C. Vogt. Paris, 1874, p. 333.) 4 NOTK SLR UNE SÉCRÉTION PROPRE AUX COLEOPTERES DYTISCIDES. qu'il suffit que, pour une cause quelconque, ils aient émis le liquide laiteux peu de temps auparavant. La faible quantité de liquide exsudé s'accorde, du reste, avec la petitesse des éléments pflandulaires qui lui donnent naissance. s< III EXAMEN DES LIQUIDES sÉCRÊtÈS. A. Liquide suintant entre le rnéso et le métathorax . Kn raison de son peu d' importance, nous nous occuperons d'abord de celui-ci, afin de ne plus avoir à y revenir dans la suite de ce travail. Y Asi^ect physique. Jaune i)ar réflexion, jaunâtre par transpa- rence. Le microscope y montre une abondante poussière de granu- les très-fins, des gouttelettes d'apparence huileuse et de diamètres variables, enfin des noyaux irréguliers assez volumineux, jaunâtres et moins transparents que le liquide ambiant. Une goutte déposée sur une plaque de verre se dessèche assez rapidement. En séchant, le bord de la tache formée reste net et la masse conserve son aspect granuleux. 2° Action de quelques reactifs. Le liquide semble absolument neutre; il ne change aucunement d'aspect par le contact de l'eau. L'éther le dissout et attaque les noyaux, ce qui indique une nature grais- seuse. J'ai tout lieu de croire que ce liquide est du nombre de ceux déjà signalés chez les insectes et dont le rôle est de lubrifier les téguments (1). B. Liquide suintant entre la tête et le terguni du prothorax. Ce liquide est le seul des deux sur lequel l'attention se soit déjà portée. Son aspect, son lieu d'émission, son rôle inconnu le rendent plus important que celui dont nous venons de parler. 1° Propriétés physiques. A l'œil nu, le liquide ressemble à du lait; il est blanc avec un léger reflet bleuâtre; éclairé par transmission , il prend une teinte légèrement jaunâtre. Au microscope, il se montre constitué par un liquide limpide, incolore, tenant en suspension une poussière de granules légère- ment jaunâtres d'une finesse excessive. (1) Voyez Stein, Vergleichende Anatomie. etc.. op. cit. p. 84. NOTE SUR UNE SÉCRÉTION PROPRE AUX COLÉOPTÈRES DYTISCIDES. D Lorsqu'on en laisse dessécher une goutte sur une plaque de verre, on voit les granules disparaître à la périphérie, de sorte que l'amas de granules restants est bientôt entouré d'une zone parfaite- ment limpide. Lorsque la dessication est complète, les granules ont entièrement disparu et la goutte a l'aspect d'une petite plaque de vernis. Le liquide n'est pas phosphorescent (1). Je m'en suis assuré sur des échantillons frais et dans l'obscurité profonde que l'on obtient la nuit dans une chambre dont les volets sont clos. L'odeur du liquide est faible et n'est nullement la cause première des émanations désagréables que les Dytiscides répandent dans certaines circonstances. On peut s'en assurer de plusieurs maniè- res différentes: 1° En isolant une certaine quantité du liquide, soit sur une plaque de verre, soit dans un petit tube; l'odeur qu'il pré- sente dans ce cas et qui est bien la sienne propre, est souvent à peine perceptible et ressemble vaguement à celle des matières ani- males brûlées et non à celle de l'acide butyrique comme le dit M. Harting dans son excellent Traité de zoologie et d'anatomie comparée (2). 2" En constatant, comme j'ai pu le faire souvent, que les Dyti- ques qui, lorsqu'on les tenait entre les doigts, ne laissaient exsuder aucune trace de liquide laiteux, sentaient aussi mauvais que dans le cas où l'exsudation avait lieu. 3" Par l'observation suivante : lorsqu'on saisit un Dytique, il lâche brusquement le contenu de la poche stercorale sous forme d'un liquide jaunâtre. En s'y prenant convenablement, on reçoit ce liquide, lors de son expulsion, dans un verre de montre et on s'assure immédiatement que son odeur est repoussante. J'ai manié des Dytiques en quantité pendant deux années con- sécutives et j'ai pu répéter ces essais un grand nombre de fois; je suis donc certain de leur exactitude. Le liquide n'a pas de saveur. Il m'a semblé quelquefois perce- voir une légère saveur urineuse, mais si faible que je l'attribue plutôt à une illusion. 2" Essaùi chimiques. Le liquide est parfaitement neutre aux pa- piers réactifs; il ne contient donc aucun acide libre, comme il (1) Le nombre des articulés pliosphorescents est effectivement assez grand pour que l'expérience que j'ai laite fut Justifiée. On peut citer brièvement parmi les crustacés : Canthocainptusfnrcahis, Ganimnrus lociista, Sryllr.rus? ; parmi les my- riapodes : GeopMliis elertricns, lulus? ; parmi les insectes : Lam'pyris nortiluca, L. splendidula, L. Zetikeri, Luciola italicft, le genre Pyrophorns, le genre Photo- phorus, Fulgora laternaria, Pyrops candelaria, Gryllotalpn rtilyaris? etc., etc. (2) Leerboek van de grondbeginselen der Dierkunde. Insekten, p. 84, Tiel, 1867. G NOTE SUR UNE SÉCRÉTION PROPRE AUX COLÉOPTÈRES DYTISCIDES. s'en présente parfois dans les sécrétions des insectes, entre autres des fourmis. Il ne paraît pas contenir de composés minéraux cristallisables ; en effet, on n'observe jamais de cristaux (au microscope) dans les gouttes desséchées sur des lames de verre. Ces enduits, dissous dans l'acide acétique et desséchés spontanément de nouveau, ne fournissent non plus aucune cristallisation. Les éléments solides du liquide sont insolubles dans l'eau, l'am- moniaque, les solutions de potasse et de soude. L'éther et l'alcool absolu dissolvent, au contraire, les gouttes desséchées; ce que les autres liquides précités ne font pas; ceux-ci transforment immédiatement la plaque semblable à du vernis trans- parent en une tache blanche comme de la craie ; je reviendrai plus loin sur ce fait. L'acide acétique dissout immédiatement les granules et ne donne de précipité blanc dans aucune circonstance. Le liquide laiteux n'a aucune action sur l'empois d'amidon. L'ébullition avec la liqueur cupro-potassique ne fournit rien, le sucre fait donc très-probablement défaut. La quantité de matières albuminoïdes que le liquide contient doit être très-faible, ainsi que l'accusent les réactions suivantes : L'acide sulfurique et une trace de sucre (réactif de Pettenkofer) n'amènent qu'une coloration rougevineu.se et non la teinte pourpre qu'on obtient avec l'albumine de l'œuf pure. La .solution de nitrate mercurique contenant de l'anhydride ni- treux (réactif de Millon) ne produit qu'une coloration rousse sur les bords de la petite masse liquide, alors que ce réactif détermine encore, comme je l'ai constaté, une coloration rouge intense dans une solution aqueu.se d'albumine ne contenant qu'un douzième de cette substance organique. L'acide chlorhydrique ne donne aucune teinte bleuâtre. L'iode, au lieu de coloreren brun jaunâtre, ne détermine qu'un^' teinte jaune claire. L'acide azotique ordinaire ne produit qu'une coloration d'un jaune pâle. En règle générale, les acides minéraux ne donnent pas de pré- cipité. La chlorure mercurique (sublimé) détermine une coagulation subite avec aspect de précipité blanc ; mais la solution d'alun n'a pas d'action plus marquée à l'œil nu et au microscope que l'eau pure. La manière de se comporter de l'eau froide et des alcalis indique des corps différant des substances albuminoïdes. Les granules, entre autres, qui flottent dans le liquide sont-ils de nature grais- NOTE SUR UNE SÉCRÉTION PROPRE AUX COLÉOPTÈRES UYTISCIUES. 7 seuse? Si nous nous rappelons le mode d'action de l'ammoniaque de la soude et de la potasse, nous serons fortement tenté de ré- pondre par la négative. En effet, les bases donnant lieu au phéno- mène de la saponification produisent (du moins la potasse, la soude et l'ammoniaque) des composés solubles et non des pré- cipités. Un fait excessivement curieux, c'est que des gouttes du liquide laiteux des Dytiscides, desséchées sur des lames de verre, fournis- sent, sous l'influence des réactifs, certains résultats comparables à ceux que donnent les substances résineuses. Ainsi, de petites quantités de vernis de tableaux et surtout de baume de Canada de- viennent instantanément d'un blanc de craie par l'action de la potasse, de la soude et de l'ammoniaque, et le microscope montre que la matière résineuse, d'abord homogène lorsqu'elle était seule, s'est fractionnée en un nombre énorme de petits globules sphéri- ques distincts. L'action de l'eau fait, en partie, exception ; elle ne donne pas avec les matières résineuses mentionnées de précipité blanc; cependant elle amène la division en granules. Si l'on répète ces observations de chimie microscopique avec le liquide desséché des Dytiques, on constate, après l'action de la potasse, de l'ammoniaque et de l'eau, la même subdivision en gra- nules plus ou moins ténus. La soude détermine un fractionnement très-prononcé, mais irrégulier. Nous ne pouvons cependant conclure à la présence de substan- ces résineuses, car ces corps sont extrêmement rares dans l'écono- mie animale; on ne cite guère, dans les ouvrages, que la résine du Castoreum (1), et, d'un autre côté, le liquide des Dytiques se com- porte, en bien des points, d'une autre façon que les résines. On me concédera, je l'espère, qu'il y avait une grande difficulté à soumettre à des essais chimiques un liquide qu'on ne peut jamais se procurer qu'en quantités extrêmement minimes; je n'ai donc pas voulu pousser plus loin les recherches dans ce sens ; ce qui précède suffit pour montrer que le liquide laiteux sécrété par les Dytiscides est privé de caractères chimiques tranchés et qu'il doit se comporter probablement comme une substance tout à fait inerte. (1) Lehmann. Précis de chimie physiologique animale. Traduit par Drion. Paris, 1855, p. 218. 8 NOTF. Sni INK SKCIIKTION l'KOl'ItK Al \ COI.KOI'TKUKS DYTISClIlKS. ^x IV COMPARAISON Di: LIQUIDE LAITEUX AVEC LE SANG. Suivant M. Fr. Leyflig, le liquide jaune sécrété par la Cocci- nella septempimctata et le liquide rouge qui exsude des jointures des pattes de la Timarcha coriaria ne seraient pas le produit d'un organe glandulaire, mais le sang de ces animaux qui se fait jour à l'extérieur (1). M. Leydig est un histologiste trop distingué pour mettre ses assertions en doute ; mais il faudrait se girder de déduire des faits cités par lui que les liquides exsudés aux jointures du dermato- squelette des coléoptères sont toujours du sang. C'est ainsi que le liquide bl.uic sécrété par les Dytiscides n'a aucune analogie avec le sing de ces mêmes animaux. Pour me procurer du sang aussi exempt que possible d'autres liquides étrangers, je fais une |)etite incision à la face inférieure de l'abdomen de l'insecte et j'aspire à l'aide d'un tube de verre effilé. Le sang des Dytiques est jaunâtre ; il se compose d'un plasma limpide dans lequel liottent de petits granules sphériques réfrin- gents et des globules sanguins naviculaires ou fusiformes nucléés, assez nombreux et très-caractéristiques. Jamais le liquide bl uic sécrété au bord du prothorax ne ren- ferme d'éléments histologiques comparables à ceux du sang. Jamais non ])lus, le sang n'est liiteux ni ne fournit de ré ictions identi- ques à celles indiquées dans le paragraphe précédent; l'addition rl'eau, par exemple, n'y produit aucun trouble et amène la dispa- rition presque immédiate des globules (2). ACTION DU LIQUIDE LAITEUX SUR d'aUTRES ANIMAUX. Les Dytiscides sont carnassiers; il n'y aurait donc rien d'im- j)Ossible à ce qu'ils produisissent un liquide vénéneux ayant une (1) Zur Anatomie der Insecten. Archives de ReicbertetDu Bois-Reymond, 1859, p. 33. — Traité d'histolog-ie de l'homme et des animaux. Traduct. française. Paris, 1866, p. 128. (2) Fait déjà observé par M. le docteur Graber pour le sang des Caloptenus ita^ licus, Pezottetix mendax, Chrysochraon hrachyptera. (Ueber die Blutkorperclien der Insekten. (Sitzb. der K. Akad der Wissensch. Wien. 1 Abtli. 1871. NOTK SLR l NE SKCRÉTION Pltor'UK ALX COLÉOPTÈRES ItYTlSCIflES. il action toxique sur les i)etits insectes et autres animaux dont ils font leur nourriture. Des expériences dans ce sens et lient faciles. J'ai enfermé des insectes de petite tiille dans un récipient de verre d'un centimètre cube de capacité environ, sur l'orifice du- quel était tendu un fragment de tulle. Dans ces conditions, je les ai aspergés, à l'aide d'un tube effilé passant par les mailles du tulle, de nombreuses gouttes du liquide des Dytiques, jusqu'à ce qu'ils en fussent littéralement b lignés. Ces insectes, qui étaient des mouches domestiques et différentes espèces d'Hydropores indigènes, n'ont jam lis manifesté d'autre malaise que celui qui pouvait résulter de li présence d'un liquide quelque peu visqueux, bien que, pour les Hvdropores, par exem- ple, l'essai ait duré seize heures. Il est donc impossible d'admettre que le liquide sécrété par les Dytiscides soit un poison pour les autres insectes. ("ONCLUSIONS. Que déduirons-nous de l'ensemble de cette étude ? Nous venons de montrer, en terminant, que le liquide laiteux des Dytiscides n'est point vénéneux, qu'il ne peut donc être utile pour la capture de la proie. Il n'appartient probablement pas à cet ordre d'émanations qui déterminent la rencontre des sexes, puisqu'il ne luit pas dans l'ob- scurité, n'a pas d'odeur prononcée et est insoluble dans l'eau. Ce ne peut être non plus un moyen de défense, car il n'est ni acide, ni, comme je viens de le rappeler, fortement odorant; et, de plus, la quantité sécrétée est trop peu abondante pour remplir un but de cette nature. Un de nos savants confrères m'a soumis l'idée que le liquide lacté servait peut-être à graisser les téguments de l'insecte, me citant, à ce sujet, la matière grasse du plumage des oiseaux aqua- tiques, etc. La question méritiit un examen sérieux; mais des ob- servations que j'avais faites antérieurement y répondaient depuis longtemps: On se rappelle que, dans la deuxième partie de mes Recherches physico-chimiques sur les Articulés aquatiques (1), voulant mesurer la résistance à l'asphyxie par submersion chez les Coléo- ptères aquatiques, j'enfermais ces insectes, sous l'eau, dans un vase (1) Bulletin de l'Acad. royale de Belgique, 2^ série, tome XXXIV, n"» 9 et 10, 1872, p. 1 et 12. ANNALES on I.A SOC. F.NTOM. DK DKI.GIQri:, T. Xl\. '2 10 NOTE SLR LNR SÉCRÉTION PROPRE AUX COLÉOPTÈRES DYTISCIDES. OÙ ils avaient les mouvements libres, m lis où un diaphragme les empêchait de remonter à 1 1 surf ice. Dans cette situation, les Dytvi- cîis marginalis et Dytiscus dimidiatm, agités et inquiets, émettent leur liquide bl mc; or, celui-ci, insoluble dans l'eau, au lieu de revêtir le corps des insectes en expérience d'un enduit plus ou moins épais, tombe au fond en formant une couche mince de précipité pulvérulent. Le phénomène devant se passer exactement de la même façon d;ins l'état de liberté des insectes, l'emploi du liquide comme enduit graisseux ne peut être admis. Le liquide blanc laiteux sécrété au bord antérieur du protho- rax des Coléoptères Dytiscides est donc le produit de glandules cutanées mono-cellulaires ; c'est un liquide spécial, et non le sang de l'insecte ; c'est une substance inerte privée de propriétés chi- miques tranchées ; il ne sert prob iblement pas à déterminer le rapprochement des sexes, n'agit point comme poison sur les autres insectes, ne peut être un moyen de défense, enfin ne sert pas à former un enduit gras à la surface du corps (1). Je regrette, après une longue étude entreprise depuis 1872, de ne pouvoir indiquer le rôle réel de cette sécrétion singulière; mon travail aura du moins le petit mérite de limiter les recherches ulté- rieures en signalant les voies dans lesquelles il ne faut plus s'en- gager. (1) Ce dernier rùle est peut-être celui du liquide jaunâtre suintant entre le méso et le métathorax. Erratum. Page C, ligne 28, au lieu de : une coloration rouge intense dans une solution aqueuse d'al- bumine ne contenant qn'un douzième de cette substance organique. Lisez : Une coloration rouge par points, dans une solution aqueuse d'al- bumine de l'œuf ne contenant qu'un centième ou même un deux- centième de cette substance organique. MONOGRAPHIE BRACHYNIDES M. le baron M. de CHAUDOIR. — SÉANCE DU 5 DÉCEMBRE 1874 BRACHYNID/E. BRAGHININI Leconte ; Schaum, Naturg. der Ins. Deutschl. I. 2:30. J'attribue à cette division une valeur égale à celle que lui assigne Schaum, qui en fait un groupe distinct, équivalant à ceux des Ca- rabides, des Scaritides, etc., car la conformation de l'abdomen sépare nettement les Brachynides de tous les autres Carabiques. Ce caractère, relevé primitivement par M. Leconte, a été élucidé par Schaum d'une manière qui semble ne rien laisser à désirer. Il a reconnu qu'il y avait à l'abdomen des mâles 8 segments visibles, et 7 à celui des femelles. Cela suffirait à caractériser le groupe; cependant, pour le mieux définir, on peut, à l'exemple de Schaum, y ajouter quelques caractères secondaires : Abdomen segmentis ventralibus in maribus octo, in feminis septem conspicuis (Schaum). Epimera mesothoracica (intermedia) coxas non attingentia (Schaum), Coleoptera postice Iruncata (Schaum). Tarsi supra plus minusve pilosuh, articulo quarto, ungui- cuhsque simplicibus. Peu de groupes offrent une pareille homogénéité de formes ; mais au milieu d'elles, un groupe se détache nettement, c'est celui 12 MOXOGU.MMIIK des Pheropsoplnis , qui ont un faciès particulier. Après l'établisse- ment (lu genre Brachymis par Weber et Fabricius, un premier essai (lo subdivision a été fait par Bonelli, genre Aptinus, mais on y a bientôt introduit à tort des éléments étrangers. Plus tard, Fischer de Waldheim en a détaché le genre Mastax, mais en le caractéri- sant très-imparfaitement, et ce n'est qu'en 18.'j'> et 1834 que Solier a nettement séparé les vrais Aptinus des Brachymis, et a reconnu qu'il fallait créer un nouveau genre, celui de Phcropsoplius ; mais il a commis une singulière erreur en y faisant entrer les Brachynus exotiques à élytres tachetées, ce qui a été cause que l'admission de ce genre a rencontré de la résistance, quoique maintenant on l'ait adopté assez généralement. L'espèce sur laquelle avait été établi celui de Mastax lui étant restée inconnue, il n'en a pas fait mention. Cette omission a été réparée par Schmidt-Gœbel, qui a admirable- ment exposé les caractères des espèces qu'il a connues, mais il a eu, à mon avis, le tort d'être un des antagonistes des genres Aptimis et PluTopsophus. Boheman a établi sur des caractères bien tranchés le genre Crepidogaster qu'il a retiré des Aptinus de Dejean; cependant il en a négligé plusieurs fort importants, ce à quoi je chercherai à remédier quand j'arriverai à ce genre. Enfin, j'ai cru ne pas devoir laisser réunis aux Brachynus quelques espèces qui, indépendam- ment d'un faciès qui leur est propre, présentent des différences dans la conformation (ie la languette, du menton, des palpes, des antennes, etc., et m'ont paru mériter de constituer un genre dis- tinct que j'ai nommé Styphlomerus. Ce qui prouve combien les espèces sont homogènes (hms ce groupe, c'est que, dans leur Catalogue, jNIM. de Harold et Gem- minger n'y ont fait entrer aucun élément étranger; quelques espèces seulement ont été réparties dans les divers genres d'une manière erronée; ainsi Aptinus capicoln est un Brachynus ; costatiis un Crepidogaster ; Halteri un Pheropsophus ; longicornis un Brachynus; melanchoUcus un Pheropsophus, ainsi que les obliquatus et occipitalis = javanus. — Pheropsophus abbreviatus et grandis sont tous deux des Brachynus, tandis que Brachynus consularis est un Pheropsophus ; enfin le Mastax longipalpi.s doit retourner dans le genre Brachyyius. J'ai laissé de côté dans ce travail (({ui n'a pour but que de taire connaître les espèces nouvelles que contient ma collection et de rectifier la .synonymie d'un certain nombre d'autres, comme aussi d'indiquer la place que doivent occuper beaucoup d'espèces décrites i-solément) les espèces de Brachynus qui habitent l'Europe, l'Asie boréale, centrale et occidentale, le bassin méditerranéen et les Etats-Unis. Je me suis déjà occupé de ces derniers {Rev. et May. de Zoologie, 1868), et je n'ai maintenant rien à ajouter ni à changer à ce que j'en ai dit alors ; quant aux autres, ils méritent de faire le OËS BRACHYNIDES. 13 sujet d'un travail séparé pour lequel je suis loin de posséder les matériaux nécessaires, plusieurs espèces m'étant encore complète- ment inconnues. De ce nombre sont la plupart des espèces de feu Motschulsky, que l'examen de sa collection pourra seul faire recon- naître avec certitude, Yelongatus Tournier, Vioenius et le siculus Patti. Sans l'étude de ces espèces et d'un nombre considérable d'exemplaires de Vefflans et de quelques autres espèces de la Pénin- sule ibérique et de la côte nord de l'Afrique, il est évidemment im- possible de songer à faire un travail quelque peu utile sur ces insectes et de ne pas retomber dans les mêmes errements. Je me bornerai ici à rectifier quelques synonymies, en suivant en géné- ral l'ordre du Catalogue Harold et Gemminger. Br. annulicornis Chaudoir = ejaculans Fischer. Br. hœticiis Rambur, très-distinct du heUicosus. Br. italiens Dejean, également bien différent du bellicosus. Br. hispalensis Rambur est effectivement une variété de ce der- nier. Br. biguttatus Chaudoir = Bayardi. Br. atricornis Fairmaire n'est point = incertus Brullé ni crepitans var. , mais une espèce voisine du nigricornis Gebler = nigricornis Dejean ex parte. Br. elegans Châudoïv = psophiu. Br. costulatus Motschulsky n'est pas explodens var. , mais peut-être une espèce distincte, quoique voisine, de Y ejaculans. Br. strepens Fischer n'est pas, je crois, = explodens var., mais c'est l'espèce distincte que Motschulsft^^ a nommée tibialis. Br. pectoralis Ziegler, Dejean, espèce bien distincte, aussi grande que Vimmaculicornis, avec les angles droits du corselet non saillants. Br. grœcus Dejean = ejaculans Fischer, qui doit avoir la priorité. Br. guttula Chaudoir = Bayardi, avec le.s 9 derniers articles des antennes noirs. Br. ejaculans Fischer n'est point, comme je viens de le dire, = immaculicornis Dejean, mais = grœcus. Br. obscuricornis ]\Iénétriés n'est qu'une variété de Vexplodem à antennes noires, comme cela arrive quelquefois, et comme mon guttula l'est du Bayardi. Br. scutellaris Chaudoir = sclopeta. Br. tibialis jNIotschulsky == strepens Fischer. Br. testaceiis Rambur = pygmœus. 14 monograi'Hif; APTINUS. Bonelli. Obs. ent. I. Tabl. des genr.; Solier, Aiin. delà Soc. Ent. de France, 18'J;3, p. 460, pi. xvi. f. 1-3. Carabus Fabricius ; Bracliynus Dufour. Ligiila cornea, minus angusta, apice truncata, bisetosa. — pura- glossœ membranacea}, laUc, ligulain a-quantes, angulo api- cali in lobulum angustuni, intus curvatum, .subsetosum pro- ducto. Palpi parce pilosuli, validiusculi, — maxiUares articiilo ultimo subsecuriformi, truncato, penultimum longitudine parum su- perante; labiales articiilo ultimo ut in maxillaribus. il/(?Hiwm modice emarginatum, dente medio trigono plus minusve prominente, apice interdum subemarginato, lobis divergen- tibus, trigonis, epilobis distinctis. Labrum recte truncatum, angulis subrotundatis. Antennm validiuscuhe. Pedes : femora pilis pluribus hinc inde densius obsita ; tibiœ. pilo- sulse, anticîB extus glabrse; tarsi supra pubescentes, subelon- gati, articulissubcordato-trigonis, sensim decrescentibus ; an- tici cf articulis tribus dilatatis , latitudine vix longioribus , cordatis, apice suboblique truncatis. Caput ut in Brachijnk; thorax quadratus, posterius angustior; elytra apice intus oblique truncata, basin versus angustata, octo-costata. Epistenia postica latitudine vix longiora, trigona, extus rotundata, epimero majusculo arcuato extus obducta. Epimera intermedia, angusta, parallela. 1. A. displosor Dutbur = />a//isKS rîHACHYNiDES. 17 Antennœ longiusculse, pubescentes, articule primo parum piloso, tertio sequentibus paulo longiore, cunctis elongato-quadratis. Pedes fortes, clongati; femora glabra, punctis seriatis piligeris mo- dice obsita; tibice spinulosse, spinulis in séries pluresdispositis, anticœ extus glabrse ; tarsi supra densius pilosuli, articulis sub- cylindricis, basin versus parum attenuatis; cmtici cf articulis duobus aut tribus primis dilatatis, longitudine paulo angus- tioribus, quadratis, subtus biseriatim lamellato-papillosis. Caput basi minime attenuatum, cylindricum, crassiusculum. Thorax plerumque quadratus, posterius angustior, rarius subcor- datus ; in speciebus americanis valde cordatus. Elytra fere semper 8-costata ; (in biplagiato haud costata), apice aut recte aut intus oblique {Aptinorum instar) truncata. Epimera intermedia extus angusta, parallela, intus plus minusve dilata ta. Episterna postica elongata, sulco longitudinal obliquo secta, postice valde attenuata, fere trigona, extus et apice epimero angusto arcuato abducta. TABLEAU SYNOPTIQUE. 1. Elytra haud costata. P. biplagiatus. II. Elytra costata. A. Thorax aut modice cordatus angulis posticis rectis, aut oblongus. a. Elytra basi valde attenuata, humeris obsoletis, apice oblique intus truncata. a. Elytra impicta. X. Caput immaculatum. P. obliquatus, aptinoides, bipartitus. XX. Caput medio maculatum. P. emarginatus. p. Elytra picta. P. senegalensis, diix, discicollis. h. Elytra subparallela , liumeris evidentioribus apice subrecte truncata. a. Caput immaculatum. X. Elj'tra impicta. ANNAI.es de la soc. ENTOM. de nEl.r.IQL'E, T. XIX. 3 18 MOXOGHAI'HIK P. fastigiatus, Haltcri, (juineensis, busigutlatus, Plunti, Kcrsteni, arcaniis? angolensis ? XX. Elytra picta. P. africamis, Jiirinel, jxiralh'lus, Benuvoisi, impressicollis, Cntoirci, lis- sodenis, capensis, liilarifi, vinctus, palmarum, hispauicus, Bohcmani, flavicomiis. p. Caput maculatiun. X. Macula frontali nigra minore. P. tenuicostis, ncbulosus, marginattis, longipciinis, siamensis, Gomhti, Givonieri. XX. Macula frontali transversa. P. verticalis, australis. XXX. Macula majore, antice aut recte truncata, aut rotundata, postice plus minusve producta. P. assnmensis , laticostis, bimaculntns, marginalis, jessoè'usis, amœnus, min or. xxxx. Macula antica parvula cum posteriore majore conjuncta. P. fîiscicoUis, assimilis. xxxxx. Macula fronlali untico bifida aut emarginata, postice producta. z. Elytra impicta. P. siibcordatus, Dregci, omostigma, fumigatiis. 7.7.. Elytra picta. P. maduguscariensis, cincticoUis, stenoderus , javanus, (ignalua, murgini- collis. xxxxxx. Macula IVonlali totum iero caput supra oc- cupante. P. picicoUis. B. Thorax valde cordatus, angulis posticis acutis, \n'o- minulis (species americanse). P. Debauvei, œquinoctialis (1), flcxiiosus, Pivieri. 1. P. biplagiatus. Chaudoir. Long. 15 mill. Tête et corselet d'un jaune pn^sque aussi testacé que dans Vafricamis, élytres d'un noir peu luisant, avec une grande taclie d'un jaune pres- que aussi rougeâtre que le devant du corps, allant de la se- DES DR.VCHYNIDES. 19 conde strio jusqu'au bas de la côte externe, arrondie en arrière, triangulaire en avant, un peu plus longue que large, et une autre tache à peine visible, tant elle est petite, à la base près de l'épaule; tout le sternum d'un jaune-testacé; abdomen d'un jaune plus sale, avec les côtés d'un brun-noiràtre et le bord postérieur des seg- ments un peu rembruni. Tète lisse, excepté deux ou trois gros points près des yeux ; corselet pas plus large que la tête avec les yeux, un peu plus court que chez le /^1. P. marginatusDejean. M. de Laferté a confondu cette es- pèce avec le longipenids, et je pense qu'il a eu tort ; Dejean n'avait pas lieu de parler de la largeur des côtes des élytres de son mar- ginatus, car elles n'y sont giières plus larges que dans le paral- lelns; il y a un petit point noir sur milieu du front, une bordure noire médiocrement large le long de la base et du bord antérieur du corselet, et un dessin des élytres semblable à celui du paml- lelus ; la bordure apicale remonte de la même façon sur la suture. En dessous, la suture interne des épisternes du prosternum, les intermédiaires en entier, et tout l'abdomen (autant que le permet d'en juger l'état malpropre de cette partie dans l'individu de la coll. Dejean), ainsi que l'écusson, sont d'un brun noirâtre; les ge- noux sont un peu rembrunis. Le corselet a la forme un peu en cœur de celui du hilaris, les élytres sont très-parallèles. Les insec- tes de la collection Palisot de Beauvois, dont cette espèce faisait partie, ont été récoltés dans le royaume de Bénin, cà l'embouchure du Niger, et par conséquent à une énorme distance du Sénégal ; il n'y a donc pas lieu de s'étonner que les espèces soient différentes de celles de ce dernier pays, et qu'elles ne soient pas plus répan- dues dans les collections. Il y a tout lieu de croire que les indivi- dus du Vieux-Calabar, mentionnés par M. Murray, se rapportent effectivement à cette espèce. DES BRACHYNIDES. 29 :^2. P. longipennis Chaudoir. Bull, des Nat. de Mosc. 1843, p. 708 ===^ P, marginatus Laferté, var. B. M. de Laferté a très-bien remarqué la largeur des côtes des élytres dans cette espèce; je l'avais déjà indiquée dans ma description. Long. 18-20 mill, sans le prolongement de l'abdomen. Plu!^ grand et plus robuste que le marginatus. Point brun du front plus grand et ordinairement oblong. Corselet nullemeai cordiforme, aussi large à sa base qu'à son extrémité, mais assez arrondi sur les côtés, et visiblement sinué avant les angles postérieurs ; rebord latéral un peu plus relevé. Élytres plus allongées, très-parallèles, bord postérieur visiblement dentelé, les dents produites par la saillie des côtes; celles-ci larges, surtout les internes et principalement vers la base, fort obtuses et aplanies sur le haut; les sillons d'autant plus étroits. D'un jaune pareil à celui du parallelus; un triangle noir sur le bord antérieur du corselet, la base a une bordure également noire, dont le milieu se projette un peu sur la ligne médiane, sans jamais atteindre la pointe du triangle antérieur ; tache humérale des élytres, qui sont noires, un peu plus pointue, bande médiane généralement plus étroite que dans le parallelus, plus échancrée en avant, près de la bordure qui est comme dans cette espèce ; quelquefois il n'y a que l'extrémité des côtes qui soit jaune ; sou- vent il y a aussi du jaune dans le fond des sillons, mais il n'avance jamais autant que sur les côtes. Tout le dessous du corps est jaune, mais le dessus des segments est brun, bordé de jaune. J'en possède cinq individus venant des diverses parties du Sénégal, et dont trois proviennent des récoltes de M. Boccandé. Var: scutellata. Je possède un individu de cette espèce qui m'a été donné par M. Felder comme pris en Nubie, et qui offre cela de particulier qu'à la base du premier sillon, auprès de l'écusson, on voit une tache carrée jaune bien distincte. Note. Les var. C, D et E du marginatus de M. de Laferté consti- tuent pour nous une espèce distincte ; la tache frontale est tout autre, les épisternes intermédiaires et l'abdomen sont bruns, nous la décrivons plus loin sous le nom de laticostis. 33. P. siamensis Chaudoir. Long. 17 mill., sine abdomine. D'un jaune paille, plus clair que dans le parallelus, et nullement testacé, une tache noire sur le front comme celle du longipennis ; sur le milieu du corselet une bande (vitta) noire, occupant tout le bord antérieur, et se rétrécissant peu à peu en arrière, jusqu'à ce qu'elle touche la bordure noire de la base ; bords latéraux jaunes ; éhjtres noires, avec une bordure jaune qui couvre les épipleures et le rebord, et s'étend surtout après la bande médiane, jusqu'au pied de la 8* côte, une large tache humérale, arrondie en arrière, et 30 MONOGRAPHIE qui se joint par une étroite bordure le long de la base à une petite tache qui, comme dans la var : scutellatd de l'espèce précédente, occupe le fond de la base du premier sillon, une bande médiane, à peu près comme dans le longipennis; mais s'étendant jusqu'au pied delà côte suturale, et une bordure apicale un peu plus large extérieurement, assez fortement dentelée sur son bord antérieur, et qui se fond avec la bordure latérale. Bords antérieur et posté- rieur du prosternum, et, épimères des épisternes intermédiaires noirs, abdomen rembruni sur les côtés, genoux sans taches. Tète et corselet assez semblables à ceux du lo»gipennis, ce dernier ce- pendant un peu plus petit, moins arrondi sur les côtés, rebords plus étroits ; un peu plus de points sur le dessus, surtout vers l'extrémité. Élytres plus lurges et proportionnellement plus cour- tes, rectangulaires, côtes étroites, peu élevées et obtuses, fond des sillons du double plus larges que dans le ïongipennis ; bord apical non dentelé. Un individu provenmt des récoltes de M. le comte de Castelnau dans le royaume de Siam. Var? Je ne puis considérer que comme une variété de cette espèce un individu de même provenance, où la tache frontale est plus large, et où, à la base du vertex, on aperçoit deux taches bru- nâtres, où la bande médiane du corselet se rétrécit brusquement après la bordure antérieure, où il n'y a pas de bordure à la base des élytres, ni de tiche subscutellaire, où la bande médiane est bien plus élirgie antérieurement près de la bordure, où elle n'est point échancrée, et où la bordure apicale est presque interrompue vers le milieu. Les épisternes intermédiaires sont rembrunis et le bord postérieur des segments abdominaux noir. .■J4. P. laticostis Chaudoir = P. marginntus Laferté var. C et I). Long. 15- 17 mill. Il se rapproche effectivement du ïongipennis par les côtes larges et aplaties ainsi que par les sillons étroits des élytres ; mais outre qu'il est plus petit, il en diffère par la tache de la tête qui est grande et en forme d'hexagone un peu plus long que large ; le corselet, qui est moins large et moins arrondi sur les côtés, a les bords antérieur et postérieur noirs réunis par une large bande sur le milieu, de même couleur, dont les bords sont un peu indéfinis, de sorte qu'il n'y a qu'une assez grande tache jaune de chaque côté, le rebord latéral est jaune; les élytres sont un peu moins longues et dentelées de même à l'extrémité, la bordure laté- rale est à peu près comme dans le ïongipennis, ainsi que le jaune de l'extrémité des côtes, la tache liumérale est également jointue en arrière, mais elle est un ])eu plus petite et plus ou moins sépa- rée de la bordure à sa base i)ar un trait brun ; la bande médiane est plus étroite, quelquefois presque ou même tout à fait eflacée et DES IIRACHYNIDES. 81 interrompue près de la bordure; mais ce qui distingue surtout cette espèce du longipennis, c'est que, tandis que dans le longipennU tout le dessous est presque entièrement jaune, dans celle-ci le bord interne des épisternes antérieurs, les intermédiaires en entier avec leurs épimères, les côtés de l'abdomen et le bord postérieur des segments sont noirs dans les trois individus que je possède, et qui ont été trouvés par M. Boccandé dans les possessions portu- gaises sur le Sénégal. Note. L'individu sur lequel M. de Laferté a établi sa var. E ne vient pas des mêmes localités que le type du laticostis ; la patrie indiquée sur l'étiquette est la Guinée, et il a été vendu à M. de Laferté par Parzudaki; il a l'air de se rapporter à cette espèce, mais le séjour dans l'alcool l'a rendu presque brun, on ne dis- tingue guère les taches de la tête et du corselet, la bande médiane est tout à fait effacée, on voit à peine la tache humérale, et il n'y a que la bordure latérale et le jaune du sommet des côtés à leur extrémité qui soient visibles quoique trés-rembrunis. Il semble que l'abdomen est coloré comme dans le type, mais les épisternes sont tous jaunes comme le sternum, ce qui est assez embarrassant, mais il est inutile dans ce cas de chercher à se faire une opinion d'après un seul individu en si mauvais état. 35. P. Goudoti Dejean. Long. 13 1/2-17 mill. Dans cette es- pèce. Il iête est proportionnellement plus grosse que dans la plu- part de ses congénères ; le corselet s'élargit un peu plus vers le bord antérieur que dans le parallelus, et s'arrondit moins sur les côtés; les élytres ont la même forme, et les côtes semblent seule- ment un peu plus saillantes. La tache frontale est comme dans le longipennis , seulement un peu plus prolongée en arrière; le corse- let est noir, mais il a de chaque côté une grande tache en forme de virgule renversée épaisse qui part de l'angle antérieur, longe le bord latéral et se dilate assez fortement sur le disque après le milieu, mais toute la buse est noire; la bordure latérale des élytres est comme dans le parallelus, ainsi que la tache humérale, l'extré- mité des côtes est teinte en jaune comme dans les longipennis et laticostis, mais la bande médiane est très-étroite, en demi-lune adhérente à la bordure, ne dépassant pas la cinquième et quelque- fois même la sixième côte; il est probable qu'elle disparaît quelque- fois entièrement; on entrevoit quelquefois une très-petite tache jaune près de l'écusson qui est noir. En dessous, une bordure étroite le long des bords antérieur et postérieur du sternum, les épisternes intermédiaires, ainsi que les côtés et le bord postérieur des segments abdominaux sont noirs ; il n'y a guère de brun aux genoux. Quelques individus de Madagascar (Goudot, Coquerel). 3â MONOGRAPHIE oG. P. Gironieri Eydoux et Souleyet, Rev. Zool. Cuv. 1830, p, 264. Long. 14-15 mill. Ressemble par sa forme au Goudoti, mais d'une coloration plus obscure. Tête comme dans \e imr a tlehis, corse- let du Goudoti, angles postérieurs un peu plus aigus au sommet, élytres un peu plus courtes, un peu plus ovalaires; côtes et sillons pareils. Tache frontale comme dans le Goudoti, quelquefois plus largo et arrondie; corselet tout noir, avec une petite tac':o jaunâtre quelquefois effacée, de chaque côté du disque ; sur les éljtres point de bordure latérale, l'extrémité des côtes teinte on jaune comme dans le Goudoti, une très-petite tache humérale, et une bande mé- diane qui ne touche pas au bord latéral, et ne dépasse pas la troi- sième côte; en dedans elle est un peu dilatée et remonte un peu obliquement, en s'amincissant extérieurement; cette tache et cette bande, bien visibles dans deux individus, disparaissent complète- ment dans le troisième. Tout le dessous du corps est noir, à l'excep- tion d'une tache médiane et du bord latéral du métasternum (de la pièce du milieu), qui sont bruns; trochanters et pattes d'un jaune un peu testacé ; pas do brun aux genoux. Il habite l'île de Mindanao, l'une des Philippines, et a été trouvé par feu Lorquin; l'un des individus, celui sans taches sur les élytres, avait une étiquette avec ces mots : Jalacala, près de la Lagune, sous des pierres. On l'a aussi rapporté de l'île de Luçon. [\7. P. verticalis Dejean. Cette espèce, assez constante dans sa forme, subît assez de variations individuelles dans sa colora- tion ; la tache, toujours transversale, du front, est presque tout à fait effacée dans un de mes individus, tantôt elle s'étend d'un œil à l'autre, tantôt elle n'atteint pas les yeux ; ordinairement elle est légèrement écliancrée antérieurement et arrondie ou subanguleuse postérieurement ; le corselet est quelquefois tout à fait noir, quelque- fois il est jaune, avec une large bordure basale et une autre api- cale encore i)lus large, qui quelquefois sont réunies le long delà ligne médiane par une bande longitudinale plus ou moins large; le bord latéral est aussi quelquefois brun, de sorte qu'il ne reste sur les côtés du disque qu'une tache jaunâtre plus ou moins petite ; les élytres ont d'ordinaire une bordure jaune de médiocre largeur, ce- pendant quelquefois elle disparaît plus ou moins, surtout en avant de la bande médiane ; il n'y a presque jamais de tache humérale, cependant ^L de Castelnau en cite une variété de Cooper's Creek où elle existe ; la bordure apicale paraît constante, mais la bande médiane est }dns ou moins large, quelquefois elle s'amincit près de la bordure, et, dans un individu, elle ne touche pas à la bordure la- térale ; M. de Castelnau parle d'un individu où, à part quatre taches noii'es, l'élytre est tout à fait jaune, Commun dans toute l'Austra- DES BRACHVNIDES. 33 lie, mais surtout dans les colonies orientales. Le prosternum est tantôt tout noir, tantôt jaune avec les deux extrémités et le tour interne des épisternes bruns, quelquefois même le bord antérieur est jaune, et il n'y a pas de brun sur la suture des épisternes; les deux parties postérieures du sternum sont jaune-testacé, avec les côtés du métasternum quelquefois bruns, mais les épisternes inter- médiaires sont toujours noirs, et les postérieurs jaunes; l'abdo- men toujours d'un brun noirâtre, un peu rougeâtre vers le milieu. Commun dans toute l'Australie orientale, il l'est un peu moins dans les colonies du midi. Note. Je suis assez disposé à considérer comme une espèce dis- tincte un individu du même continent, qui a des élytres plus allon- gées et très-parallèles, et dont les côtes semblent plus étroites. La tache frontale, quoique transversale, est assez petite; il n'y a de noir sur le corselet, y compris le prosternum, que le boixl antérieur et la base en dessus, et encore ces bordures sont-elles assez étroites, surtout vers les côtés ; la bordure latérale des élytres est un peu moins étroite antérieurement, mais ce qui la caractériserait sur- tout, c'est que tout le dessous du corps et le dessus des segments abdominaux sont d'un jaune-testacé, quoique l'individu ne soit point immature. Si ces caractères se retrouvaient dans d'autres in- dividus, je proposerais pour cette espèce le nom de hypoxantlms. 38. P. australis Castelnau. Notes on Austr. Col. p. 23. Long. 18 1/2 mill. Je ne connais pas cette espèce que l'auteur distingue du verticalis par sa taille plus grande, ses élytres plus longues, sans bordure apica^e, et dont les épipleures sont noirs avec la bande mé- diane bien plus étroite. Rockhampton (Queensland). Le corselet et le dessous du corps sont noirs, ainsi que les genoux. 39. P. assamensis Chaudoir. Long. 15 mill. Il offre le mode de coloration de Yhispanicus et du Bohemani; on voit à la tête une tache noirâtre triangulaire qui ne s'avance pas jusqu'à la moitié des yeux ; le corselet est à peu près comme dans Yhispanicus, le rebord latéral n'est point rembruni, mais la bordure basale est comme dans le jBo/iemam, tandis que celle du bord antérieur est plus large, s'avance davantage sur la ligne médiane et émet des bandes cour- tes, parallèles aux côtés, mais assez éloignées des bords; les élytres sont plus étroites et plus parallèles ; leurs côtes à peu près comme dans Yhispanicus, mais plus lisses, et le fond des sillons est plus ru- gueux ou aciculé ; la tache humérale est arrondie et plus petite, il n'y a pas de bordure latérale ni apicale, la bande médiane est très- étroite, très en zigzag, et s'étend de la 4* à la 8* côtes qu'elle couvre toutes deux ; le sommet des côtes est teint en jaune vers l'extrémité. AN.NALES DE LA SOC. ENTOM. DP, DELCIQUE, T. XIX. 5 34 MONOGRAPHIE Le dessous du corps est testacè, il y a une teinte brune le long de la suture interne des épisternes antérieurs ; les épisternes intermé- diaires et tout l'abdomen sont noirs ; les antennes, les palpes et les pattes testacés, les genoux bruns. Un cf se trouvait dans la coll. Reiche, et était marqué comme venant de l'Assam. 40. P. bimaculatus Linné, Olivier, Fabricius?, Dejean. Je ne suis pas sûr que celui de Fabricius soit le même que celui des autres auteurs cités, car, dans le Syst. EL, en mettant son hilaris en synonymie, il dit -. nullomodo dijfert, et quoique effectivement leur forme soit presque la même, ces deux espèces diffèrent considéra- blement entre elles par leur coloration ; il y a d'abord la tache frontale, qui manque à Vhilaris,ei qui, ici, forme une assez large bande (vitta), partant de la base et avançant jusqu'au milieu du front, où elle se dilate un peu, son bord antérieur est coupé carré- ment ou offre une très-petite dent avancée sur le milieu, mais jamais elle n'est écliancrée (comme, par exemple, dans le madagascarien- sis) ; les bordures basale et apicale du corselet sont toujours réunies par une large bande (vitta) le long de la ligne médiane, et le rebord latéral est noir ; il n'y a pas de bordure latérale aux élytres, et la bordure apicale est beaucoup plus étroite, mais il y a constam- ment une tache humérale arrondie ; le dessous du corps est plus noir. Il est répandu dans l'Hindoustan. Note. Il est singulier que je n'aie aucun Pheropsoplms venant de Ceylan, quoique certaines espèces de ce genre étendent leur liabitat jusqu'à la côte opposée du continent; cependant Motschulsky, (hms son catalogue des insectes de cette île, cite les P. Catoirei et bima- culatus. 41. P. marginalis Dejean. Long. II 1/2-15 mill. La tache fron- tale est à peu près comme celle du bimaculatus, cependant elle est sujette à varier davantage ; elle est quelqueibis plus étroite, à peine ou pas du tout dilatée antérieurement, un jjeu i)rolongée en pointe, et n'atteint quelqtiefois pas la base. La forme et la ponctua- tion du corselet diffèrent peu, et il est coloré de même, seulement la bande médiane s'élargit d'ordinaire progressivement vers le bord antérieur, et les bords en sont plus nettement marqués ; j'en ai cependant des individus où elle se rétrécit brusquement un peu avant le milieu, et devient très-étroite, quelquefois le bord latéral est jaune comme la tache. Les élytres diffèrent par leur forme plus parallèle, jjIus allongée, i>lus étroite; les côtes sont un peu plus faibles et plus étroites, le fond des sillons est un peu plus large et tout aussi finement aciculé; la tache humérale est pareille, la bande médiane varie de largeur ; quelquefois elle est tout aussi DES nRACHYNlUES. 35 large sur le milieu de l'élytre, mais, dans tous mes individus, elle se rétrécit plus ou moins fortement près des bords latéraux, et elle est généralement sinuée ou fortement dentelée ; le jaune de l'ex- trémité des côtes est plus allongé, et quelquefois le bord apical est teint lui-même en jaune ; il y a de plus une bordure latérale comme dans leparallelus, mais quelquefois rétrécie entre la tache liumérale et la bande. Le dessous du corps est coloré à peu près de même. Il n'y a guère de brun aux genoux. L'individu de la collection Dejean est indiqué comme venant des Indes orientales ; Schmidt-Gœbel le cite dans sa Faune de Birmanie ; mes autres individus viennent de la Malaisie (Siam), de Cochinchine et du Canlboje; ceux-ci sont d'un jaune un peu plus orangé, et le jaune couvre tout le bord apical. Dans deux individus du Camboje, la bande médiane traverse les deux élytres, la côte suturale seule est un peu rembrunie, elle est très-large et son bord postérieur est un peu indéfini et très-forte- ment dentelé, la tache humérale est plus large, et se joint le long de la base à une petite tache jaune qui occupe la base du premier sillon ; la bordure latérale s'étend jusqu'à la 8" côte, et l'api- cale est bien plus large, surtout vers l'angle externe; le proster- num, les épisternes intermédiaires et tout le milieu de l'abdomen, ainsi que le dessus des segments, sont jaunes. 42. P. jessoensis Morawitz, Bull, de l'Ac. de St.-Pét. V. 1862. p. 322.— Beitr. zur Kaef. v. Jess. p. 22. T. I. f. 9. Long. 12-16 mil. Si M. Morawitz avait connu le marginalis, il est probable qu'il lui aurait comparé cette espèce, tellement elle lui ressemble. Elle en diffère par la ponctuation un peu plus abondante du corselet, et par le fond des sillons des élytres plus fortement aciculé ; la colo- ration est l^même, la tache frontale s'amincit souvent beaucoup ou s'efface même postérieurement, le rebord latéral du corselet est jaune dans tous mes individus; la bande médiane est comme dans les individus du marginalis où elle est étroite ; le bord apical est constamment tout jaune, et s'élargit assez auprès de l'angle exter- ne ; les genoux sont un peu plus bruns (comp. la descr. très-dé- taillée de M. Morawitz). Japon, Mandchourie. Un de mes individus du Japon, rapporté par Siebold, m'a été donné par le Musée de Leyde. Dans un individu qui m'a été vendu comme venant de Hong- Kong (?), tout le prosternum, à l'exception d'une taclie sur ses épisternes, et les côtés delà pièce du milieu du métasternum sont noirs, ainsi que le rebord des élytres et les épipleures; il y a cepen- dant une ligne jaune très-étroite qui longe le rebord latéral depuis la bande médiane jusqu'à l'angle externe, et un petit espace noir 36 MONOGRAI'HIE entre cette ligne et la bordure apicale. M. Morawitz parle de cette petite solution de continuité dans sa description. 43. P. amœnus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1850. I. p. 78. Long. 13 mill. Quand j'ni décrit cet insecte, je ne connaissais pas le marginalis, auquel il ressemble beaucoup. Il en a la tête et le corselet, et la forme des élytres est presque la même, cependant elles semblent un peu moins allongées; la bordure latérale est large et s'étend jusqu'à la 8* côte ; la bordure apicale est très-dila- tée et forme une tache qui remonte toujours un peu plus vers le milieu depuis l'angle externe jusqu'à la 3" côte, où elle se rétrécit brusquement presque jusqu'à l'extrémité ; les épisternes intermé- diaires sont jaunes. Indes orientales (localité précise inconnue) Coll. Gory. 44. P. minor Murray, Ann. and Mag. of Nat. Hist. 1857. XIX. p. 160. Long. 10 1/2 mill. C'est un des plus petits de ce genre, et je ne connais que les plus petits individus du senegalensis et du mar- ginalis qui soient de cette taille. Sa coloration générale est d'un noir brunâtre très-obscur, à l'exception de la tête, des antennes, des palpes, des pattes, d'une bordure latérale près de l'extrémité des côtés et le long du bord apical, d'une ligne étroite le long de la suture externe des épisternes antérieurs, et du milieu du méta- sternum qui sont fauves. Tc'ie lisse, rugueuse vers la base, et parse- mée de quelques points entre les yeux et le vertex ; sur celui-ci et la partie postérieure du front une grande tache très-brune, arrondie antérieurement, dilatée tout le long de la base, et dont les bords ne sont pas nettement limités. Corselet presque plus étroit que la tête, au moins aussi long que large, légèrement cordiforme, peu arrondi sur les côtés, longuement, quoique i»eu fortement sinué en arrière, un peu rétréci dans sa partie sinuée, lisse en dessus, à l'exception de quelques petits points clairsemés, assez convexe, sans excavations postérieures; le rebord latéral très-fin. Élytres assez semblables à celles du parallelus, un peu plus rétré- cies vers les épaules, tronquées plus carrément, avec l'angle ex- terne moins arrondi; côtes plus étroites, assez élevées, lisses, mais pas trancliantes ; une petite tache d'un l)run rougeâtre sur le milieu du disque de chaque élytre, l'extrémité des côtes jaunâtre, celle des côtés et le bord postérieur teints en brun clair; il y a une tache brune sur le quatrième article des antennes, et les genoux sont légèrement rembrunis. Un individu du Vieux Calabar, géné- reusement donné par M. Murray, qui, aj'ant eu sous les yeux plu- sieurs individus, nous apprend que la tache médiane des élytres varie un peu, qu'il y a quelquefois une petite tache humérale, et plus ou moins de jaune sur le prosternum. DES BRACHYNIDES. 37 P. fuscicollisDejean. Long. cire. 15 mill. Facile à reconnaître à la tache frontale qui se compose d'une tache qui a la forme de celle du niarginalis ou bimaculatus et qui se joint par un trait fin à une tache plus petite arrondie placée sur la suture de l'épistome. Le corselet et les élytres sont à peu près comme ceux du niargi- nalis, tant sous le rapport de la forme que de la sculpture ; le pre- mier est tantôt tout à fait noir, tantôt il a une petite tache assez indistincte de chaque côté du disque ; il n'y a de bordure, ni laté- rale, ni apicale, la tache humérale n'est pas grande et toujours arrondie, la bande médiane est toujours assez étroite, ordinaire- ment très-rétrécie sur les côtés, où elle est fortement en zigzag, et, à l'extrémité, le sommet des côtes est longuement et très-finement teint en jaune. Le dessous du corps est noir, à l'exception des épi- sternes postérieurs qui sont plus ou moins testacés et du milieu du métasternum qui est d'un brun plus ou moins clair, il y a quelque- fois une tache jaunâtre sur les épisternes antérieurs ; l'extrémité des cuisses est d'un brun foncé. J'en possède un certain nombre d'individus venant de Java, de Bornéo ; j'en ai acheté deux en Angleterre soit-disant venant de Ceylan (?). Var: P. qiiadripustulatus Chaudoir. Diffère du type par la tache frontale dont la partie postérieure est quelquefois assez dilatée le long de la base de la tête, par la teinte plus ferrugineuse des an- tennes et des pattes, par la petitesse de la tache humérale et par l'absence de la bande médiane dont il ne reste sur le disque de chaque élytre qu'un point plus ou moins petit, rond ou anguleux, et quelquefois non loin du bord, un peu plus en avant, un autre point jaune beaucoup plus petit. Trois individus javanais. Var : P. ambigims Dejean. Ne diffère du type que par la largeur un peu plus considérable de la bande médiane, le milieu du proster- num et le métasternum jaunes, avec une petite tache brune sur les côtés de ce dernier en dehors des hanches intermédiaires. 9 ; il y y- moins de brun à l'extrémité des cuisses. Il est probable qu'il vient de Java comme le type. Var: P. interruptus Dejean. Long. 19 mill. Plus grand que les individus typiques, dont il diffère 1° par l'interruption delà tache frontale dont la partie postérieure est plus étroite, et l'antérieure réduite à un petit point rond ; 2° par le corselet qui a de chaque côté une large tache en virgule, exactement comme dans le Goudoti; ces taches se réunissent en arrière sur le disque postérieur, 3° la partie antérieure des épipleures est jaunâtre, mais le rebord même est de la couleur du fond des élytres, la tache humérale et l'extré- mité des côtes sont comme dans le type, mais la bande médiane est très-étroite, surtout vers le milieu, où elle est réduite à un trait ondulé; en dehors une ligne longitudinale sur le milieu du pro-. 38 iMOXOGRAPHIE sternum et les épisternes presque en entiers sont jaunes, ainsi que le milieu du mêtasternum avec ses épisternes ; les genoux sont à peine bruns. Cet individu de la coll. Dejean vient aussi de Java, mais d'autres individus de Bornéo, qui présentent quelques-uns des caractères de Vinterruptiis établissent la transition au type. Var : Un individu de Sumatra offre une tache frontale normale, un corselet noir avec une bande longitudinale de chaque côté près du rebord latéral, laquelle ne touche ni à la base ni à l'extrémité, et le rebord latéral des élytres, ainsi que les épipleures d'un jaune clair; une partie des épisternes antérieurs, et tout le mêtasternum avec ses épisternes, ainsi que les genoux de même couleur. 46. P. assimilis Chaudoir. Long. 15 mill. Très-voisin du précé- dent, avec lequel il a en commun la tache frontale prolongée sur la suture de l'épistome, il en diffère par la bordure latérale et apicale des élytres qui est aussi large que dans le parallelus, mais celle-ci ne remonte pas sur la suture, et quelquefois s'amincit près de l'angle suturai ; le corselet a deux taches sur les côtés comme dans le marginalis, et la bande médiane des élytres est à peu près comme dans ce dernier, le dessous du corps est coloré comme dans le fus- cicollis typique, mais il n'y a qu'une très-petite tache brune sous le genou ; le bord antérieur du corselet est plus rugueux. M. Stevens m'en a vendu trois individus venant du nord de la Chine. 47. P. subcordatus Chaudoir. Long. 14 mill. Il se rapproclie de Yhumeralis par sa coloration plutôt brune que noire sur les élytres et par l'absence de bande médiane, mais son corselet con- vexe, sensiblement rétréci vers sa base, et ses élytres un peu plus étroites antérieurement le distinguent de toutes les espèces qui me sont connues. Tache frontale grande, couvrant presque tout le front et le vertex, à l'exception d'une étroite ligne jaune le long des yeux, largement échancrée à son bord antérieur, tout le de- vant du front, l'épistome et le labre d'un jaune pâle un peu sale, mandibules noires depuis leur base. Corselet tout noir, presque plus étroit à sa partie antérieure que la tête avec les yeux, un peu plus long que large et notablement rétréci vers sa base, très-légè- rement arrondi sur les côtés antérieurement, et assez sinué posté- rieurement, passablement convexe, lisse, non ponctué ; angles pos- térieurs très-droits, côtés du dessus de la base un peu creux. Ély- tres à peu près aussi allongées que dans Vhumeralis, colorées de même, avec une bordure latérale plus large ; plus étroites vers la base, sans que ce rétrécissement soit aussi fort que dans le senega- lensis et espèces voisines, côtés peu arrondis, extrémité de chaque élytre légèrement échancrée ; côtes très-fines et assez élevées, DES BRACHYNIDES. 39 sillons larges et assez creux. Dessous du corps noirâtre, milieu des parties du sternum, épisternes postérieurs et une très-petite tache sur le milieu des épisternes antérieurs d'un jaune sale, pattes de cette même couleur, avec le dessous des genoux taché de brun. J'ignore la patrie de cet insecte qui m'a été cédé par feu Guérin- Méneville. 48. P. Dregei (DejeanCat. p. 13). Long. 20 mill. sine abd. Tète et corselet d'un testacé rougeâtre (comme dans Yafricanus, Vhis- pmiicus) avec une^ tache brune sur le milieu du front, fortement échancrée et comme bifide antérieurement, rétrécie vers la base qu'elle n'atteint pas ; tout le pourtour du corselet et la ligne mé- diane noirs ; la bordure de la base et de l'extrémité, surtout vers le milieu, plus large que celle des côtés et que la bande médiane ; élytres d'un noir obscur terne, avec les côtes un peu plus luisantes; une tache humérale, la base des épipleures presque jusque vers le milieu, le rebord latéral et le sommet des côtes vers l'extrémité testacés ; en dessous le milieu de chacune des sections du sternum et les épisternes antérieurs d'un testacé rougeâtre ; antennes et pattes testacées, genoux noirs en dessous et sur les côtés. Forme du madagascariensis ; corselet nullement ponctué en des- sus ; élytres plus amples, c'est-à-dire plus longues et plus larges, surtout vers l'extrémité, côtes plus plates et un peu plus larges, fond des sillons plus finement aciculé, avec une rangée de très- petits points dans les quatre ou cinq premiers. Cette belle espèce habite l'intérieur de la colonie du Cap, et a été découverte par Drège. En lui attachant le nom de ce voyageur naturaliste, je lui ai conservé celui que Dejean lui avait donné dans sa collection. 49. P. omostigma Chaudoir = humeralis Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1843. p. 710 = P. madagascariensis var. Fairmaire, Ann. de la Soc. Ent. de France 1868. p. 759. M. Fairmaire n'admet pas cette espèce, mais comme j'en possède deux individus identi- ques, je préfère la maintenir jusqu'à preuve du contraire ; la tache frontale couvre presque tout le vertex, à l'exception d'une ligne jaune plus ou moins large près des yeux ; le bord antérieur n'est pas bifide, mais échancré en arc de cercle ; la bande (vitta) médiane brune du corselet est bien plus large, ce qui rétrécit beaucoup les taches jaunes latérales ; les élytres sont visiblement plus longues, mais pas plus larges ; les côtes sont presque pareilles ; il n'y a qu'une tache humérale quelquefois presque effacée, une bordure latérale étroite et le haut des côtés vers l'extrémité d'un jaune sale; la couleur du fond n'est pas noire, mais toujours brune ; le dessous du corps est coloré à peu près de même : les palpes et les 40 MONOGRAPHIE antennes sont un peu plus foncés. Madagascar (Goudot). J'ai dû clianger lo nom de cette espèce à cause du Brachynus humeralis Alireus. 50. P. fumigatus Dejean. Long. 15-16 mill. L'individu décrit par Dejean a été détérioré par son séjour dans l'alcool et a été atta- qué par les insectes. Par sa forme il se rapproche beaucoup du ma- dagascariensis ; ses élytres paraissent être plus longues, et je ne vois presque aucune différence dans les cotes. La tache frontale, échancrée en arc-de-cercle antérieurement, n'est pas rétrécie en arrière, et se prolonge jusqu'à la base ; les taches latérales du cor- selet sont plus étroites ; les éljtres sont entièrement ])runes, avec la première moitié des épipleures et le sommet des côtes à leur ex- trémité jaunâtres ; mais je rapporte à cette espèce deux individus pris par Lorquin à iNIindanao (Iles Philippines), qui sont plus frais, chez lesquels on aperçoit une petite tache humérale, et, sur l'empla- cement de la Ijande médiane, une ligne en zigzag rougeâtre très- fine, quelquefois interrompue, entre deux ou trois des côtes exté- rieures ; je dois ajouter que dans ces deux individus les côtes pa- raissent plus planes que dans le type ; il va une bordure latérale jaune très-étroite et les épipleures sont de la même couleur, le des- sous du corps est à peu près comme dans le madagascariensis, mais il y a un peu moins de jaune sur le milieu ; les genoux sont tache- tés de môme. Note. MM, de Harold et Gemminger dans leur catalogue, ont cru devoir réunir au ftimigalus le Brach. Gironieri Eydoux et Sou- leyet, mais nous avons déjà donné nos raisons pour le considérer comme une espèce distincte. 51. P. madagascariensis Dejean. Dans mes huit individus, il n'y a aucune différence dans la forme de la tache frontale, et dans le dessin du corselet et des élytres, excepté que la bande médiane, toujours oblique, est plus ou moins étroite et plus ou moins dentelée ou en zigzag, la bordure latérale et apicale est comme dans le parallelus, mais ne remonte guère sur la suture ; en dessous il n'y a de brun que les bords du prosternum, les épi- sternes intermédiaires et l'abdomen, qui est plus ou moins rou- geâtre ou plus clair vers le milieu. 52. P. cincticollis Laferté, Rev. et Mag. de Zool. 1850. p. 23G. Long. 17-LSniilI. sin. abd. Ressemble beaucoup au madagascarien- sis, mais bien })lus grand ; la taclie frontale plus large antérieure- ment, écliancrée à peu près de même, brusquement rétrécie en arrière, et plus ou moins prolongée vers la base. Corselet nulle- DES nRACHYXIDKS. 41 ment ponctué en dessus, tacheté de même ; éhjtres de la même l'orme mais plus amples, à côtes pareilles ; fond des sillons à peine aciculé, presque lisse, mais terne; pas de bordure latérale; épi- pleures jaunes antérieurement, avec une tache brune allongée entre la tache humérale et la bande médiane jaune du dessus qui n'est pas oblique, de médiocre largeur et fortement en zigzag ; il n'y a pas de bordure apicale, et le sommet seulement de l'extrémité des côtes est teint en jaune ; le dessous coloré à peu près de même. Un bon caractère spécifique consiste dans la longueur des antennes déjà observée par M. de Laferté; les pattes sont aussi plus allon- gées. Je possède les trois individus décrits par l'auteur, et qui ont été trouvés par M. Boccandé dans les possessions portugaises sur le Sénégal. 53. P. stenoderus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1850. I. p. 77. Long. 15-16 mill. sin. abd. = ? J5. consularis Schmidt- Gœbel, Faun. birm. p. 75. Tête et corselet plus étroits que dans le madagascarienftis ; tache frontale comme dans le fumigatus, échan- crée devant et non rétrécie postérieurement ; côtés du corselet très- peu arrondis, dessus nullement ponctué, tacheté à peu près de même ; éhjtres à peu près de la même forme, d'un soupçon plus étroites antérieurement, côtes moins saillantes, plus planes, mais pas plus larges; tache humérale plus carrée, coupée carrément derrière (dans le type un peu prolongée en virgule sur la base du 7* sillon, ce qui n'est plus le cas dans les autres individus que je rapporte à cette espèce) ; le bord latéral noir, ainsi que les épi- pleures, la bordure apicale plus ou moins large, plus ou moins net- tement limitée ou dentelée à son bord antérieur, mais ne dépas- sant dans aucun de mes individus la 8* côte, ce qui fait que le fond du 8* sillon est noir jusqu'à l'extrémité ; la bande du milieu forme ordinairement une grande tache d'un jaune citron (comme la tache humérale), allant de la 2* côte qu'elle couvre, jusqu'au milieu du sillon qui sépare la 8" côte du rebord latéral, à peu près aussi haute que large, plus ou moins dentelée sur ses bords, surtout an- térieurement. Le dessous du corps noir-brun, avec des taches fer- rugineuses sur les épisternes antérieurs et le milieu du métaster- num, dont les épisternes sont de la même couleur; les taches du dessous des genoux assez grandes. Le type avait été pris par le Capitaine Boys dans la présidence du Bengale ; il y a été retrouvé parle D'' Bacon; j'en ai un individu venant du Deccan, et deux soi-disant de Java. Si le consularis se trouvait effectivement être la même espèce, ce nom, comme plus ancien, devra être pré- féré au mien. annai.es dk i.a. soc. e.ntom. de DEI.GIQI.'E. t. \ix. 6 -i^ MONO(;nAPIIIF. 54. P. javanus Dejean = Aptimis occipitalis 'Shic Leay, Annul. jav. ; éd. angl. p. 28. Long. 13 1/2 - 18 1/2 mill. s. abd. Dans les mâles de cette espèce les pattes et surtout les cuisses sont plus épaisses et plus longues que dans les précédentes ; la tache frontale a la même forme échancrée antérieurement que celle du stenoderus, mais elle est ordinairement plus large et se rétrécit un peu vers la base qu'elle atteint, le corselet a u;ie forme oblongue, fort peu ar- rondie sur les côtés, et nullement rétrécie vers la base; le dessus n'est point ponctué ; la bordure noire latérale est large, ce qui ré- trécit d'autant la tache jaune des côtés du disque ; les élytres ont la forme presque parallèle de celles du madagascariensis, mais les côtes sont plus fines et plus aplaties, elles sont noires, sans bordure latérale ni apicale ; la tache humérale jaune est étroite et .se rétré- cit un peu en arrière, où elle est tronquée ; la bande médiane, qui ne touche pas au bord latéral et s'étend jusqu'à la deuxième côte, est ordinairement très-étroite, très-fortement en zigzag, nulle- ment oblique, quelquefois presque interrompue; le long du bord postérieur il n'y a de jaunâtre que le sommet des côtes ; en dessous il n'y a que le milieu et les épisternes du métasternum qui soient jaunes , le reste est noir, toute l'extrémité des cuisses est brune. D'après la description de Mac Leay : captit macula média ni- gra campanulata et le reste, on ne saurait douter que son occi- pitalis ne soit cette même espèce, et la couleur noire du premier ar- ticle des antennes dans son individu, tient à ce qu'il aura été sali par la liqueur brune émise par l'insecte. Dans un individu que je possède, les épipleures sont jaunes à l'ex- ception d'une binde brune entre la tache humérale et la bande mé- diane le long (lu rebord latéral, celle-ci est un peu plus large, at- teint le bord et y remonte un peu vers l'épaule ; depuis la base jus- qu'à l'angle externe le rebord est jaunâtre; les taches du corselet .^ont moins distinctes. Var : Br. fimhriatiis (Dejean Cat. p. 13) diffère par la bordure la- térale noire du corselet qui est très-étroite, ce qui fiiit que les ta- ches jaunes sont plus larges; les élytres ont une bordure latérale un peu plus large que dans l'individu anormal du javanus que je viens de décrire, le bord apical est légèrement dilaté près de l'an- gle externe, mais le reste du bord postérieur est comme dans le type, la bande médiane touche à la bordure et est encore plus en zigzag. Les épi.sternes antérieurs sont tout jaunes. L'individu de la coll. Dejean vient de la côte du Malabar; j'en ai un autre trouvé (hms le royaume de Siam par M. de Castelnau ; un troisième, qui diiïèrc seulement en ce que la bordure a[)icale n'est pas dilatée à l'angle externe, m'a été donné parle Musée de Leyde comme ve- nant de Java. DES BRACHYMDES. 43 55. P. agnatus Chaudoir. Long. 16 mill. s. abd. 11 se rappro- che beaucoup d\i javanus var : fimhriatus, mais la tache frontale se termine derrière en une petite pointe et n'atteint pas la base, elle a à peu près la forme du margimcollis Motschulsky, mais elle est plus étroite ; le corselet est un peu plus arrondi sur les côtés ; la bordure latérale noire et étroite et les taches jaunes ovalaires as- sez larges; les é/j/ires du cf sont plus étroites que dans le même sexe du javanus, surtout plus parallèles ; la bordure latérale et apicale, ainsi que les épi pleures et la tache humérale, sont comme dans la var : fimbriatus, mais la bande médiane est plus large, très- droite et fortement biéchancrée et bidentée devant et derrière; le dessous du corps est comme dans ladite variété ; les genoux ne sont bruns qu'en dessous et sur les cotés. Envoyé par feu Melly comme venant de Tchusan (Chine). oO P. marginicollis Motschulsiv\-.Etud. Eniom. 1853. p. 44. Long. lG-17 mill. Il ressemble à Vagnatus, mais il en e.st bien dis- tinct par sa féfe plus grosse et son corselet plus large; la tach.e frontale est transversale, échancrée antérieurement comme dans le javanus, mais elle ne se prolonge pas vers la base, et son bord pos- térieur est tronqué avec une petite dent au milieu ; la forme du corselet est plus carrée et les côtés ne sont presque pas arrondis ; la bordure latérale est moins large, mais celle du bord antérieur Test un peu plus, et celle de la base s'élargit vers les côtés, ce qui donne à la tache jaune des côtés du disque une position plus obli- que; et de plus il y a une légère indentation sur son côté externe. Les élytres sont moins allongées et plus convexes, le bord postérieur de chacune est un peu échancré, les côtes, sans être plus larges, sont bien plus élevées, et les sillons, qui les séparent plus creux, le haut des côtes est plus lisse ; la tache humérale est plus large, et s'étend jusqu'au bord latéral, son bord postérieur est arrondi, les épipleures sont jaunes depuis l'épaule jusqu'à la bande médiane, avec une bande (vitta) brune qui longe en partie le rebord de l'ély- tre, le reste est noir ; la bande médiane est assez large et remonte étroitement le long du rebord vers la tache humérale, mais vis-à-vis de la bande le rebord est noir, elle est assez fortement dentelée, un peu prolongée en arrière sur la cinquième côte, et remonte en avant en forme de petite dent, sur la 2* côte ; postérieurement le rebord latéral devient jaunâtre, le bord postérieur l'est aussi, mais seule- ment à partir de la 8" côte ; il est étroit dans le fond des sillons, mais le jaune s'avance beaucoup plus sur le haut des côtes. En dessous il n'y a que les épisternes antérieurs et postérieurs qui soient jaunes. Toutes les mandibules, les palpes, les antennes, à l'exception du premier article et du milieu des deux suivants, qui 44 M(i.\u(.HM'mh: .sont Juii jaune clair, les genoux et la partie inférieure des tibias, ainsi que les tarses sont plus ou moins bruns ; les cuisses d'un jaune pâle. Antennes et pattes moins longues que dans lejavanus. Cet insecte a été si superficiellement décrit par ISIotschulskv, que j'ai pensé devoir en donner une description détaillée, il habite les provinces septentrionales de l'empire Chinois. 57. P. picicollis Ciiaudoir. Long. 15-17 inill. s. abd. Par sa coloration foncée, il se rapproche le plus du fuscicoUis. Tète un peu plus étroite, presque entièrement noire en dessus, avec réj)istôme et les coins antérieurs près de la base des antennes jaunes ; quel- quefois les côtés du vertex plus clairs. Corselet oblong, à peine ar- rondi sur les côtés, pas plus étroit à la base qu'à l'extrémité, lisse et nullement ponctué en dessus. Elytres comme dans le fuscicoUis, sillonnées de même ; tache liumérale plus angulaire postérieure- ment, bande médiane plus tran.sversale, s'étendant jusqu'à la 2* côte, assez fortement dentelée sur ses deux bords, n'atteignant pas le rebord latéral, mais projetant sur la moitié externe du dernier sillon un rameau jaune, qui, en se rapprochant de l'épaule, passe sur la base des épipleures, dont les deux bords, ainsi que toute la partie postérieure, sont noirs ; ce rameau n'atteint pas tout à fait la tache liumérale, il y a une bordure apicale jaune dentelée sur les côtes, mais qui ne s'étend qu'entre les 2* et 8* côtes ; le premier et le huitième sillons sont noirs jusqu'au bout. Le dessous du corps est noir, avec les épisternes postérieurs jaunes, et le milieu du mé- tasternum brun clair. Pattes et antennes comme dans le fuscicoUis. Deux individus m'ont été vendus par M. H. Deyrolle comme venant de Siam, et un troisième, très-détérioré par l'alcool, vient de Rangoon (Birmanie). 58. P. Debauvei Guérin, (Brachimis) Icon. du règne animal, page 19. Long. 28 millim. Je ne possède pas cette gigantesque espèce, et je n'ai pas eu le loisir de l'examiner "moi-même, mais M. Chevrolat qui possède l'un des deux individus connus, a bien voulu m'en envoyer la description suivante : Cette espèce dans son ensemble et pour les deux bandes des élytres ressemble à l'œqui- noctialis, mais elle est relativement beaucoup plus large, plus courte, la mandibule gauche est aiguë, toutes deux sont noires au tiers antérieur, le reste, à part les deux bandes noires sur les ély- tres, est entièrement d'un jaune pâle; la tête est ridée au-dessus de chaque œil, avec un sillon transversal antérieur, relevé et ar- rondi sur chaque bord; le prothorax est court, large, arrondi sur les côtés antérieurement, atténué et rebordé aux angles postérieurs, des rides longitudinales se voient près du bord antérieur, il est coupé droit en arrière, et ti'ansversalement déprimé en dessus, sa DES BRACHYNIDES. 45 surface est presque lisse, néanmoins quelques rides obsolètes appa- raissent çà et là; la bande basale noire des élytresest plus large, elle est limitée avant la marge, échancrée anguleusement près de là en dessous, et forme de chaque côté sur la suture un angle régu- lier; la bande noire au delà du milieu est droite, elle s'élargit sur la suture à partir de la deuxième côte jusqu'au sommet où elle s'at- ténue; l'écusson et une tache angulaire sur chaque épaule sont jau- nes, chaque étui a 8 côtes ou carènes étroites, droites, la marginale seule est arrondie et pas entière (M. Salle me mande en outre qu'elles sont beaucoup plus planes que dans Vœquinoctialis). Cette des- cription a été faite sur un individu femelle venant de Cayenne. Je présume qu'il est plutôt de l'intérieur de la Guyane française. 59. P. aequinoctialis Linné = Carabus planus Olivier = C. complanatus Fabricius; Dejean {Brachinus). Cayenne, Venezuela. La forme typique a une très-petite tache humérale, une bordure latérale de moyenne largeur, une grande tacbe médiane adhérente à la bordure, avec une forte saillie sur le milieu du bord antérieur et le bord postérieur très-sinué, la bordure apicale se dilate en grande tache dont le bord antérieur est arrondi ou denté. Var : anceps Coll. Dejean, ne diffère du type que par l'absence de saillie au milieu du bord antérieur de la tache médiane qui est simplement arrondi. Colombie. Var : confusus Coll. Dejean. Tache médiane comme dans le type, point de tache humérale, tache de l'extrémité plus petite, quelque- fois presque séparée de la bordure apicale qui dans ce cas est très- étroite, ainsi que la bordure latérale. Colombie. Var : o6/igîms Brullé, Hist. nat. des ins. IV. p. 251. Point de tache humérale, bande médiane un peu moins large, placée un peu obliquement, tache apicale un peu plus petite que dans le type. Bolivie (Guérin), Amazone (Bâtes). Var : distitictus Dejean. Spec. V. p. 415. Point de tache humérale, bordures latérale et apicale très-étroites, point de tache apicale ; tache médiane comme dans le type. Colombie ; un des individus de Dejean a été pris par Bonpland. Var : maculatns Chaudoir (Brachyniis), Ann. de la Soc. Ent. de Franc. 1835. p. 440. Semblable au distinctus, mais la tache mé- diane beaucoup plus petite, placée très-obliquement, n'atteignant ni le bord ni la 3* côte, et assez étroite. Bahia, Rio-Grande.= Brach. melanopterus? Demay, Rev. zool. Cuv. 1838. p. 23. (Trop briève- ment décrit.) Var : succinctiLs Coll. Dejean. Long. lG-18 mill. s. abd. Cette variété, ordinairement plus grande que le type, fait assez l'effet d'une espèce distincte, car la tache médiane très-large, forme une 46 MONOGRAPHIE zone qui traverse sans interruption les deux èlyires, avec une èchancrure devant sur la suture, et le bord postérieur très-ondulè; la tache apicale comme dans le type ; il y a tantôt une tache hu- mêrale, tantôt elle manque tout à fait. Colombie. 11 est singulier qu'on ne rencontre, à ce qu'il parait, dans la (iuyane française que la forme typique. Note. Un caractère propre à cette espèce, c'est que le mâle n"a que les deux premiers articles dilatés aux tarses antérieurs, et revêtus en dessous de deux rangées de lamelles, les trois suivants sont étroits et égaux dans les deux sexes. Il ne se retrouve plus dans les deux suivantes, où les trois premiers articles sont dilatés comme dans les autres Pheropsophiis. Le mâle semble l)eaucoup plus rare que la femelle. 60. P. flexuosus Chaudoir. Long. 14 mill. Cette espèce est bien distincte, elle diffère de V œqninoctiaUs tant par la forme du corse- let que par le dessin des élytres, le mode de ponctuation de leurs sillons, la pubescence dont ils sont revêtus, et les trois articles dilatés aux tarses antérieurs des mâles. Tète un peu plus petite, un peu ponctuée le long du bord interne des yeux; corselet également plus petit, moins élargi antérieurement, bien moins arrondi et un peu moins sinué sur les côtés; angles postérieurs un peu moins aigus ; dessus parsemé d'assez gros points peu nombreux. Ebjtres un peu plus courtes, proportionnellement plus larges, et plus arrondies sur les côtés ; côtes et sillons semblaldes, mais le fond do ceux-ci, au lieu d'être aciculés et glabres, sont couverts de très- petites aspérités et d'une pubescence courte et peu .serrée ; la tache humérale, la bordure latérale et la bande médiane sont comme Vœquinoctialis typi(|ue, cette dernière est, placée un peu plus on avant, la bordure apicale est une continuation de la latérale, et elle e.st plus ou moins étroite, mais entre elle et la bande médiane, il y a une grande tache orangée comme le reste du dessin, com- mune aux deux élytres, un peu échancrée à son bord postérieur, arrondie extérieurement et presque parallèle à la bordure, dilatée en avant, avec le ])ord très-ondulé et portant six dents plus ou moins avancées et arrondies, imitant à peu près les sinuosités du bord postérieur de la bande médiane dont elle e.st séparée, ainsi que des bordures latérale et apicale, par une bande très-ondulée, noire, de médiocre largeur. Tout le reste coloré comme dans Vœ- quinoctialis. J'en possède sept exemplaires provenant des chasses de Lebas en Coloml)ie, tous parfaitement semblables entre eux, et qui portaient dans la coll. Dojean le nom que je leur ai conservé. 61. P. Rivieri Domay (Bracfiimis), Rev. zool. Cuv. 1838. p. 23. = Pli. pictus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mo-sc. 1813. p. 711. Long. DES BRACHYNIDES. 47 13-17 mill. Très-voisin du flexuosus, dont il diffère par la dilatation plus grande des taches des élytres, et par les deux bandes trans- versales étroites qu'on voit près de la base et du bord antérieur du corselet. Corselet plus court, plus élargi près de son extrémité, mais pas plus arrondi sur les côtés ; élytres un peu plus amples, à côtes généralement moins élevées, avec le fond des sillons presque tout à fait lisse, quoique légèrement pubescent. Toutes les parties jaunes sont constamment plus pâles ; il y a au milieu de la base des élytres une tache plus ou moins grande, la région scutellaire est aussi jaune, ainsi qu'une suture très-étroite; la bande médiane et la tache postérieure sont plus étendues, et les lignes noires qui les séparent, plus étroites; cette dernière est ordinairement inter- rompue sur la suture, et souvent elle se confond avec la bordure latérale en tout ou en partie. 11 habite les Guyanes anglaise et hol- landaise et les bords de l'Amazone (Bâtes). Dans la Colombie on en rencontre une variété, où les lignes brunes transversales du corselet sont plus ou moins effacées ; la tache humérale se joint à la bande médiane sur la 5* côte, la tache postérieure n'est point interrompue sur la suture, et se joint par places à la bordure des côtés et de l'extrémité. Il y en a deux individus dans la Coll. Dejean, sous le nom de Lemoinei. Dans le Syst. Eleuth. de Fabricius, on trouve la description de deux espèces qu'il m'a été impossible de rapporter à aucune de celles qui me sont connues. 62. Br. annulus I. p. 217. n° 3. Noir, avec le bord antérieur du corselet jaune (!) ; bord et un anneau de la même couleur à la base des élytres ; pattes jaunes. Voisin du himacidatiis Tranquebar. Mus. Lund. Je ne connais dans le groupe des Brachynides que le genre Mastax où l'on voit un anneau à la base des élytres, mais leur taille diffère trop. Gli Br. fulminans I. p. 218. n" 4. Guinée, Mus. Lund. Tête noire, front et côtés derrière les yeux rouges, (la tache noire du vertex échvncrée ou arrondie?); Corselet noir, avec une tache oblongue rouge de chaque côté ; élytres noires, avec une tache humérale et une bande médiane, très-anguleuse, point de bordure; corps noir, pattes jaunes, genoux noirs. MM. de Harold et Gem- minger ont omis ces deux espèces dans leur catalogue. 64. Br. marginipennis Castelnau, Etud. ent. p. 143. 11 n'y a de taches ni sur la tête ni sur le corselet, que l'auteur dit être d'un brun jaune, ce qui peut tenir à une altération de la couleur primi- tive; les élytres n'offrent pas de bande médiane, et n'ont que la 48 MONOCU.U'IIIK base, (sans doute une tache liunièralej la suture, une bordure laté- rale et apicale, celle-ci un peu élargie vers les angles externes. Sénégal (Coll. Buquet, maintenant Thomson). Serait-ce une variété du parallelus ? G5. Br. angolensis Erichson, Wiegm. Arch. 181.'). I. p. 212. Long. l.'J-l.j mill. Tète et cor.selet jaune testacé sans taches ; élytres noires, à côtes assez élevées, teintes en jaune à leur extrémité ; quelquefois une assez petite tache jaune sur le milieu vers le bord; antennes et pattes jaunes, sans tache. Angola ; la description très- insuffisante, puisqu'elle ne dit rien de la forme de l'insecte, ferait supposer une espèce voisine de mon Planti. 00. Br. arcanus Erichson, ibid. Long. 10 1/2 mill. L'auteur, en le comparant au précédent, dit qu'il est plus allongé, que les côtes des élytres sont moins élevées et que la coloration de la tête et du corselet est plus rouge ; que les élytres sont noires, sans taches ni bordure ; la poitrine brune, l'abdomen obscur. Cette description, quelqu'insuffîsante qu'elle soit, jointe à ce qu'en dit M. Gerstaecker dans sa description du Kersteni, ferait supposer ({ue Vnrcanus est une e.spèce voisine du guineensis. ()7. Pherops Kersteni Gerstaecker, Beitr. z. Kaef. v. Zanzib. p. IT). Long. 18-20 mill. Voisin du guineensis, dont il diffère ])ar .sa taille plus grande, son corselet, cordiforme, rétréci en arrière, entièrement bordé de noir, surtout devant et derrière ; les côtes des élytres semblent devoir être plus étroites. Côte de Zanzibar (Aruscha et Kissuani). Ces trois espèces font partie du Musée de Berlin. M. Abeille (de Marseille) a vu l'été dernier à Beirouth chez ]\I. Peyron une grande espèce de Pheropsophus dont il avait été trouvé un individu à Saint- Jean-d' Acre. Elle est de moitié jdus grande que Vhispaniciis. ADDITION A LA DESCRIPTION N" 38 (P. austrahs.) Note. — Le Musée de Gênes m'a communiqué tous les exemplaires de celle espèce, qui se trouvent dans la collection de Casfolnau. L'examen que j'en ai fait me permet de préciser les caractères qui distinguent cet insecte du Ph. Verticalis. Il est plus grand (J7 mill.), plus allongé; les yeux sont plus larges, un peu moins saillants ; la tache noire qui, chez le verticalis, occupe le milieu du verlex, s'étend jusqu'aux yeux et se prolonge plus ou moins en arrière ; DES BRACHYNIDES. 49 le corselet est entièrement noir, tant en dessus qu'en dessous, il est plus long, plus arrondi sur les côtés antérieurement, plus rétréci en arrière et par conséquent plus cordiforme : les angles postérieurs ne forment aucune saillie. Les élytres, plus allongées, ne sont nullement marginées de rou- geàtre, l'extrémité la plus inférieure est seule bordée de cette couleur ; la surface est plus plane ; les taches que les élytres portent vers le milieu sont de moitié plus petites; elles commencent à la 3*^ côte et ne dépassent pas le milieu du S*" intervalle. Le revers des élytres est noir. Les patles, d'une teinte moins claire, sont plus fortement épineuses : chez le cf les tibias postérieurs sont arqués à la base ; le caractère est surtout très-marqué chez l'un des individus que j'ai sous les yeux. Le dernier article des palpes labiaux est un peu plus allongé et moins sécuriforme. 5 individus. J. PUTZEYS. BRACHYNUS. Weber. Obs. ent. 1801. p. 22. Carabus Linné; Fabricius ; et. vet. auct. Aj)lon Hope. Ligiila cornea, crassior, apice plus minusve rotundata, plerumque plurisetosa ; — paraglossœ membranacese, apice rotundato-sub- productse, supra et apice dense setosœ (cseterum ut in Pherop- sophis). Palpi tenues, elongati, parce pilosuli, articule ultimo plerumque subovato, apice truncatulo, (in chinensi, scotomede et affin. au- guste subsecuriformi, suboblique truncato); penultimo maxil- larium ultimo haud niulto breviore. Mentum in fundo simplex, subrecte truncatum, lobis subdivergen- tibus, epilobis plerumque distinctis (in chineuse, scotomede, et speciebus nonnullis pictis sutura obliterata). Lahrum brevius, recte truncatum, glabrum, laive, angulis paruni rotundatis. Antennœ elongatse, satis tenues, articulis basalibus duobus minus pilosis, sequentibus dense pilosulis, tertio iisdem multo lon- giore, omnibus distinctis. Pedes elongati ; femora abundantius punctulato-pilosa, punctis irre- gulariter sparsis; tibiœ irregulariter dense pubescentes, anticœ mf^rrfwm parcius ; fa)'6'i plerumque graciliores, elongati, supra dense pilosuli ; antici maris articulis tribus dilatatis, latitu- dine paulo longioribus, cordatis, apice recte truncatis. A.NNALE* DE LA SOC. ENTOM. DE DÊI.niQlE, T. XIX, T 50 MONOGRAPHIE Caput pone oculos angustatum, collo subattenuato ; thorax semper plus minusve cordalus, et ante basin constrictus.; elytra ple- rumque recte, rarius suboblique intus truncata, supra aut obso- lète aut parum costata. Epimera intermeMa subtrigona, extus sensim latiora. Epistema postica angusta, valde elongata, anterius vix dilatata, haud sulcata, epimeris angustis, lateri et apici annatis. TABLEAU SYNOPTIQUE. I. Ligula subtus apicem versus plurisetosa, palpi apice subsecuriformes et suboblique truncati. Br. chinensis, bigutticeps, piceus ; — scotomedes. II. Ligula apice bisetosa, summo apice subciliato ; palpi subovati: recte subtruncati. A. Elytra bifasciata. Br. nobilis, pktus. B. Elytra disco singuli subtransverse maculata. Br. tetragrammus , Lewisi. C. Elytra sexmaculata. 1. Thorax punctulatus, pubescens. a. Elytra humeris prominulis. Br. hexagrammus, vitticoUis, dilatatus, sericeua, nrmiger, parvuhis, dif- fusus , illotus , lœtus, costiger, venator. b. Elytra humeris obsoletioribus. Br. scitulus, abyssiniens, variegatus. 2. Thorax la3vis,glaber. Br. tetracolon, Servillà, gentilis, connectus, caffer, sexmacidatus. D. Elytra macula subhumerali. Br. abbreviatus, axillans. E. Elytra maculis humerali et apicali margine conjunctis. Br. jncundus. F. Elytra plaga magna discal i nigra. Br. dorsalis. G. Elytra rufa sutura et fascia aut macula laterali pone médium nigris. Br. humeralis, cum var : posticus. DES BRACHYNIDES. 51 H. Elytra rufa, maculis scutellari et apicali communibus et laterali pone médium cyaneis. Br. elegantulus. I. Elytra macula apicali rufa. Br. apicalis. K. Elytra maculis sex nigris. Br. Leprieuri. L. Elytra unicoloria, sutura interdum rufa. 1. Species asiaticae. a. Thorax punctulatus. a. Elytra virescentia aut cyanescentia. Br. macrocerus, ùicomptiis . p. Elytra nigropicea. X. Elytra parallela. Br. limbicollis , orientalis . XX. Elytra anterius angustata. Br. luzonicus. Y. Elytra cyanea, sutura rufescente. Br. flaviventris, vigilans, suturellus, puncticollis, scutellatus, modestus, cinctellus, limbellus. b. Thorax laevis, glaber. Br. atnpennis. 2. Species africanae. a. Elytra nigra aut picea. Br. obtusus, longulus, fuscipennis. b. Elytra cœrulescentia. Br. subcostatiis, oblongus. c. Elytra sutura rufa. Br. suturatus. 3. Species mexicanae. Br. mexicanus, cognatus, cannulatus, elongahdus cura var : breviore, azureipennis, rhytiderus, consanguineus. Br. lateralis, arboreus. 4. Species americse meridionalis. a. Caput thoraxque rufa. a. Elytra cyanescentia. OZ M(>.N(»Glt.\l'IIIK Br. olidiis, fuscicotmis, pachyyaster, geniculatïis. p. Elytra picea. Br. vicinus, grandis, marginelhis, immarg hiatus, pallipes, intermedius, xanthopleuriis, limbiger, xantfwpliryus, a'ger, fulvipejum, nigripes, genicularis. b. Corpus totum supra nigrum, vel nigropiceuni. Dr. brunmus, melanarthnis , nigricans, Sallei, atramentanus , niger. ce. Elytra rufocincta. Br. cinctipennis . p. Elytra vitta obliqua rula. Br. bilineatus. Br. longipalpis. III. Palpi apice ovati subulati. 1. Br. chinensis Chaudoir, Bull, des Natur. de Mosc. 1850. I. p. 81 =^ Br. confiicius Boheman, Eugen. Res. p. 3. Long. 15-18 mill. J'ai longuement décrit cette espèce, et je crois qu'il est super- flu de le faire une seconde fois ; j'ajouterai seulement que dans cette espèce et les trois suivantes les épilobes du menton ne sont pas distincts ; le dessous de la languette, vers l'extrémité, est couvert de points pilifères, et les palpes, aussi grêles et aussi allongés que dans les autres Brachgnus, ont le dernier article un peu élargi vers l'extrémité, qui est coupée obliquement, et aplati, ce qui lui donne un air légèrement sécuriforme. Elle ne semble pas être rare aux environs de Hongkong. 2. Br. bigutticeps Chaudoir. Long. 12 mill. Belle espèce voi- sine du piceus, mais bien plus grande ; la tête n'est pas entièrement noire, car elle a de chaque côté du front, entre les yeux, une tache étroite, allongée, d'un jaune brunâtre, l'épistôme et le labre sont moins jaunes et plus brunâtres; les élytres et le dessous du corps sont moins noirs, un peu bruns ; les palpes et le premier article des antennes d'un brun rougeâtre, le reste des antennes, les attaches des pattes, les genoux, les jambes et les tarses bruns, les cuisses d'un jaune pâle. Tète un peu plus large entre les yeux, qui sont plus saillants, plus plane, moins ponctuée en arrière. Corselet un peu plus étroit que la tête avec les yeux, plus long que large, plus élargi antérieurement, plus rétréci avant la base, dont les angles sont bien plus saillants et plus aigus; ceux antérieurs plus distants des côtés de la tête, subaigus, bord antérieur plus échancré, côtés moins arrondis, mais légèrement anguleux non loin de l'angle ItES BUA<:ilYMUES. 53 antérieur, longuement et fortement sinués en arrière ; le dessus plan, très-finement ruguleux, terne, plus relevé sur les bords laté- raux, avec une excavation assez forte de chaque côté de la base. Élytres proportionnellement plus amples, avec les épaules un peu plus carrées et l'extrémité moins obtusément arrondie, au moins aussi convexes, offrant de même des côtes limitées de chaque côté par une ligne de petits points pilifères, mais ces côtes sont bien moins relevées, et la huitième est effacée. Les antennes et les pattes sensiblement plus longues. La patrie de cet insecte m'est inconnue, mais je présume qu'il est originaire de la presqu'île transgangétique ou des îles de la Sonde. 3. Br. piceus Chaudoir. Long. 9 1/2 mill. Tète noire, épistôme jaune, angles antérieurs bruns ; tout le reste du corps également noir, à l'exception des antennes, des palpes et du labre qui sont ferrugineux, et des pattes qui sont d'un jaune assez pâle, avec les tarses légèrement rembrunis. Tête lisse, avec quelques points pili- fères entre le front et le vertex, yeux un peu plus saillants que dans le crepitans. Corselet comme dans ce dernier, un peu moins arrondi sur les côtés, avec la base coupée très-carrément et ses angles un peu plus aigus, lisse sur le disque, très-finement rugueux mais nullement le long des bords. Élytres conformées de même, ce- pendant un peu plus larges, surtout plus convexes, avec 7 côtes peu élevées, limitées de chaque côté, (comme dans le higutticeps) par une ligne régulière de petits points, séparée de sa voisine par un espace plan, nullement ponctué, mais finement chagriné, comme l'est toute la surface ; la huitième côte (latérale) s'oblitère antérieurement. Antennes un peu plus longues et un peu plus fortes. Un individu provenant des chasses de feu Lorquin dans les Philippines. 4. Br. scotomedes Redtenbacher, Reis. der Freg. Novara IL p. 5. Long. 15 mill. Un peu plus petit et surtout plus étroit que le chinensis. Sa forme est en grand celle du crepitans ;\e corselet est un peu moins arrondi sur les côtés antérieurement, moins rétréci avant la base, les angles postérieurs sont à peu près de même ; le dessus est moins convexe, plus densément pointillé sur toute sa surface et plus pubescent ; les élytres sont proportionnellement tout aussi longues, mais elles sont un peu plus larges; il n'y a pas de stries visibles, mais les intervalles sont très-légèrement relevés, arrondis et couverts d'une granulation très-fine et d'une pubes- cence très-dense d'un jaune grisâtre. Les antennes sont assez minces et atteignent le milieu des élytres, leurs articles sont beau- coup plus allongés ; les pattes sont également plus grêles et plus 54 MONOGKAl'Hlt: allongées. Tête, corselet et dessous du corps d'un jaune à peu près semblable à celui de Voblonfjus, èlytres et abdomen d'un noir bru- nâtre, mais auquel la pubescence donne une nuance grise jaunâtre; antennes et palpes de la couleur du corselet, pattes un peu plus pâles. Trois individus de Shangai (Chine orientale). Note. Une particularité de cette espèce, c'est d'avoir les lobes et le milieu du menton hérissés d'un certain nombre de poils verti- caux, assez longs, qui cependant ne forment pas de pubescence ; les épisternes antérieurs sont finement pointillés. 5. Br. nobilisDejean. Nubie, Ab3ssinie, Sénégal. 6. Br. pictus Hope [Aploa), Tra.ns. of theZoolog. Soc. I. p. 91, (omis dans le Cat. Harold) = Br. fujuratus Ghaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1852. I. p. 41. Cette jolie espèce, qui ressemble beaucoup par le dessin des élytres et par sa forme au nohilis, et que je n'avais pas reconnue dans le genre Aploa Hope, a été trouvée par MM. Boys et Bacon, dans la présidence du Bengale. 7. Br. tetragrammus Chaudoir. Long. 81/2-9 mill. La tête et le corselet ont à peu près la forme de ceux du sexmaculatus , mais la forme carrée et raccourcie des élytres rappelle celle du nohilis. Tête comme dans le sexmactdatus ; plus ou moins parsemée sur le vertex de quelques petits points pilifères. Corselet un peu plus court plus arrondi sur les côtés, ainsi qu'aux angles antérieurs; tout le dessus ruguleux, un peu pointillé, finement pubescent. Élytres trois fois plus larges que le corselet, d'un cinquième plus longues que larges, coupées aussi carrément à la base et aux épaules que dans le nohilis, légèrement rétrécies vers la base et formant à leur bord postérieur un angle rentrant plus profond, sans que l'angle externe en soit moins arrondi; assez planes, striées, les stries pa- raissent alvéolées sur l'emplacement de la tache jaune du disque ; les intervalles un peu convexes et couverts d'une ponctuation et d'une pubescence grise fines et assez serrées. L'abdomen entière- ment pointillé et pubescent. Antennes et pattes de même que dans le sexmaculatus , tarses plus grêles. Tête et corselet plus rouges que dans le nohilis, mais nullement rembrunis sur le disque ; élytres et épipleures noir terne, avec une assez grande tache un peu trans- versale, arrondie antérieurement et aux deux bouts, mais visible- ment échancrée postérieurement, juste sur le milieu de chaque, et une autre arrondie, un peu plus petite, tout près du bord postérieur vers le milieu, mais qu'elle ne colore pas en jaune ; ces deux taches d'un jaune pâle, comme les deux parties postérieures du sternum et les pattes; prosternum rougeàtro comme le dessus, épisternes ,, DF.S BRACHYNIDES. S5 intermêfliaires et postérieurs ainsi que tout rabclomen noirs ; man- dibules brun clair, palpes et antennes rougeâtres, avec les derniers articles de celles-ci plus foncés. Deux individus trouvés par le D^ Bacon dans la présidence du Bengale. 8. Br. Lewisi Bâtes, Geod. of Japan in Trans. of the Ent. Soc. of Lond. 1873, p. 306, Long. 5'" = 11 mill. Evidemment voisin de mon tetragrammus, quoique je ne le connaisse que par la descrip- tion ; le corselet doit être plus court, et son bord postérieur est noir, les élytres sont, à ce qu'il paraît, plus élargies en arrière, les côtes plus lisses et plus élevées, la tache du disque est placée après le milieu, elle est transversale et dentelée sur ses bords, et non en demi-lune, comme dans le tetragrammus, et le bord apical est teint en jaune. M. Lewis dit l'avoir trouvé à Satsuma (Japon). Note. Nous arrivons maintenant à une série nombreuse d'espèces dont le dessin des élytres se compose d'une tache humérale, d'une tache sur le disque postérieur de chaque, et d'une autre à l'angle postérieur, d'un jaune de diverses nuances, et offrant diverses modifications. 9. Br. hexagrammus Chaudoir. Long. 8 1/2-9 1/2 mill. Tête et cori>elet à peu près de la même forme et de la même coloration que dans le tetragrammus, mais tous deux entièrement couverts d'une ponctuation assez marquée, très-serrée et d'une fine pubescence jaunâtre, ce qui les fait paraître ruguleux. Élytres n'ayant plus les épaules carrées des trois précédents, mais arrondies comme dans le sexmaculatus , et conformées à peu près de même, cependant un peu plus courtes et un peu plus larges, entièrement couvertes d'une ponctuation fine et dense et d'une pubescence grisâtre, avec des stries moins imprimées, et des intervalles moins relevés et très- légèrement convexes, d'un noir terne y compris les épipleures, sans bordure, avec une tache carrée, oblongue ou ovalaire, placée à quelque distance derrière l'épaule, non loin du bord, entre la quatrième et la huitième stries, une seconde ronde, après le milieu entre la 2* et la 5*, et une troisième, un peu plus petite, dans l'angle postérieur externe, dont elle ne colore pas les bords ; elles sont de la même couleur que dans le sexmaculatus, c'est-à-dire d'un jaune-testacé clair. Sternum d'un rouge ferrugineux comme la tête et le corselet, épisternes intermédiaires et postérieurs et abdomen noirs ,• milieu de la base de ce dernier un peu rougeâtre ; antennes, palpes et pattes rouges, celles-ci d'une nuance un peu plus jaunâtre. Quatre individus, exactement semblables, égale- ment pris dans le Bengale par le D'' Bacon. 56 MONOr.RAPHIF. lu. Br. vitticollis Chaiuloir, Long. . Tête ponctuée de même, milieu du front plus lisse ; cor- selet tout aussi court, mais ])lus étroit et moins arrondi sur les côtés antérieurement, pas plus large que la tête, bien que Klug di.se le contraire, le dessus ponctué, ruguleux et pubescent de même, mais un peu moins terne. Élytres de la même forme, encore plus faiblement striées, intervalles encore plus plans, la ponctua- tion qui les couvre, plus fine. Coloré à peu prés de même, élytres avec les épipleures et une étroite bordure latérale, à laquelle adiière la tache antérieure, qui se rapproche un peu plus de l'épaule ; tache apicale plus petite et adhérente également à la bordure. Milieu de l'abdomen plus clair, antennes d'un brun rou- geâtre, les deux premiers articles ferrugineux. Deux individus venant d'Aljyssinio. 12. Br. sericeus Dejean -^ Br. cniciger Chaudoir, Bull, des Natur. de Mosc. 1843. p. 712. Long. 8-10 1/2 mill. Ressemble aux DES lîRACIlYNIDF.S. O^ dilatatus et hexagrammiis, dont il diffère par sa coloration moins rouge et beaucoup plus jaune, par tout le dessous du corps d'un jaune clair, sans que les côtés soient rembrunis, par la tache anté- rieure qui couvre entièrement l'épaule, et par la bordure latérale un peu dilatée en se rapprochant de la tache humérale ; les an- tennes sont entièrement d'un ferrugineux peu foncé. La ponctua- tion et la pubescence des diver.ses parties, ainsi que les stries et les intervalles des élytres sont presque comme dans le dilatatus. Les individus du cruciger qui viennent du Kordofan, sont un peu plus étroits que ceux du sericeus qui habitent le Sénégal, et que je ne connaissais pas en 1843, mais ils ne me semblent pas différer spécifiquement. 13. Br. armiger Dejean. Long. 8 1/2 mill. Plus étroit que les sericeus, hexagrarnmus et dilatatus, ressemblant plutôt pour la forme aux vitticollis et lœtus. Coloration de la tête et du corselet moins rouge que dans le dilatatus, moins jaune que dans le sericeus. Tête et corselet plutôt distinctement ponctués que rugueux, milieu du front lisse ; corselet moins court que dans Y hexagrarnmus, plus étroit, moins arrondi antérieurement, très-rétréci et sinué avant la base, avec les angles postérieurs encore plus aigus ; élytres plus étroites et sensiblement plus allongées, plus distinctement striées, avec des intervalles relevés légèrement en côtes tectiformes, comme dans le sexmaculatus, mais finement chagrinés et parsemés d'une granulation moins serrée que dans ïhexagraïmmis, pubes- cents ; la bordure latérale comme dans le sexmaculatus, les épi- pleures jaunes; la tache antérieure, plus ou moins entièrement adhérente à la bordure, n'arrive pas tout à fait à l'épaule, la tache postérieure du disque est plus petite, moins régulièrement ronde, l'apicaie souvent très-petite, et se bornant à un élargissement do la bordure à l'angle externe. Prosternum et milieu des deux autres parties du sternum testacés, tout le reste noir ; pattes, palpes et antennes testacés, celles-ci plus rouges extérieurement. Commun aux environs du Cap de Bonne-Espérance ; Natal. 14. Br. parvulus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1843. p. 713. Long. G mill. Si ce n'était la différence constante de taille, qui est très-grande, sans qu'on rencontre des individus intermé- diaires, on serait disposé à le considérer comme une variété de Yarmiger; cependant au lieu do points sur la tête et le corselet, on voit plutôt une rugosité fine ; 1 1 partie postérieure du corselet est plus étranglée ; les épisternes intermédiaires sont jaunes, et les articles des antennes sont moins allongés. Six individus venant également du Cap de Bonne-Espér.aice. Boheman le cite aussi comme habitant le Natal. ANNALES DE l.A SOC. ENTOM. DE Bfcl.GlQUE, T. XIX. S 'i8 MONOr.RM'IIIF. 15. Br. diflfusus Chaudoir. Long. 6 mill. Taille du précédent, et plus étroit dans les élytres. Tète et corselet semblables; élytres plus parallèles, avec le bord postérieur tronqué moins obliquement en dedans ; plus faiblement striées ; les intervalles fort peu relevés, plus finement rp'annh's ; la tache subliumérale plus longue, celle du disque bien plus grande et subovalaire ; le dessous du corps presque entièrement jaune, côtés de l'abdomen rembrunis. Un individu venant de Caffrerie, un peu immature. 1(). Br. illotus Chaudoir. Long. 6 1/2 mill. Extrêmement voisin du parimlvs, mais coloré en jaune comme le Icetvs. Tête un peu plus lisse ; corselet moins allongé que dans le parvulus, moins fortement rétréci avant sa base, ce qui fait paraître les angles postérieurs un peu moins aigus ; élytres semblables quant à la forme, mais les in- tervalles sont moins relevés et plus finement granulés ; la tache antérieure plus tronquée postérieurement, la seconde et la troisième tout à fait comme dans le lœtus. Des.sous du corps plus clair, rem- bruni seulement sur les bords de l'abdomen. Deux individus vendus par M. S. Stevens, comme venant du Decan et rapportés, je crois, par M. Adams. 17. Br. laetus Dejean. Long. 8-8 1/2 mill. Entièrement d'un jaune pâle, tant en dessus qu'en dessous, à l'exCeption des élytres qui sont d'un noir grisâtre, et tachetées comme le sericeus, avec la différence que la base, tout autour de Técu.sson, est bordée de jaune, que la tache humérale descend jusqu'à la moitié des élytres, et que son bord postérieur est arrondi et légèrement dentelé, que la tache du disque est visildement échancrée derrière, et que l'apicale est un peu plus grande. Tète comme dans Varmiger ; cor- selet aussi allongé, aussi rétréci avant la base, avec les angles antéi'ieurs plus arrondis, ceux ])ostérieurs moins aigus, le dessus un peu plus légèrement ponctué: élytres plus étroites, jdus allon- gées, plus parallèles, quoique un peu plus étroites vers la base; intervalles relevés comme dans le sexmacxdatus, finement et régu- lièrement granulés, et couverts d'une pubescence grise très-visible. Plusieurs individus venant du Sénégal. Dans un individu du même pays, la tache humérale est un peu j)lus courte, et la bordure jaune près de l'écusson e.st presque oblitérée. 18. Br. costiger Chaudoir, Long. 8 uiill. Extrêmement voisin du Iwlits, mais d'une nuance un peu moins pâle, avec les épisternes l)ostérieurs, une bordure étroite sur les côtés, le bord postérieur des segments abdominaux et le pènultiène tout entier bruns ; le corselet DliS miACHYNIOKS. S9 est plus court, moins rétréci en arrière, avec les angles antérieurs aussi carrés que chez Varmiger; les élytres ont la même forme allongée, mais le milieu des intervalles est presque relevé en côte étroite, lisse et plus luisante que le reste, qui est granuleux comme dans le lœtus, mais couvert d'une pubescence un peu moins dense. Près de l'épaule, il y a une petite tache noirâtre au milieu de la tache humérale jaune, qui, postérieurement, est plus séparée de la bordure latérale, la tache postérieure du disque est profon- dément échancrée sur la quatrième côte (je compte toujours la côte suturale), il n'y a guère de bordure jaune le long de l'écus- son. Envoyé d'Abyssinie, par M. Raffray. II). Br. venator Klug-, Peter's Reise n. Mossamb. Zool. p. 14!.). Tab. X. fîg. 1. Long. 4 1/2'"= 10 niill. J'ai d'abord cru pouvoir rapporter mon costiger à cette espèce, que je n'ai jjas v^ue en nature, mais outre sa taille qui paraît plus grande, son corselet doit être plus long, plus rétréci postérieurement, plus même que dans Varmiger, tandis que c'est tout le contraire dans le costiger -, la tache humérale, plus étroite que ào-n^iYarmiger, n'atteint également pas l'épaule, mais le dessous du corps paraît coloré, comme dans le costiger. La de.scription de Klug, d'ailleurs très-satisfaisante, a été faite sur un seul individu trouvé à Tette (Mozambique). 20. Br. scitulus?Schmidt-Gœbel; Fuun. Birm. p. l'^. Long. 4-5 l/2mill. Cette petite espèce, ainsi que la suivante, se distinguent de celles qui précèdent, par la forme des élytres, dont les épaules sont plus effacées, et la base plus rétrécie. Tète et corselet à peu près comme dans le sericeus, milieu du front lisse, le reste finement ruguleux; corselet de la largeur de la tête, guère plus long qu'il n'est large antérieurement, modérément rétréci avant la base ; angles antérieurs adhérents aux côtés de la tête, côtés modérément arrondis et sinués, angles postérieurs droits à peine saillants; le dessus peu convexe, très-finement ruguleux et pubescent; élytres conformées comme dans les jaculans, pygmœus, et testaceus, assez faiblement striées ; intervalles fort peu convexes, finement granulés et assez pubescents ; antennes moins allongées, d'un jaune testacé, comme le sericeus; la tranche du rebord latéral du corselet rem- brunie; les élytres d'un noir grisâtre, ainsi que la petite moitié antérieure des épipleures, le reste de celles-ci, ainsi qu'une étroite bordure latérale, qui ne commence qu'à l'extrémité postérieure de la tache antérieure, d'un jaune plus clair que la tête et le corselet ; cette tache ne s'étend ni jusqu'à l'épaule, ni jusqu'au bord latéral, excepté à son extrémité, et ne dépasse pas la quatrième strie, elle est en ovale irrégulier assez allongé, la seconde est arrondie, placée 60 MoN(M,iiAi'iiir. plus en ai'iiêre, el n'est séparée de la suliu'o ([uc par le premier intervalle, la troisième est effacée. Le dessous du corps est de la couleur du corselet, avec les bords de l'abdomen légèrement rem- brunis ; les antennes sont plus rouges et les pattes un peu plus claires. Il liabite les environs de Tranquebar, et m'a été donné par M. Dorhn. 8i c'est eff'ectivement, comme je le .suppose, l'espèce de Schmidt-Gœbel, il se retrouverait dans le pays des Birmans, mais l'individu qu'il a décrit est plus grand que le mien, et la tache postérieure, d'après lui, serait placée dans l'angle suturai, ce qui n'est pas le cas dans le mien. 21. Br. abyssinicus Cliaudoir. Long. 7 l/*3mill. lia tout à lait la forme du précédent, seulement le corselet e.st encore un peu moins rétréci avant sa base, et les élytres sont d'un souj)Ç()n plus longues ; la rugosité du corselet est un peu plus marquée : le dessus des élytres est strié et granulé à peu près de même, les intervalles sont presque plans. Tète et corselet aussi rougeàtres ({ue dans Varmiyer, bords de ce dernier nullement rembrunis ; élytres d'un noir grisâtre plus foncé que dans le précédent, la base seulement des épipleures de la môme couleur ; la tache anté- rieure a la même forme, mais elle s'avance un peu plus en pointe vers la ])ase qu'elle n'atteint pas, et s'étend postérieurement jusqu'à la troisième strie ; le commencement de la bordure latérale, der- rière cette taclie, est un peu dilaté, puis elle se rétrécit brusque- ment, la tache postérieure est placée de même, mais elle se rap- proche un peu moins de la .suture, la tache près de l'angle externe est petite, linéaire et n'adhère à la bordure que par son extrémité postérieure; à la base autour de l'écusson, il y a de plus une tache triangulaire, allongée, commune aux deux élytres, assez étroite; la couleur des taches est d'une nance un peu moins rouge que celle du corselet, mais plus rougeàtre que le dessous du corps ; les bords postérieur et latéraux de l'abdomen noirs. Pattes assez rouges, ainsi que les palpes et les antennes, les 3" et 4* articles de celles-ci presque entièrement noirs. La longueur des antennes égale celle des espèces voisines de Varmigcr. Il habite l'Abyssinie et m'a été vendu par M. Schaufuss; il a été retrouvé par M. Rifi'ray. 22. Br.variegatusRoth(A;??/»î/.s),Wiegm.Arch. 1851.1. p. 115. Long. 4'" = ultr. 8 1/2 mill. J'avais d'abord cru devoir rapporter mon abyssiniens à cette espèce, qui, d'après le genre où l'auteur l'a placé, doit avoir à peu près la même forme d'élytres, mais les mots de la description .- thoracis elongati lateribus....fuscis, elytrissubcos- tatis....nelui conviennent i)as du tout. Je ne connais pas cette espèce ([ui habite aussi l'Abyssinie. — (Flavescens, pilosus, thor. elong. niiS BRACHYNIDES. 61 lateribus, an tennaru nique articulis tertio et quarto l'uscis, elytris subcostatis, nigris, flavo-variegatis, abdominis lateribus castaneis.) 23. Br. tetracolon Chaudoir. Long. 16 mill. Beaucoup plus grand, surtout plus large et moins allongé que le sexmaculatus, de la taille du Servillei, mais aussi plus large et autrement coloré. Tête plus large que dans le sexmaculatus, yeux plus proéminents, impressions latérales du devant plus enfoncées, le dessus lisse, à part une légère rugosité sur les côtés du vertex ; corselet de la lar- geur de la tête avec les yeux, pas plus long que large, plus large et beaucoup plus arrondi sur les côtés que dans le sexmaculatus ,]Au^ fortement et moins longuement sinuô postérieurement, avec les angles plus saillants; le dessus lisse, moins convexe, les côtés de la base moins creux ; élytves bien plus larges que dans cette espèce, de moins de moitié plus longues que larges, de forme à peu près carrée, quoique légèrement rétrécies en avant, assez parallèles ; côtes un peu plus élevées, quoique plus obtuses, les intervalles entre les côtes extrêmement finement chagrinés, presque lisses, il n'y a une légère rugosité que sur l'emplacement de la strie. Tarses proportionnellement un peu plus robustes. Entièrement d'une cou- leur de brique, excepté les élj^tres qui sont noires, ainsi que les épisternes postérieurs et l'abdomen ; épipleures d'un jaune paille, une étroite bordure latérale et deux taches sur chaque : la première, à peine plus grande que la seconde, arrondie, mais se réunissant par le côté à la bordure, est placée au premier quart et ne dépasse pas la quatrième côte (y compris la suturale), la seconde, toute ronde, placée comme dans le sex^naculatus , une bordure apicale un peu plus large que la latérale, échancrée sur la suture et bidentée ; ces taches et bordures d'un jaune testacé. Deux individus venant du Deccan m'ont été vendus par M. S. Stevens. 24. Br. Servillei Guérin. Rev. Zool. Cuv. 1839. p. 307. Long. 15-17 mill. De la taille du précédent, mais plus allongé, sans l'être pourtant autant que le sexmaculatus. Il ressemble tout à fait en grand au connectus, mais le dessous du corps est entièrement d'un jaune testacé encore plus clair que la tête et le corselet. Celui-ci est plus arrondi sur les côtés, dont la sinuosité postérieure est plus courte et plus forte ; les élytres sont moins rétrécies en avant ; leurs ])roportions sont presque semblables, mais leurs côtes sont bien ])lus élevées, sans être tranchantes, et plus lisses sur le haut. Il y a quelquefois, cependant pas toujours, un petit point brun au milieu de la base et un autre au milieu du bord antérieur ; l'un ou l'autre, et quelquefois tous les deux, disparaissent; le dessin des élytres est presque le même, il y a également une petite tache noirâtre un 62 MONOGR.VPHIE peu en virgule à lèpaule, au milieu de la tache huiuorale, la lâche postérieure du disque est tout à fait ronde, sans échancrure, la bordure apicale est bidentée comme dans le tetracolon, mais moins rétrêcie près de la suture. Je possède decette belle espèce deux individus venant du Sénégal, et un troisième m'a été donné par le Musée impérial de Vienne, sous le nom de Kotsdiyi et vient de Kordotan. 25. Br. gentilis Erichson, Wiegm. Arch. 184;i. I. p. 212, n° 4. Long. 5'"= 11 mill. Je ne connais pas cet insecte qui habile l'An- gola, et qu'Erichson compare au connectus, dont il parait, d'après la description trop succincte, différer par ses élj'tres plus larges, peut-être un peu plus ponctuées entre les côtes, par la tache po.s- térieure du disque ovale, et la troisième bilobée, j)robablement comme le sont celles des Servillei et tetracolon ; les épisternes posté- rieurs et les bords de l'abdomen sont bruns, et les antennes deviennent plus foncées vers l'extrémité. 26. Br. connectus Dejean ^ Br. rufus Koth, Wiegm. Arch. 1851. I. p. 115. Long. 8 1/2-12 mill. 11 diffère très-peu par la forme du sexmaculatus , mais la coloration est différente, le corselet se rétrécit un peu plus près des angles antérieurs qui sont plus rapprochés de la tête, et les élytres sont en général un peu plus allongées ; il est, tant en dessus qu'en dessous, d'un jaune testacé un peu moins clair que dans le nobilis, et il n'y a qu'une étroite bordure noirâtre le long des côtés et de l'extrémité de l'abdomen ; les élytres .sont noires, un peu ternes, et le haut des côtes, qui sont un tant soit peu plus saillantes que dans le sexmaculatus, n'est guère plus luisant; les épipleures et une bordure latérale assez étroite, qui s'élargit en forme de tache étroite à l'angle postérieur externe, puis se rétrécit de nouveau le long du bord apical, une grande tache humérale un peu élargie postérieurement, adhérente à la bordure, au milieu de laquelle, sur l'épaule, on aperçoit une tache noire plus ou moins grande, de forme allongée, quelquefois oblitérée, sont jaunes ; la taclie postérieure du disque est située et échancrée derrière comme dans le sexmaculatus. Commun au Sé- négal. Dans un individu des possessions portugaises sur ce fleuve, trouvé par M. Boccandé, la tache antérieure n'atteint pas la base, par suite de la dilatation de la tache brune sur l'épaule, qui se joint le long de la base au fond noir de l'élytre. J'en ai eu un autre de Parreyss, venant de Nubie, et semblable au type ; dans un indi- vidu d'Abyssinie, auquel se rapporte le rufus de Roth, et qui ne diffère pas autrement, les épisternes postérieurs sont noirs, comme le bord de l'abdomen. DES nRACHYNiDES. 63 27. Br. cafifer Boheman, Ins. CaftV. I. p. 72. Long. 11-12 mill. Je maintiens cette espèce (dont je ne posède qu'un individu) sur l'autorité de Boheman, qui me l'a envoyée ; le dessin des élytres est exactement pareil à celui du connectus, mais la coloration géné- rale est plus rouge, la bordure latérale et apicale de l'abdomen est plus large, et s'étend (comme dans le rufus) jusques sur les épis- ternes postérieurs ; le corselet semble être plus court, et plus élargi dans sa partie antérieure. Il habite la Caffrerie, mais il n'est peut-être qu'une variété locale du connectus. 28. Br. sexmaculatus Dejean, Spec. I. p. .312. Long. 9-11 mill. Si l'on compare cette espèce au crepitans, comme type du genre, on verra que la tète est un peu plus allongée, lisse, à part quelques petits points pilifères près des yeux qui sont plus grands; le Iront est plus plan ; le corselet est un peu plus allongé, moins arrondi sur les côtés, avec les angles de la base un peu plus aigus ; parfai- tement lisse en dessus, à part quelques petites stries le long du bord antérieur ; les élytres sont plus larges, ce qui fait qu'elles sont moins allongées ; les côtés sont un peu plus arrondis postérieure- ment, et l'extrémité est plus largement tronquée ; le dessus est plus convexe ; les intervalles sont relevés en forme de toit et sont assez élevés, mais le sommet en est un peu arrondi ; ils sont finement chagrinés, nullement ponctués, et l'on aperçoit une série de très- petites granules au fond des stries. L'extrémité des palpes est un peu plus tronquée. Les parties rougeâtres dans le crepitans sont plus jaunâtres, quelquefois un peu rembrunies sur les côtés du disque du corselet, les antennes sont entièrement jau- nâtres et les pattes d"un jaune pâle, le bord postérieur du corselet e.st aussi rembruni ainsi que l'écusson ; les élytres sont d'un noir un peu brunâtre et peu luisant, avec une étroite bordure, commençant à l'épaule et les épipleures d'un jaune plus pâle que le corselet, une tache de même couleur, peu étendue derrière l'épaule qu'elle n'atteint point, et qui souvent semble séparée de la bordure, une seconde tache plus petite, arrondie, mais légèrement échancrée postérieurement, sur la partie posté- rieure du disque, et une troisième assez petite, semblant une dila- tion de la bordure dans l'angle postérieur externe, mais elle paraît quelquefois se détacher antérieurement ; en dessous le devant du corps, les deux parties postérieures du sternum et le milieu de l'abdomen sont d'un jaune testacé, mais les côtés du pédoncule, les deux épisterues postérieurs avec leurs épimères, les côtés et l'extré- mité de l'abdomen sont noirs. Quelquefois les taches des élytres s'étendent un peu plus, la première se rapproche un peu plus de l'épaule, et se joint presque derrière à un prol'.»ngenî'.'ni delà tache 64 moxo(;fi.vpiiif. (lu (lis'iuG sui' le sixième intervalle. L'iiabit d de cette espèce s'étend du nord au midi des Indes orientales. 29. Br. abbreviatus Castelnau.Etud. ent. p. 143. Long-. ÎMO mill. Il a tout à fait la forme du sexmaculatiis et il est coloré à peu près de même ; les bords latéraux du corselet sont un peu moins lisses, les côtes des élytres un peu plus saillantes et les sillons qui les séparent sont très-finement pointillés ; les épipleures et une bordure latérale qui s'élargit légèrement vers le milieu, et l'orme à l'angle postérieur une petite tache comme dans le sexmaculatus, sont d'un jaune un peu plus clair que le corselet ; un commence- ment de bande longitudinale, partant de la base sur la cinquième côte qu'elle teint en jaune, s'arrête dès le premier quart ; les épis- ternes postérieurs, les bords latéral et postérieur de l'abdomen d'un brun foncé. Il se trouve à Madagascar, d'où il a été rapporté par Goudot. C'est le Klugi du catalogue de Dejean ; MM. de Harold et Gemminger l'ont placé par erreur dans le genre Pheropsophvs. ;^0. Br. axillaris Chaudoir. Long. 6 1/2-7 mill. Cette espèce ne diffère abs(dumont pas du parvulus par .sa forme et son mode de ponctuation, mais il n'y a jamais de tache sur la partie postérieure du disque et la tache antérieure est beaucoup plus petite et plus indéterminée, il n'y a ordinairement pas de tache à langle posté- rieur, cependant un de mes individus en a une. Quatre individus venant du Cap des Aiguilles et de Natal. Je me serais peut-être décidé à n'y voir qu'une variété du parvulus, si je connaissais dans la série des espèces dont nous venons de nous occuper, depuis r/iea;agframmt3. p. 200 -- Br. vinidus Erich'son Wiegm. Arch. 1843. L p. 213. n° 6. Long. 5-6 1/2 mill. (1 3/4"' -2 l/2"'j. Cette petite espèce que je ne possède pas, au lieu d'avoii', comme les espèces voisines du sexma- cidatus, des élj'tres noires avec trois taches jaunes sur chaque, a les élytres jaunes avec trois taches noires, la première oblongue à l'épaule, la seconde près du milieu et du bord latéral, assez grande et la troisième petite, arrondie, apicale, la suture est aussi noire, mais n'atteint pas l'extrémité. Le reste est comme dans Yelegantu- h<$; Sénégal, Angola. DES BRACIIYNIDES. 67 ESPÈCES D'ASIE. 37. Br. macrocerus Cliaudoir = 5r. lougicornis Moischuisky , Schrenck's Reise. 1860. p. 92. n« 38. = Br. stenoderus Bâtes, Trans. oftheEnt. Soc. of Lond. 1873. p. 305. Long. 7-10. mill. M. Bâtes a déjà expliqué pourquoi le nom proposé par Motschulsky ne saurait être conservé; comme de mon côté, j'avais, il y a longtemps, donné celui de stenoderus à un Pheropsophus , j'ai dû changer le nom imposé par M. Bâtes, et j'ai exprimé par le mot grec l'idée très-juste qu'à eue Motschulsky en le nommant longicornis, car il a effectivement des antennes remarquablement longues et grêles. Il a été d'ailleurs si minutieusement et exactement décrit par ces deux auteurs qu'une troisième description serait superflue. Daourie, province de l'Amour, Japon. 38. Br. limbicollis Chaudoir. Long, fere 9 mill. Il a un peu la forme de Vejaculans = grœcus, mais la tète est un peu plus petite et les yeux sont plus proéminents, le corselet égale à peine la lar- geur de la tête avec les yeux, les côtés sont plus arrondis et l'ex- trémité antérieure plus étroite, le dessus est plus pointillé et plus pubescent; les élytres ne sont pas plus longues, mais un peu plus étroites, moins arrondies sur les côtés; les intervalles sont plutôt arrondis que relevés en côtes, et couverts d'une granulation assez marquée, très-serrée, et d'une forte pubescence, presque aussi dense que dans le scotomedes. Antennes de la longueur de celles de Vejaculans, un peu plus fines. Tète, corselet, sternum, antennes et palpes d'un jaune testacé, bien moins rougeàtre que dans l'e/acu- lans , bords latéraux du corselet noirs, ainsi que les élytres, auxquelles la pubescence donne une teinte grise; les épisternes intermédiaires et postérieurs noirs, les côtés et l'extrémité de l'abdomen légèrement rembrunis ; pattes un peu plus pâles. J'en ai acheté un individu chez M. S. Stevens, comme venant du Deccan. 39. Br. orientalis Chaudoir. Long. 6 2/3 mill. Dans cette espèce les élytres sont d'un noir grisâtre comme dans le limbicollis, et presque aussi pubescentes, mais les côtés du corselet ne sont pas noirs ; tout le dessous du corps est d'un jaune testacé, excepté une étroite bordure noirâtre autour de l'abdomen ; la tête et le cor- selet sont plus rougeàtres. Tête ponctuée, avec le front lisse ; yeux assez gros, col assez épais; corselet plus court, moins longuement sinué avant les angles postérieurs, qui sont moins saillants, moins aigus au sommet, avec les côtés de la base un peu arrondis vers ces 68 MONOGRAPHIE mêmes angles; couvert d'une ponctuation régulière, fine et assez serrée, et très-finement chagriné ; éhjtres comme dans le limhicollis, d'un soupçon plus étroites et plus carrées, avec les intervalles un peu plus convexes, et couverts d'une granulation et d'une pubes- cence semblables; antennes sensiblement plus courtes, pas plus épaisses. Deux individus, du nord de la Chine, m'ont été vendus par M. S. Stevens. 40. Br. luzonicus Chaudoir. Long. G mill. Voisin du précédent, mais plus petit; corselet un peu plus étroit, moins arrondi anté- rieurement, éhjtres plus courtes, fortement rctrécies vers la hase sans que les épaules soient effacées ; la base tronquée carrément ; la surface striée et granulée à peu près de même. La coloration est identique. M. Thoro}^ m'en a envoyé un individu pris par le D"" vSemper à Luçon (Iles Philippines). 41. Br. incomptus Bâtes, Trans. ofthe Ent. Soc. of Lond. 1873. p. 306. Long. 2 1/2 - 3 1/2 '" = 5 4/2 - 7 1/2 mill. Il vient évidem- ment se placer auprès des précédents, dont il a la granulation et la pubescence; les yeux sont beaucoup plus proéminents que dans le crepitans, le corselet est plus en cœur et plus fortement sinué avant la base, dont les angles sont droits; les éhjtres sont un peu élargies en arrière, et striées comme Vorientalis ; il est d'un testacé rougeàtre, les élytres sont d'un bleu noirâtre, les côtés de l'abdo- men rembrunis. Rapporté du Japon (Nagasaki) par M. Lewis. 42. Br. flaviventris Chaudoir. Long. 5-0 1/2 mill. 11 res- semble tout à fait à Vexplodens, la tête et le corselet ont la même forme, mais la première est entièrement ponctuée, et le second est couvert d'une ponctuation plus serrée, les éhjtres sont un peu plus larges, couvertes d'une granulation bien plus seft*ée et d'une pu- bescence plus visible; les intervalles arrondis, plus convexes. D'un jaune assez pâle en dessous et aux pattes, un peu plus rou- geàtre sur la tête, le corselet et aux antennes, qui n'ont point de taches; élytres d'un bleu assez foncé et terne, avec le milieu de la base, de cliaque côté de l'écusson, ainsi que ce dernier, d'un jaune testacé. Quatre individus venant de la côte de Coromandel. 43. Br. vigilans Chaudoir. Long. 7 1/2 mill. Plus grand et sur- tout plus large que le précédent, dont il diffère par la ponctuation encore plus abondante de la tête et du corselet, par la forme un peu élargie antérieurement et plus courte de celui-ci, et par ses élytres plus larges, bien plus densément granulées et plus pubescentes. La coloration est la même, la suture même est jaunâtre. Trouvé par le D"" Bacon dans le nord de l'Hindoustan. IiES BRÀCHYNIDES. 69 44. Br. suturellus Chaudoir. Long. 8 1/2mill. Un peu plus grand que le vigilans, auquel il ressemble tant par la forme que par la coloration; il en diffère par le milieu du front lisse; le corse- let encore plus court, plus élargi devant, plus arrondi sur les côtés, et dont les angles postérieurs sont un peu plus arrondis au sommet et moins saillants; les élytres un peu plus longues, mais tout aussi larges, plus droites sur les côtés, avec les intervalles plus con- vexes. Antennes et pattes plus longues et plus robustes ; bords de l'abdomen rembrunis ; le jaune de la suture des élytres s'élargit vers la base presque jusqu'à la troisième strie, mais il se rétrécit de plus en plus vers l'extrémité. Deux individus trouvés par le capitaine Boys et le D'' Bacon dans le nord de l'Hindoustan. 45. Br. puncticollis Schmidt-Gœbel, Faun. Birm. p. 73. n" 3. Long. 6 1/2 mill. (3'"). Il est évidemment voisin des précédents, et comme le suturellus il a le front lisse, mais l'auteur le compare pour la forme au psophia, qui est bien plus étroit et plus allongé ; d'après la description le corselet, quoique fortement arrondi sur les côtés, est un peu plus long que large, assez fortement rétréci avant la base, dont les angles sont un peu saillants et aigus. Les élijtres sont allongées, un peu ovalaires (ce qui n'est le cas dans aucun des deux précédents), les intervalles sont assez relevés, et, comme dans les espèces indiennes en général, bien plus densément granulées et pubescentes que dans les espèces d'Europe. Il est d'un testacé rou- geàtre, avec les bords de l'abdomen noirâtres ; les élytres sont d'un brun noirâtre avec un léger reflet bleuâtre, la suture est jaune jus- qu'à la troisième strie, mais elle n'atteint pas l'extrémité. Birma- nie. Je ne connais pas cet insecte, qui est certainement différent de ceux que je décris. 46. Br. scutellatus Chaudoir, Long. 3 1/2 mill. Une des plus petites espèces du genre. Ressemble un peu à Vexplodens. Tête un peu plus courte, front lisse, antennes moins allongées ; corselet un peu plus court, plus élargi antérieurement, plus rétréci avant sa base ; élytres bien moins allongées, plus largement tronquées à l'ex- trémité, et un peu rétrécies vers la base; striées de même, avec la pubescence un peu plus visible. D'un testacé sale, les deux premiers articles des antennes, les épisternes postérieurs et l'abdomen bruns, ce dernier un peu rougeâtre vers le milieu, élytres d'un brun fauve, avec une tache carrée indéterminée ferrugineuse ; autour de l'écusson, la région voisine des épaules semble légèrement rou- geâtre ; base des antennes et pattes d'un jaune pâle. Un individu, venant du Deccan, m'a été vendu par M. S. Stevens. 47. Br. modestus Schmidt-Gœbel, Faun. Birm. p. 73, n" 4, 70 MONOGRAPHIE Long. 5 1/4 mill. (2 1/2'"). Je ne connais également pas cette espèce que l'auteur dit se trouver non-seulement en Birmanie, mais même aux environs de Calcutta, ce qui me semble douteux. En le compa- rant à son puncticollis , il lui attribue une tête plus courte, plus large et plus finement ponctuée ; un corselet plun large que la tète, légère- ment arrondi sur les côtés, peu rétréci sur la base, dont les angles sont un peu aigus, avec la surface finement et densément ponctuée ; des éli/tres plus étroites et plus planes, moins élargies en arrière et moins ovalaires, des stries jiresque effacées, des intervalles peu relevés, à l'exception des deux premiers qui le sont un peu plus, densément granulés et pubescents ; sa coloration est d'un jaune testacé, avec les bords de l'abdomen rembrunis, comme dans le puncticollis, et quelquefois deux petites taches foncées sur le vertex ; les élytres sont ternes, d'un brun noirâtre, avec l'écusson et la moitié antérieure de la suture testacés. Aucune des espèces précé- dentes ne peut être rapportée à cette description. 48. Br. cinctellus Chaudoir. Long. 6 3/4 mill. Presque de la taille du bombarda, mais moins allongé dans chacune de ses parties. Corselet un peu plus court, mais ne différant d'ailleurs que par sa ponctuation et sa pubescence plus dense. Élytres moins allongées, s'élargissant un peu vers l'extrémité, où elles sont plus largement obtuses, plus pontuées et bien plus pubescentes, avec les intervalles internes un peu plus arrondis et plus convexes. Tout le devant du corps d'un jaune testacé presque pareil, bout des mandibules et abdomen d'un brun noirâtre, le milieu des deux premiers segments testacés ; une tache brune sur les troisième et quatrième articles des antennes ; élytres d'un noir grisâtre, ternes, avec une suture assez étroite, un peu élargie vers la base, et une bordure latérale de médiocre largeur, ainsi que les éi)ipleures d'un jaune testacé. Originaire du Deccan et acheté chez M. S. Stevens. 49. Br. limbellus Chaudoir. Long. 4 1/2-5 mill. Extrêmement voisin du précédent, mais beaucoup plus petit, à peine un peu plus grand que le scutellatus, mais les antennes sont un peu plus longues et entièrement jaunes; l'abdomen l'est aussi, à l'exception d'une bordure latérale noire étroite; les élytres sont ])lus brunes, et sont de même bordées de jaune sur la suture et le bord externe ; il n'y a pas de différence appréciable dans la conformation des diverses parties, mais l'extrême différence de taille et surtout décoloration de l'abdomen et l'absence de taches sur les antennes ne permettent pas, je crois, de les considérer comme une même espèce. Il est d'ailleurs originaire des mêmes contrées. Deux individus. Note. Le Br. benjtensis Reiche. Ann. de laSoc. Ent. de Franc. 1855. DES BRACHYNIDES. 71 p. 582, n'est point, comme le veut Schaum (Beii. ent. Zeitschr. 1861 . p. 201), une variété du bombarda; j'en possède deux individus que j'ai reçus de M. Reiche lui-même, qui diffèrent de tous les bombarda que je connais, par leur corselet plus étroit, beaucoup plus long, et dont surtout la partie rétrécie postérieure est bien plus allongée ; la forme des élytres est aussi différente, car elles sont visiblement plus étroites antérieurement; les épaules sont moins carrées, plus effacées, le dessus est plus plan; les antennes sont bien plus lon- gues et plus grêles, les pattes sont aussi plus fines et plus longues. Il se rapproche un peu par la forme de Yangustatus, mais il n'a pas les angles aigus du corselet et les épaules totalement effacées de ce dernier. 50. Br. atripennis Chaudoir. Long. 81/2-91/2mill. Cetteespèce se distingue des précédentes, comme les sexmaculatxis et connectus des espèces voisine du lœtiis et de Yarmiger, par l'absence de ponc- tuation et de granulation sur le corselet et les élytres. Elle a un peu la forme du grœcus, mais les élytres sont noires, peu luisantes ; le reste du corps est plus rougeâtre, à l'exception de l'abdomen qui est largement rembruni sur les côtés et l'extrémité, des épisternes postérieurs qui le sont légèrement, et des pattes qui sont d'un jaune plus pâle (flavi). Tète à peu près comme chez le grœcus, moins ponctuée postérieurement. Corselet ne dépassant point la largeur de la tête avec les yeux, un peu plus large dans la Ç que dans le cf , aussi long que large, modérément rétréci avant la base, avec les angles de celle-ci peu saillants, peu aigus ; la rondeur des côtés est un peu plus forte, et la partie arrondie est plus longue aux dépens de la sinuosité postérieure; le dessus est peu convexe, mais descend assez vers les angles antérieurs ; il est presque tout à fait lisse, sur- tout sur le disque. Éhjtres à peu près de la même forme, un peu plus convexes, avec les intervalles tout aussi relevés, mais les côtes sont plus larges, le haut et les versants sont lisses, et il n'y a qu'une légère granulation vers le milieu des sillons. Dans la 9 toute la surface des élytres est chagrinée d'une manière extrêmement fine. Trois individus rapportés du nord de l'Hindoustan (Simlàh) par le capi- taine Boys et le D'' Bacon. ESPÈCES D'AFRIQUE. 51. Br. obtusus ïhunberg {Curabus), Nov. ins. sp. p. 74. (1784) = Br. m ficeps F ahùcius, Sy.st. Eleuth. I. p. 219. n°10; Dejean, Spec. Long. 10 1/2-12 mill. Le nom imposé par Thunberg étant de 16 ans plus ancien que celui de Fabricius, j'ai cru devoir l'adopter 72 MONOGRAPHIE de préférence. Cette espèce, bien connue, se reconnaît facilement à sa tête jaune, tandis que le reste du dessus du corps est d'un noir grisâtre. Il habite les environs de la ville du Cap. 52. Br. longulus Chaudoir. Long. 10-11 l/2mill. Remarquable parla forte pubescence d'un gris jaunâtre qui couvre les élytres et qui est encore plus dense que dans Vobtusus, dont il est d'ailleurs très-différent. La tête et le corselet sont d'un jaune testacé plus clair que dans le fuscipennis, les élytres d'un brun grisâtre, le prosternum et le milieu des deux autres parties du sternum jau- nâtres, le reste du dessous brun ; les antennes, les palpes et les pattes d'un jaune semblable à celui du cor.selet. Tête allongée el rétrécie vers la base comme dans le macrocerus = stenoderus Bâtes, lisse, à part la ponctuation des côtés du vertex près des yeux ; ceux-ci assez proéminents ; corselet plus étroit que la tête avec les yeux, plus long que large, tout à fait semblable quant à la forme à celui de Varmiger, mais plus plan et plutôt rugueux que ponctué, couvert d'une pubescence moins serrée que celle des élytres ; cel- les-ci presque aussi allongées que celles de Vobtusus, un peu moins droites sur les côtés, striées et granulées de même, et encore plus pubescentes. Pattes et antennes tout aussi grêles et aussi longues. Il vient également du Cap de Bonne-Espérance, et j'en ai eu deux individus du Musée impérial de Vienne. 53. Br. fuscipennis Dejean. = AjtJt/MMscflj[)/co/a Dejean. Long. G mill. Le mauvais état de l'exemplaire que Dejean a décrit sous ce dernier nom a seul pu causer la méprise de ce savant entomolo- logiste, qui n'a pas reconnu qu'il ne différait en rien de son fusci- pennis, dont les antennes ne sont pas plus longues que celles du crepitans, ni ne s'épaississent vers l'extrémité ; le reste de la des- cription est exact et suffira à faire reconnaître l'insecte, si l'on ajoute que les élytres sont plus granulées et plus pubescentes. Var : Long. 5 mill. diffère par sa tiille plus petite, ses élytres plus rétrécies vers la base, un peu moins allongées, légèrement bleuâtres, et les troisième et quatrième articles des antennes un peu rembrunis; c'est peut-être une espèce distincte. Le type et la variété se trouvent au Cap de Bonne-Espérance et au Natal, Je pos- sède plusieurs individus de l'un et de l'autre. 54. Br, subcostatus Dejean. Long. 7 1/2-8 mill. Corselet mohiii arrondi sur les côtés, plus sinué et plus rétréci avant la base que dans le crepitans, avec les angles postérieurs très-saillants et trés- aigus ; il ressemble à celui de Varmiger, mais il est un peu plus court ; élytres plus courtes, plus larges, plus arrondies sur les côtés et plus convexes que celles du crepitans, avec des côtes fort sail- DES BRACHYNIDES. 73 lantes, surtout celles impaires; elles ne sont guères plus pubes- centes ; les antennes ne sont point tachetées, le dessous du corps est brun foncé, à l'exception du milieu du métasternum, qui est testacé; les élytres sont bleues, mais un peu plus ternes. Plusieurs individus venant de la colonie du Cap. Je n'en ai point du Natal. 55. Br. oblongus Dejean. Long. 10-12 mill. Cette espèce bien connue habite l'Egypte, la Nubie, le Sennaar et le Sénégal. Les individus de ce dernier pays sont ordinairement un peu plus grands, un peu plus clairs et plus bleus que les autres, mais je n'ai pu dé- couvrir aucune différence spécifique. 56. Br. suturatus Chaudoir. Long. 7 mill. Il se rapproche du bombarda, mais la tête et le corselet sont plus fortement ponctués, (le front est aussi lisse) ; ce dernier est plus plan ; sa base est coupée plus carrément; il est un peu plus court, la ligne médiane forte- ment imprimée; les élytres sont un peu plus élargies en arrière, et leur bord apical est coupé un peu plus obliquement en dedans ; le dessus est plus pubescent, les intervalles sont plus convexes, arrondis. La tête et le corselet sont un peu plus jaunes, les élytres moins bleues, plutôt grisâtres ; la suture jaune se rétrécit moins en arrière et se rapproche plus de l'extrémité ; le dessous du corps est testacé, un peu rembruni le long du bord et de l'extrémité de l'ab- domen. Il fais'^.it partie du premier envoi de M. Raiïray, qui l'a trouvé à Adonah (Abyssinie). ESPECES DU MEXIQUE. 57. Br. mexicanus Dejean = Br. convexus Chaudoir, Bull, des Nat. de Mosc. 1837, III. p. 7. Long. 8-10 mill. Tête pas plus longue que large, très-finement rugueuse à sa base et dans les impressions frontales, quelques points pilifères près des yeux, qui sont assez proéminents, front lisse; corselet de la largeur de la tête avec les yeux, pas plus long que largo, passablement arrondi sur les côtés, profondément sinué et très rétréci avant les angles postérieurs qui sont très saillants et très aigus ; nullement ponctué en dessus, mais entièrement couvert de petites rides très-fines et entremêlées ; assez convexe, avec la ligne médiane et l'impression transversale anté- rieure bien marquées, les côtés de la base assez creux près des bords latéraux qui sont finement, mais distinctement relevés. Élytres larges, d'un cinquième ordinairement plus longues que larges, quoiqu'on rencontre quelquefois des individus où elles sont moins courtes, de forme un peu carrée, très-peu rétrécies vers la A^NALIS £K LA SOC, ENTOH, PE BELGIQUE, T. MX. 10 74 MONOGRAPHIE base où elles sont assez tronquées, épaules carrées, mais largement arrondies au sommet; extrémité tronquée un ])eu obliquement en dedans; angle externe très-arrondi, ainsi que la partie postérieure des côtés ; le dessus passablement convexe, glabre, excepté le long des côtés et de l'extrémité, où l'on aperçoit une légère pubescence ; presque lisses, surtout sur le milieu des intervalles, qui sont plutôt légèrement convexes que relevés en côtes ; les stries mêmes com- plètement effacées. En dessous, le prosternum lisse et glabre ; le reste pointillé et pubescent. Antennes peu fortes, n'atteignant pas la moitié des élytres. Tête, corselet et écusson d'un testacé assez rougeâtre ; élytres généralement bleues, (dans le convexus ver- dâtres) ; prosternum, le milieu des deux autres parties du sternum et du premier segment abdominal et épisternes intermédiaires rougeâtres ; épisternes postérieurs et abdomen noirs ; palpes et les deux premiers articles des antennes testacés, les deux suivants noirs à base testacée ; les autres roux ; pattes d'un jaune testacé un peu moins rouge que le corselet; dans un individu les tibias sont bruns. Commun au Mexique, surtout près d'Orizaba. Dans un individu venant de Matamoros, (Etat de Puebla), le cor- selet est plus étroit, moins arrondi antérieurement, et les élytres se rétrécissent un peu plus vers la base, les intervalles sont un peu plus convexes. 58. Br. cognatus Chaudoir (Dejean. Cat. p. 14). Long. 5 1/2-7 mill. Cet insecte est court et très-convexe ; la tête et le corselet sont très-faiblement rugueux. Le corselet est un peu plus petit propor- tionnellement que dans le mexicanus, moins arrondi sur les côtés, moins fortement sinué derrière, avec les angles postérieurs peu saillants et moins aigus. Les élytres sont proportionnellement plus larges, plus arrondies sur les côtés, surtout dans les femelles, tronquées carrément à l'extrémité, avec l'angle externe l:irgement arrondi, plus bombées, entièrement glabres, avec les intervalles plus relevés en côtes, plus lisses au sommet de celles-ci, et les stries indiquées par des lignes de petits points. Tête et corselet colorés plus ou moins comme dans le mexicanus, écusson et pédon- cule des élytres de la même couleur rouge; élytres bleues ou ver- dàtres ; dessous du corps, pattes et palpes d'un jaune testacé plus ou moins clair ; les trois et demi premiers articles des antennes de la même couleur, le reste plus foncé. Six individus de diverses parties du Mexique. Note. On trouve aussi au Mexique le Br. carinulutus Motschulslcy , Bull, des Nat. deMosc. 1859. II. p. 139, espèce de Californie, dont j'ai plusieurs individus .sous les yeux, et qui ressemble beaucoup au cognatus par .sa forme et la sculpture des élytres, ainsi que par DES BRACHYNIUES. 75 la coloration du dessous, mais le corselet est bien plus rugueux ; les angles postérieurs sont beaucoup plus aigus, les élytres, cari- nulées de même, sont un peu moins convexes, plus ternes et plus foncées; il y a constamment une tache brune sur le quatrième article des antennes. 59. Br. elongatulus Chaudoir. Long. 9 1/2-10 mill. 11 a presque la forme du fumans, et il est coloré à peu près de même, cependant le corselet et la tête sont plus rougeâtres ; la seconde moitié des troisième et quatrième articles des antennes est rembrunie, l'ab- domen, qui est moins rembruni vers les bords latéraux, l'est aussi à l'extrémité; la tête est un peu plus rétrécie derrière les yeux, le vertex un peu plus ponctué et plus ruguleux ; le corselet est plus petit, un peu plus étroit, et outre la ponctuation, la surface en est jfînement rugueuse. Les élytres sont tout aussi allongées, mais les côtés en sont plus parallèles, et les épaules, quoique arrondies au sommet, sont plus carrées et la base est plus tronquée, l'extrémité est tronquée étroitement, mais un peu obliquement; le dessus offre la même pubescence, et les intervalles sont relevés de la même manière, mais le troisième ne l'est pas du tout plus que les autres, et l'espace entre les côtes est moins pointillé. Quatre individus de diverses localités du Mexique. (Terres froides, Mexico, Orizaba, Guanaxuato.) Var : ? brevior. Long. 7 1/2 mill. La tête et le corselet sont moins ruguleux que dans le précédent, et ce dernier n'est point ponctué ; les yeux sont un peu moins saillants ; les élytres sont notablement plus courtes, sans pourtant l'être autant que dans le cognatus ; les intervalles sont relevés de même, mais ils sont moins pointillés sur les côtés ; le fond des stries est ponctué et pubescent; la coloration générale est un peu plus claire, excepté sur l'abdomen qui est d'un rouge un peu brunâtre, et également bordé de brun. J'en ai reçu une paire de M. Salle, venant également du Mexique (Etat d'Oa- xaca) ; il en possède plusieurs autres dans sa collection. 60. Br. azureipennis Chaudoir. Long. 9 1/2-10 mill. Cette jolie espèce, qui est voisine de Velegantulus par sa forme, est facilement reconnaissable à la belle couleur d'un bleu d'azur de ses élytres, à ses palpes, ses antennes (à l'exception du premier article qui est d'un testacé rougeàtre comme la tête, le corselet et les cuisses), ses jambes et ses tarses noirs ; tout le dessous du corps est noir, à l'ex- ception delà tête, du prosternum, du mésosternum et des hanches postérieures; quelquefois le milieu du métasternum est d'un brun rougeàtre. Tête et corselet comme dans Velongatulus, la première plus petite, ce dernier non ponctué, mais fort ruguleux; élytres 76 MONOGMI'HIE aussi allongées, mais moins parallèles, un peu plus rétrécies vers la base, ressemblant plus à celles du fumans, striées et ponctuées à peu près de même ; un peu moins pubescentes. Trois individus venant de Matamoros (Etat de Puebla). Août, bord des rivières, sous les pierres. 61. Br. rhytiderus Cliaudoir. Long. 6-8 mill. II est facile de le confondre avec le geniculatus dont il a à peu près la taille ; mais outre que les élytres offrent sur toute leur surface des poils comme ceux qu'on ne trouve que sur leurs bords dans le yenicidatus, les côtés des intervalles sont légèrement granuleux, le corselet est plus rétréci avant la base, dont les angles sont plus saillants, et toute la surface en est bien plus rugueuse; la coloration est la même, l'ab- domen est roux, bordé de brun, et dans aucun de mes deux indi- vidus il n'y a de tache ni sur les antennes, ni à l'extrémité des cuisses. Mexique (Boucard). 62. Br. consanguineus Chauiloir. Long. 9 mill. L'espèce à laquelle il ressemble le plus est le cephalotes Dejean ; la tête, le cor- selet sont colorés à peu ])rès de même, mais les antennes sont d'un brun foncé, à l'exception des deux premiers articles, qui sont tes- tacés, et des deux suivants qui sont noirs, et l'abdomen est noirâtre, tant en dessus qu'en dessous, excepté vers le milieu de sa base, qui est rougeàtre ; les élytres ont la même teinte noir bleuâtre mat ; la tête est plus large et plus plane, plus ridée près des yeux, et fine- ment ponctuée même sur le front ; les yeux sont plus proéminents ; le corselet est plus court, l'extrémité antérieure est plus large, moins rétrécie, les angles sont encore un peu plus aigus ; le dessus est plus plan, fortement rugueux et pointillé, le rebord latéral notablement plus relevé; les élytres sont pour le moins aussi larges, et ont la même forme un peu carrée et un peu élargie en arrière, le dessus est exactement pareil. La longueur des amennes et des pattes est la même. Un individu, cédé par M. Boucard, et venant de Toluca (Mexique). Cette espèce ne saurait être confondue avec aucune autre. 63. Br. lateralis Dejean. Cette espèce, si commune aux Etats- Unis, étend son habitat jusqu'au Mexique (Terres chaudes, bords de la rivière Tuxtla, Etat de Yera-Cruz) et la Colombie. 64. Br. arboreus C'ievrolat, Col. du Mexiq. ia34, fisc. 2, n"42. Mexique. Quatre individus. Je m'occuperai de celte espèce et de la précédente, en décrivant les Prachinus de l'Amérique du Sud. (Sous le bois pourri aux bords des lagunes, près de Cordova), DES BRACHYNIDES. 77 ESPECES DE L'AMERIQUE MÉRIDIONALE. 65. Br. olidus Reiche, Rev. Zool. Cuv. 1842. p. 374 =Br. œqui- noctialis Gory. Ann. de la Soc. entom. de France. 1833. p. 202 = Br. Lebasi Dejean, Cat. p. 12. J'ai dû donner la préférence au nom donné par M. Reiche, car le nom d'œquinoctialis avait déjà été employé depuis longtemps pour une espèce de Pheropsophus . Long. 9-10 mill. Très-voisin du mexicanus, dont il diffère par ses antennes entièrement ferrugineuses, son corselet plus long, moins arrondi et un peu moins sinué sur les côtés, avec les angles posté- rieurs un peu moins saillants, sesélytres un peu plus allongées, à intervalles un peu plus relevés, et son abdomen tacheté de rouge sur les côtés du milieu des premiers segments. J'en possède quatre individus, dont trois sont les types des auteurs cités. Il habite la Nouvelle-Grenade. 66. Br. fîiscicornis Dejean = bmsiliensis Gory, Ann. de la Soc. ent. de France. 1833. p. 201. Long. 10 1/2-12 mill. Cette espèce, plus grande et plus allongée que le mexicanus et même que le pré- cédent, se reconnaît facilement à ses antennes (à l'exception des deux premiers articles), à ses tibias et à ses tarses noirs. La tête, le corselet, les palpes et la base des antennes sont beaucoup plus rouges j les cuisses le sont un peu moins que ces parties, le dessous du corps, à l'exception du prosternum et des hanches postérieures, ainsi que de tous les trochanters, est brun foncé ; les élytres d'un bleu quelquefois très-foncé ; les antennes sont plus fortes, mais tout aussi longues ; le corselet est moins court que dans le mexicanus, très-arrondi sur les côtés, profondément sinué, avec les angles postérieurs très-saillants et très-aigus ; les élytres sont plus allon- gées et ont les intervalles aussi relevés que chez Volidus. On le ren- contre à Buenos- Ayres, à Corrientes, à Montevideo et dans les Pampas argentins. D'après Gory, il se retrouverait au Brésil. C'est le plus commun de tous les Brachynus argentins, d'après le prof. StrobeletM. Steinheil. 67. Br. pachygaster Perty, Del. anim. p. 6, Taf. I. fîg. 15 = Br. atripes Put^eys, Mém. de la Soc. des Se. de Liège, II. p. 398. Long. 9-10 mill. Il est plus petit que le fuscieomis, dont je le crois spécifiquement distinct. Il n'y a de noir que le troisième et qua- trième article des antennes et les tibias, le reste des antennes et les tarses sont d'un ferrugineux plus ou moins obscur ; le milieu du métasternum est rouge; pour le reste il est coloré à peu près de même, cependant il est moins rouge. Le corselet est moins arrondi 78 MONOGRAPHIE sur les côtés que dans le fuscicomis, mais les angles postérieurs sont tout aussi saillants ; les élytres sont comme dans Volidus, au moins aussi convexes et striées de même. Je possède un type de M. Putzeys et plusieurs individus venant du Brésil (Bescke, Sahlberg fils etc.). M. Salhberg fils m'a envoyé un individu beaucoup plus petit (6 3/4 mill.), plus étroit, dont le corselet est plus allongé, avec les côtés moins arrondis et les angles postérieurs un peu moins sail- lant.*?, et dont les élytres ne sont pas aussi larges ; mais coloré d'ail- leurs de même. 6S. Br. geniculatus Dejean =Br. w«n dente medio prominulo, trigono. Antennœ crassiusculœ, articulis teretibus aggregatis. Palpi crassiores, dense pubescentes, labiales articulo ultimo subse- curiformi, maxillares penultimo brevi, ultimo inflato-ovato, longuisculo. Tfiorax quadrato-subcordatus, planiusculus, crebre punctulatus. Elytra haud costata, granulata denseque pubescentia. 1. St. aulicus Dojean (Bvachinus). Long 7-7 1/2 mill. D'un jaune pâle, avec une tache d'un noir grisâtre en forme de croix, qui, sur la suture, n'atteint pas la base, et se dilate fortement à l'extrémité le long du bord postérieur, ses branches latérales n'atteignent pas ItKS IIHACIIVMDKS. 8H les bords, et s'arrêtent à la huitième strie^ se dilatant à leur extré- mité seulement en arrière ; il y a de plus une petite tache, de même couleur, à la base des troisième et quatrième intervalles. Tète courte, arrondie, assez large, peu rétrêcie à sa base, peu convexe, entièrement ponctuée et pubescente ; corselet aussi large que la tête avec les yeux, un peu moins long que large, modérément rétréci dans sa moitié postérieure, un peu arrondi sur la partie antérieure des côtés, qui sont longuement, mais modérément sinués en arrière et forment avec la base un angle droit, nullement saillant, dont le sommet n'est pas arrondi, celle-ci coupée carrément; le dessus plan, couvert dune ponctuation serrée et assez iorte, et d'une pubescence bien visible; la ligne médiane bien imprimée, les cotés un peu aplanis et assez relevés ; de chaque côté de la base une excavation assez sensible. Élytres environ trois fois pluslirges que le corselet, de fort peu plus longues que larges, très-peu rétrécies vers la base, avec les épaules assez carrées, mais très-arrondies au sommet; les côtés assez arrondis, surtout postérieurement, l'extrémité largement tronquée et coupée carrément: le dessus peu convexe, entièrement couvert d'une assez forte granulation très-serrée, et d'une pubescence très-visible; faiblement striées avec les intervalles à peu près plans. Épisternes lisses, le reste du dessous plus ou moins ponctué, l'abdomen surtout, qui est pubescent. Antennes épaisses, n'atteignant pas la moitié des élytres, avec les deux premiers articles et la première moitié du troisième d'un jaune pâle, le reste d'un brun clair, ainsi que l'extrémité des mandibules. Huit individus de diverses parties du Sénégal. 2. St. quadrîmaculatus Dejean. Long. 9-10 1/2 mill. Plus allongé que VauHcus, mais moins que Vequestris. Tète et corselet ponctués comme dans Vmdicus, mais tous deux plus allongés ; ce dernier a la partie rétrêcie plus longue; le dessus moins plan, nullement aplani sur les côtés, et le bord latéral finement relevé; la ligne médiane moins profonde. Élytres un peu moins courtes, un peu plus rétrécies vers la base et moins arrondies sur les côtés, le dessus comme dans ^au^^cMs. Coloré comme le précédent; sur les élytres une tache ovale à l'épaule, et une seconde arrondie près des côtés à quelque distance de l'angle postérieur, toutes deux adhérentes à la bordure marginale qui ne dépasse pas la seconde tache et se prolonge sur la base seulement jusqu'au pédoncule ; taches et bordure d'un jaune pâle; il y a quelquefois, comme dans Vequestris, une petite tache brune sur le milieu de chaque côté du disque, et une ombre, également brune, sur les côtés du milieu de la base de l'abdomen, derrière les hanches A.>X\LES Dt LA 50C. EMOM. PK BELGIQUE, T. XIX. 42 y>U MONOCKM'IIIK postérieures; les antennes sont d'un brun roussàtre, avec les articles de la base plus clairs ; l'extrémité et le tranchant des mandibules en dedans bruns. Six individus des mêmes localités. 3. St. equestris Dejean. Long. 9-10 mill. Il ressemble beaucoup au quadrhnaculaius et n'en diffère que par ses élytres plus allon- gées, un peu plus parallèles; par la bordure latérale qui se pro- longe jusqu'à l'angle postérieur externe, par la tache humérale plus allongée, se prolongeant sans se rétrécir près de la base, s'élargissant davantage vers la suttire en arrière, et dentelée à son bord postérieur; et par la tache postérieure qui s'étend jusqu'à la deuxième strie, tandis que, dans le qiiadrimaculatxis, elle ne dépasse guère la quatrième ; le reste est comme dans cette espèce. Commun au Sénégal, il se retrouve dans le Kordofan. 4. St. cribricollis Chaudoir. Long. 9 1/2 mill. Trois individus pris par M. Boccandé dans les possessions portugaises sur le Sénégal sont pareils à Vequestris, et offrent le même dessin, la même granulation de la tête et du corselet, la même pubescence et une coloration identique, mais le corselet est positivement plus court, la partie postérieure rétrécie est moins allongée, la base est coupée moins carrément, et le dessus est moins convexe ; les élytres sont plus étroites et plus parallèles, la tache humérale est un peu plus courte, et celle postérieure ne s'avance vers la suture que jusqu'à la troisième strie ; les stries sont un peu mar- quées. Par conséquent sa forme le rapproche davantage du paral- lelus, qui est autrement ponctué sur la tête et le corselet. 5. St. parallelus Chaudoir (Brachinus), Bull, des Natur. de Mosc. 1843. p. 713. Long. 9-10 mill. En décrivant cette espèce, je n'ai pas relevé le caractère qui la caractérise le plus nettement, « c'est la finesse de la ponctuation qui couvre la tête et le corselet, comparée à celle des espèces précédentes. Tête et corselet plus courts que dans Vequeslris, ce dernier est moins long que large, la partie postérieure est plus courte et moins étroite; la base est coupée moins cariément, et en général sa forme est comme celle du cri- bricollis, mais la ponctuation est très-fme, très-serrée. Élytres assez allongées, parallèles, offrant la même granulation et la même pu- bescence ; le dessin est presque le même que dans le cribricollis, seulement la taclie postérieure ressemble plutôt à une bande trans- versale, qui n'atteint pas la suture; est assez dentelée antérieu- rement, et dont le bord postérieur n'est pas nettement défini, car entre la bande et le bord postérieur, on a))erçoit de petites lignes jaunâtres. Cinq individus venant du Kordofan. Var? Br. undulatus Chaudoir, ib. p. 712, est ponctuée sur la tête ut:s i!U.u;»YM[)Es. 1)1 et le corselet exactement comme le type, mais le corselet est plus étroit et la tache humérale est plus grande (comme dans Veques- tris); les élytres sont encore un peu plus étroites, mais je crois qu'il vaut mieux ne le considérer que comme une variété locale du parallelus. Trois individus venant du Sénégal. L'un d'eux figurait sous le nom de Boccandei dans la collection Dejean. 6. St. exilis Laferté {Brachinus) Rev. et Mag. de Zool. 1850. Long. 5 1/2 mill. Beaucoup plus petit que les précédents, il est coloré à peu près de même, et tacheté sur les élytres presque comme le qiiadrimaculatus, mais la couleur du fond est plus brune, moins obscure, la tache humérale est plus étroite et ne dépasse pas la cinquième strie, et les bords de la bordure et des taches sont moins nettement définis; les antennes sont roussâtres, le premier article d'un jaune pâle, les trois suivants plus foncés que les derniers. Tête et corselet de la même forme que dans le quadrimaculatus ; la première ponctuée de même, le second cou- vert 'd'une ponctuation plus profonde. Élytres plus étroites, moins densément pubescentes, plus granuleuses. Trois individus pris par M. Boccandé dans les possessions portugaises sur le Sénégal. 7. St. ludicrus Erichson (Brachinus), Wiegm. Arch. 1843. L p. 212. Je ne connais pas cet insecte, mais il appartient évidemment à ce genre d'après la description que je reproduis : Opacus, testa- ceus, elytris substriatis, nigris, maculis duabus basalibus, apiceque sinuate flavis. Long. 3'". AflSnis Br. lœto Dej.... dense pubescens. Antennae crassiusculae, articulis tertio et quarto medio fuscescen- tibus. Thorax subcordatus, elytra.... maculis tribus magnis flavis, primis duabus basalibus oblongis, tertia biloba, totum apicem occupante. Pedes flavi. 8. St. rufîceps Chaudoir. Long. 6 mill. Tète plus fortement ponctuée que dans Vexilis, un peu plus forte; corselet un peu moins rétréci dans sa partie postérieure, conformé d'ailleurs de même, encore plus ponctué et plus rugueux; un peu plus plan ; ébjtres un peu plus larges, en rectangle d'un quart plus long que large, à angles arrondis; le dessus plus plan, sans stries visibles, et avec des intervalles complètement plans, antennes aussi courtes que dans Vexilis. Tête, corselet et prosternum d'un testacé assez rouge, élytres d'un noir grisâtre opaque; reste du sternum et pattes d'un testacé plus clair, abdomen et antennes d'un brun roussâtre, les troisième et quatrième articles de celles-ci noirs, les deux premiers et les palpes rouges. Un individu venant de la côte de Coromandel. 02 MriNOCHAIMIIK 9. st. Batesi Chaudoir = Crepidognster bicolor. Bâtes, Geod. of. Jap., in Trans. of the Entom. Soc. of London 1873. p. 307. Ce n'est pas, comme M. Bâtes l'a cru, le Brach. bicolor Boheman, mais une espèce distincte, qui en diffère par .sa tête entièrement noire en dessus, les épisternes intermédiaires et postérieurs noirs, l'ab- domen d'un brun foncé, excepté l'anus qui est jaunâtre, et les an- tennes rousses, à l'exception du premier article qui est d'un jaune clair. Il habite le Japon et ne fait pas partie du genre Crepidog aster. 10. St. dichrous Chaudoir = Brachinus bicolor Boheman. Freg. Eugen. Res. Ent. Bidr. p. 3. Il ressemble beaucoup au ruficeps, mais il en diffère par la tête qui est noire, à l'exception de l'épi- stome et du labre qui sont bruns, parla ponctuation moins serréeet moins forte de la tête et du corselet, qui est plus étroit, dont la partie postérieure est plus rétrécie, le rebord latéral plus étroit, très-fin, et la couleur d'un jaune pâle; les élytres .sont propor- tionnellement un peu plus petites, granulées de même, mais les stries sont plus visibles, ce qui fait paraître les intervalles moins plans. Tout le dessous du corps est d'un jaune testacé, l'abdomen seul est très-faiblement rembruni; les antennes sont rousses, les deux premiers articles plus clairs, les deux suivants noirâtres ; les pattes d'un jaune aussi clair que le dessous du corps. De même que l'insecte décrit par Boheman, mon individu vient de Hongkong. 11. St. fusciceps Schmidt-Goebel. Faun. birm. p. 73. n° 5. Long. 2 1/4'" = 5 mill. Il ne saurait, quoique je ne connaisse cet insecte que par la description, y avoir de doute qu'il ne soit très-voisin du dichrous = bicolor Boheman ; mais il semble que le corselet est plus ponctué, un peu plus allongé, un peu moins rétréci postérieurement. Cependant, malgré la différence d'habitat, il ne serait pas impossible que ce ne fût le même insecte. Schmidt- Goebel l'a décrit comme venant de Birmanie ; il diffère du ruficeps par la couleur de la tête, et la longueur du corselet. CREPIDOGASTER. Boheman. Ins. Caffr. I. p. 08. Aptimis De Jean. Crepidostoma Motsciiuisky, Etud. entom. 1862. p. 54. Ligula subcornea, brevis, lata, apice truncata, longius bisetosa et ciliata; j)araglossœ membranaceae, subangustae, ligula satis longiores, subacute rotundatse et pilosulce. DES RHACHYXIDES. Oi) Palpl dense pubescentes, crassi, breviores; maxillares articule penultimo brevis valde conico, basi valde attenuato ; ultimo prgecedente plus duplo longiore, valde inflato-ovato, apice obtusiusculo, vel suboblique truncato, interdum subcom- presso; labiales penultimo subconico, oblique truncato, ultimo longiore, maximo, valde inflato-securiformi, apice valde oblique truncato. \fentum pellucidum, breviusculum, perparum arcuatim emargi- natum, medio triangulariter obsolète producto; lobis valde divergentibus, brevissimis, latis. Lahrum brevissimum, subemarginatum, supra granulatum. Antennœ dimidium corporis sequantes, interdum breviores (in humerato), totse dense pubescentes, ut in Styphromeris, articule tertio sequente vix longiore. Pedes ut in Styphromeris ; tarsi antici maris articulis tum duobus (in picipenne), tum tribus (in costato et infuscato) dilatatis, subtus dense papillosis, brevibus. Episterna postica aut brevissima, transvers i, aut latitudine lon- giora(in picipenne), trigona. Caput basi haud attenuatum, f/iorax cordatus, interdum ovatus ; elytra que breviora, plerumque anterius attenuata, apice valde oblique intus truncata, cum capite et thorace dense granulato- cribrata, pubescentia. Habitus Aptinorum. Ce genre est extrêmement distinct tant par sa forme que par ses caractères, qui diffèrent en tant de points de ceux des Aptinus et des Brachynus; il se rapproche un peu plus des premiers par sa forme et par ses épisternes courts, mais ses énormes palpes le font reconnaître aisément. Quant au caractère que Boheman a cru trouver dans la conformation de l'abdomen, et qui lui a fait donner ce nom au genre, il est illusoire, car l'abdomen n'est pas autrement rebordé que dans les Brachynides en général, ce que Boheman n'avait sans doute pas remarqué. 1. Cr. bimaculatus Boheman, Ins. Caffr. 1. p. 69. n» 71. Long. 7 mill. Je ne connais pas cette espèce qui se distingue de toutes celles de ma collection par le dessin des élytres qui sont noirâtres {nigrofuscà), avec la base, dilatée sur la suture, les épi- pleures et une grande tache arrondie, située près de l'extrémité, mais plus rapprochée du bord latéral, d'un jaune testacé, comme presque tout le reste du corps, à l'exception du dessus de l'ab- domen et de bandes transversales sur les segments inférieurs qui sont bruns. Tout le dessus est densément et fortement ponctué et granulé ; la forme du corselet et des élytres semble être comme 94 MONOGRAPHIE dans le costatus; le disque des élj'tres est légèrement sillonné. Caffrerie intérieure. 2. Cr. picipennis Cliaudoir. Long. 7 1/2 mill. Ressemble beaucoup au costatus, dont il diffère par sa taille supérieure, ses yeux plus plans, son corselet moins arrondi sur le devant des côtés, un peu moins sinué derrière, avec le sommet des angles de la base légèrement arrondi, les bords latéraux moins relevés, surtout postérieurement; ses éhjtres moins courtes, peu arrondies sur les côtés, avec des côtes moins élevées que les impaires du costatus et égales entre elles. D'un jaune testacé plus pâle ; éiytres, avec les épipleures entièrement bruns ; dessus de l'abdomen et anus également bruns. Un individu pris par Drége au Cap de Bonne-Espérance. 3. Cr. costatus Dejean (AptinusJ. Long. 5-6 mill. Dejean décrit la tête et le corselet comme très-légèrement rugueux; il aurait dû dire que l'une et l'autre sont couverts d'une ponc- tuation extrêmement serrée, composée de très-petits points assez profonds, produisant une rugosité assez forte, et qui est propre aux espèces de ce genre. Tête assez grosse, assez plane, très-peu rétrécie vers sa base; yeux assez grands, modérément saillants. Corselet pas plus large que la tête avec les yeux, plus long que large, très-ré tréci postérieurement, la partie rétrécie allongée et n'ayant guère à la base que la moitié environ de la lirgeur antérieure ; bord antérieur échancré en arc de cercle, avec les angles subaigus, nullement arrondis; la moitié antérieure des côtés assez arrondie, la moitié postérieure longuement et assez notablement sinuée ; angles postérieurs droits, nullement saillants, presque pas arrondis au sommet; le dessus peu convexe, la ligne médiane très-fine, les côtés de la base creux dans toute la partie rétrécie, avec les bords latéraux assez relevés le long de l'exca- vation, et très-finement dans leur partie antérieure. Éiytres deux fois et demie plus larges que le corselet près de leur extrémité, qui forme un assez fort angle rentrant, très-rétrécies vers la base, dont les épaules sont fort peu prononcées et arrondies, ainsi que les côtés; elles ne sont pas bien plus longues que larges, et laissent l'abdomen assez à découvert; le dessus est assez plan, la suture est plane, ainsi que le deuxième intervalle ; les intervalles 3-7 sont relevés en carènes tranchantes, dont trois sont plus élevées que les deux intermédiaires, et dont aucune n'atteint l'extrémité; toute la surface, à l'exception du sommet des carènes, couverte d'une forte granulation et d'une légère pubescence. Tout le des- sous ponctué et pubescent, l'abdomen plus fortement. Entièrement DKS (îltACHYMMF.S. 9o d'un jaune pâle, excepté les èlytres qui sont d'un brun assez clair, avec les bords latéraux et les épipleures jaunâtres ; l'abdomen est quelquefois un peu roussâtre. Outre le type de la collection Dejean, j'en possède un qui m'a été envoyé par M. Buquet, comme venant du Cap des Aiguilles, plus petit et plus clair que le type, qui a été pris par Goudot au Cap de Bonne-Espérance. 4. Cr. infuscatus Dejean (Aptmns); Boheman, Ins. Caffr. 1. p. 70. N° 72. Long. 4 3/4-5 3/4 mill. Cette espèce se distingue facilement du costatus par l'absence de côtes sur les élytres, qui sont seulement finement striées, avec les intervalles fort peu convexes ; les antennes sont plus courtes, le corselet, éga- lement plus long que large, est moins arrondi et moins sinué sur les côtés du dessus de la base; le dessus, ainsi que la tête, est ponctué à peu près de même. La coloration est la même, excepté les élytres qui sont de la couleur du devant du corps, avec une ombre brune qui couvre toute la partie postérieure du disque, sans atteindre l'extrémité, ni le bord apical. Le dessus de l'abdomen, ainsi que ses côtés et l'anus sont bruns, et la cou- leur brune s'étend quelquefois sur presque tout labdomen. Le type de Dejean vient du Cap de Bonne-Espérance, et Bolieman m'a envoyé un de ceux qu'il a rapportés avec raison à cette espèce, et qui viennent de l'intérieur de la Caffrerie. 5. Cr. nonstriatus Chaudoir. Long. 4 mill. Plus petit que les précédents, mais se rapprochant le plus de V infuscatus , dont il diffère par son corselet à peine aussi long que large, et dont notamment la partie rétrécie est moins allongée; quant à la ponctuation de la tête et du corselet, à la rondeur et à la sinuosité des côtés de ce dernier, et aux ondulations de sa surface, elles sont comme dans cette espèce ; les élytres sont plus petites, moins arrondies sur les côtés, très-densément et profondément ponctuées, mais sans le plus léger vestige de strie, ni d'élévation des inter- valles. 11 est en dessus d'un jaune brunâtre, beaucoup moins clair que dans les espèces précédentes; les élytres sont brunâtres, avec une assez large suture et une grande tache située dans l'angle postérieur externe jaunâtres, mais ces deux nuances se fondent insensiblement l'une dans l'autre, cependant il est évident que par le dessin des élytres, cette espèce se rapproche du bimaculatus; l'abdomen est d'un brun sale, tant en dessus qu'en dessous; cuisses pâles, antennes, palpes, jambes et tarses roux-clair. Un individu assez mal conservé m'a été donné par M. Steinheil, venant du Cap de Bonne-Espérance. 06 MONOCIIAI'IIIK t>. Cr. humeratus Chaudoir. Long. 5 12 luill. Sa Ibrnie générale est jjIus élargie que celle des esjjèces précédentes; il diffère de l'infiiscatus par sa tête et son corselet d'un rouge bru- nâtre, plus foncé que dans le nonsirialus ; ses éljtres et son ab- domen entièrement noirs ; le rebord latéral du corselet et son rebord inférieur jusqu'à la suture des épisternes, noirâtres, ses antennes rousses avec les deux premiers articles plus clairs, sternum et pattes comme dans Yinfuscatus. Tète plus large; un peu plus lisse sur l'épistome et le milieu du devant du front. Corselet un peu plus fortement ponctué en dessus; angles anté- rieurs légèrement arrondis au sommet, côtés plus arrondis en avant, plus sinués en arrière, base un peu arrondie, sommet des angles postérieurs aussi un peu arrondi; rebord latéral plus relevé, surtout près des angles de la base. Élytres plus larges, moins rétrécies vers la base, qui est plus profondément échancrée, de sorte que les épaules se projettent en avant, en formant un angle subaigu, arrondi au sommet; pas plus longues que larges, plus arrondies sur les côtés; l'extrémité forme de même un angle rentrant, mais l'angle suturai est arrondi ; le dessus e.st bien moins densément ponctué ; il n'y a de perceptible que les cinq premières stries, et encore le sont-elles à peine; les points ocellés le long du bord latéral et près de l'angle postérieur externe plus gros; antennes sensiblement plus courtes, articles intermédiaires en ovale très-court, presque lenticulaires, M. S. Ste- vens m'en a vendu un individu, comme venant de la côte de Malabar. 7. Cr. ovicollis Chaudoir. Long. 4 3/4 mill. Il diffère de tous les précédents par la forme de son corselet, qui est en ovale im peu plus long que large, et se rétrécissant assez sensiblement vers la base; l'extrémité antérieure est tronquée, à peine échan- crée, avec les angles nullement avancés, et arrondis au sommet ; les côtés sont légèrement arrondis, un peu plus antérieurement, nullement sinués postérieurement, avec les angles de la b;ise arrondis, ainsi que celle-ci ; le dessus de la tête et du corselet est encore plus densément ponctué et chagriné ; il n'y a aucune excavation sur les côtés de la base de ce dernier, le rebord latéral est étroit, mais bien relevé, égal sur toute sa longueur. Élytres formant un ovale régulier, sans épaules saillantes, et avec un fort angle rentrant à l'extrémité, environ du double plus larges que le corselet, de moitié i)lus longues que larges, nullement échancrées à la base, assez planes, finement et densément granulées, assez pubescentes ; les stries internes légèrement marquées, mais seule- ment sur la moitié postérieure de l'élytre, les autres effacées. An- DES IUiA(,llYNIIli:S. 97 tennes à peu près comme chez le précédent. Tout le corp's d'un brun un peu plus obscur sur les élytres et l'abdomen que sur la tête et le corselet ; le devant de la tête, l'épistome, le labre, la bouche, les palpes et les deux premiers articles des antennes d'un brun très-clair; le reste des antennes roux, avec les troisième et quatrième articles rembrunis. Pattes jaune pâle, avec un anneau près de l'extrémité des cuisses, et le côté externe des jambes noirâ- tres; tarses roux. Un individu du pays des Zoulous m'a été vendu par M. S. Stevens. 8. Cr. rvifescens Moisdmhky (Crepidostoma), Eiiià. ent. 1862, p. 54. Long 4 - 9 mill. Espèce qui m'est inconnue, et bien plus grande que toutes les précédentes dont elle différerait, d'après la description, par le sixième intervalle des élytres fortement relevé en carène tranchante; les autres seraient lisses, très-étroits, sé- parés par de larges stries rugueuses, avec une double rangée de petits poils. Tète ei corselet ivès-àensèmeni ponctués; la première allongée, insensiblement rétrécie en arrière, le second étroit, cor- diforme, avec les côtés aplanis. Forme générale comme dans le cos- tatn,s. D'un rouge brunâtre opaque, avec la tête, la suture et les côtés des élytres, les antennes, les palpes et les pattes d'un testacé rougeâtre. Egalement originaire du Cap de Bonne-Espérance. (Ecklon ?). MASTAX. Fischer, Entom.ross. III. 111 ; Schmidt-Gœbel, Faun. Birm. p. 68. Brachinus Fabricius, Dejean, Stéven. Quoique établi depuis longtemps par Fischer de Waldheim, ce genre n'a été dûment caractérisé que par Schmidt-Gœbel. Ligula cornea, angusta, truncata, bisetosa; paraglossœ membrana- cese, amplse, eamdem multum superantes, intus parallelse, extus rotundatae, ciliata^. Palpi médiocres, dense pilosuli ; maxillares articulo penultimo brevi, ultime ut in labialibus, subinflato-ovato, apice subu- lato. Mentiim sat profunde emarginatum, dente medio basi lato, apice acuto; média basi profunde excavata, fovea circum ciliata; lobis antice acutis. Lahrum brève, antice subemarginatum, angulis subprominulis, A.NNALES DE I.ASOC. ENTOM. DE BEI.CIQrE, T. XIX. 13 98 MONOCHMMIIF. supra convexiusculum, lœve, medio antico transversim im- presso. Antennœ pilosulse, articulo tertio modice elongato. Pedes dense pilosuli ; tarsi antici maris articulis duohus primis dila- tatis, subtus biseriatim lamellato-papillosis. Episterna postica angustissima, valde elongata. Elytra in M. thermarum apice recte, in caeteris oblique intus trun- cata. Cœtera ut in Brachynis. Toutes les espèces n'ont pas, comme l'a cru Schmidt-Gœbel, sur le milieu du corselet un profond sillon, bordé de deux côtes longi- tudinales; la présence ou l'absence de ce caractère peut servir à établir des sections. TABLEAU SYNOPTIQUE. Thorax sulco medio profundo, utrinque carinato. Elytra costis obsoletis. M. thermarum, pulchellus, elegantulus, striaticeps, mœstiis, oniatus. Elytra costata. M. ornatellus, Parreijssi. Thorax medio lineatus. M. histrio, pœcihis. 1. M. thermarum Stéven, Mém. delà Soc. des Nat. de Mosc. I. p. 160. T. X. lig. 7; Dejean, Spec. Long. G mill. Il est sujet à va- rier, quant à la coloration, suivant les localités; ainsi, dans le type, les antennes et les cuisses sont rouges ; la tête est noire, à l'excep- tion du col, qui est rouge comme le corselet, le jaune de la base s'étend presque jusqu'au bord latéral, formant presqu'une bande transversale, et la partie antérieure des épipleures est de môme couleur. Dans plusieurs individus venant de la Sibérie méridio- nale, les uns de Semipalatinsk (Kindermann), les autres du Lac Saïsan (Gebler), les antennes ont des taches noirâtres sur les troi- sième et quatrième articles, les cuisses sont rembrunies vers l'ex- trémité ; la suture jaune se dilate fort peu à la base, et le devant des épipleures est noir comme le reste; enfin dans le ruficeps INIot- schulsky, des environs d'Astrabad (Karélin), la tête est entière- ment rouge, ainsi que les antennes et les cuisses; la bande basale jaune occupe tout l'espace compris entre la base et la tache blanche antérieure, et teint en jaune paie le devant des épipleures, mais IlES r.H.VCHYMDKS. 99 comme il n'y a aucune différence de forme ni de ponctuation, on ne peut considérer ces variations que comme constituant des va- riétés locales. Le type se rencontre dans le Caucase et dans les pro- vinces méridionales de la Russie d'Europe ; je n'en ai pas vu venant de Crimée. Il se trouve également dans la Sibérie orientale (^Irkoutsk). 2. M. pulchellus Dejean. Long. 3-3 1/2 mill. Dejean, dans sa description, ne parle point des trois lignes ou côtes à peine élevées, mais lisses, qui se détachent sur le fond velouté des élytres. Il ha- bite les Indes orientales, mais j'en ai deux individus venant de Chine (Hongkong), qui ne diffèrent en rien du type de Dejean. 3. M. elegantulus Schmidt-Gœbel, Faun. Birm., p. 69., T. II, fig. 1. Long. 4 mill. Ne connaissant aucune des trois espèces dé- crites par Schmidt-Gœbel, je renvoie aux descriptions détaillées et aux excellentes figures que l'auteur en a données ; Yelega^itulus est voisin du pulchellus, mais le dessin des élytres est différent. Birmanie (Helfer). 4. M. striaticeps Chaudoir. Long. 2 1/2 mill. C'est le plus petit Brachynide connu jusqu'à présent, car il est encore inférieur pour la taille au M. Parreyssi. Le dessin des élytres est presque comme dans le pulchellus, mais la tache postérieure, voisine de l'angle api- cal interne, manque. Tête plus courte, entièrement couverte en dessus de fortes stries régulières, dont celle du milieu du front est la plus profonde ; le milieu seul du vertex est lisse. Corselet bien moins allongé, pas plus long que large, rétréci de même avant la base, avec les angles postérieurs saillants et assez aigus ; bord an- térieur nullement échancré ; angles antérieurs arrondis au sommet, n'avançant nullement, côtés fort peu arrondis antérieurement, for- tement sinués postérieurement; le dessus convexe lisse, avec des rides longitudinales le longdu bord antérieur, et une petite excava- tion, de chaque côté de la base, rugueuse ; ligne médiane très-fine, mais devenant profonde et s'élargissant postérieurement ; de cha- que côté de cette ligne, une autre très-fine un peu élevée et légère- ment arquée, de manière que leurs extrémités sont un peu plus rapprochées l'une de l'autre que leur milieu; à côté de ces lignes, en dehors, une couple de fines rides longitudinales; le rebord la- téral très-fin. Forme des élytres comme dans le pulchellus-, les trois côtes lisses sur chacune se retrouvent, mais elles sont plus larges, ce qui fait que les intervalles veloutés qui les séparent sont bien plus étroits, la première semble par places se réunir à l'intervalle suturai, formant ainsi de chaque côté de la suture trois à quatre 100 MONCKJRAI'HIK taches veloutées. Tête brime, avec la base et le bord antérieur rou- geâtres ; antennes noirâtres, avec les 3 premiers articles et la base du quatrième testacés; corselet d'un testacé rougeàtre, plus clair; élytres d'un noir verddtre, avec une assez large suture jaunâtre, l'anneau humerai et la tache postérieure externe comme dans le ■pulchcllus. Dessous du corps à peu près semblable. Un individu, venant du Deccan, m'a été vendu par M. S. Stevens. 5. M. mœstus Schmidt-Gœbel, Faun. Birm. p. 70, T. II fig, 3. Cette espèce et la suivante, toutes deux plus petites que lepulchelliis, s'en distinguent par leur tète lisse et le corselet noir ; elles diffèrent entre elles par les côtés du disque striés dans le mœstus, et lisses dans Vornatus, outre quelques différences dans la sculpture et le dessin des élytres. Birmanie. 6. M. ornatus Schmidt-Gœbel, ibid. p. 70, n° 3. Un peu plus petit que le précédent, quoique pas autant que le striaticeps, l'an- neau humerai projette un rameau en arrière vers le milieu, et les taches postérieures internes se réunissent sur la suture ; la suture, et à côté d'elle, une côte large qui n'atteint ni la base ni l'extrémité, sont lisses et luisantes ; la ligne médiane du corselet, profonde d'un bouta l'autre dans le mœstus, est presque effacée vers le milieu dans celui-ci. Même patrie. 7. M. ornatellus. Boheman, Ins. Caffr. I, p. 74 Long 3 1/2 mill. Plus grand que le Parreyssi, dont il diffère par le corselet plus al- longé, lisse sur les côtés du disque, avec le sillon du milieu plus large, plus profond, et bordé de chaque côté d'une côte élevée as- sez haute, le long de laquelle on voit extérieurement une ligne im- primée et une couple de petites rides ; par les élytres plus larges, plus carrées, pas plus longues que larges, avec des intervalles plus relevés en côtes, plus lisses, séparés par des sillons nullement gra- nulés, mais très-finement chagrinés; la tête est d'un rouge plus obscur que le corselet, qui est plus rouge et plus luisant que dans le Parreyssi; les élytres, qui ne sont pas pubescentes, sont aussi moins ternes, avec les côtes un peu luisantes; la tache fauve scu- tellaire est coupée en deux par la suture, les deux taches latérales sont à peu près pareilles ; le dessous du corps, excepté le proster- num, brun; les pattes et les antennes colorées de même, mais celles-ci deviennent brunes à partir du troisième article, et les pal- pes sont rembrunis vers le bout. Boheman m'a envové un de ses tj'-pes, venant des montagnes de l'intérieur de la Caffrerie. 8. M. Parreyssi Chaudoir, Bull. desNat. de Mosc. 1850. 1. p. 84. Je renvoie à la description détaillée que j'ai donnée de cette espèce, qui vient de la Haute-Egypte (île de Phile). M. Tournier DES BRACHYNIDES. 101 l'a décrite une seconde fois sous le même nom (Ann. de la Soc. Ent. de France, 1867. p. 561.), comme venant d'Algérie (Sétif). 9. M. histrio Fabricius, Syst. Eleuth. I. p. 219. n° 9. Long. 4mill. A la première vue, il ressemble un peu au thermanim, mais il est plus petit. Sa forme et sa coloration s'en rapprochent beaucoup. La tête, ponctuée postérieurement, est lisse dans sa partie anté- rieure ; le corselet offre les mêmes proportions, il est seulement un peu plus arrondi près des angles antérieurs, et encore plus rétréci avant sa base ; le dessus est convexe, entièrement et assez forte- ment ponctué, rugueux le long de la base; mais la ligne médiane est très-fine, un peu plus imprimée postérieurement, et ne forme point de sillon bordé de côtes élevées, comme c'est plus ou moins le cas dans tous les précédents. Les élytres sont plus courtes, cepen- dant un peu plus longues que larges, coupées assez obliquement et formant un angle assez rentrant à l'extrémité ; le dessus est à peine pubescent; il n'y a que de très-petits poils isolés, répandus sur la surface ; les stries ne sont guères plus distinctes. Tête et corselet d'un testacé plus rougeàtre et surtout plus luisant ; il n'y a que la partie antérieure lisse de la première qui soit noire; élytres d'un noir velouté, avec une assez large suture rouge, légèrement rétré- cie vers le milieu, et qui n'atteint pas le bord apical; la bande anté- rieure blanche remonte légèrement vers la base, en se rapprochant de la suture rouge qu'elle atteint, et elle se prolonge sur les épi- pleures, celle postérieure est placée de même, et s'étend aussi en s'amincissant quelquefois jusqu'au rouge de la suture. En dessous, les deux premières parties du sternum et le milieu de métasternum, ainsi que les hanches, sont testacés, le reste est brun foncé ; palpes bruns, avec la base et la pointe du dernier article rougeàtres ; an- tennes noires avec les deux premiers articles et la base du troisième testacés ; cuisses noires avec la base blanchâtre, quelquefois jusqu'à la moitié; jambes blanches avec le bout noirâtre, tarses un peu roussâtres. Trois individus de la partie méridionale du Deccan. 10. M. pœcilus Schaum, Berl. Entora. Zeitschr. 1863, p. 82. De la taille de V histrio, dont il n'est peut-être qu'une variété de coloration, comme le ruficeps l'est du thermanim. Sa forme est exactement la même, les élytres ont le dessus pareil, mais il y a trois articles testacés à la base des antennes, tout le dessus de la tête est rouge, la suture rouge n'est pas rétrécie vers le milieu, les épi- sternes intermédiaires sont testacés, les cuisses d'un jaune clair avec le genou seulement plus foncé, les palpes entièrement testacés. J'en ai eu un individu de M. S. Stevens, venant de Hong-Kong; un second était indiqué comme trouvé à Singapore. TABLEAU ALPHABETIQUE DES GENRES ET DES ESPECES. N" d'ordre. picta. APLOA. APTINUS. 3 acutangulus 7 alpinus . atratus . ballista . capicola . 4 cordicollis costatîis. . cyaneus . 8 cyanipennis 1 displosor. Halteri . infuscatns 5 lugubris . 2 mutilatus nigripennis obliquatus occipitalis 6 pyrenseus. Pages. Brach. 54 15 16 14 14 Brach Crepid Pher Crepid Pher . id . id BRACHYNUS. 29 abbreviatus 21 abyssinicus 78 eeger ffgyptiacus (Bqîcinoctialis ajfinis a fric a nus. ambiguus . angolensis annulus . 35 apicalis . 64 ai'boreus . arca7U(s . 13 armiger . 86 atramentarius 50 atripennis atripes . aulicus . 30 axillaris . 60 azureipennis Beauvoisi. 49 berytensis bicolor bicolor Pher, 15 94 16 16 14 21 95 15 14 21 19 42 15 64 60 82 22 . 77 Pher. 21 . id. 22 . id. 37 . id. 48 . id. 47 . 66 . 76 Pher. 48 . 57 . 85 . 71 . 77 Styphr. 88 . 64 . 75 Pher. 23 . 70 . 79 Stvphr. 92 N"' d'ordre. Patres . 2 bigutticeps 52 89 bilineatus. 86 bimamlatus . Plier. 34 bombarda . Apt. 14 brasiliensis 77 59 brevior . 75 82 brunneus 84 81 brunnipennis . 83 27 catrer 63 58 carinulatu.s 74 Catoirei . Pher. 24 causticiis . 65 1 chinensis. 52 48 cinctellus 70 88 cinctipennis . 86 cinctus . Pher. 25 cognatas . 74 complanntus . Plier. 45 1 Confucius 52 26 connectas 62 62 consanguineus , 76 consularis. Pher. 41 conrexus . 73 18 costiger . 58 crwiger . 56 15 dilfusus . 58 11 dilatatus . 56 discicollis. Pher. 21 displosor . Aptin. 14 distinctns. Pher. 45 32 dorsalis . 65 Dregei Pher. 39 34 elegantulus . 65 59 elongatulus 75 equestris . Styphr. 90 exilis. Styphr. 91 figura tus. 54 fimhriatus Pher. 42 42 flaviventris. . 68 fulminans. Pher. 47 79 fulvipennis 82 fur/iigatus. Pher. 40 fusciceps . Styphr. 92 fusrirollis. Pher. 37 66 fuscicornis 77 53 fuscipennis 72 g a la >ii en si s 65 81 genicularis 83 68 geniculatu.s . 78 TARl.EAU ALPHABÉTIQUE DES GENRES ET DES ESPÈCES. 103 N" d'ordre. Pages . N" d'ordre . Pages. 25 gentilis . 26 parallelus Plier. 23 ffilvipes . 84 14 parvulus. . 57 Gironieri. Pher. 32 3 piceus . 53 Ooryi 65 6 pictus . 54 Goîidoti . Pher. 31 platensis . . 80 70 grandis . 79 posticus . . 65 9 hexagrammus. 55 pulchellus Mastax. 99 hispanicus Pher. 26 45 puncticollis . . 69 Mstrio Mast. 101 qiiadrimaculatus Stvphr. 89 33 humeralis 65 61 rhytiderus .' . 76 javanus . Pher. 42 Riffaudi . Pher. 23 16 illotiis . 58 Rivieri . . id. 46 72 immarginatus. 80 rufus . 62 41 incomptus 68 20 scitulus . . 59 insignis . 86 4 scotomedes . 53 74 intermedius . 81 46 scut^llatus . 69 interru'ptus. Pher. 37 senegalensis Pher. 20 31 jucundu.s. 64 12 sericeus . . 56 Jtirinei . Pher. 23 24 Servillei . . 61 Klugi 64 28 sexmaculatus . . 63 17 Iffitus 58 sobrinus . Pher. 25 63 lateralis . 76 sfenoderus. . 67 Lebasi 77 54 subcostatus . 72 36 Lepi'ieuri. 66 56 suturatus . 73 79 leucoloraa. 83 44 suturellus. . 69 8 Lewisi . 55 23 tetracolon. . 61 49 limbellus 70 7 tetragrammus. . 54 38 lirnbicollis 67 thermarum. Mast. 98 76 limbiger . 81 undtilahis Stvphr. 90 litigiosîis . Phor! 26 22 variegatus . .60 longicornis 67 19 venator . . 59 90 longipalpis 87 ventralis . . 78 52 longulus . 72 verticalis. l^lier. 32 ludknis . Styphr. 91 69 vicinus . . 79 40 luzonicus 68 43 vigilans . . 68 37 maci'ocerus 67 vinulus . . 66 'niaculahis. Pher! 45 10 vitticollis . 56 maciilipes. 80 77 xanthophryus . . 82 madagascanensis Pher. 40 75 xanthopleùrus . 81 mcirginalis . id. 34 iiiarginatus . id. 28 CARABUS . 71 marginollus . 80 margini'pennis . Pher. 47 limacîilatns Pher. 34 77 mai'giniventris. 82 complanatus . . id. 45 83 melanarthrus . 84 fastigiatus . id. 21 melnnckolicus . Pher! 20 hilaris . id. 25 n/elanopterus . Plier. 45 'ivigripennis . . id. 21 57 mexicanus 73 obtusus . Brach, 71 Mioni 65 planus. . Pher. 45 47 modestus 69 mutilatus Aptin. 14 CICINDEL A. 87 niger 86 84 nigrican.s. 85 «•quiitoctialis . Pher. 45 nigripennis Pher! 21 80 nigripe.s . 83 CREPIDOGAS TER. 5 nobilis 54 obUqims . Pher! 45 hicolor Stvphr. 92 obliquiis . 86 1 bimaculatus . . . 93 55 oblongus. 73 3 costatus . . 94 51 obtus us . 71 6 humeratus . 96 65 olidus 77 4 infuscatus. . 95 39 orientalis 67 5 nonstriatus . 95 67 pachj-gaster . 77 7 ovicoUis . . 96 73 pallipes . 80 2 picipennis. . 94 farallehts Styphr. 90 8 rufescens . . 97 104 TABLF.AU AI.I'HAliÉTIQlE DES (JENRF.S ET DES ESPÈCES. N" d'ordre. Pages. CREPIDOSTOMA. rufescens . . Crepidog. 97 MASTAX. 3 elegantulus 9 histrio 5 mœstus . 1 ornatellus. 6 ornatus . 8 PaiTeyssi. 10 pœcilu.s . 2 pulchellus. rujlceps . 4 striaticeps. 1 thermarum PHEROPSOPHUS 59 sequinoctialis ajricanus. 55 agnatus . ambigiius . 43 amœnus . anceps 65 angolensis. 62 annulus . 4 aptinoide.s. 6S arcanus . 39 assamensis 46 assimilis . 38 autralis . 13 basiguttatus 18 Beauvoisi. bifasciatus bifulcatus. 40 bimaculatus 3 bipartitus. 1 biplagiatus 27 Boheraani. 22 capensis . 20 Catoirei . 52 cincticollis». 24 cinctus . confîisus . 58 Debauvei. 9 discicoUis. 48 Dregei . 8 dux. 6 emarginatus 10 fastigiatus. 28 flavicomus. 61 flexuosus. 63 fulminan.s. 50 fumigatus. 45 fuscicoUis. 36 Gironiei'i. 35 Goudoti . 99 101 100 100 100 100 101 99 98 99 98 45 22 43 37 36 45 48 47 19 48 33 38 33 22 23 23 23 3-1 19 18 26 25 24 40 25 45 44 21 39 21 20 21 27 47 47 40 37 32 31 N" d'ordre. 12 guineensip. 11 Halteri . 23 hilaris 26 hispanicus. htimeralis. hypoxanthus 54 javann.s . 42 jessoënsis 19 impressicollis. insigms . interruptus. 16 Jurinei . 67 Kersteni . 34 laticostis . lineifrons. 21 lissoderus. 32 longipennis 51 madagascariens 41 mai'ginalis. 31 marginatus. 56 marginicoUis 64 marginipennis. 5 melancholicus. 44 niinor. 30 nebulosus. 2 obliquatus. obliqmi.s . 49 omostigma. 25 palmarum. 17 parallelus 57 picicollis . pic tus. 14 Planti. . quadripustulatus . 61 Rivieri . 7 senegalensis 33 siamensis. sinuatus . 53 stenoderus. 47 subcordâtus SHCcinctus. 29 tenuicostis. tcnuicostis. 37 verticalis. 6 11 7 5 2 8 STYPHROMERUS. 1 aulicus . 9 Batesi. . 4 cribricollis. 10 dichrous . 3 equestris. exilis. fusciceps . ludicrus . parallelus. quadi'imaculatus. l'uficeps . □ 05 - r -^ ^S ^^ t^-xx ANNALES SOCIÉTÉ ENTOMOUMJIOll BELGKJUE TOME DIX-NEUVIÈME FAscir.ri.i". Il Sii;ri;itiu-t-'s 14 à 20 oi g i\ k l'iint li'\o J>('i'('i>il'f(' IS7( ^%r^x 1332 ^^ dT'OiV/AL V'»- ■ r.^.^^^ JH •^' IIIIUXKLLKS Al >^ I K < i 1-: D I-: 1 - A soi; 1 1^: t i-: MISI'.K l'.OYAI. I>'nIsrO!liK N \-n KKI.I.K I87(i "M CL feTgT^ ^ p _l^. NOTES ET ADDITIONS AU MÉMOIRE DE M. REED SUR LEà CARABIQUES DU CHILI INSÉRÉ dans les Proceedings of the Zoological Society of London, (January 1874, p. 48), r^ PARTIE par le baron M. de Chaudoir. — SÉANCE DU 7 NOVEMDRE 1874 — Cet intéressant mémoire est le résumé des travaux des divers auteurs qui se sont occupés de la faune du Chili, le seul des Etats de l'Amérique du Sud que des circonstances favorables ont jus- qu'à présent permis d'explorer presque en entier. La vaste étendue des uns, des obstacles provenant, soit de difficultés topographiques ou ethnographiques, soit des troubles politiques qui les ont conti- nuellement agités depuis la guerre de l'indépendance, pour les autres, n'ont pas rendu possible la réunion de matériaux assez abondants pour la rédaction de faunes locales, et, malgré le nombre considérable d'espèces de ces pays dont les descriptions sont dis- persées dans un nombre infini d'ouvrages, on est encore extrême- ment éloigné du moment où il serait raisonnable d'aborder des travaux de ce genre. Le Chili même n'a pas encore dit son dernier mot, et la preuve est que je suis à même, dans les pages qui sui- vent, de décrire uii certain nombre d'espèces restées inédites. Ma collection se trouvant en partie à Paris et en partie en Russie, je ne puis livrer en même temps au public le travail complet, et pour le moment je dois me borner aux Troncatipennes et aux Feronia. C'est d'ailleurs la partie la plus intéressante, car je n'aurais rien à ajouter aux Simplicipèdes ; les Broscides, les Antarclia et les Trechus ANNALE3 BE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIX. 14 100 NdTKS F.i AIIIHTIONS M MKMOIItr DR M. l\F.FA\ ont déjà été étudiés et décrits par M. Putzejs, et il n'y aura guère que les Harpaliens et les BembiJiens qui me fourniront l'occasion de faire connaître quelques espèces nouvelles. L'observation que fait M. Reed, sur la pauvreté de la faune de Carabiques du Chili, est on ne peut plus fondée, quand on pense que de nombreuses tribus, des plus cosmopolites, n'y ont aucun représentant; il suffi- rait de citer les Brachynides, les Scaritides, les Clivinides, les Chlénides, les Oodides, etc. Les genres Pachyteles, Callida, Euproc- tiis et Tetragonoderus ? sont les seules formes subtropicales qui y aient de rares représentants. La presque totalité des espèces que je vais décrire provient ^tle la collection que M. de Bonvouloir et moi avons acquise de M. Ger- main, qui, pour des raisons à lui connues, ne nous a communiqué que des renseignements très-insuffisants sur les lieux où il les a rencontrées, ce qui ôtera beaucoup de valeur à mon travail, et nécessitera des recherches ultérieures pour vérifier les localités qu'elles habitent. Dans l'énumération que M. Reed nous a donnée, il a omis un petit nombre d'espèces publiées, et la possession de la plupart des types de Solier m'a mis en état de rectifier quelques synonymies. TRONCATIPENNES. Crossonychus Chaudoir. Ce genre ne saurait rester à côté dos Dronmis, et les longues épines qui terminent les jambes lui as- signent une place auprès des Tetragonoderus, dans le groupe dos Mazoréides. lien a d'ailleurs le faciès. Je crois qu'on n'en connait jusqu'à présent qu'une espèce, le viridis Dejean (Drotnius), et que les Copiodera œnescens Motschulsky et incerta Solier n'en sont que des variétés; quant au Crossonijchns chloroptenis INIotschulskv, que M. Reed dit être commun dans tout le Ciiili, je pense que ce ne sont encore que des individus du viridis à tête et corselet presque noirs, comme j'en ai trouvé dans la collection Germain, mais qui ne diff'èrent point spécifiquement du type. Les Dromius œneiis Dejean, (auquel M. Reed a cru devoir rap- porter les Coptodera œnescens et i)icerta, ce qui ne saurait se faire, comme je viens de le dire), et chilensis Dejean, ne sont aussi point des Dromius, mais des Tetragonoderus, et il est probable que ni l'un ni l'autre ne font partie de la faune chilienne, car, quoique Dejean, d'après Lacordaire, leur donne pour habitat les environs de San- tiago au Chili, comme ils n'y ont été retrouvés, ni par Gay, ni par M. Germain, et que je possède deux individus du chiiensis, SUR LES CAUAUlQLlîS DL CHILI. 107 pris par celui-ci dans les Pampas, et un troisième venant des envi- rons de Cordova (Rép. Argentine), il est presque certain que la patrie indiquée par Dejean est le résultat d'une erreur. M. Stein- heil, d'après les notes du professeur Strobel, nous apprend (Atti dell. Soc. It. di Se. Natur. XII, 1869, p. 241) qu'on les trouve près de Buenos-Ayres, de Mendoza et dans la province de San-Luis. Mimodromius Reed, Proc. p. 68. Quoique le nom du genre ait été proposé par moi, c'est M. Reed qui en a donné les caractères. La tête se rétrécit peu à peu depuis les yeux jusqu'à la base, les éhjtres sont ou parallèles, ou plus ou moins rétrécies vers la base, mais les côtés sont toujours droits, les épisternes postérieurs longs etétroits; ces trois caractères, omis parM. Reed, les distinguent des Cyanotarus. Dans toutes les espèces chiliennes, à l'exception du cya- 7iipennis, les tarses sont couverts de poils peu serrés en dessus ; dans cette espèce, ils sont glabres. M. Philippii Reed. J'en ai reçu de M. Stemheil plus d'une dou- zaine d'individus. M. parallelus Chaudoir. Long. 7 1/4-8 mill. Coloré comme le chilensis, un peu plus grand ; il s'en distingue surtout par ses élytres plus allongées, plus parallèles, plus carrées à leur base, moins arrondies et plus tronquées à l'extrémité. J'en ai eu trois individus pour ma part de la collection Germain. M. obscuripennis Chaudoir. Long. 71/2 mill. Très-voisin du précédent par la forme parallèle" des élj'tres, il en diffère par sa tête et son corselet d'un rouge testacé, ses élytres plus opaques, d'un noir légèrement ardoisé et verdàtre, le milieu de la poitrine, les trochanters et la base des cuisses d'un brun clair. Un individu de la collection Germain. M. guttula Solier (Calleida). Cette petite espèce est très-voisine de M. lepidus Brullé {Cymindis) == Cym. picta Dejean. Ce dernier n'est point une espèce chilienne, car l'individu de la coll. Dejean vient du Tucuman, et M. Germain ne l'a rencontré que dans les Pampas argentins, ce qui confirme l'assertion de M. Reed. M. nigrotestaceus Solier (Dromiiis) n'appartient qu'imparfai- tement à ce genre, car sa languette e.st plus large, plus ovalaire, et entre les deux longs cils de l'extrémité on en aperçoit encore deux, mais courts, (comme dans le genre Notoxena, que j'ai établi dans ma collection sur la Callida pacifica Erichson et plusieurs autres espèces voisines de l'Australie, qui, vu la conformation de 108 .NOTES liï ADDITIONS AL MtMOIlŒ Dli M. REED la languette, ne peuvent rester réunies aux Callida). Cependant je ne veux provisoirement pas l'en séparer. Une seconde espèce qui lui ressemble beaucoup est le M. opacicollis Cbaudoir. Long. 3 12 mill. Beaucoup plus pe- tit, et différent en outre parla tète et le corselet très-finement cha- grinés, ce qui les fait paraître opaques ; tous deux sont un peu plus étroits et la partie postérieure des cotés du dernier est plus forte- ment sinuée ; les élytres sont proportionnellement plus courtes, plus élargies en arrière ; les stries ne sont guère visibles qu'à leur base et près de l'extrémité, la majeure jjartie du disque est presque lisse. La coloration est en général plus foncée, l'abdomen tout à fait brun, la tache jaune humérale des élytres plus courte, ne pro- jette pas vers la suture de petit rameau comme dans le nigrotesta- ceits; la tache apicale est toujours plus étroite, plus échancrée sur la suture, et se iDorne quelquefois aune bordure très-étroite; les bords latéraux du corselet sont moins clairs. 3 individus du Chili. De l'autre côté des Andes, le genre Mimodromius est représenté par le lepidus^le bicoloret ïaptinoides, tous trois nommés par Brullé, et par une espèce nouvelle des Pampas, découverte par Germain, et voisine du Jepidus (1). Brullé dit que le Dromhts aptinoides a été pris près de Carangas en Bolivie, sur le plateau des Cordil- lières. J'en possède trois individus de cette provenance. J'ai acquis en outre de feu Guérin-Ménevillo, comme venant de Cobija (Bolivie, bords du Pacifique) une espèce très-voisine de Vaptinoides, dont un (1) Mim. phsBOxanthus Chaudoir. Long. 5 1/3 mill. Taille des petits individus du lepidus. Tète et corselet lisses, la première légèrement rugueuse seulement près des impressions frontales, yeux moins proéminents ; corselet plus petit, plus étroit, encore plus profondément sinué avant les angles postérieurs qui sont bien plus saillants en dehors et plus aigus ; élytres un peu plus couiles, s'élar- gissant assez fortement depuis les épaules jusque près de Textrémité, et plus étroites à la base que dans le lepidus, plus planes, lisses, car c'est à peine si, avec un très-fort grossissement, on aperçoit des lignes de petits points formant des stries; sur l'emplacement du troisième intervalle, il y a trois points comme dans le lejxidus. Tète, corselet et dessous du corps bruns ; élytres d'un brun foncé beaucoup plus luisant, avec une bordure jaune étroite qui longe la base et les côtés, se dilate un peu le long du bord postérieur, et avance en forme de tache carrée sur les 2% S" et 4'" intervalles ; de plus, au premier quart, une bande (fascia) jaune, partant de la bordure latérale, où elle est d'abord très-étroite, puis s'avan- çant en triangle jusque non loin de l'épaule, et se rétréci.ssant progressivement en se rapprochant de la suture, mais ne dépassant pas la deuxième strie; son bord postérieur est coupé carrément, à part une petite dent sur le quatrième intei'valle; les trois premiers articles des antennes, la base du quatrième, les palpes et les pattes d'un jaune plus ou moins testacé, le reste des antennes et les irenoux rembrunis. SUR LES CARABIQUES DU CHILI. 109 individu se trouvait aussi parmi les insectes de M. Germain, mais sans désignation de localité (2). Mimodromius ! nigrofasciatus Solier {Calleida). La forme fortement bilobée du quatrième article des tarses de cette espèce, (2) M. gracilis Chaudoir. Long. 6-7 mill. Coloré comme Vaptinoides, mais plus grêle; tête et corselet plus étroits, la première moins élargie entre les yeux qui sont moins saillants; le second moins élargi antérieurement, moins arrondi sur les côtés, avec ceux de la base coupés plus obliquement, le dessus plus lisse; le rebord latéral encore plus étroit; élytres à intervalles d'égale largeur (dans Vaptinoides les intervalles impairs sont plus larges que les autres), plus lisses, non ponctués. Tarses plus minces, glabres en dessus; crochets très- faiblement dentelés, tandis que, dans Vaptinoides ^ ils sont assez fortement pectines. On rencontre en outre dans la République Argentine deux espèces d'un joli genre, voisin diQS Mimodromius, mais qui en diffère par les crochets des tarses longs et fins et parfaitement simples, ainsi que par la longueur et la ténuité des antennes et des tarses. Je lui ai donné le nom de Cjmxindidius. 1. C. cruciger Chaudoir. Long. 8 1/2 mill. Beaucoup plus grand que le Mimo- dromius lepidiis auquel il ressemble, tant par la forme que par le dessin des élytres. Tête un peu plus allongée, yeux un peu moins saillants; corselet pas plus large que la tète avec les yeux, avec le milieu de la base décrivant une courbe plus forte, et les côtés de celle-ci plus arrondis près des angles postérieurs ; élytres plus larges, proportionnellement plus courtes, moins parallèles, plus rétrécies vers la base, plus arrondies api'ès le milieu des côtés. Antennes et pattes plus grêles, plus longues, à articles plus étroits et plus allongés. Tête et corselet d'un rouge de brique ; côtés des deux parties postérieures du sternum et abdomen noirs ; élytres testacées, offrant de même sur le milieu une bande (fascia) noire, sinuée, mais plus étroite, dilatée le long de la suture, en outre une petite tache noire oblongue près de la base des 4« et 5^ intervalles, et une autre, bien plus petite, sur la 7", à quelque distance de l'épaule ; le bord postérieur de la bande médiane moins dentelé, la suture noire, très-étroite, se prolonge jusqu'à l'écusson, mais n'atteint pas l'extrémité; antennes, palpes, bouche et pattes colorées de même. Un individu femelle pris par M. Germain dans les Pampas. 2. C. triTittis Chaudoir. Long. 7 mill. Tête et corselet comme dans le Mim. lepidus, mais plus lisses; élytres comme dans le C. cniciger, c'est-à-dire élargies en arrière, plus larges que dans le M. lepidus, plus ovalaires, encoj-e plus courtes que dans le cruciger. Sur les élytres une large suture qui semble composée de deux grandes taches brunes qui se suivent : la première, cordiforme, n'atteint pas la base dont la sépare un étroit bord jaune, s'étend antérieurement jusqu'à la 5'' strie, puis se rétrécit peu à peu jusqu'au premier tiers où le brun de la suture ne dépasse pas la 2^ strie; la seconde, un peu en fer de lance, dirigée vers l'extrémité qu'elle n'atteint pas, ne dépasse pas la 3« strie dans sa l)artie antérieure; et se rétrécit peu à peu en arrière; une bande longitudinale (vitta) brune, commence sur le 7« intervalle à quelque distance de l'épaule, se dilate un peu avant le milieu sur le 8'', puis sur le neuvième, et couvre ces trois intervalles juscjue près du bord postérieur, dont elle n'est sépai'ée que par une bordurejaune très-étroite, et ne s'étend pas jusqu'à la suture. Un mâle de même provenance. 110 NOIES ET ADUmONS AU MÉMOIRE DE M. REEU ne permet pas de laisser cet insecte parmi les Mimodromiiis , mais, comme elle a la languette de ceux-ci, et non des C seul sexe que je con- naisse; bouche, palpes, antennes et pattes ferrugineuses. Un indi- vidu pris par M. Germain, dans le Chili (1). Feronia arata Soiier. Hist. de Chil. IV, p. 233. J'ignore les motifs qui ont fait exclure cette espèce bien distincte de la liste donnée par M. Rééd. En possédant une paire avec l'étiquette de la main de Soiier, je veux faire mieux connaître cet insecte, qui présente tous les caractères de la mediolœvis et de la latere- striata, mais dont les stries ne sont nullement oblitérées sur le disque des élytres. Long. 7-7 1/2 mill. Plus grande que la medio- (1) Une seconde espèce, que j'ai nommée laterestriata, mais qui vient des Pampas argentins, où elle a été trouvée par M. Germain, présente les mêmes caractères. Elle est plus gi'ande (7 mill.), surtout bien plus large et plus corpu- lente ; le corselet n'a point la forme arrondie de celui de la blanda, il est plus carré, les angles postérieurs sont moins obtus que dans celle-ci, mais pas aussi droits que ceux de la mediolaevis ; les côtés du dessus de la base, où l'on aperçoit deux impressions peu enfoncées, dont l'externe est plus courte que l'interne, sont visiblement rugueux ; les épaules sont un peu plus marquées, plus carrées, et l'on voit même une fort petite dent à l'extrémité de l'ourlet basai ; le dessus est d'ailleurs strié et ponctué comme dans la blanda. D'un bronzé brillant en dessus ; antennes, palpes et pattes bruns. Un mâle. 116 NOTES ET ADDITIONS AL' MÉMOIRE DE M. REEU lœvis, d'un noir brunâtre brillant, dans les deux sexes, antennes, palpes et pattes d'un brun assez foncé. Tète à peu près aussi large que dans la Uanda, mais un peu plus épaisse vers la base, sillons entre les antennes comme dans la mediolœvis, celles-ci au moins aussi fortes que chez cette dernière. Corselet un peu plus allongé, encore moins arrondi sur les côtés, ayant Tair plus carré, cepen- dant légèrement rétréci en arrière, les angles postérieurs légè- rement arrondis à l'extrême sommet; le dessus très-lisse, modéré- ment convexe; l'impression des côtés de la base très-peu marquée, celle-ci coupée très-carrément. Élylres à peu près de la même forme que celles de la hlanda, un peu plus parallèles, marquées de stries lisses, profondes même sur le disque, plus enfoncées cependant vers les côtés et l'extrémité ; les cinq premières s'affai- blissant ou s'oblitérant près de la base ; le rudiment basai placé entre l'écusson et la première strie, arqué et peu allongé ; les intervalles diminuant de largeur et augmentant en convexité près des côtés, les trois points du troisième placés de même contre la troisième strie et bien marqués. Dessous du corps lisse ; seg- ments abdominaux imprimés transversalement sur les côtés^, et ponctués dans les impressions comme dans la hlanda et les deux espèces précédentes. Pattes plus fortes; tibias antérieurs plus élargis vers l'extrémité ; les postérieurs des cf un peu renflés à leur côté interne, dans leur moitié inférieure ; ceux des 9 simples ; articles des tarses courts et au moins aussi gros que dans la mediolœvis, sans sillons latéraux ; prosternum rebordé et épi- sternes postérieurs courts, comme dans cette espèce. Note. Feronia hlanda paraît se retrouver à Montevideo. Elle varie de taille plus que ne l'indique M. Reed, car j'en possède un certain nombre d'individus qui n'ont pas plus de 6 1/2 mill. (à peine 3 lignes), tandis que d'autres atteignent 9 1/2 mill. (4 1/31ign.) Feronia ignobilis Chaudoir. Mentum lobis divergentibus, dente medio angusto, acute bicuspi. Palpi subcylindrici, apice truncati. Antennœ médiocres, thoracis basin haud superantes. Capiit basi liaud at'enuatum, impressionibus frontalibus nullis. Prosternum marginatum ; episterna postica elongata, extus haud sulcata. Abdoinen segmentis haud sulcatis. Tihiai posteriores quatuor cf intus apicem versus subincrassatae. Tarsi posteriores extus obsolète sulcati, articule quinto omnium utrinque plurisetoso. SUR LES CÀRABIQUES DU CHILI. 117 Thorax quadratus, subtransversus. Ehjtra ovata, basi subretusa, apice sinuàtim subcaudata, conve- xiuscula, striata, stria rudimentali subscutellari, interstitii tertii puncto primo ad tertiam striam, cseteris binis ad secundam sitis, margine (^ subdilatato, 9 normali. Corpus subtuslsevissimum. Long. 11-13 mill. Entièrement d'un noir brillant, élytres de la 9 un peu moins luisantes; palpes, antennes et tarses un peu brunâtres. Tète un peu plus large que dans la meticulosa, très-lisse, yeux un peu plus saillants. Corselet environ de moitié plus large que la tête, moins long que large, subtransversal, carré, pas plus étroit à sa base qu'à son extrémité ; bord antérieur et base légèrement échancrés en arc de cercle, côtés modérément arrondis vers le milieu et en avant, presque droits, mais nullement sinués en arrière; angles antérieurs à peine avancés, arrondis au sommet; les postérieurs plutôt aigus que droits; le dessus lisse, peu convexe; la ligne médiane très-fine, effacée aux deux bouts; les impressions transversales très-légères ; de chaque côté de la base une impression plus ou moins étroite, peu marquée, droite, séparée de la rigole latérale par un espace large et plan, où l'on remarque le long du bord postérieur une très-petite dépression triangulaire, le rebord latéral et sa rigole très-fins et égaux sur toute leur longueur. Élytres un peu plus larges que le corselet, un peu plus de moitié plus longues que larges, en ovale légè- rement* obtus à sa b:ise, et bien plus fortement sinué à son extré- mité dans le mâle que dans la femelle, chez laquelle les côtés sont moins arrondis, plus parallèles ; épaules bien arrondies, base des côtés assez arquée ; le dessus plus convexe dans la 9 . un peu déprimé vers les deux tiers postérieurs du disque dans le cf , et offrant en dehors de la dépression une légère convexité (comme on en voit dans certaines Callida, etc.); les stries assez profondes, légèrement ponctuées, avec un rudiment peu allongé et peu profond à la base entre les deux premières; dans la femelle, le rebord latéral n'offre rien d'anormal, mais, dans le cf, il se dilate en s'aplanissant depuis le premier quart jusqu'à la sinuosité posté- rieure, où il se rétrécit de nouveau subitement; intervalles lisses, un peu convexes, avec trois petits points sur le troisième, et, sur le neuvième, une rangée de gros points plus espacés vers le milieu, et bien plus éloignés du bord dans le mâle que dans la femelle ; ourlet basai très-droit, ne remontant nullement vers l'épaule et décrivant une courbe régulière avec le commencement de la rigole latérale ; l'extrémité, dans le cf , ressemble à celle des Oribazus. Ce singulier insecte semble avoir de l'affinité avec les Fer. oblita 118 NOTES ET ADDITIONS AU MÉMOIRE DE M. REED et patagonica, mais il est de bien plus grande taille. Un cf et deux 9 de la collection Germain. Feronia chalybicolor Chaudoir (Bothriopterus), Ann. de la Soc. Ent. de France, 1835, p. 447. =^ Pterostichus en^aticusGuèr'm, = Pt. rufipalpis Curtis = Feronia Bunellii. Waterhouse. Ces trois noms sont d'une date postérieurs à celui que j'ai proposé. Dans le Catalogue de Dejean, elle porte celui de sexpunctata Audouin. Feronia Gayi Chaudoir. Long. 10-11 1/2 mill. Après lui avoir donné dans sa collection le nom que je lui ai conservé, Solier a cru devoir la réunir à la précédente comme simple variété ; mais elle constitue une espèce bien distincte. Indépendamment de sa taille, constamment plus petite, et de la teinte violette du dessus, elle en diffère par sa tête plus amincie vers sa bise, des yeux plus proémi- nents et des sillons plus marqués entre les antennes; le corselet moins longuement sinué sur la partie postérieure des côtés, et dont la partie du rebord latéral, qui se rapproche des angles postérieurs, est plus relevée; les éhjtres sont moins largement tronquées à la base, plus ovalaires, plus courtes, avec la partie antérieure des côtés plus arquée vers l'épaule, qui est plus arrondie; les stries extérieures plus fortes; les trois points du troisième intervalle plus gros, placés de même, les deux premiers près de la troisième strie, le troisième sur le milieu de l'intervalle, près de l'extrémité. Dans les deux sexes les élytres sont moins ternes, plus luisantes que dans la chalyhicolor. M. Germain n'a, à ce qu'il semble, pas rencontré cette espèce, dont j'ai trouvé cinq individus dans la collection Solier. Note. Motschulsky a établi (Bull, des Natur. de Mosc. 1865, II. p. 262), sur deux espèces chiliennes, son genre Parhypates, que M. Reed cite dans son énumération, sans dire s'il connaît ces deux espèces. Je dois avouer que je ne suis parvenu à y rapporter avec quelque certitude aucune de celles qui me sont connues, V parce que je ne connais aucune espèce du Chili qui n'ait qu'un point imprimé près de l'extrémité des élytres, caractère attribué par l'auteur ânn Parhypates ; 2° parce qu'en admettant même que ce caractère ait été mal observé, les espèces qu'on pourrait y rappor- ter, sont plus grandes que la mesure indiquée de 4 et 4 1/2 lignes. Mais, si l'on veut faire la part de l'inexactitude ordinaire des descriptions de Motschulsky, il serait possible que son P. tenui- striatus fût de l'espèce que je viens de décrire sous le nom de Gayi. Feronia sinuatipennis Fairmaire. Col. chil. 1860. I. p. 1. J'ai adopté pour cette espèce le nom proposé par M. Fairmaire, SUR LES CARABIQUES DU CHILI. 119 quoique M. Reed n'admette pas le mode de publicalion adopté dans ce cas par l'entomologiste français. Sa taille varie de 12 à 16 1/2 mill. et sa forme rappelle un peu celle de la Feronia (Cophosiis) flliformis. Tête, grosse, convexe, épaissie vers la base; joues à peine saillantes; yeux libres en arrière, modérément saillants; front légèrement et irrégulièrement ridé, sans impressions entre les antennes ; une impression longitudinale sur le milieu de l'épi- stome. Corselet dépassant de peu la tête en largeur, à peu près aussi long que large, carré, mais un peu plus étroit vers la base ; bord antérieur très-légèrement échancré en arc de cercle, angles obtus, peu arrondis; côtés généralement très-peu arrondis, plus ou moins fortement sinués postérieurement, avec les angles de la base droits, quelquefois même un peu aigus et saillants; base coupée un tant soit peu obliquement vers les angles ; le dessus lisse, assez convexe dans le sens de sa largeur, avec une ligne médiane entière, mais extrêmement fine, des impressions transversales peu marquées, sur chaque côté de la base, un trait profondément imprimé, plus ou moins droit, ne dépassant pas le tiers postérieur de la longueur du corselet, et touchant au bord postérieur où il s'affaiblit, séparé de la rigole latérale par un «sj ace assez large, peu convexe ; celle-ci, ainsi que le rebord latéral, très-fine et très- étroite d'un angle à l'autre; de chaque côté des fossettes latérales de la base, on aperçoit quelques rides transversales, le reste de la base est lisse. Élytres guère plus larges que le corselet, deux fois plus longues que larges, tronquées à la base, dont les côtés descendent un peu vers les épaules qui sont arrondies, plus ou moins parallèles, s'élargissant très-légèrement vers l'extrémité qui est plus ou moins fortement sinuée et arrondie sans angle rentrant sur la suture ; le dessus assez convexe, mais surtout dans le sens de la largeur, déprimé vers la base, dont l'ourlet est plus ou moins effacé ; stries assez profondes, lisses, la première diver- geant près de la base, avec un rudiment très-court prèsdel'écusson, et une dixième strie le long du bord latéral, qui est étroitement relevé ; intervalles presque lisses, plus ou moins convexes; le troi- sième un peu dilaté près de l'extrémité, et marqué sur sa moitié postérieure de deux points, le premier, plus ou moins loin du milieu, contre la troisième strie, le second, assez près de l'extré- mité, occupant ordinairement toute la largeur de l'intervalle. Dessous du corps lisse. Tout l'insecte d'un noir plus luisant en dessous qu'en dessus; palpes et articles extérieurs des antennes d'un brun assez foncé. Mento7i à lobes subdivergents, à dent médiane avancée, de moyenne largeur, tronquée et échancrée; palpes peu épais, à dernier article ovalaire, arrondi à l'extrémité, les deux derniers égaux entre eux ; antennes assez courtes, surtout 420 NOTES ET ADDITIONS AU MÉMOIRE DE M. REED dans les femelles, à articles courts, mais ne grossissant point vers l'extrémité ; le premier plus long que le second et que ceux qui viennent après lui, renflé vers l'extrémité, les trois premiers glabres, les suivants pubescents, en carré peu allongé, un peu rétréci vers sa base; mandibules fortes, peu crochues ; to&re assez court, coupé très-carrément; ^mttes peu allongées, assez fortes, jambes antérieures assez élargies vers l'extrémité, tarses pas plus longs que les jambes, à articles triangulaires peu allongés, dimi- nuant peu de longueur du premier au quatrième, ceux des quatre pattes postérieures nullement sillonnés sur les côtés, le cinquième dépourvu de cils sur les côtés; prosternum glabre, non rebordé, épisternes postérieurs pas plus longs que larges; abdomen lisse, avec une légère impression fovéiforme sur les côtés de chaque segment. J'en possède plusieurs individus provenant de la collection Ger- main, et trouvés au Chili. Feronia profundestriata ? Motschulsky (Parhypates), Bull, des Nat. de Mosc. 1805, II. p. 263. = Fer. erratica var. a Solier. Hist. de Chil. IV. p. 230. Comme le nombre normal de points sur le troisième intervalle des élytres est de deux, situés comme dans l'espèce précédente sur la moitié postérieure, je ne rapporte qu'avec doute à l'espèce de Motschulsky, cet insecte dont Solier avait fait une variété du chalybicolor , mais qui en est bien spéci- fiquement distincte, comme le prouve le nombre et la position des points du troisième intervalle, le prosternum non rebordé, la profondeur des stries, etc. Tête plus petite, moins épaisse vers la base, yeux plus proéminents ; sillons entre les antennes plus pro- fonds ; antennes plus courtes, surtout dans les femelles. Corselet plus étroit, plus convexe, sillon 1 itérai de la base plus profond, plus rapproché des angles postérieurs. ÉUjtres plus étroites, plus convexes sur le disque, munies d'une dent saillante bien marquée, à l'extrémité de l'ourlet basai ; stries bien mieux marquées ; inter- valles plus convexes, plus lisses, et luisants dans les deux sexes ; les deux points normaux du troisième gros, placés comme dans la sinuatipennisy le premier après le milieu près de la troisième strie, le second, non loin de l'extrémité, occupe toute la largeur de l'in- tervalle, mais ce nombre normal est sujet à de singulières varia- tions individuelles, ainsi, dans un exemplaire, il y a jusqu'à quatre points sur l'élytre gauche, dans un autre le premier manque sur 1 1 même élytre, tandis que, sur l'élytre droite des deux, on retrouA''e le nombre normal. Les tarses ne .sont point sillonnés sur les bords. D'un noir luisant dans les deux sexes, tant en dessus qu'en dessous, palpes ferrugineux, antennes un peu brunes vers l'extrémité. Sllll LES CARABIQUES DU CHILI. 121 Quelques exemplaires de la collection Solier; je n'en ai pas trouvé dans celle de M. Germain. Cette espèce est tout aussi distincte de la Gayi, tant par sa coloration que parles points des élytres et la denthumérale. Feronia melaena Cliaudoir. Long. 14 mill. Elle se rapproche par sa forme de la chalyhicolor, mais elle en diffère par sa couleur d'un noir plus brillant, par si tête un peu plus étroite et plus allongée, par ses élytres plus allongées, plus ovalaires, et dont les épaules ne sont nullement angulaires, mais très-arrondies, encore plus que dans la Gayi -, les stries sont mieux marquées, quoique les intervalles soient peu convexes ; il n'y a sur le troisième que deux points assez petits, le premier placé après le milieu, contre la deuxième strie, le second, assez loin de l'extrémité, sur le milieu de la largeur de l'intervalle, qu'il ne traverse point comme dans la proficndestriata. Quant aux caractères, ils sont semblables à ceux delà chalyhicolor. Un seul cf pris par M. Germain. Une serait pas impossible que ce ne fût la F. orobia Fairmaire, Col. Chil. II. (1801.) p. 1 ; mais, ne possédant pas d'individu typique, et la description ne nous éclairant pas sur les points les plus importants, je me suis suis vu obligé de proposer un nom nouveau pour cet insecte. Feronia stenoma Chaudoir. Long. 11 1/2 à 12 1/2 mill. Elle ressemble un peu aux Hijpherpes , mais il y a un point enfoncé sur le troisième intervalle vers le milieu. Tête à peu près comme dans la. profundestriata , yeux aussi saillants, sillons entre les antennes tout aussi marqués, toute la surface couverte de rides fines entre- mêlées; antennes et palpes comme dans la chalyhicolor. Corselet un peu plus rétréci postérieurement que dans celle-ci, moins sinué sur la partie postérieure des côtés, qui forment avec la base un angle à peu près droit, mais moins aigu que dans cette espèce ; impressions latérales de la base plus profondes et plus larges, l'espace entre l'impression et la rigole latérale plus convexe. Élytres de la même longueur, mais sensiblement plus rétrécies vers les épaules, qui sont cependant angulaires, mais un peu obtuses, et dépassant moins les angles du corselet, l'extrémité est tout aussi sinuée, mais près de la suture elle est plus obtuse ; les stries sont plus marquées sur les côtés, et surtout vers l'extrémité ; les inter- valles, d'ailleurs assez plans, se relèvent visiblement vers celle-ci ; le point unique du troisième est appuyé à la troisième strie ; il n'y a près de l'écusson qu'un rudiment très-court de strie, la neuvième est aussi double. Pattes plus grêles, tarses plus minces, à articles moins élargis vers le bout, les trois premiers sillonnés extérieu- rement aux tarses postérieurs ; les deux premiers seulement aux intermédiaires, le cinquième nullement cilié sur les côtés ; pro- ANNALE3 DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIX. 16 122 NOTES ET AUDITIONS AU MÉMOIRE DE M. UEED sternum légèrement rebordé, épisternes postérieurs courts, seg- ments abdominaux marqués d'une impression ponctiforme de chaque côté. D'un noir moins terne en dessus que dans la chaly- hicolor ; palpes d'un ferrugineux brunâtre. Deux femelles venant du Chili, et qui se trouvaient dans la collection Reiche. Feronia Putzeysi Chaudoir, Long. 12 ; larg. 4 1/2 mill. Mentum lobis amplis divergentibus; dente medio sat porrecto, apice rectetruncato, anteapicem subbiimpresso. Palpi médiocres, articulo ultimo subincrassato-ovato, apice rotun- dato. Lahrum transversum, recte truncatum. Mandihulœ validse, bnsi inferiore extus dilatata, supra convexse, Iseves, apice hamatae, modice acutse. Antennce brèves, extus haud incrassatae, articulis primo crasso, tertio evidenter conico, crassiusculo, vicinis duobus paulo longiore, caeteris pubescentibus, breviter ovatis, vix com- pressis. Pedes validiusculi; tihîœ anticœ apicera versus latiusculae, poste- riores dense ciliatœ et spinulosse; tarsi brèves, supra glabri, articulis parum elongatis, sensim decrescentibus, basi modice attenuatis, quinto utrinque ciliato; unguiculis sat brevibus ; poster iores ad latera haud sulcati. Caput crassum, majusculum, thorax capite latior, transversim quadratus, posterius subangustatus ; elxjtra thorace vix latiora, parum elongata, basi late truncata, quadrata, marginata, convexiuscula, vix striata, stria nona simplici, interstitio tertio tripunctato, puncto primo antice ad striam tertiam, sequentibus duobus pone médium ad secundam sitis. Prosternum haud marginatum, episterna postica brevia, trapezi- formia. Abdomen simplex, segmentis utrinque subimpressis. Une 9 d'un noir plus luisant en dessus qu'en dessous ; antennes, palpes et tarses brunâtres. Tète proportionnellement aussi grosse que dans le Molops striolatus, presque lisse; sillons frontaux sinués et divergeant postérieurement, profonds et assez étroits, joues légèrement renflées, yeux assez petits, mais un peu saillants. Corselet plus large que la tête, très-transversal, en rectangle un peu rétréci vers la base ; bord antérieur légèrement échancré en arc de cercle, avec les angles à peine avancés et assez arrondis au sommet; côtés très-peu arrondis, nullement sinués et formant avec la base un angle un peu obtus, et dont le sommet est légèrement SUR LES CARABIQUES DU CHILI. 123 arrondi ; la base légèrement bisinuée, d'ailleurs coupée carrément; le dessus lisse, à part quelques légères ondulations, peu convexe, descendant un peu vers les angles antérieurs ; impressions trans- versales à peine visibles, ligne médiane extrêmement fine, ne les dépassant pas; de chaque côté de la base, une petite impression ovalaire, courte, paraissant se prolonger jusqu'au bord postérieur; bourrelet et rigole latéraux très-étroits, égaux partout, celle-ci se prolongeant le long de la base jusqu'au pédoncule des élytres. Celles-ci pas plus larges que le devant du corselet, à peine de moitié plus longues que larges, tronquées très-carrément à la base, avec les épaules formant un angle un peu obtus, mais peu arrondi au sommet, qui n'offre pas de dent ; côtés peu arrondis vers la base et dans leur moitié antérieure ; extrémité faiblement sinuée et assez obtusément arrondie; le dessus assez convexe, un peu aplani sur le disque, stries très-fines et même peu visibles, à l'exception de la première et des deux externes qui sont un peu plus distinctes, la première s'interrompt un moment près de l'écusson, de manière à simuler un rudiment préscutellaire ; in- tervalles très-plans, lisses, le neuvième un peu plus terne que les autres; la rangée de points ocellés qui garnit son côté interne, assez espacée, excepté vers les deux extrémités ; le troisième point du troisième intervalle placé aux trois quarts de la longueur ; ourlet basai très-peu arqué; rebord latéral étroit sur toute sa longueur. Dessous du corps lisse. Je me suis étendu sur l'exposé des caractères et la description de cette Feronia qui devra probablement constituer un groupe dis- tinct, et que M. Putzeys m'a envoyée comme venant du Chili. Je ne connais pas encore le mâle, et ne me hasarde pas encore à lui assigner une place dans la longue série des Feronia. Je présume cependant qu'on devra la placer dans le voisinage de ma latere- striata, dont elle diffère pourtant par plusieurs caractères. Perçus alienus Reed n'est effectivement, comme l'auteur lui- même le présume, que Vd Feronia convexipennis Fairmaire, et n'ap- partient pas au groupe des Perçus, qui ne sort pas de la région méditerranéenne. J'ai communiqué l'unique individu typique que je possède, et qui malheureusement est une femelle, à M. Putzeys, parce qu'il m'a paru, d'après la conformation de la région scutel- laire, qu'il rentrait dans le groupe des Broscides, si bien connu de ce savant entomologiste. J'ajouterai provisoirement un petit nombre d'observations sur les autres groupes qui feront le sujet de la, seconde partie. M. Reed ne nous dit pas pourquoi il a omis dans son énumération 124 NOTI'S ET ADDITIONS AU MÉMOIRE DE M. REED, ETC. le Baripus Bonvouloiri, qui est une espèce bien distincte, et venant bien du Chili. 11 est possible que ce ne soit qu'un oubli. Entogenius fusais se trouvait aussi dans la collection Germain, représenté par un seul individu ; l'espèce semble très-rare. Tropoptcrus. Dans ma nouvelle monographie du genre Colpodes, qui sera prochainement livrée à l'impression, j'ai réuni ce genre aux Colpodes, en plaçant les espèces qui le composent, dans le voisi- nage immédiat du C. grandicoUis, dont M. Reed reconnaît aussi la grande affinité -avec les Tropopterus. J'ai vu au Muséum du Jardin des Plantes les types de trois des espèces de Solier. Il m'a semblé que \Qnitidiisne différait pas du Duponcheli, dont je possède, ainsi que du Giraudi (non Glmudyi), des in.lividus pris pnr M. Germain. Quant au Montagnei, vu sa petite taille, il pourrait constituer une espèce distincte, si tant est qu'il fasse partie de ce genre, maisje n'ai pas pu le découvrir parmi les types de Solier, conservés au Muséum. Paramecus parallelus Chaudoir et niger Castelnau ne sont que de légères variétés du lœvigatus. Lecanomerus marginutus Reed = Nemaglossa brevis Solier, dont je possède des individus authentiques. Dans la seconde partie, j'exa- minerai les caractères génériques. Cnemalobus Darwiiii Waterhouse ne paraît pas être autre que le Desmaresti Guérin, nom qui, étant plus ancien, devra prévaloir sur ceux de Dariuini et de Curtisi que portent deux variétés de colora- tion de cette espèce. Baripus clivinoides Curtis. Il paraît que le Cardia ijhthalmus Ste- phensi Waterhouse, Mag. of Nat. Hist. IV (1840), p. 361, est encore le même insecte. Le genre J5ar/;;îts s'enrichit d'une 6" espèce originaire de l'Uruguay, dont je possède deux individus identiques et que j'ai nommée : B. aequicostis Long. 21 milL, larg. 7 1/2 mill. Do la taille des petits individus du speciosus, dont il diffère par son corselet un peu plus court, avec les angles postérieurs plus arrondis, par ses élytres plus étroites, plus parallèles, plus carrées aux épaules ; sur cha- cune, on voit 7 côtes noires plus étroites que celles du speciosus, et égales entre elles, la 2^ et la 4* se réunissent avant l'extrémité, la 3^ et surtout la 5* sont beaucoup plus courtes que les autres ; la suture noire est plus étroite et n'atteint pas l'écusson. Tète et corselet d'un bronzé plus obscur, rigole latérale d'un beau bleu verdàtre ; le reste comme dans le speciosus. Ces insectes m'ont été vendus par M. Boucard. Prlstouychîis chilensis est cert linement = complanalus qui est cos- mopolite, car j'en possède des individus d'Australie et du Cap de Bonne-Espérance. ETUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CiRCMEUROPÉENNES DU GENRE CNEORHINUS SCHOENH. DE LA TRIBU DES BRACHYDÉRIDES, CLRCULIONIDES ADÉLOGMTHES CYCLOPHTHALMES par H. Tournier, de Genève. (séance du 5 DÉCEMBRE 1874.) Le genre Cneorhinus Sclioenh., tel que le comprend Lacor- daire (1), dans son Gênera^ renferme des formes assez variées pour qu'à première vue il semble possible d'y établir des coupes nettement tranchées, susceptibles de prendre une valeur géné- rique j cependant, soumises à une étude approfondie, ces différentes formes se relient si bien entre elles et leur homogénéité devient si évidente, que les coupes entrevues ne conservent au plus que la valeur nécessaire pour former des groupes propres à recevoir les espèces assez nombreuses de ce genre ; c'est ainsi que rentrent dans l'un d'eux les Cneorhinus prodigus Fabr. et hidificator Gylh., qui paraissent au savant auteur du Gênera (2) devoir constituer un genre dont la place serait en tête du groupe des Cyieorhinides, auprès du genre JE'cteiops Schoenh. Lacordaire s'appuie sur la valeur du sillon qui, chez ces espèces, sépare le rostre du front; sur la structure des segments abdo- minaux séparés entre eux par une suture rectiligne et profonde, enfin sur la dimension des écaillettes qui forment leur vestiture ; le premier de ces caractères se retrouve chez une espèce (C. Heydeni nov. sp.) qui elle-même n'offre pas les deux autres, mais ceux-ci existent chez d'autres Cneorhinus, les deux ensemble, ou isolés. (1) Lacordaire. Gênera des Coléoptères^ vol. "\'I, p. 34. (2) Lacordairo. Loc. cit., p. 35, note 1. 126 ÉTUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CIRCUMEUROPÉENNES Un autre caractère, à l'aide duquel j'avais espéré pouvoir établir une coupe plus précise, est la dilatation que l'on observe à l'angle externe des tibias antérieurs de quelques espèces, lesquelles ont en même temps une forme subglobuleuse, des antennes à funicule composé d'articles courts, un peu serrés, des cuisses postérieures fortes, etc., (ce sont les C. globtdiis Uerhst, j^arapleuriis Mârsh., meridionalis Duval), mais ce caractère est venu pour ainsi dire s'anéantir devant une espèce nouvelle, originaire du Maroc, (C. ma- roccanus nov. sp.) celle-ci offre à un degré moindre que les espèces citées, la dilatation de l'angle externe des tibias antérieurs, elle a le funicule des antennes assez grêle, composé d'articles un peu allongés, obconiques, des cuisses postérieures rappelant celles des autres espèces du genre et forme ainsi le passage entre cette coupe et les Cneorhinus vrais. Quelques espèces de la Sibérie, (C. argentatus Gebl., quadrili- neatus Gebl. et trois espèces nouvelles que j'ai sous les yeux) ont le scape des antennes plus court que ne le comporte la formule du genre Cneorhinus Schoenh. ; il atteint au plus chez elles le bord antérieur des yeux, tandis que, chez tous les Cneorhinus, il doit s'étendre au moins jusqu'au milieu de ceux-ci ; la forme de leur rostre est aussi un peu différente, elle rappelle celle du même organe chez les Barynotus, leur faciès ne cadre pas non plus avec celui des Cneorhinus, mais est mieux celui des Catapionus Schoenh. , genre dans lequel je les fais entrer, quoique le caractère tiré du rostre pour les Catapionus, à savoir, son extrémité bidentée, ne se retrouve pas au même degré chez toutes les espèces; il est évident que ce caractère ne peut avoir toute l'importance que Schoenherr lui a attribuée, car, chez les cinq espèces que j'ai sous les yeux, lesquelles se trouvent intimement liées par tous les autres caractères, deux, C. basilicus Bohem, type du genre, et maculatus nov. sp. ont seules l'extrémité du rostre armée des deux dents caractéristiques; chez C. maculatus nov. sp., elles sont moins développées déjà que chez C. basilicus Bohem., puis, chez le C. argentatus Gebl., elles existent encore il est vrai, mais à l'état rudimentaire, enfin, dans les deux autres espèces, je vois l'extré- mité du rostre construit tout à fait sur le même plan que chez l'espèce typique, c'est-à-dire, muni au bout, d'une plaque lisse, échancrée, mais les côtés de Téchancrure sont inermes. Le nouveau contingent d'espèces apporté au genre Catapionus Schoenh. ne permet pas de le laisser entre les genres Liophlœus et Barynotus de Germar, car, par le C. quadrilineatus Gebl. , et même le C. maculatus, il est très-voisin du genre Cneor/iinits Schoenh.; si l'espèce typique et le C. maculatus ont les corbeilles des jambes postérieures faiblement caverneuses et le rostre un peu arrondi UU GENRE CNEORHINUS (SCHOENH.) 427 aux côtés latéraux, les autres espèces, argentatus, etc., ont les cor- beilles de ces mêmes jambes aussi caverneuses que beaucoup de Cneorhinus (1), et les côtés du rostre non ou à peine arrondis, construits à peu près comme chez la plus grande partie des espèces de ce genre ; enfin, chez les Catapionus que j'ai sous les yeux, je retrouve à la base du rostre, devant chaque œil, un rudiment du sillon transversal qui, chez les Cneorhinus, sépare le front du rostre, signe pour ainsi dire caractéristique de ce genre, lequel fait entiè- rement défaut chez les Liophlœus et chez les Barynotus; ce carac- tère, quoique peu important en apparence, prouve à l'évidence que la place des Catapionus est bien auprès des Cneorhinus. Les espèces qui m'occupent, se répartissent dans trois genres qui peuvent se caractériser ainsi : I. Scape des antennes atteignant au moins le milieu des yeux. A. Funicule des antennes composé d'articles toujours nettement séparés, jamais subcompactes ; front séparé du rostre par un sillon transversal constant, mais plus ou moins fort. 1. Cneorhinus Schoenh. B. Funicule des antennes composé d'articles très-serrés, subcompactes ; front nullement séparé du rostre par un sillon transversal. 3. Hey dénia n. g. II. Scape des antennes atteignant au plus le bord antérieur des yeux. 2. Catapionus Schoenh. Genre CNEORHINUS Schoenh. Schoenheer Curcul. Disp. raéth., p. 96. Lacordaire Gen. Col. YI, p. 34. Je ne reviendrai pas sur la formule de ce genre bien connu et renverrai s'il en est besoin à celle donnée par Lacordaire; je me contenterai de dire que les différences sexuelles résident princi- palement dans la taille, la forme générale du corps, au moins pour un certain nombre d'espèces, et dans la forme du dernier segment abdominal; j'ai vainement cherché le caractère indiqué par M. Desbrochers des Loges (.2), devant servir selon lui àrecon- (1) Chez les Cneorhinus, les corbeilles des jambes postérieures sont loin d être caverneuses au même degré; voyez, par exemple, celles du C. glohatus Herbst, et comparez-les avec celles des C. prodigus Fabr., ludificator Gylh., etc. (2) Desbrochers des Loges. Mittheil. Schweizer.Ent. GeseUs. ,\o].\ll, 1871, p. 349. 1:28 ÉTLDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CIRCUMEUROPÉENNES naître le cf des CneorJiinus; à ce sujet, cet entomologiste dit : « Le cf des Cneorhinus se distingue ordinairement de l'autre sexe par une forte dilatation de lextrémité des tibias antérieurs, la largeur étant double en cet endroit. Ce caractère, je crois, n'a pas été signalé. » Certes il eût été difficile à un autre entomologiste qu'à M. Desbrocliers de signaler un semblable caractère, car pour celui qui veut se donner la peine de voir, il n'existe pas. Les sexes des espèces contenues dans mon premier groupe (Dac- tylorhinus), à l'exception toutefois du C, weridionalis et peut-être du C. maroccanus, dont je ne connais qu'un exemplaire, sont peu dissemblables, le cf est d'une taille un peu moins forte et un peu moins globuleuse que la 9 , son dernier segment ab:lominal est à peine plus court et la dilatation de l'angle externe des tibias anté- rieurs est très-faiblement plus étendue et à peine moins largement arrondie ; ces caractères sont donc difficiles à bien apprécier ; chez le C. meridionalis , le cf est un peu plus petit, mais surtout beau- coup plus étroit que la 9 » ses élytres sont d'un ovale allongé, tandis que, chez la 9 . elles sont subglobuleuses ; la dilatation de l'angle externe des tibias antérieurs est chez les deux sexes assez acuminée à son extrémité, mais elle l'est plus encore chez le cf que chez la 9 ; ici les sexes sont donc faciles à reconnaître. Chez les espèces du deuxième groupe, Cneorhinus vrais, le cf est, dans toutes les espèces, d'une taille un peu inférieure et plus étroit que la 9 . il ^ l'abdomen un peu concave, au moins intérieurement, et le dernier segment abdominal est faiblement plus court que chez sa compagne. Enfin dans le troisième groupe {Attactagenus) ,\q» cf de toutes les espèces sont plus étroits et par suite relativement plus allongés que les 9 ; chez quelques-unes, ils sont beaucoup plus petits; chez toutes, le dernier segment abdominal du cf e.st plus court qu'il n'est large à sa base, largement tronqué et plus ou moins largement arrondi à son extrémité ; celui des 9 est triangulaire, aussi long qu'il est large à sa base, très-étroitement tronqué et arrondi à son extrémité. Les espèces de ce genre peuvent se répartir dans trois groupes principaux : L Angle externe des jambes antérieures saillant. 1. Dactylorliinus T. II. Angle externe des jambes antérieures nullement saillant. A. Tète marquée entre les yeux d'un sillon longitudinal court, profond, attenant antérieurement au sillon transversal qui sépare le front du rostre. 2. Cneorhinus vrais. DU GENRE CNEORHINUS (SCHOENH.) 129 B. Tête sans sillon profond, nettement marqué entre les yeux. 3. Attactagenus T. Le groupe I, Dactylorhinus T., contient quatre espèces; une, meridionalls DiiY., paraît restreinte aux parties méridionales de la France, à la Sicile et au nord de l'Afrique ; la seconde, glohatus H., a un habitat beaucoup plus étendu : elle se trouve dans plusieurs contrées du centre et du sud de l'Europe, au nord de l'Afrique, etc.; de la troisième, parapleurus M. , je n'ai m que quelques exemplaires provenant de la France occidentale et de l'Angleterre; enfin la quatrième, maroccanus nov. sp., est du Maroc. Voici, pour en faciliter l'étude, un petit tableau des espèces de ce groupe : I. Tarses allongés, extrémité de l'angle externe des jambes anté- rieures subaiguë. 1 . meridionalis Duval. II. Tarses courts, extrémité de l'angle externe des jambes anté- rieures plus ou moins arrondie. A. Articles 3-7 du funicule des antennes très-courts, trans- verses. B. Ely très parées, outre les écaillettes qui les recouvrent, de poils un peu dressés, un peu longs. 2. globatus Herbst. B'. Ely très parées, outre les écaillettes qui les recouvrent, de poils très-courts, couchés. 3. parapleurus Marsh. A. Articles 3-7 du funicule des antennes, ou au moins une partie d'entre eux, obconiques, nullement transverses. 4. maroccanus nov. sp. Le groupe II, Cneorhinus vrais, renferme six espèces; trois d'entre elles, harcelonicus, prodigus et ludificator, habitent le sud de l'Espagne et le nord de l'Afrique; une quatrième, Heydeni, paraît avoir un habitat très-restreint; les quelques exemplaires, que j'ai eus sous les yeux, proviennent tous du Portugal ; de la cin- quième, argentatus Perris, je n'ai vu que l'exemplaire type de la collection de M. Perris, il a été capturé à l'Escurial en Espagne ; enfin la sixième, BelUeri, n'a été jusqu'à présent trouvée qu'en petit nombre dans les Pyrénées; en voici le tableau : I. Corps densément recouvert d'écaillettes grises ou jaunâtres, ANNALES DB La soc. BNTOM. DE BEUGiaUE, T. XIX. i^ 130 ÉTUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CIRCUMEUROPÉENNES ressemblant parfois à un enduit crétacé ; pas de sillon sur le prothorax. 1 . barcelonicus Herbst. II. Corps densément recouvert d'écaillettes d'un gris argent, mat; un sillon sur le prothorax. 2. argentatus Perris. III. Corps parcimonieusement recouvert d'écaillettes arrondies, de nuances met illiques ou à reflets opalins. A. Articles 1-2 du funicule antennaire subégaux en longueur. B. La plus grande largeur du prothorax est, chez le cf, un peu avant, chez la 9 . à peu près au milieu de sa lon- gueur. 3. prodigus Fabr. B'. La plus grande largeur du prothorax est, chez çf Q ,k sa base. 4. Heydeni nov. sp. A'. Article 2 du funicule antennaire plus court que 1. B. Articles 3-7 du funicule des antennes, courts, nodi- formes; 2 d'un tiers plus court que 1 . 5. ludificator Gvlh. B'. Articles 3-7 du funicule des antennes très-courts, transver.ses ; 2 de moitié aussi long que 1. 6. Bellieri Brisout. Le groupe III, Att-vctacrnus Tourn., plus riche en espèces que les précédents, en compte neuf: sept sont propres à différentes contrées de l'Espagne, ce sont : pyriformis, hijpocyaneus, dispar, tarsalis nov. sp. Diecki nov. sp., corduhensis et carinirostris ; une huitième habite, avec ce même pays, la France et dit-on l'Angleterre (1) c'est exarattis; enfin la neuvième, albinus Boh., est particulière à la Russie. Ces espèces forment un petit groupe naturel qui se divise ainsi : I. Articles 4-7 du funicule antennaire obconiques, toujours plus longs que larges. A. Prothorax offrant sur son disque un court et faible sillon longitudinal au devant du scutellum. B. Prothorax peu ou pas arqué sur les bords latéraux, subconique Ç , subparallèle sur une partie de sa lon- gueur cf. 1. pyriformisBohem. (1) Je n'ai p.as vu d'oxpmplaii'fs (lf> ce pays. DU GENRE CNEORHhNLS (SCIIOENH.) 131 B'. Prothorax faiblement, mais régulièrement arqué sur les bords latéraux, jamais conique ou parallèle sur une partie de sa longueur. 2. hypocyaneusBohem. A'. Prothorax offrant sur son disque une fine carène longitu- dinale. B. Page supérieure du corps recouverte d'écaillettes un peu dressées, comme frisées. 3. dispar Graëlls. B'. Page supérieure du corps recouverte d'écaillettes, arrondies, nullement dressées, nullement frisées-; appliquées sur les téguments. 4. exaratus Marsh. A''. Prothorax n'offrant sur son disque, ni carène, ni sillon longitudinal; régulièrement arqué aux bords latéraux. Corps vêtu d'écaillettes subunicolores, d'un gris un peu argenté. 5. cordubensis Kirsch. II. Articles 4-7 du funicule des antennes plus ou moins nodiformes ou transverses, jamais plus longs que larges. A. Prothorax marqué sur son disque d'une fine carène ou d'une fine ligne lisse, longitudinale. B. Deuxième article du funicule antennaire subégal en longueur au troisième. 6. albinus Bohem. B'. Deuxième article du funicule antennaire une fois et demie aussi long que le troisième. 7. tarsalis nov. sp. A. Prothorax sans carène ou ligne lisse longitudinale sur son disque. B. Yeux un peu saillants, arrondis, nullement coniques. 8. Diecki nov. sp. B' Yeux un peu saillants, subconiques, un peu dirigés en arrière. 9. carinirostris Bohem. Le total des espèces, que j'ai en nature sous les yeux, est pour les trois groupes de 19, sur lesquelles quatre sont nouvelles. Il ne m'a pas été donné de voir les (.'. ampUcollis Bohem., latercdis 132 ÉTUDE I»i:S ESPÈCES ELUOI'ÉENNES ET CIRCUMEUROPÉENNES Graëlls, setarius Fairm., spinipes Ferez (1), plumheus Marsh, et puhescens Allard; je soupçonne que le C. plumbeus M irsh, devra être rapporté au C. glohatus Herbst ou au C. pampleuriis ; je doute que le C. pubescens Allard appartienne bien au genre Cneorhimis, car, si la description de l'auteur est exacte, cette espèce n'offrirait pas d'écaillettes sur son corps et formerait par là une étrange excep- tion dans ce genre ; elle ne devra donc y être inscrite qu'avec beaucoup de doute. Quant aux C cœsicollis, hispanicus, nigosicollis et htwicZus Desbrocliers (2), je ne les enregistre ici que pour mé- moire : il est probable qu'elles sont destinées à enrichir la syno- nymie, ou peut-être même appartiennent-elles à d'autres genres, fait certain au moins pour le C. cœsicollis, qui est un HolcorhinusH! Lorsqu'un auteur n'a pas su apprécier de telles différences géné- riques, il est difficile d'attacher une valeur à ses créations (3). Note. Depuis que ce mémoire a été remis à la Société Entomolo- gique de Belgique (voyez 1874, Compte rendu, série TI, n° G), M. Desbrochers a publié dans un petit mémoire, intitulé : Diagnoses de Curculionides inédits : les Cneorhimis 5 - carinatus, Reinosa; Cvîcmrfs, Andalousie; Cox/yops, Portugal; C. sulcifrons, Aranjuez; C. angustus, Fortugal; et C. escorialensis, Escorial; il y crée aussi le genre Lacordaireus, pour les C. prodigus, Bellieri et tingitanus = prodigtis qui, comme je l'ai démontré, sont les Cneor/finus vrais, et ne peuvent pas se détacher du genre. Ce mémoire porte la date du 28 novembre 1874 pour les pages 1-8; 7 janvier 1875 pour les pages 9-12, 10 janvier 1875 pour les pages 13-20, et enfin 7 avril 1875 pour les pages 21-3G; il est facile de se convaincre que cette dernière date est celle de l'apparition de ce mémoire, car évidemment il a été imprimé en une seule fois, le report des pages le prouve abondamment. Groupe I. — DACTYLORHINUS T. Angle externe des jambes antérieures saillant. D. meridionalis J. Duv. Jacquelin-Duval. Gen. Col. Cure. 1854. p. 14. Note. (1) Ferez Arcas in Anales Socied. Espan. Hist. nat. Madrid, 1872, p. 112, pi. II, fig. 1. (2) Pour cette dernière espèce, voyez Desbrochers, Soc. Ent. France, 1874, Bulletin n» 87, p. 224. (3) Le même entomologiste était seul capable de pi'oposer la réunion des C. exaratus M. et Carinirostris Bohem., espèces distinctes s'il en fût; il est heu- reux que cette fois MM. Gemminger et Hai'old ne se soient pas laissés entrainer à accepter une remarque aussi erronée; voyez à ce sujet Desbrochers, Mittheil. Schweizer, Ent. Gesells. Vol. III, 1871, p. 373. m GENRE CNEOUHIiNLS (SCIIOLMI.) 133 Cneorhinus siculus Rotteiiberg. Berliner Ent. Zeits. 1871, p. 228 Sicile. 9 Leptolepurus (1) O^tf ieri Desbrocliers. Ann. Ent. France, 1872, p. 425. Algérie. cf Leptolepurus asiaticus Desbrochers. Cf Long. 6 1/4 mill Larg. 3 1/2 mill. (2) 9 » 7 " 4 3/4 » cf ovalaire, 9 globoso-ovale ; cf9' entièrement d'un testacé plus ou moins brunâtre ; assez denséraent recouvert sur tout le corps de petites écaillettes arrondies, d'un blanc jaunâtre ou grises, et parsemé de quelques soies fines très-courtes, couchées, blan- châtres. Tête étroite, peu convexe; rostre faiblement rétréci anté- rieurement, un peu plus long que la tête, obsolètement ou même parfois nullement séparé du front par une impression transversale, assez fortement échancré au bout, marqué sur le milieu d'un sillon longitudinal abrégé entre les yeux, et parfois terminé sur ce point par une petite fossette ponctiforme ; yeux assez grands, arrondis, peu convexes ; antennes médiocres, funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, 2 un peu moins long que 1 , 3-7 courts, subtransverses, massue ovale. Prothorax d'un quart environ plus large que long, rétréci antérieurement, faiblement, mais subrégulièrement arrondi sur les côtés, avec sa plus grande largeur au milieu environ de sa longueur, bord antérieur et bord postérieur coupés presque droit, devant ce dernier se montre une impression transverse plus for- tement marquée de chaque côté que vers le milieu ; surface con- vexe, brillante, et, ainsi que la tête, assez fortement, mais peu den- sément ponctuée. Scutellum petit, triangulaire. Élytres cf , deux fois, 9 une fois et un tiers aussi longues que larges prises ensem- ble; chez le cf, les épaules sont très-tombantes et les bords laté- raux sont faiblement, mais régulièrement arrondis ; chez la 9 . les épaules sont beaucoup moins tombantes et, ainsi que les bords laté- raux, largement arrondies; surface convexe, parée sur chaque ély- tre de dix stries ponctuées, nettement accusées, interstries faible- ment convexes, trè.s-flnement coriaces. Tous les segments abdomi- naux sont séparés par une suture droite, le deuxième est plus étroit que les deux suivants réunis; angle externe des tibias antérieurs fortement dilaté en angle subaigu ; tarses allongés, crochets sou- dés à leur base. (1) Je ne puis admettre le nom générique de Leptolepurus pour ce groupe, parce que les caractères donnés par l'auteur ne peuvent se rapporter qu"au seul C. me~ ridionalis Duv. (2) Les longueurs indiquées dans ce mémoire sont rostre exclu, 134 ÉTUDE DliS KSI'ECES ELIIOPÉENNES ET CIKCL.MELHOPÉENNES Cette intéressante espèce est encore peu répandue dans les col- lections. France mér., Sicile, Algérie (Pliilippeville), Syrie. — Coll. Chevrolat; de Hej'deu; Puton ; d*9 nia collection. Observ. J'ai pu observer l'existence de tiges mandibulaires as.sez longues chez tous les exemplaires que j'ai eus sous les yeux. D. globatus Herbst. Herbst. Fûssl. Arch. V. 1783. p. 83, pi. 24, f. 32. geminaius Fabr. Mant. I p. 46. — Olivier, Ent. V. 8^î, p. 357, t. 19, f. 246. — Bohem. Schoënli. Gen. Cure. V. p. 861. — Jacq.- Duv. Gen. Col. Eur. Cure. 1854, pi. 5, f. 23. maritimus Marsh. Ent. Brit. p. 307. plagiatus Schall. Act. Hal. T, p. 284. scrobiculatvs Marsh. Ent. Brit. p. 307. Long. 4 1/4-6 1/2 mill. Larg. 3-4 1/4 mill. Globoso-ovale, noir ou brun de poix, antennes extrémité des ti- bias, tarses et parfois toutes les pattes d'un testacé clair; tout le corps est revêtu de petites écaillettes arrondies et parsemé de pe- tits poils jaunâtres un peu longs, un peu dressés. Les écaillettes de la page supérieure sont, chez les exemplaires tj'jjiques, d'un brun plus ou moins jaunâtre, variées de jaune grisâtre et de blanc ou de gris argenté ; chez certaines variétés, les écaillettes affectent une teinte uniforme, tantôt elles sont grises, argentées, tantôt d'un gris plus foncé ou d'un gris jaunâtre; enfin, entre ces extrêmes, l'on peut observer tcms les passages des nuances les plus cidres aux plus foncées; chez les individus colorés par excès, ilexi.ste toujours sur le disque du prothorax deux taches longitudinales plus claires que le fond, laissant entre elles une bande foncée; les écaillettes du dessous du corps et des pattes sont généralement unicolores, grises ou jaunâtres ; claires ou un peu foncées, selon que la page supé- rieure est plus ou moins colorée. Tête peu convexe, rostre plm en dessus, subégal en longueur à la largeur du front entre les 3'eux, séparé de celui-ci par une ligne obsolète, transversale, un peu ar- quée; antennes assez courtes, scape un peu épais, funicule à article 1 seul plus long que les autres, 2 moitié aussi long que le précé- dent, subégal à3, pas plus long que large, cependant obconique, 3-7 transverses, graduellement élargis; massue courtement ovalaire, un peu acuminée au bout. Prothorax presque deux fois aussi long que large, élargi latéralement jusqu'au deux cinquièmes antérieurs de sa longueur, puis rétréci jusqu'à son bord postérieur; surface faiblement, régulièrement convexe et, ainsi que la tête, finement, très-densément ponctuée, chagrinée; bord antérieur et bord posté- t DU GENHE CXEOUlllXL'S (SCHOENH.) 135 rieur coupés droit. Elytres globuleuses, deux fois aussi larges que le prothorax, à épaules un peu tombantes, largement arrondies, marquées chacune, sur leur surface, de dix stries ponctuées, assez fines, interstries plans, finement coriaces. Bord postérieur du pre- mier segment abdominal sinué dans le milieu. Dilatation de l'angle externe des tibias antérieurs largement arrondie chez la 9 ; chez le cf , cette même dilatation est un peu plus longue et un peu moins largement arrondie. Cette espèce se trouve assez fréquemment sous les plantes dans les terrains sablonneux ; d'après une note que m'a communiquée M. L. de Heyden, elle serait nuisible à la vigne dans certaines con- trées des bords du Rhin. Suisse, Allemagne, France, Angleterre, Belgique, Espagne, Maroc. Observ. J'avais antérieurement séparé, sous le nom inédit de C. andalusiats, quelques exemplaires d'une forme qui me pirais- sait différer par l'élargissement des tarses, la pubescence du dessus du corps plus courte, une taille un peu moins globuleuse, etc.; mais ces caractères ne m'ayant pas paru suflfîsants, j'ai préféré réunir cette forme au type comme simple variété ; celle-ci paraît exclu- sivement propre au sud de l'Espagne et au Maroc ; elle est parfois étiquetée dans les collections sous le nom de C. albîcans Schoenh. D. parapleurus Marsh. Marsh. Ent. Brit. p. 305— Steph. 111. Brit., IV, p. 124. albicans Bohem. Schoenh. Gen. Cure. I, p. 530. Long. 6 1/2-7 1/4 mill. Larg. 4-4 1/4 mill. Cette espèce a de grands rapports avec la précédente ; je crois donc plus nécessaire d'indiquer les différences existant entre elles, que de donner pour celle-ci une description spéciale. Le coloris des téguments est semblable chez les deux espèces ; celui de la vestiture n'est jamais aussi foncé chez parapleurus que chez glo- hatus; chez le premier, j'ai toujours vu les écaillettes grises, ou variées de teintes à peine plus foncées que le fond ; les taches qui se montrent sur le prothorax, même chez les exemplaires que l'on peut considérer comme colorés par excès, ne se voient qu'obsolè- tement, celles des élytres sont aussi peu visibles et le plus souvent l'espèce se montre d'un gris argenté clair ; rien dans ceci ne peut encore servir à séparer nettement ces deux espèces, puisque l'on retrouve ces différentes teintes chez les variétés du globatus H. Chez jiarapleurus , le deuxième article du funicule des antennes est presqueaussi long que les troisième et quatrième réunis, faiblement plus court que le premier; le sillon transversal qui sépare le rostre 136 KTinn hks espèces européennes et circumeuropéennes du front est mieux marqué, surtout sur les côtés, où il resserre pour ainsi dire un peu la base du rostre : le prothorax est, relativement à sa longueur, un peu moins large que chez glohatxis, sa plus grande largeur se trouve presque au milieu de sa longueur ; les élytres sont moins globuleuses, elles sont deux fois aussi longues que larges et quatre fois aussi longues que le prothorax, tandis que, chez glohatus, elles ne sont chez la 9 qu'une fois et un tiers, chez le cf , une fois et demie aussi longues que larges ; les stries des élytres sont beaucoup plus fines, superficielles, et la pubescence du dessus du corps est blanche, très-courte, un peu couchée. L'angle externe des tibias antérieurs est un peu plus fortement dilaté, mais les tarses surtout sont plus larges que chez glohatus ; crochets des tarses soudés. . Cette espèce est peu répandue dans les collections ; les quelques exemplaires que j'ai vus proviennent de la France occidentale et de l'Angleterre. Observation. La forme que je décris ici est pour moi celle du C. aïbicans Schoenh.; j'ai rapporté cette espèce au ytarapleurus Marsh, d'après MM. Gemminger et Harold, sans pouvoir toutefois vérifier l'exactitude de cette synonymie, n'ayant pas à ma portée les matériaux nécessaires. J'ai vu souvent dans les collections, sous le nom de G. aïbicans Schoenh., les variétés grises du C. glo- hatus H. D. maroccanus nov. sp. Long. 6 mill. Larg. 3 3/4 mill. Taille et forme d'un gros exemplaire du C. glohatus, mais s'en distingue de suite par la structure des antennes, la forme de son prothorax, etc. Brun de poix, pattes et antennes d'un testacé rou- geàtre; corps entièrement revêtu décaillettes arrondies d'un gris jaunâtre, varié sur le prothorax et les élytres de brun et de gris argenté, cette dernière couleur forme sur le disque du prothorax deux bandes latérales, sinuées. Tête un peu convexe, rostre aussi long qu'elle, à peine rétréci en avant, séparé du front par une ligne transversale obsolète, marqué sur le milieu d'une impression lon- gitudinale formant un V renversé dont l'extrémité est placée exactement entre les yeux; ceux-ci médiocres; funicule moins épais que chez les espèces précédentes, à articles 1-2 allongés, égaux entre eux, 3-7 obconiques, nullement transverses. Prothorax une fois et deux tiers aussi largo que long, élargi latéralement avec sa plus grande largeur un peu après le milieu de sa longueur; surface un pou convexe ; bords antérieur et postérieur coupés droits ; au-dessus de ce dernier, se montre une faible impression \)\ t.KSWK CNKOltlli.MS (SCHUHMI .) \o~ transversale. Scutellum très-petit; triangulaire. Élytres gioboso- ovales, moins régulièrement arrondies que chez globatus H., à épaules moins tombantes, largement arrondies, puis snbparallèles sur un tiers de leur longueur et communément arrondies à leur extrémité ; surface marquée de lignes de points, petits, peu serrés, mais bien accusés, interstries faiblement convexes, ornés chacun d'une rangée subrégulière de petites soies dressées, brunâtres, dont l'extrémité est un peu tournée en arrière. Segments abdomi- naux con.struits à peu près comme chez les espèces précédentes ; tibias un peu moins épais, angle externe des antérieurs un peu moins longuement étendu que c]iez glohatus ; crochets des tarses très-brièvement soudés. Le seul exemplaire observé me parait être une Ç. Tanger; ma collection . Groupe II. — ONEORHINUS VRAIS. Angle externe des jambes antérieures nullement saillant. Tête marquée entre les yeux d'un sillon longitudinal court, profond, attenant antérieurement au sillon transversal qui sépare le front du rostre. C. barcelonicus Herbst. Herbst. Kâf. Yll, p. 45, pi. 98, f. 2. — Gylh. Schoenh., Gen. Cure. I, p. 525. Var. innocuiis Fabr. Syst. El. II. p. 512. Cf Long. 7 1/2-8 1/2 mill. Larg. 3 1/2-4 mill. 9 Long. 9 1/2-12 mill. Larg. 4 1/4-5 1/4 mill. Oblong, noir, entièrement et densément revêtu d'écaillettes arrondies, d'un gris clair, parfois d'un gris jaunâtre, ou même d'un gris brunâtre ressemblant à un enduit crétacé; parsemé sur tout le corps de très-petits poils blanchâtres, qui, sur le prothorax et les élytres, prennent naissance au fond de la grosse ponctuation qu'offrent ces téguments. Tête peu convexe, séparée du rostre par un sillon transversal bien marqué, profond, ornée entre les yeux d'un sillon longitudinal court, bien accentué, relié à sa partie antérieure au sillon transversal ; rostre une fois et demie aussi long que la tête, fort, nullement rétréci antérieurement, mar- qué sur le milieu de deux dépressions longitudinales, laissant entre elles une espèce de carène peu élevée, ces dépressions sont abrégées antérieurement vers le milieu de sa longueur; scrobes rostrales profondes à leur naissance, un peu atténuées postérieu- rement et dirigées un peu au-dessus du bord inférieur des yeux. Antennes relativement courtes, fortes, couvertes d'une pubescence A?»NALÏ3 DE !.A SOr. RNTOJl. DB TIELCIQIT:, T. \IX. IS 138 KTUDE DES ESPECES ELKOPEENNES ET CIKCUMELROI'ÉEXNES un peu criniforme, funicule à article 1 faiblement plus long que 2, celui-ci presque deux fois aussi long que 3, 3-7 plus larges que longs; massue courtement ovale. Prothorax plus large que long, subparallèle sur les bords latéraux, rétréci et un peu arrondi antérieurement, bord antérieur et bord postérieur coupés presque droit; surface peu convexe, grossièrement, mais éparsément ponc- tuée et, entre ces gros points épars, très-finement ponctuée et coriacée ; toutefois cette sculpture est cachée par la vestiture. Scutellum subtriangulaire très-petit. Elytres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, coupées en biais aux épaules, puis très-faiblement élargies et arrondies sur les bords latéraux, surface un peu convexe, marquée de lignes de points assez profonds, mais peu serrés, interstries convexes. Bord pos- térieur du premier segment abdominal faiblement bisinué; pattes fortes, tarses larges, cf un peu moins grand et un peu plus étroit que la 9 • Cette espèce vit au sud de l'Espagne et au Portugal, mais elle y est moins répandue qu'au Maroc, où elle ne paraît pas rare. C. argentatus Perris. Perris, Ann. Soc. Ent. France, 1864, p. 295. — argentifer Marseul, Cat. Col. Europe, 1866, p. 91. cT Long. 7 mill. Larg. 4 1/5 mill. 9 inconnue. cT oblong, noir, antennes testacées, massue obscure ; corps totalement et très-densément revêtu d'écaillettes unicolores d'un gris argent; sur les élytres, elles sont un peu plus petites que sur le prothor.ix. Tête peu convexe, séparée du rostre par un sillon profond, bien marqué, un peu arqué; orné entre les j-eux d'un sillon longitudinal court, bien accusé, joint antérieurement au sillon transversal; rostre deux fois aussi long que large, fort, parallèle aux bords latéraux, nullement rétréci antérieurement, marqué en-dessus de trois carènes longitudinales fines et peu élevées, celle du milieu un peu plus longue que les latérales. Scrobes rostrales profondes, un peu élargies postérieurement, dirigées inférieurement au-dessous des yeux, laissant entre elles et ces derniers un espace à peu près égal au diamètre d'un œil. Antennes médiocres; funicule paré de quelques poils fins, un peu criniformes; à article 1 presque deux fois aussi long que 2, celui-ci un peu plus long que 3, 3-6 subnodilbrmes, presque aussi larges que longs, 7 un peu plus long que 6 ; massue courtement ovalaire. Prothorax une lois et demie aussi large que long, rétréci de l'ar- rière à l'avant, un peu arqué aux bords latéraux, ayant presque DU GENRE CNEORHINUS (SCHOlvNH.) 139 sa plus grande largeur tout à fait postérieurement ; bord postérieur deux fois aussi large que l'antérieur, droit; surface inégale, peu convexe, marquée au milieu d'un sillon longitudinal profond, subcomplet; de chaque côté de celui-ci, près des angles posté- rieurs, se montre une petite dépression longitudinale, sous la forme d'un sillon rudimentaire. Scutellum très-petit, ponctiforme. Èljtres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa bise, ovales, régulièrement élargies et courbées aux bords latéraux; surface convexe, marquée de lignes de points profonds, peu serrés, interstries convexes. Bord postérieur du premier segment abdo- minal arqué, deuxième aussi long que les deux suivants réunis ; dernier segment de moitié aussi long qu'il est large à sa base. Pattes fortes, constituées à peu près comme chez harcelonicus ; crochets des tarses soudés. J'ai sous les yeux le seul type de l'auteur ; cet exemplaire est un cf. Escorial. Observation. Cette intéressante espèce à un peu le tacies du C. harcelonicus, mais elle est plus petite, plus large, relativement moins convexe; elle a aussi un peu la forme d'un très-petit exem- plaire du C. Heydeni, mais elle est autrement vêtue ; c'est la seule du groupe qui ait un sillon longitudinal sur le prothorax. Le nom de argentatus ne faisant plus double emploi dans ce genre, je res- titue à cette espèce le nom qui lui a été imposé par le savant ento- mologiste de Mont de Marsan. C. prodigus Fabr. Fabr. Ent. Syst. Suppl. p. 170. — Oliv. Eut. V, 83, p. 340, pi. 18. f.232. — Gylh. Sch. Gen. Cure. I, p. 525. — Lacord. Gen. Col. YI, 1863, p. 35, Note 1. hispamis Herbst, Kâf. Vil p. 41. pi. 97, f. 11. tingitanus Desbrochers, Ann. Fr. 1874, Bull. n° 37, p. 224 (1). CT Long. 9-10 mill. Larg. 35/()-4 1/4 mill. 9 « 9 1/2-12 f 41/2-51/2 •• Oblong; noir, parcimonieusement recouvert sur tout le corps do jietites écaillettes d'un gris rosé à reflets métalliques et opalins, (1) Depuis la l'emise de ce mémoire à la Société, j'ai eu sous les yeux un exem- plaire typique de cette espèce; il m'a été communiqué, en janvier 1876, par M. Koziorowicz, d'Ajaccio, qui le tient de M. Desbrochers; c'est là le vrai pro- digus. M. Desbrocher.?, confondant ces espèces, aura pris pour le prodigus F. le vrai C. ludificator Çjy\\\.,ei, partant de ce point, il aura été conduit tout naturelle- ment à considérer comme «o». spec. [tingitanus Desb.) les exemplaires africains qu'il avait soue les yeux. liO KTLUK DKS KSI'KCKS KLKOi't-.KNMvS Kl <;ilu;i .MKl UOI'I'E.VNKS elles forment par condensation sur les èlytres quelques petites taches arrondies plus ou moins disposées en lignes: de plus gran- des s'observent aussi sur les flancs du méso- et du métasternum -. outre ces écaillettes, le corps est encore parcimonieusement pourvu d'une pubescence claire, très-fine, couchée, plus abondante sur les antennes et sur les pattes. Tète peu convexe, grossièrement cha- grinée, séparée du rostre par un sillon transversal étroit et pro- fond, marqué entre les yeux du sillon caractéristique du groupe; rostre un peu plus long que la tête, un peu élargi antérieurement, marqué sur son milieu de deux dépressions allongées, laissant entre elles une fine carène lisse, brillante ; scrobes rostrales assez étroites, profondes, un peu atténuées postérieurement, dirigées vers le bord inférieur des yeux ; antennes assez fortes, à articles 1-2 du funicule égaux en longueur, 3-7 courts, assez serrés; massue ova- laire. Prothorax cf, un peu plus large que long, faiblement ar- rondi sur les bords latéraux, un peu rétréci postérieurement, plus fortement antérieurement, sa plus grande largeur est située un peu avant le milieu de sa longueur ; 9 passablement plus large que long, subparallèle sur les deux tiers postérieurs de ses bords latéraux, rétréci et arrondi antérieurement; 0*9 > surface peu con- vexe, fortement et assez grossièrement ridée, chagrinée ; éléva- tions entre les rides, brillantes, lisses. Scutellum très-petit. Ely- ti-es à peine plus larges à leur racine que la base du prothorax ; laiblement relevées et comme un peu étranglées à ce point, épaules as.sez longuement coupées en biais, avec le calus humerai prolongé et un peu élevé en arête, surtout chez la 9 ; de ce point, les bords latéraux sont très-faiblementcourbéset rétrécis jusqu'à l'extrémité ; surface convexe, parée de lignes de points bien marqués, un peu allongés, étroits et assez profonds ; entre ces points et sur les inter- stries se montrent de petites élévations transversales, brillantes, irrégulières ; les élytres sont chez le cf un peu plus étroites que chez la 9 , et terminées un peu mieux en pointe. Bord postérieur du premier segment abdominal droit; pattes fortes, tarses larges. Sud de l'Espagne et Portugal, mais plus répandue au Maroc. Coll. de Heyden, de Bruck, ma collection. Observation. Je suis convaincu que lorsque M. Desbrochers (I) a proposé la réunion des C. yrodigus et ludificator, il ne connaissait ])as en nature ces deux espèces. C. ludiflcatorOylb. Gylh. Schoenh. Gen. Cure. 1, j). 5"^(). — Lacord. Gen. Col. TI, IHiJ'.). p. 35, note 1. (11 Dc.-^bi-oclKis. Mitthoil. Scliweiz.T. Enf. Gcsolls. Vol. III. 1871. p. 37J. DU (.KNRK CNKOUilINLS (SCHOKNH.) 141 d Long. 8 1/2-9 1/2 milL Larg. 3 3/4-4 mill. 9 Long. 8 1/2-10 mill. Larg. 4-5 mill. Cette espèce étant voisine et généralement confondue avec la précédente, je me contenterai d'en indiquer les différences carac- téristiques. Le coloris est à peu près le même, cependant, chez les exemplaires très-fiMis du ludificator, les écaillettes sont plus abon- dantes, les taches qu'elles forment sur les élytres sont plus grandes, etc.; la taille est généralement un peu inférieure, la forme est relativement un peu plus courte, la tête est à peu près conformée de même, mais le rostre est un peu plus étroit, relati- vement un peu plus allongé ; le deuxième article du funicule des antennes est au plus des deux tiers aussi long que le premier, tandis que, chez prodigus , ils sont subégaux; les articles 3-7 sont relati- vement plus courts et plus épais chez ludificator que chez pro- digus. Le prothorax est ici d'une forme assez semblable à celui do l'espèce précédente, mais, au lieu d'être fortement chagriné et ridé, il est superficiellement chagriné et marqué d'une ponctuation éparse, ronde, toujours bien visible, même chez les exemplaires frais, où cette partie des téguments est assez densément recouverte d'écaillettes. Les lignes ponctuées que l'on observe sur les élytres, au lieu d'être formées par des points étroits, allongés, comme chez prodigus, sont constituées par une ponctuation grosse, ronde, qui ne laisse entre les lignes que des interstries étroits ; les élévations transversales que l'on voit chez l'espèce précédente, sont ici moins saillantes, et, sur celle-ci, l'on y voit encore une ponctuation ép irse. Espagne méridionale; Portugal. Sierra Estrella, Sierra de Gérez, etc. Collection de Bruck, de Heyden, ma collection. Observation. Si au groupe III, dans la disposition géographique des espèces, j'ai compris celle-ci avec les C. barcelonicus et pro- digus comme se trouvant au nord de l'Afrique, ce n'est que d'après Lacordaire, qui l'indique d'Algérie; tous les exemplaires que j'ai vus, quoique en nombre assez grand, proviennent de l'Espagne mé- ridionale ou du Portugal. Je reçois fréquemment des envois du Maroc, mais jamais il ne s'y est trouvé le vrai C. ludificator-, j'en- visage donc momentanément cette espèce comme propre à l'Es- pagne. C. Bellieri Brisout. C. Brisout. Ann. France, 1869, p. 597. Long. 8 1/2-10 mill. Larg. 4-5 mill. Cette espèce est à la précédente ce que le C. ludificator est au C. prodigus. C'e.st-à-dire qu'elle est de même coloris, à pou près do même taille, mais relativement plus courte, plus lirgo; li tête, à 142 ÉTUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CiaCLMEUUOPÉENNES part le sillon ))rof()nd entre les yeux, est presque lisse, marquée seulement de quelques rides courtes et de quelques points médio- cres; le rostre est plus court que chez ludifwator et relativement un peu plus large; le funicule des antennes est plus court, plus épais, le deuxième article est de moitié seulement aussi long que le précodent, les 3-7 sont fortement transverses. Le prothorax a à peu près la même forme que chez les espèces précédentes, mais il est relitivement plus court, presque lisse, c'est-à-dire sans rides bien appréciables, marqué seulement d'une ponctuation forte, ronde, éparse; l'on voit sur le milieu de son disque une ligne lisse, abrégée postérieurement. Les élytres sont d'un ovale plus court que celles du hidificator, les bords latéraux sont plus arrondis, la surface est plus convexe; les lignes ponctuées, longitudinales, sont formées de points moins gro.s, plus allongés et formant presque des stries ; les interstries sont plus larges, un peu convexes, et les élé- vations transversales qui s'y observent sont moins saillantes, ponc- tuées plus fortement et plus abondamment que chez hidificator. Pyrénées. Collect. de Heyden, ma collection. Observation. Cette espèce est bien distincte par sa forme, par sa ponctuation et les proportions des articles de son funicule. C. Heydeni nov. sp. Cf Long. 9 mill. Larg. 4 mill. 9 Long. 10 mill. Larg. 5 1/4 mill. De taille assez semblable au C. barcelonicus et d'une vestiture subanalogue aux espèces précédentes, cependant les écaillettes ne forment pas de taches arrondies sur les élytres ; elle se distingue de suite de ses voisines par son prothorax, qui a sa plus grande largeur à la base et qui, de ce point, est curvilinéairement rétréci jusqu'à son bord antérieur. Tête sculptée comme chez les autres espèces de ce groupe, assez densément et assez fortement ridée longitudinalement; rostre marqué de deux impre.ssions longitudi- nales, séparées entre elles et flanquées de chaque côté par de fines carènes lisses ; deuxième article du funicule des antennes subégal au premier, 3-7 courts, subtransverses ; massue ovalaire. Pro- thorax cf aussi long que large, 9 plus large que long, ayant sa plus grande largeur tout à fait à sa base, et de ce point curvili- néairement rétréci jusqu'au sommet; bord postérieur une fois et demie aussi large que l'antérieur; surface faiblement convexe, densément, fortement et rugueusement ponctuée, marquée sur le milieu du disque d'une carène lisse, plus ou moins forte, abrégée antérieurement et postérieurement. Elytres de même forme à peu près que chez C. hidificator, marquées chacune de dix lignes de DU (ir.NHP: ClXEOUHINL'S (SCHOENH.) 14^ points fins, ronds, laissant entre elles des intervalles larges, finement coriaces et médiocrement ponctués. Bord postérieur du premier segment ;tbdominal, droit chez la Ç, entaillé au milieu en une espèce de fossette ronde, cf. Les écaillettes qui ornent cette espèce ont des reflets plus métalliques et sont plus petites que chez les C. prodigus et ludifwator. Portugal, Lisbonne. Collection de Heyden, m\ collection. Groupe ÎIL — ATTACTAGENUS T. Angle externe des jambes antérieures nullement saillant. Tête sans sillon profond et nettement marqué entre les yeux. A. pyriformis Bohem. Bohem. Schoenh. Gen. Cure. I, p. 528. C? Long. 7-9 mill. Larg. 3 1/3-4 1/4 mill. 9 « 8-11 " « 4-51/2 Oblong, subpA'riforme ; noir, densément recouvert sur tout le corps d'écaillettes un peu relevées, comme frisées, ordinairement grises, variées de gris foncé ou de gris brunâtre, parfois aussi plus ou moins dorées et même d'un beau vert ; au-dessus des écaillettes se montrent, surtout sur les interstries des élvtres, de très-petits poils courts, jaunâtres, brillants. Tête un peu convexe, séparée du rostre par un sillon transversal, fin, peu profond, arqué ; rostre plan en-dessus, marqué de deux faibles impressions longitudinales séparées par une carène obsolète ; antennes mé- diocres, funicule à article 2 faiblement plus court que 1, 3-6, gra- duellement plus courts, 7 un peu plus long que le précédent; massue ovalaire, acuminée au bout. Le prothorax est, chez la 9 . un peu plus large que long, avec sa plus grande largeur à sa base, de ce point, il est à peine courbé et graduellement rétréci jusqu'à son bord antérieur, qui est de la largeur des deux tiers du bord postérieur, ce qui fait que cet organe aff'ecte la forme d'un cône largement tronqué ; chez le cf , il est d'un tiers plus large que long, un peu arqué sur les côtés, avec sa plus grande largeur environ au milieu de sa longueur, de ce point, assez fortement rétréci antérieurement, mais très-faiblement postérieurement. Chez cf ei 9 . la surface est peu convexe, marquée sur son disque un peu au devant du scutellum d'un fin sillon longitudinal. Scutellum petit, subtriangulaire. Elytres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, assez longuement coupées en biais aux épaules, puis régulièrement courbées jusqu'à leur extrô- 144 KTl l»l-; DKS KSI'KCKS Kl l'.OI'LKNM.S Kl ClIlCL.MKritOI'KKNNKS mité, sans cependant s'élargir, ce qui t'ait que leur plus grande largeur est environ au premier quart de leur longueur, surface un peu convexe, assez brusquement déclive postérieurement, mar- quée sur chaque élytre de dix lignes de points peu serrés, mais profonds, bien marqués, interstries faiblement convexes. Bord postérieur du premier segment abdominal jilus ou moins fortement bisinué ; chez le cf , le dernier segment abdominal est plus court qu'il n'est large à sa base, largement tronqué et arrondi à son extrémité ; chez la 9 , ^Q même segment est aussi long que large à sa base, formant un triangle très- brièvement arrondi à son extré- mité ; pattes médiocres, moins fortes que chez les espèces du groupe précédent. La Ç est d'une taille bien supérieure à celle du cf et paraît plus rare. Castille ; Sierra Guadarrama. Collection de Heyden, ma col- lection. Observation. Les exemplaires d'un coloris brillant, doré ou vert, que j'ai sous les yeux, sont des 9 > mais, parmi les cf que j'ai dans mes cartons, l'un d'eux aies côtés des élytres, du prothorax et de la tète parsemés décaillettes d'un vert clair brillant, la partie interne des cuisses est de cette même couleur; si ce coloris était un peu plus développé, cet exem})laire répondrait bien au signa- lement du C. laieralis Graëlls ; il se pourrait donc que celui-ci fût un cf très-coloré du C. pyriformis Bohem. A. dispar Graëlls. Graëlls. Memorias Map. Geolog. 1858, p. 116, pi. IV, f. 8 cf 9- Var. Meleagris Graëlls, 1. c. p. 117. 9 Graelsii Brisout. Ann. Fr. 18(10, p. o87. d* Long. 7 1/2-8 1/2 mill. Larg. 3-3 1/2 mill. 9 " 8 1/2-12 « " 4-6 Oblongjnoir, entièrement recouvert de petites écaille ttes, qui, sur la page supérieure, sont un peu relevées, comme un peu frisées; chez le cf, le coloris de cette vestiture est en dessous d'un gris argenté, et, en dessus, d'un gris parfois un peu jaunâtre ; chez la 9 » 1^ dessous est d'un gris argenté, parfois avec des reflets rosés, le dessus est d'un gris plus ou moins jaunâtre, varié de petites taches irrégulières, claires ou foncées, brunes ou dorées, la teinte brune envahit ] arfois tout le dessus des élytres et forme souvent trois bandes longitudinales sur le disque du prothorax ; celles-ci laissent alors entre elles deux bandes longitudinales plus claires, de teintes grises ou un peu dorées, les bords latéraux des élytres sont toujours d'un gris clair argenté ou à reflets dorés ; DU GENRE CNEORHINUS (SCHORNH.) 145 enfin un exemplaire que j ai sous les yeux, est en-dessus d'une teinte unicolore, jaunâtre, à reflets un peu dorés. Tête faiblement convexe, séparée du rostre par un sillon arqué, plus ou moins accentué; rostre un peu plus long que la tête, marqué dessus de deux faibles impressions longitudinales, séparées par une carène plus ou moins saillante. Antennes médiocres, article 2 du funicule un peu moins long que 1, 3-6 subégaux entre eux, chacun plus court que 2, 7 un peu plus long que 6 ; massue ovale, acuminée au bout. Prothorax un peu plus large que long, faiblement, mais régu- lièrement élargi et arqué sur les bords latéraux, avec sa plus grande largeur au milieu environ de sa longueur; bord antérieur à peu près aussi large que le postérieur ; surface faiblement con- vexe, marquée sur le disque d'une fine carène longitudinale. Scu- tellum petit, subtriangulaire. Elytres ovales, pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, nullement coupées en biais aux épaules, celles-ci bien tombantes, bords latéraux fai- blement et régulièrement courbés et élargis jusqu'au quart environ de leur longueur, de ce point curvilinéairement rétrécis jusqu'à leur extrémité; surface un peu convexe, parée de stries ponctuées plus ou moins accusées, généralement plus fortes chez la 9 que chez le cf , souvent un peu voilées par la vestiture, interstries un peu convexes, cf, premier segment abdominal presque droit à son bord postérieur, cinquième plus court qu'il n'est large à sa base, largement tronqué et faiblement arrondi à son extrémité; 9 , bord postérieur du premier segment de l'abdomen faiblement sinué dans le milieu, cinquième aussi long que large à sa base, triangulaire, très-brièvement tronqué et arrondi à son extrémité. Pattes des deux sexes médiocres. Guarda; route de Celorico à Mangualde, Sierra Estrella; Esco- rial, Sierra Guadarrama; Sierra Gredos; Cordoue, Andalousie. Collections de Bruck, de Heyden, Kirsch, ma collection. A. cordubensis, Kirsch. cf. corduhensis cf Kirsch, Berliner Zeitschr. 1870, p. 170 (cahier supplémentaire). cf 9 Long. 6-7 mill., larg. 3 mill. Oblong, de la forme générale d'un très-petit exemplaire du C. dispar GvaeWs.; noir ou brun de poix, antennes testacées, massue obscure. Corps très-densément recouvert de petites écaillettes d'un gris argent, parfois un peu varié de gris rosé ; au-dessus de cette vestiture, on voit, principalement sur les interstries des élytres, quelques petits poils brillants, courts, couchés. Tête et rostre cou- annales DE I,A SOC. ENTOM. DP lîEr.GIQUE, T. X\X. 19 146 ÉTUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CIRCUMEUROPÉENNES formés à peu près comme chez l'espèce précédente, mais la carène médiane,chezcedernier,estobsolèteounulle.Funicule desantennes à articles obconiques, 1 d'un tiers plus long que 2, ce dernier faible- ment plus long que 3, 3-6 faiblement, mais graduellement plus courts, 7 un peu plus long que 6; massue ovalaire. Prothorax 1 3/4 fois aussi large que long, coupé droit devant et derrière, subrégulièrement arqué sur les bords latéraux, surface médiocre- ment, mais régulièrement convexe, densément ponctuée-chagrinée. Scutellum ponctiforme, transversal. Elytres à peine plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, assez régulièrement arquées aux bords latéraux, un peu convexes, striées ; stries fines, marquées dans leur fond de points médiocres, peu serrés ; interstries faible- ment convexes. Premier segment abdominal faiblement, mais angu- leusement arqué à son bord postérieur ; deuxième segment plus court que les deux suivants réunis, cf cinquième segment abdo- minal plus court qu'il n'est large à sa base, largement tronqué et arrondi au bout. Q cinquième segment abdominal aussi long que large à sa base, triangulaire, très-brièvement tronqué et arrondi à son extrémité. Escorial, Espagne, Portugal. Collection Kirsch 1 cf, ma collec- tion 1 9 . Observ. J'ai sous les yeux les deux exemplaires sur lesquels mon excellent ami M. Kirsch a établi cette espèce ; ces deux exemplaires que l'auteur croyait être cf et 9 > sont évidemment deux cf qui n'appartiennent pas à une même espèce; M. Kirsch, trompé par une forme similaire et une différence dans la taille, considérait l'exemphiire le plus petit comme le cf , et le plus grand et le plus large comme la 9 ; mais l'inspection de la forme et des proportions du dernier segment abdominal m'a promptement démontré l'erreur commise par ce savant. N'ayant que ces faibles matériaux sous les yeux, j'hésitais à me prononcer ausujet de cette espèce, que je con- sidérai un moment comme le vrai cf du C. dispar Graells, lorsque, dans un envoi qui me parvint du Portugal, je reçus un exemplaire 9 évidemment identique à l'un des deux cf qui formaient alors le C. cordiihensis Kirsch ; je soumis donc mes observations et ma manière de voir à l'auteur de cette espèce, qui reconnut qu'ici je voyais juste ; c'est donc au seul cf décrit par M. Kirsch comme C. cordiihensis que doit rester ce nom, celui qu'il décrit comme la 9 de cette espèce est un cf qui peut-être constituera une espèce nouveUe, mais que cependant j'envisage momentanément et jus- qu'à inspection de plus nombreux iiiatôriaux, comme le vrai cf du C. dispar Graells. DU GENRE CNEORHINUS (SCHOENH.) 147 A. hypocyaneus Bohem. Bohem. Schoenh. Gen. Cure. I, p. 529. Ferez Arcas, An. Socied. Espan. Hist. nat. Madrid, 1872, p. 110, pi. II, f. 3. sulcicollis Ferez Arcas, in litt. Cf Long. 6-6 l/2mill. Larg. 2 1/2-2 3/4 mili. 9 " 6 1/2-7 « " 31/2-3 3/4 « Oblong; noir ou d'un brun plus ou moins foncé, entièrement revêtu de petites écaillettes d'un gris brunâtre à reflets dorés ou cuivreux, parfois brunes. Tête déprimée entre les yeux, séparée du rostre par un sillon arqué, rostre une fois et demie aussi long que la tête, peu large, nullement élargi antérieurement, marqué sur le milieu d'une fine carène longitudinale plus ou moins visible ; antennes assez grêles, funicule à article 2 faiblement plus court que 1, 3-6 un peu allongés, subégaux entre eux, mais chacun plus court que 2, 7 un peu plus long que 6 ; massue d'un ovale un peu allongé. Prothorax un peu plus large que long, régulièrement élargi et arrondi sur les bords latéraux, avec sa plus grande largeur au milieu environ de sa longueur, presque aussi large à son bord an- térieur qu'à son bord postérieur, faiblement convexe, marqué sur le milieu de son disque d'un sillon longitudinal abrégé antérieure- ment et postérieurement ; de chaque côté de ce sillon et près des bords latéraux, l'on voit une petite fossette tournée un peu en biais, simulant un sillon rudimentaire. Scutellum petit, triangulaire. Élytres, chez le cf deux fois, chez la 9 une fois et demie aussi longues que larges, pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa bise, régulièrement élargies et arquées sur les bords latéraux avec leur plus grande largeur environ au milieu de leur longueur ; surface un peu convexe; ornées chacune de dix lignes de points, bien marqués, peu serrés, mieux accusés antérieurement que pos- térieurement, mais quelquefois un peu voilés par la vestiture. Fattes médiocres ; çf corps un peu plus allongé, pattes antérieures un peu plus longues, tarses un peu plus larges que chez la 9 • Coimbra. province de Beira, Portugal. CoUect. de Heyden, ma collection. A. tarsalis nov. sp. Cf Long. 6 mill. Larg. 3 mill. 9 « 6 1/4» n 4 «. cf oblong, 9 globoso-ovale; d'un brun rougeàtre, avec les an- tennes et les pattes plus claires. Corps entièrement et densément re- Ii8 ÉTUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET ClRCUMEUROl'ÉENNES couvert de petites écaillettes arrondies, plaquées sur les téguments, etde quelques petits poils jaunâtres très-courts, couchés ; ces écail- lettes sont d'un roux brunâtre sur la partie inférieure du corpsetsur les élytres, sur ces dernières, elles sont variées de quelques petites taches grises assez claires et d'autres d'un brun foncé, cette dernière couleur envahit les interstries 2 et G, la partie postérieure du 4° et un peu la racine des élytres ; le prothorax est brun, marqué sur le disque de deux bandes longitudinales sinueuses, d'un gris jaunâtre. Tête un peu convexe, séparée du rostre par un sillon faible, un peu arqué, rostre un peu plus long que la tête, médiocrement large, paré sur son milieu d'une carène obsolète ; antennes médiocres, funicule à article 2 d'un tiers plus court que 1, une fois et demie aussi long que 3, 3-6 courts, noueux, 7 un peu plus large que 6; massue courtement ovalaire. Prothorax d'un tiers plus large que long, assez fortement élargi et arrondi sur les bords latéraux, forte- ment rétréci antérieurement, moins postérieurement, sa plus grande largeur est, chez le cf environ au milieu, chez la 9 ;iprès le milieu de sa longueur, bord antérieur des deux tiers seulement aussi large que le postérieur, surface un peu convexe, densément et assez fortement ponctuée, chagrinée, marquée sur le milieu de son disque d'une fine carène longitudinale, lisse. Scutellum petit, subtriangulaire. Elytres pas plus larges à leur racine que le pro- thorax à sa base, à épaules très-tombantes chez le cf , un peu moins et largement arrondies chez la 9 > dans ce sexe une fois et un tiers aussi longues que larges, chez le cf presque deux fois aussi longues que larges; convexes, déclives postérieurement, marquées chacune de dix lignes de points assez forts, peu serrés, voilés parfois par la vestiture, interstries plans. Abdomen finement coriace ; 1" segment abdominal légèrement sinué au milieu de son bord postérieur; 5«, chez le cT, plus court qu'il n'est large à sa base, largement arrondi à son extrémité, ce même segment, chez la 9 , est aussi long que large à sa base, subtriangulaire, à peine tronqué et arrondi à son extré- mité. Pattes assez fortes, mais surtout chez le cf, qui les a un peu plus longues et plus grosses que la 9 J ^^^ tarses ont aussi chez celui-ci un développement presque double de ce même organe chez celle-là. Andalousie, sans localité plus précise; ma collection. Observ. Par son coloris, cette espèce, surtout la 9 . ^^^ ''^ ^'^^^ forme globuleuse, rappelle un peu les exemplaires foncés du C. glo- hatus H. A. Diecki nov. sp. cf Long. 4 1/2 mill. Larg. 2 1/4 mill. 9 " 5 " » 3 " DU GENRE CNEORHINLS (SCHOENH.) 149 Oblong; noir ou brun, pattes et antennes d'un testacé plus ou moins clair ; corps densément recouvert de petites écaillettes ; celles-ci sont jaunâtres sur la page supérieure et les pattes, mais d'un blanc grisâtre à la page inférieure ; les élytres sont variées par des taches vagues, brunâtres, et le prothorax est orné de trois lignes longitudinales de cette même couleur, celles-ci sont peu nettement limitées; au-dessus des écaillettes se montre une pubes- cence rare et couchée, moins couchée cependant et un peu plus longue sur les interstries des élytres, où elle est subrégulièrement disposée en lignes longitudinales. Tête un peu déprimée sur le front, séparée du rostre par un sillon obsolète, marquée sur le milieu d'une fine ligne lisse longitudinale, souvent cachée par la vestiture, rostre à peine plus long que la tête; plan en-dessus. Antennes médiocres, funicule à articles 1-2 subégaux en longueur, 3-6 courts, noueux, 7 plus large que 6, transversal ; massue ova- liire, assez forte. Prothorax d'un tiers plus large que long, subré- gulièrement arrondi sur les bords latéraux, sa plus grande largeur est un peu après le milieu de sa longueur, bord antérieur presque aussi long que le bord postérieur, surface peu convexe. Scutellum très-petit. Elytres courtement ovalaires, à épaules bien arrondies, ayant leur plus grande largeur au quart antérieur environ de leur longueur, de ce point curvilinéairement rétrécies jusqu'à l'extré- mité, surface un peu convexe, assez finement striée-ponctuée, mais la ponctuation est peu ou pas appréciable, par suite de la vestiture qui la recouvre, interstries un peu convexes. Pattes médiocres; segments abdominaux, surtout le cinquième, comme chez l'espèce précédente. Algésiras, Andalousie. Communiqué par M. de Heyden, qui en a doté ma collection d'un exemplaire. D'après ce savant, cette espèce existerait aussi dans la collection de M. Dieck, à qui je la dédie. Observation. Cette espèce se reconnaîtra aisément à l'exiguité de sa taille, à la structure du funicule des antennes dont les articles 3-G sont noueux et le septième transversal ; elle est à peu près de Il taille du carinirostris, mais d'une forme plus allongée et autre- ment vêtue. A. exaratus Marsh. Marsh. Ent. Brit. , p. 303. — Bohem. Schoenh. Gen. Cure. I, p. 532. d* Long. 5 3/4-6 mill. Larg. 25/6-3 mill. 9 » 8 1/2-9 « " 4 1/2-5 n cf ovale, 9 globoso-ovale ; noir, antennes d'un brun plus ou moins rougeàtre, ou même d'un testacé clair chez les individus ISO ÉTUDE DES ESPÈCES EUROPÉENNES ET CIRCUMEUROPÉENNES immatures; tout le corps est densément recouvert de petites écail- lottes arrondies, appliquées sur les téguments, d'un gris argenté, ou un peu jaunâtre; au-dessus de celles-ci, l'on observe encore quelques petits poils courts, couchés, subrégulièrement disposés en lignes sur les interstries des élytres. Tête faiblement convexe, nettement séparée du front par un sillon transversal faiblement arqué, mais bien accusé ; rostre marqué de deux faibles impres- sions longitudinales, séparées par une fine carène un peu brillante ; yeux convexes ; antennes médiocres, funicule à article 1 d'un tiers plus long que 2, celui-ci plus long que 3, 3-7 subégaux, courts, mais évidemment obconiques. Prothorax, chez le cf, un peu plus large que long ; chez la 9 , deux fois aussi large que long, dans ce môme sexe, il est droit sur la moitié postérieure de ses bords latéraux, puis faiblement arrondi et assez fortement rétréci jus- qu'à son bord antérieur, ce qui fait que sa plus grande largeur se trouve sur presque toute si moitié postérieure ; chez le cf ,sa plus grande largeur est vers le milieu de sa longueur, les bords latéraux sont un peu arrondis, assez fortement rétrécis antérieurement, moins postérieurement; surface peu convexe, marquée d'une fine carène médiane. Scutellum petit, subtriangulaire. Elytres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base ; épaules très-tombantes, coupées en biais, les bords latéraux sont de ce point curvilinéai- rement rétrécis jusqu'à l'extrémité ; chez le cf , les élytres sont une fois et demie, chez la Q , une fois et un tiers aussi longues que larges ; dans les deux sexes, elles sont assez fortement convexes, la surface est parée de lignes de points bien accusés ; chez le cf , les interslries sont un peu convexes, ils sont presque plans chez la Q ,et, par suite, la ponctuation des stries apparaît chez elle plus superficielle et les points plus nettement séparés. Premier .segment abdominal légèrement sinué à son bord postérieur ; chez le cf , le cinquième segment est plus court qu'il n'est large à sa base, lar- gement tronqué et un peu arrondi à son extrémité; chez la Ç,ce même segment est aussi long que large à sa base, triangul lire, brièvement tronqué et arrondi à son extrémité. Pattes assez fortes ; chez le cf , les tarses sont un peu plus élargis que chez la 9 , taille du même sexe de moitié moins volumineuse environ que celle de la 9 . Dieppe, collection de Hej^den ; Paris, Ch. Brisout de Barneville; Libourne, Dupuy de la Grand Rive. Ma collection. A. albinus Bohem. Bohem., Schoenh., Gen. Cure. I, p. 531. uligiîiosus Hochh. in litt. DU GENRE CNEOr.HlNUS (SCHOENH.) iol Cf Long. 5 1/2 mill. Larg. 2 3/4 mill. 9 « 6 1/2-7 mill. Larg. 3 3/4-4mill. A peu près semblable quant à la forme à l'espèce précédente, mais d'une taille un peu moindre ; couverte d'une vestiture ana- logue, mais variée parfois, surtout chez les 9. déteintes brunes sur les élytres et ornée sur le prothorax, de trois lignes longitu- dinales, plus ou moins bien limitées, qui sont de cette même cou- leur ; la pubescence que l'on observe au-dessus des écaille ttes, est plus courte, moins visible encore chez cette espèce que chez U précédente, au moins dans les exemplaires que j'ai sous les yeux. Tète faiblement convexe, séparée du rostre par un sillon transverse, fin ; rostre faiblement déprimé en dessus, obsolètement caréné dans son milieu; antennes assez courtes, assez fortes, funicule à ar- ticle 1 un peu plus long que 2, celui-ci subégal à 3, 3-7 courts ; mas- sue courtement ovalaire. Prothorax arrondi sur les côtés, ayant sa plus grande largeur au milieu environ de sa longueur, rétréci un peu plus fortement ea avant qu'en arrière, surface faiblement convexe, marquée sur le milieu d'une carène longitudinale obsolète. Scutellum petit, subtriangulaire. Elytres en ovale allongé çf, courtement ovalaires 9 ; pas plus larges à leur racine que le pro- thorax à sa base, à épaules très-tombantes et un peu coupées en biais chez le cf, moins tombantes et plus arrondies chez la 9; surface un peu convexe, parée de lignes de points bien marqués, peu serrés ; interstries très-faiblement convexes cf , plans 9 . Pattes médiocres. Cette espèce paraît propre à la Russie. Environs de Kiew. Col- lections de Heyden, Kirsch, Stierlin, ma collection. Observation. Cette espèce est généralement répandue sous le nom de uliginosus Hochh. A. carînîrostris Bohem. Bohem. Schoenh. Gen. Cure. V, p. 863. gypsiventer Graëlls. Mem. Map. geol. 1858, p. 80, pi. 4, f. 10 a. Baulnyi Brisout, Ann. Fr. 1866, p. 389. Long. 4-5 mill. Larg. 2-3 mill. Cette espèce a un peu la forme des 9 du C. exaratus, mais elle est d'une taille bien inférieure ; noir, avec les antennes et les pattes d'un brun de poix ; chez des exemplaires immatures, ces or- ganes sont rougeâtres. Tout le corps est densément recouvert de petites écaillettes arrondies, exactement plaquées aux téguments et de poils fins, courts, disposés à peu près comme chez exaratus ; le coloris des écaillettes est tantôt d'un gris unicolore, tantôt d'un 132 ÉTUDE l)i:S KSPKCES F.IIIOPKF.NNES ET CIIICUMEUROPÈENNES gris plus ou moins jaunâtre, un })eu varié de brunâtre, surtout sur les élytres ; le prothorax est paré de trois taches longitudinales de cette dernière couleur, ou d'un gris foncé. Tète un peu déprimée entre les yeux, séparée du front par un fin sillon transversal un peu arqué, marquée sur son milieu d'une ligne lisse obsolète, ordi- nairement couverte par la vestiture ; rostre un peu plus long que la tête, marqué de deux impressions longitudinales; yeux assez sail- lants, un peu coniques et un peu dirigés en arrière ; antennes assez courtes, funicule à article 2 un peu plus court que 1, d'un tiers ]dus long que 3, 3-6 très-courts, noueux, 7 subtransverse; massue en ovale court. Prothorax un peu plus large que long, ;issez forte- ment rétréci antérieurement, faiblement postérieurement, avec sa plus grande largeur au milieu environ de sa longueur, bord anté- rieur des trois quarts environ aussi large que le bord postérieur. Scutellum petit, subtriangulaire. Elytres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, d'un ovale très-court, une fois et un tiers environ aussi longues qu'elles sont larges, convexes, sur- face assez finement ponctuée-striée, stries atténuées par la vesti- ture qui les recouvre, interstries très-faiblement convexes. Pre- mier segment abdominal coupé presque droit à son bord postérieur, 5* construit comme chez les autres espèces de ce groupe. Pattes fortes, tarses larges. La Granja, Escorial, Sierra Guadarrama. Collect. de Bruck, de Heyden, ma collection. Genre CATAPIONUS Schoenh. Schoenh. Gen. Cure. VI. 2, 1842, p. 245. — Lacordaire Gen. Col. VI, p. 42. Rostre penché, un peu plus long et sensiblement plus étroit que la tête, plus ou moins robuste, légèrement arqué, un peu élargi en avant, plus ou moins arrondi aux angles, plan en dessus et par- couru par un sillon ou par une ligne lisse remontant plus ou moins sur le front, séparé de celui-ci par un faible sillon transversal effacé sur le milieu, muni au bout d'une plaque lisse triangulaire et assez fortement échancrée, bords de l'échancrure plus ou moins saillants ou dentiformes, parfois inermes; scrobes plus ou moins larges, médiocrement profondes et n'atteignant pas les yeux. Ceux- ci assez gros, subarrondis, plus ou moins saillants. Antennes anté- rieures, plus ou moins longues et assez robustes ; scape graduelle- ment épaissi au bout, n'empiétant jamais sur les yeux et atteignant au plus leur bord antérieur; funicule à articles obconiques ; 1-2 al- longés, égaux, ou 2 plus long que 1 ; 3-7 courts, subégaux ; massue 1)1 GK.NKE CNHOI'.llfNl'S (SCHOHMI.) ll)3 oblongo-ovale, acumiiiée, articulée. Prothorax subtransversal, peu convexe, plus ou moins arrondi dans son milieu sur les côtés, tronqué en avant, largement et faiblement lobé à sa base. Ecusson tantôt assez grand, triangulaire, tantôt presque nul. Elytres assez conv^exes, ovales, obtusémentacuminées au bout, largement échan- crées et pas, ou peu plus larges que le prothorax en avant. Pattes plus ou moins longues, peu robustes; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures un peu arquées, toutes brièvement mucronées au bout; corbeilles peu caverneuses; tarses médiocres, spongieux en dessous, à article 3 notablement plus large que 1-2, 4 long; crochets petits, soudés ; saillie intercoxale large, tronquée en avant. Corps oblongo-ovale, écailleux. La formule du genre Catapionus Sclih., telle que la donne Lacor- daire, n'est pas, comme l'observe justement M. Roelofs (1), exacte quant à la dimension indiquée pour la longueur du scape des an- tennes; Lacordaire indique cet organe comme empiétant sur les yeux, tandis que, chez toutes les espèces de ce genre, il atteint au plus leur bord antérieur; si j'insiste particulièrement sur ce point, c'est que je crois que c'est là le caractère le plus constant de ce genre et le mieux propre à nettement le séparer du genre Cneorlii- nus; M. Roelofs a aussi raison en signalant l'omission de Lacordaire au sujet du sillon transverse, rudimentaire, qui sépare le rostre du front chez les Catapionus ; je dois pourtant dire que si Lacordaire a omis de le signaler dans son texte, il l'a indiqué dans la figure qu'il donne du C.hasilicus Schh. (2), seule espèce composant alors ce genre ; récemment M. Roelofs, dans son intéressant travail sur les Curculionides recueillis au Japon par M. Lewis, en a décrit trois es- pèces, à savoir : modestiis, clathratus et gracilicornis ; il constate aussi avec raison que le Cneorhinus viridimetallicus Motsch. appar- tient à ce genre, dans lequel il faut encore faire entrer les Cneorhi- nus quadrilineatus Geh\. , argentatus Gebl. et trois espèces nouvelles que je décris aujourd'hui, qui sont : intermedius, maculatus et viri- danus, ce qui en porte le nombre total à dix; enfin il faudra sans doute leur adjoindre encore les Cneorhinus angusticolUs Motsch., cuprescens Motsch., fossulatus Motsch., nodosus Motsch. et rugosi- colUsDesh., ce qui donnera 15 espèces, toutes d'Asie et réparties comme suit : Tau Japon, 1 aux rives du fleuve Amur, 1 au nord de rindoust^in, et 6 de Sibérie et Mongolie. Ce sont ces dernières qui doivent m'occuper, parce que les espèces de ces contrées sont assez généralement admises à figurer dans les collections de coléo- ptères européens et circumeuropéens. (1) Roelofs, Ann. Soc, Entom. Belgfique, vol. XVI, 1873, p. 15Ô. (2) lacordaire, Gênera Coleopt. pi. 62, f. 1 a. ANNAI.es DK LA^Or. K.NTOM. IlE DRI.r.IfJI'E, T. XIX. 50 lo4 ÉTUDE DES ESPÈCES Kl ROI'KENNES ET C.IHCI'MEIJIIOPÉENNES Voici un petit tableau de celles qui me sont connues en nature : I. Elytres parées de stries ponctuées, fortes, assez profondes, interstries convexes. 1. quadrilineatus Gebl. II. Elytres parées de stries superficielles, formées de points fins ; interstries plans. A. Corps revêtu d'écaillettes de couleur autre que verte. B. Ecaillettes du dessus du corps, grises, ou d'un gris argenté. C. Prothorax densément, fortement ponctué, un peu ridé en dessus. 2. argentatus Gebl. C. Prothorax très-éparsement ponctué, nullement ridé en dessus. 3. intermedius nov. sp. B'. Ecaillettes du dessus du corps d'un gris plus ou moins doré ou à reflet métallique. 4. maculatus nov. sp. A'. Corps revêtu d'écaillettes d'un beau vert clair. 5. viridanus nov. sp. C. quadrilineatus Gebl. Gebler. Ledeb. Reis. 1830, II. 3. p. iôO.— Bohem. Schoenh: Geii. Cure. I, p. 526. Cf Long. 6 1/2-8 mill. Larg. 3-4 mill. 9.9 « „ 5 . Oblongo-ovale ; noir, densément recouvert d'écaillettes d'un gris jaunâtre ou d'un gris brunâtre et parfois orné sur le prothorax de trois taches longitudinales brunes. Tête faiblement convexe : rostre une fois et demie aussi long qu'elle, un peu élargi antérieurement, plan en dessus, marqué sur le milieu d'un sillon longitudinal qui se prolonge jusqu'au sommet du front et, de chaque côté, d'une dépression assez courte ; à sa base, de chaque côté, au devant des yeux, se montre un court sillon transversal un peu en biais, abrégé avant d'atteindre le sillon longitudinal, bords latéraux non arron- dis, mais pas anguleux; plaque lisse de l'extrémité petite, inerme. Antennes à scape court, pas plus long que les deux premiers arti- cles du funicule réunis, n'atteignant pas le bord antérieur de l'œil; funicule à articles 1-2 égaux, 3 plus court que 2, mais un peu DL GENRE CXEORHINUS (SCHOENH.) loo plus long que 4, 4-7 courts, noueux; massue ovale. Prothorax aussi long que large, subparallèle sur les deux tiers postérieurs des bords latéraux, puis un peu arrondi et rétréci antérieurement; surface peu convexe, parcimonieusement ponctuée, parfois ridée, surtout chez la 9 ; disque marqué sur le milieu d'un sillon longitudinal bien accusé, et, de chaque côté de celui-ci, au milieu environ de sa longueur, d'une petite dépression en biais. Scutellum petit, sub- triangulaire. Elytres un peu plus larges à leur racine que le pro- thorax à sa bise, à épaules peu larges, mais bien accusées, offrant un calus un peu saillant; bords latéraux faiblement, mais assez ré- gulièrement élargis et arrondis ; surface un peu convexe, fortement striée-ponctuée, points des stries gros ; interstries convexes, sur- tout les 1 (juxtasutural), 3, 5, 7 qui sont plus élevés que les autres ; sur les interstries 4-5, vers la déclivité postérieure, les écaillettes qui recouvrent les téguments, sont moins serrées et laissent voir comme une petite place dénudée ; je vois aussi celle-ci chez toutes les espèces que j'ai sous les yeux, mais plus ou moins développée. Pattes médiocres, tibias assez grêles, surtout les antérieurs, tous mucronés à leur extrémité interne. Sibérie ; sans localité plus précise. Observ. Cette espèce est plus courte et d'une forme plus lourde que les suivantes.' C. argentatus Gebl. Gebl. Ledeb. Reis. II,* 3, p. 150. ~ Boliem. Schoenh. Gen. Cure. I, p. 527. Long. 8-9 mill. Larg, 4 mill. Noir, antennes brunes ou noirâtres ; corps assez densément recou- vert de petites écaillettes rondes, d'un gris argenté, à reflet rosé ou même un peu doré. Tête et rostre construits comme chez l'es- pèce précédente, plaque de l'extrémité du rostre très-brièvement bidentée ; antennes à scape très-court, n'atteignant pas le bord an- térieur de l'œil, funicule conformé comme chez quadrilineatus. Prothorax faiblement plus large que long, un peu arrondi sur les côtés, ayant sa plus grande largeur un peu avant le milieu de sa longueur, surface peu convexe, fortement et assez densément ponc- tuée ; entre cette ponctuation, l'on en voit une autre beaucoup plus fine, subrugueuse; disque marqué sur le milieu d'un fin sillon longitudinal et, de chaque côté de celui-ci, près des bords latéraux, d'une petite dépression un peu en biais. Scutellum petit, subtrian- gulaire. Elytres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa ioG KILIlt l>l> KSI'KCtS lailOI'tli.N.NtS i:i ClllCl.MKLUOl'kL.NNES base, à épaules l)ien tombantes, subrêgulièrement ovales, convexes, marquées sur leur surface de fines lignes de points ronds, un peu espacés; interstries plans. Pattes comme chez l'espèce précédente, un peu plus allongées et, comme chez elle, finement velues. Sibérie orientale. Collect. de Heyden ; ma collection. C. intermedius nov. sj). Long. 10-11 mill. Larg. 5-51/2 mill. De la forme de Vargentatiis, mais un peu ])lus grand, ])aré d'une vestiture semblable. Tête un peu convexe, rostre assez semblable à celui des espèces i)récédentes, mais relativement un peu plus long, plus étroit au milieu et par suite paraissant plus élargi au bout; les bords latéraux, sans être aussi arrondis que chez l'espèce typique (basilicus), ou que chez le viridamis, le .sont i)lus que chez les deux espèces précédentes ; la plaque lisse de l'extrémité du rostre est courtement bidentée ; le sillon médian de la face supé- rieure se montre plus élargi antérieurement, où il est subdivisé en deux branches ; la surface est marquée de quelques points assez gros, peu serrés. Antennes à scape court, n'atteignant pas tout à fait le bord antérieur des yeux, faiblement épaissi en massue à son extrémité; funicule à articles 1-2 subégaux, 3 de moitié environ aussi long que 2, 4-7 courts, noueux ; massue d'un ovale allongé, acuminée au bout. Prothorax k peu près aussi long que large, un peu élargi et arrondi sur les C(3tés, ayant si plus grande largeur un peu avant le milieu de sa longueur ; surface un peu convexe, mar- quée d'une ponctuation ronde, assez forte, éparse, sans autre ponc- tuation entre elle ; disque paré sur le milieu d'un sillon longitu- dinal large et profond. Scutellum très -petit, subtriangulaire. El^'tres i)as ])lus larges à leur racine que le prothorax à sa base, d"un ovale allongé, assez régulier; surface convexe; parées de lignes de points allongés, bien marqués, quoique petits, assez serrés ; interstries jdans, lisses, offrant quelques petits points très-épars; ]»ostérieurement, sur les interstries 4, 5, 6, se montre une place dénudée, assez grande, triangulaire, brillante. Dessous du corps très-parcimonieu.sement paré d'écaillettes ; un peu pubescent, fine- ment coriace. Pattes assezlongues, tibias grêles, surtout les anté- rieurs, armés à leur angle interne d'un petit mucron. Sibérie orient., sans indication plus précise ; ma collection. C. maculatus nov. sp. Long. !)-!(» mill. Lai'g. 5 mill. A pou prè.s; de la forme et de la tiullc de ïor'/oitatus ; noir, UL GL;MŒ CNtOUIIIMS (SCIIOEMI.) loT antennes brunâtres ; entièrement revêtu, d'écaillé ttes grises, ayant lin reflet verdàtre, doré. Tête et rostre construits comme chez ((rgentatus, c'est-à-dire que le rostre n'est que très-peu rétréci vers f^a base, par suite, peu élargi au bout; les bords latéraux sont tr^s-faiblement arrondis, sa surface est un peu ponctuée et un peu rugueuse ; la plaque de l'extrémité est brièvement bidentée. Pro- tliorax un peu plus large que long, bords latéraux subanguleu- sement élargis au tiers environ de leur longueur, faiblement ai-rondis a ce même point, rétrécis en avant et en arrière ; sur- lace peu convexe, assez finement et peu densément ponctuée, marquée sur le milieu du disque d'un sillon longitudinal profond. Eh^tres très-faiblement plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, régulièrement ovalaires, convexes, marquées de stries fines, superficielles^ et finement ponctuées, interstries plans ; ornées postérieurement sur les quatrième, cinquième et sixième interstries d'une tache triangulaire dénudée. Pattes un peu plus fortes que chez l'espèce précédente, tibias un peu moins grêles, armés de même. Lac Baïkal; communiqué par mon excellent ami, M. Kirsch, de Dresde, qui a bien voulu en enrichir ma collection. C. viridanus nov. sp. Cf Long. 10 mill. Larg. 4 1/2 mill. 9 « 10-11 mill. Larg. 5-5 1/2 mill. Cette espèce ressemble beaucoup au C. basiliciis, à peu près môme forme générale, même vestiture ; mais s'en distingue de suite par la ponctuation des stries des élytres qui est très-fine, celles-ci superficielles. Noir, paré sur tout le corps de petites écaillettes rondes, d'un beau vert clair; antennes, dessous du «•orps et pattes finement pubescentes. Tête un peu convexe, mar- quée entre les yeux d'une petite fossette allongée ; rostre une fois et demie environ aussi long qu'elle, peu épais, un peu élargi anté- rieurement, assez densément ponctué, marqué sur sa face, non d'un sillon comme chez les espèces précédentes, mais d'une ligne lisse, dénudée et tranchant sur la vestiture verte qui l'entoure; un peu déprimé à l'extrémité autour de la plaque terminale, laquelle est un peu relevée en carène sur ses bords et bidentée antérieurement; antennes à scape n'atteignant pas les yeux, funi- cule à article 2 faiblement plus long que 1, 3-7 obconiques, chacun jdus court que 2 ; massue ovalaire allongée. Prothorax très-fai- blement plus large que long 9 , pas plus large que long cf ; bords latéraux un peu arrondis, plus fortement rétrécis nntérieurement que postérieurement, surface peu convexe, assez fortement et den- 168 ÉTUDE DES ESPECES EUROPÉENNES ET CIKCUMEUROPÉENNES sèment ponctuée, marquée sur le milieu d'une ligne lisse, étroite, dénudée. Scutellum très-petit, subtriangulaire. Él3'tres pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, à épaules très- tombantes, en ovale allongé, peu à peu élargies et arrondies sur les côtés, avec leur plus grande largeur un peu après le milieu, puis terminées en pointe ; surface régulièrement convexe, marquée de fines stries superficielles, formées par de très-petits points ronds, un peu espacés ; interstries plans, obsolètement coriaces. Pattes assez longues ; tibias grêles, mucronés. Chez l'un des exemplaires que j'ai sous les yeux, et que je considère comme le cf , les tibias antérieurs surtout sont plus grêles et plus longs que chez l'autre sexe ; la forme générale du corps est aussi plus étroite. Lac Baïkal ; communiqué et donné à ma collection par M. Kirsch. HEYDENIA n. g. Rostre penché, assez robuste, faiblement plus étroit que la tête, très-faiblement arqué et élargi en avant, subquadrangulaire, marqué en dessus d'un large sillon longitudinal abrégé devant le front, scrobes commençant un peu avant le milieu du rostre, étroites, profondes, nettement limitées sur les côtés, très-faible- ment courbées, dirigées vers la partie inférieure des yeux, qu'elles n'atteignent pas tout à fait, extrémité du bord inférieur un peu fléchie en dessous. Antennes assez courtes, épaisses; scape n'attei- gnant pas tout à fait le bord postérieur des yeux, droit, grossissant peu à peu, mais assez fortement jusqu'à son extrémité; funicule à articles très-serrés, subcompactes, 1 un peu plus gros et un peu plus long que 2, celui-ci pas plus épais, mais un peu plus long que 3; 3-7 transverses, très-courts, très-faiblement, mais graduel- lement plus larges; massue très-brièvement ovale, médiocrement acuminéeau bout. Yeux grands, subarrondis, faiblement convexes. Prothorax transversal, un peu plus étroit antérieurement que postérieurement, un peu arrondi sur les côtés, faiblement et lar- gement échancrô à son bord antérieur, droit à son bord posté- rieur; surface médiocrement convexe. Scutellum invisible (1). Ely- tres subglobuleuses, pas plus larges à leur racine que le prothorax à sa base, à épaules nulles. Pattes assez fortes, cuisses un peu renflées en massue près du milieu ; tibias droits, un peu sinués intérieurement, un peu épaissis et élargis à leur angle interne ; corbeilles des postérieures bien caverneuses ; tarses larges, spon- (1) Chez Tun des deux exemplaires que j'ai sou.s les yeux, je l'aperçois très- petit ; chez l'autre, il est invisible, caché qu'il est par la vestiture. bl) GENRE CNEOHHINI'S (SCIIOENH.) 'ib9 gieux en dessous; articles 1-2 courts, o plus long, fondu presque jusqu'à sa base, 4 long ; crochets petits, soudés. Corps globoso- ovale, écailleux. H. crassicornis nov. sp. Long. 4 mill. Larg. 2 1/4 mill. Noir ; antennes et pattes, moins les crochets des tarses, d'un testacé rougeâtre ; totalement recouvert d'écaillettes arrondies ressemblant à un enduit crétacé; dessus gris jaunâtre un peu varié de brunâtre ; dessous d'un blanc grisâtre ; au-dessus de cette vestiture, l'on aperçoit, sur les antennes, les élytres et les pattes, quelques petits poils très-courts, couchés. Tête, rostre et prothorax densément et assez grossièrement ponctués, subgra- nuleux ; sur le prothorax, les points sont un peu confluents longi- tudinalement et forment ainsi quelques rides. Élytres assez fine- ment striées-ponctuées ; interstries un peu convexes, probablement un peu chagrinés, mais la vestiture qui les recouvre, est si serrée qu'il m'est impossible d'apercevoir cette partie des téguments. Sibérie; Irkoutzk, au bord du lac Baïkal. Observation. J'ai dédié ce genre à M. L. de Heyden, comme un faible témoignage de reconnaissance pour les précieux ma- tériaux qu'il m'a communiqués. Cette espèce figurait dans la collec- tion de ce savant entomologiste, sous les noms inédits de Thylacites mongolicus Mannh,, Thylacytes rostratus "M-Otsch. et Trachyphlœus albidtilus Schh., que je n'ai pas cru devoir conserver. Voici les diagnoses des espèces qui me sont restées inconnues en nature. Cneorhinus amplicoUis Bohem. Bohem., Schoenh., Gen. Cure. V, p. 867. Oblongo-ovatus, fusco-hirtus, brunneo-squamosus, fronte ros- troque canaliculatis; rostro striga transversa, arcuata, ad basin inculpto. Thorace transverso, supra fere piano, lateribus valde rotundato-ampliato ; elytris dorso parum convexis, subtiliter punctato-striatis, disco postico macula parva, oblonga, albida ornatis, lateribus cinereo-variegatis. Patria : Lusitania. 160 ftTL'DF. DF.S KSPKCKS KLlU)l'kl-.NNr.S Kl ClUClMF.l HOPKENNES C. caesicoUis Desb. - Desbrochers, Mittheil. Schweiz. Ent. Ges. 1871 , p. 348. Cette espèce appartient au genre Holcnrhinua ; jp me dispense donc d'en donner la diagnose. C. hispanicus Desli. Desbrochers, Mittheil. Schweiz. Ent. Ges. 1871, p. ;>19. Ovato-rotundatus, griseo subargenteus, antennis nigris ; capite transversim subquadrato, medio obsolète carinato, lateribus late sulcato, basi transversim strigato ; oculi minuti, prominuli ; an- tennis tenuibus, scapo oculos postice attingente; funiculi arti- culis 2 primis elongatis, 1° duplo fere longiore, segmentibus subobconicis, lateribus paululum rotundatis, non transversis, clava magna, incrassata ; elytris oblongo-subglobosis, subtilissime setulosis. Long. 12-1 1 . Lat. .3-4 1/2 mill. Sèville. G. lateralis Graëlls. Graëlls. Rev. Zool. 1849, p. 622. — Ann. Fr. 1851, p. 21, pi. I. f. 6, a-b. Oblongo-ovatus, niger, punctato-subgranulosus, dense squamo- sus; suprà squamulis griseo-aurulentis, lateribus infràque viridi- nitentibus ; ore, antennis pedibusque setulosi.s ; elytris striato- punctatis. Long., 9 mill. Lat., 4 mill. : Guadarrama. C. plumbeus Marsh. Marsham, Ent. Brit. p. ;302. Plumbeus, oculis antennisque rufis, pedibus nigro-piceis, tibiis tarsisque pallidioribus. Patria : Anglia. C. pubescens AUard. Allard, Abeille Y, 1809, p. 470. Long., 4 mill. ; larg. 1,6 mill. ()\ale-()bloiig, noir, b'gèroment ftiillaiit t^t rooouvort, pi-iiicipalo- ■«Tivi • \ □ Q m ANNALES m\M E^TOMOLOGIOUË BELGIQUE é TOME DIX-NEUVIÈME KASr.ICCLE 111 ^^i^>■n;^tul•es "21 n 23 et / à // itiii.i ■*l. 1. •// le k!iO février IHll . .rx'l ±. - cr-~^oî.s<«_ja>-BS - ^■^' NATt^^^J; BRUXELLES AU siKGE de; i.a société Ml SKK HOVAI, d'HISTO'KK N ATIKKI.I.K 1N77 L-û "^' L^^:2-i^ ^ u: 7j ^ ^^^tS^ -p-4;^ Q i^TcN- r^^t^srx^' I ft!i Itl (IkSnV. C.NKOlUllNLS ISCIIOKNH.) l()l ment sur les êlytres et sur l'abdomen, de poils d'un gris clair, soyeux, courts et couchés. Le bec est très-court, fortement échan- cré au sommet, avec une fossette arrondie dans son milieu ; il est couvert de points assez gros et serrés, ainsi que le reste de la tête. Les antennes sont ferrugineuses, assez courtes ; le scape ne dépasse pas les yeux. Le pronotum est un peu plus court que long, trans- verse, tronqué à la base et au sommet, arrondi sur les côtés, un peu plus étroit et même un peu étranglé antérieurement; il est as- sez brillant, couvert de points plus gros que ceux de la tête, très- serrés, et de quelques poils gris, particulièrement sur les côtés. Les élytres sont ovales-oblongues, très-convexes, arrondies aux épaules, terminées en pointe obtuse; elles sont assez fortement ponctuées-striées, les intervalles très-finement pointillés et très- légèrement convexes. Le dessous du corps est noir avec une pu- bescence grise comme le dessus ; l'abdomen est finement ponctué ; les pattes sont ferrugineuses. Cette espèce a surtout pour caractère particulier de n'être point couverte de squamules, mais de poils, ce qui la distingue de tous les autres Cneorhimis. Elle a été prise à Cette par M. Saintpierre, et M. Chevrolatla possède d'Algérie. Observ. Je suppose que, comme je l'ai dit précédemment, cette espèce n'appartient pas au genre CneorhiniiH, mais serait plutôt îmHolcorhinus. C. rugosicollis Desb. Desbrochers, Mittheil. Schweiz. Eut. Ges. 1871, p. 352. Late ovatus, subtus albido-squamosus, subpurpurascens, supra et in prothoracis lateribus cinereus ; capite rostroque vix distincte punctatis, fronte foveolata autbreviter sulcata, ante oculos striga transversa interrupti impressa ; oculis anterius modice prominu- lis; rostro latitudine multo longiore, versus apicem subarcuatim dilatato, medio sulcato vel longitudinaliter pluries plicato, apice biimpresso; antennis validis pubescentibus; scapo oculos non attin- gente, funiculi articulis 3-4 sul)quadratis, 5-7 transversim rotun- datis, clava pyriformi ; prothorace hexagonali, lateribus non dis- tincte ampliato, medio sulcato, parce punctato et in disco irregula- riter plicato, apice tenuiter subemarginato ; elytris basi parum eraarginatis, convexis, lateribus rotundatis, apiceque acuminatim constrictis; striis parum profundis, interstitiis latissimis; tibiis intus spinulosis, apice dilatatis; corbulis parum concavis, longius pectinatis. Long. 9-10; lat. 4 1/2-5 mill., Sibérie. Cette espèce devra probablement se rapporter au C. qtindrdinea- tus Gebl. A.NNALES DE I.A rJOC. FNTOM. DU BEI.OlQUi:, T. XIX. 21 I6â ETL'UL l)i;S KSPKCKS 1>I i;KNUK ONEORHINLS. C. setarius Fairm. Fairmaire, Ann. Fr. 1867, p. 408. Oblongo-ovatus, valde convexus, rufo-brunneus, indumento cinereo dense tectus, pallido brunneo maculosus, prothorace tri- vittato, setis cinereis in elytris seriatim dispositis, hispidis, sat dense obsitus ; capite asperato, rostro transversim et longitudi- naliter sulcato, prothorace vix transverso, sat dense cribrato, elytris oblongo-ovatis, postice subcompressis, valde punctato- striatis, interstitiis parum convexis. Long. 6 mill. Maroc. C. spinipes Ferez Arcas. Ferez ArcMS Anal. Socied. Espan. Madrid, 1872, p. 112, pi. Il, 1'. 1. Ovato-oblongus, supra convexus, infra subplanus, niger squamis albis et aeneis confertim obtectus; oculis prominulis, fronte con- vexa, rostro longitudinaliter impresso, tricarinato, antennarum articulis quarto-septimo nodosis, transversis ; prothorace antice posticeque œque constricto, lateribus fortiter dilatato-rotundato, elytris striato-punctatis, punctis subrotundatis, squamis et inter- stitiis convexis ; tibiis omnibus intus acute spinosis. Long. 6-7 mill. Lat. 2-2/6 mill. Sierra de Gredos. C. tumidus Desb. Desbrochers, Ann. Fr. 1874, Bulletin, n° 37, p. 224. Dense griseo-.squamosus ; fronte angu.sta striga subrecta ; rostro angustiore elongato ; elytris modice ainj)liatis, basi recte truncatis, striis tenuiter punctutis, interstitiis vix perspicue albido-setulosis; tibiis angustis. Long ? : Maroc. Observation. L'auteur donne, dans ce mcim' mémoire, les diui/noses de cinq Curcuiionides ; pour deux seulement, il donne des dimciisions de longueur, les autres en sont totalement déshérites. TABLE DES MATIERES Pages. GENRE CNEORHINUS Schoenh. albinus Bohem 150 — uliginosus Hochh n amplicollis Bohem 159 argentatus Perris 138 — argentifer Marseul .... n barcelonicus Herbst 137 — var. tnnocuus Fabr n Bellieri Brisout 141 carinirostris Bohem 151 — gypsicenter Graëlls .... n — Baulnyi 'Qvisoni » cœsicoUisDesb 160 cordubensis Kirsch 145 Diecki Tourn 148 dispar Graëlls 144 — Ç Graëllsi Brisout « — var. meleagris Graëlls ... n exaratus Marsh 149 globatus Herbst 134 — geminatus Fabr n — maritimus Marsh « — plagiatus Qc\\s.\\ „ — scrobkulatusTAstYsh n Heydeni Tourn 142 hispanicus Desb 160 liypocyaneus Bohem 147 — sulcicollis Perez in litt. ... n Pages. lateralis Graëlls 160 ludificator Gylh 140 maroccanus Tourn 136 meridionalis Duval 132 — siculus Rottenberg » parapleurus Marsh 135 — albicans Bohem „ plumbeus Marsh 160 prodigus Fabr 139 — hispanus Herbst „ — tingitanus Desb „ pubescens AUard 160 pyriformis Bohem 143 rugosicoUis Desb 161 setarius Fairm 162 spinipes Perez 162 tarsalis Tourn 147 tumidus Desb 162 GENRE CATAPiONUS Schoenh. argentatus Gebl 155 intermedius Tourn 156 maculatus Tourn 156 quadrIlineatusGebl 154 viridanus Tourn 157 GENRE HEYDENIA Toum. crassieornis Tourn 159 NOTES POrR SERVIR A I/IIISTOIRE DES INSECTES im nnoriM': DES PHYLLOXÉRIENS, HOMOPTÈRES FORMANT LA TRANSITION DES APHIDIENS AUX COCCIDIENS, piir J. Lichtenstein, de Moiilpellior. (SKANCK 1)1; 5 JlIN 1875.^ S'il m'était donné un jour de nioccujjer du classement général des êtres articulés qui forment la classe des insectes et qui sont ca- ractérisés j)ar six pattes et deux antennes à l'état parfait, je vou- drais pouvoir fondre ensemble les systèmes de nos illustres devan- ciers Linné, Fabricius et Latreille. En adoptant les familles naturelles, si sagacement délînies par le savant français, je conserverais certainement, malgré leurs défauts, les vieilles dénominations linnéennes, et je rendrais hommage au professeur de Kiel, à Fabricius, en essayant de jdier les familles naturelles aux caractères tirés des parties de la bouche, en me sou- venant que le classement des vertébrés repose aussi presque en en- tier sur les organes buccaux. C'est ainsi que, tout comme l'homme, qui réunit la dentition la plus complète, est placé en tête des mammifères, je mettrais au sommet du triangle idéal que je construirais j)Our classer les insec- tes, ces industrieux Hyménoptères, parce que seuls, parmi les in- sectes, ils sont à la fois broyeurs et suceurs : leurs mâchoires sont en effet allongées et effilées de façon à former avec les pièces infé- rieures de la bouche une tromjje pour pomper ou lécher les sucs, tandis que leurs fortes mandibules broyent facilement les substan- ces solides. Au-dessous d'eux je trouverais : d'un côté, trois ordres d'insec- tes broyeurs : Coléoptères, Orthoptères, Névroptères ; de l'autre, trois ordres suceurs : Lrpidoj)tèrrs, Diptères. Hémiptères. (;i!(iii'i; i)i;s i'uvlloxeiukns. 1(3» Or, parmi ces derniers, ce n'est qu'à l'état partait que deux d'en- tre eux sont suceurs, car, comme larves, les chenilles des Lépido- litéres ou les vers des mouches sont armés de mâchoires ou de cro- chets cornés et durs pour broyer leur nourriture. Un seul ordre est suceur, sous tous ses états, c'est celui des Hé- miptères, car ici la petite larve, dès sa sortie de l'œuf, est munie d'un suçoir garni de soies fines et piquantes et ne peut se nourrir que de sucs animaux et végétaux. J'ajouterais, comme axiome à moi propre, que ces sucs doivent être frais et sains et qu'il ne m'a pas été possible de trouver un seul exemple bien-authentique d'un Hémiptère préférant le végétal et l'animal malade ou mort aux individus vivants et bien portants. Laissant de côté maintenant le développement de l'idée très-gé- nérale sur la classification du monde des insectes, dont j'ai dit quelques mots, mon but aujourd'hui est de me borner à quelques observations sur l'ordre des Hémiptères et en particulier sur une des plus petites familles de cet ordre. Linné, en donnant le nom d'Hémiptère ou Demi-aile aux Punai- ses et à leurs congénères, n'avait saisi que le caractère d'une pe- tite division de cet ordre, celui des punaises vraies, dont l'aile est effectivement demi-coriace et demi-membraneuse ; mais les Cigales, les Pucerons, les Cochenilles, que leur bec ou rostre rattachait aux l^unaises, n'avaient plus le caractère fondamental de la demi-aile, ci on s'est vu obligé bientôt de séparer les deux groupes et de créer les dénominations d' Hémiptères Hétéroptères pour les insectes à ailes (\o nature différente et d'Hémiptères Homoptères pour les insectes à ailes de nature homogène. Les insectes dont j'ai à p^ader sont des Homoptères. Si le caractère général du rostre dans tous les états (sauf des rares exceptions chez l'insecte sexué) fait reconnaître à première vue un Homoptère, ces insectes n'en présentent pas moins beau- <-oup de diversité sous tous les autres rapports et la nature semble se jouer de toutes les règles ordinaires des métamorphoses déjà si curieuses chez les autres insectes, en variant à l'infini, non-seule- ment les formes extérieures. mais même les phases de l'existence de ces singuliers animaux. Ce n'est pas chez les géants du groupe, chez les Cigales, chez les Fulgores, déjà pourtant si romarquiibles comme forme, que le créa- teur nous a réservé les plus curieuses surprises; les Homoptères de ce groupe qui se distinguent par leur bec naissant de la tête, par leurs courtes antennes et parleurs tarses de trois articles, sui- vent dans leur passage d'œufs à larve, nvmphe et insecte parfait ailé et sexué, les lois ordinaires et générales des métamorphoses des insectes ries autres ordres. o( des Ortlioptèros en particuliei-. li)IJ NOTKS (MM K SKRVIli A l.llIsrOlKK DKS INSKCTKS Mais c'est avec les petits insectes mous, à bec naissant à la poi- trine, à tarses de deux ou d'un article, à ce que nous appelons les pucerons et les cochenilles que les miracles commencent. Les pucerons (Aphis) ■^e distinguent extérieurement des coche- nilles (Coccus) par leur forme générale, plus étroite à la tète qu'à labdomen, par leurs tarses des deux articles, par l'homogénéité des formes mâles et femelles, par leur mode de reproduction vivi- pare et parthénogénésique en été, ovipare et précédée d'accouple- ment en hiver. Je n'ai pas l'intention de refaire ici l'historique des merveil- leuses métamorphoses et du polymorphisme des Aphidiens. Les cochenilles (Coccus) ont les formes les plus variées et tou- jours très-différentes d'un sexe h l'autre, leurs tarses sont d'un ar- ticle, elles .sont ovipares sans parthénogénésie et les mâles ailés n'ont que deux ailes. Je viens d'en découvrir un, celui du Coccus ulmi, qui est aptère. Or, voici que tout récemment un insecte s'est présenté qui, s'at- taquant à une des principales riches.ses de la France, a attiré sur lui l'attention générale. Les entomologistes ont reconnu assez promptement qu'ils avaient affaire à un Homoptère, mais en l'étu- diant de i)lus près, on s'est senti a^sez em!)arrassé i)our lo faire cadrer, soit avec ie^ Aphidiens, soit avec les Coccidiens. En effet, le nouveau venu offrait l'aspect testudinaire d'un Cocci- dien, plutôt que la forme en poire de YAphidien. Il avait quatre ailes comme les Aphidiens, mais il les portait à plat comme les Coccidiens. Il était ovipai'o comme ces (ierniors, mais en même temps il offrait le pliénomèno de la partiiénogénésie comme les pucerons. Il n'avait, ni les deux articles aux tarses des Aphidiens, ni l'article unique entier des Coccidiens, mais, comme s'il voulnit narguer les savants, il montr.'.it un article entier par-dessus et à demi-entaillé en dessous; de sorte qu'on pouvait croire à un ou à deux articles, selon la j)osition du membre. Enfin, la forme ailée n'était pas sa forme parfaite.... mais ici je m'arrête pour commencer après un trop long préambule l'histoire du genre : Phylloxéra. Hémiptère-Homoptère, originaire j)robablement du Nouveau- Monde et très-certainement inconnu aux anciens auteurs, ce genre fut créé en 1834 par Boyer de Fonscolombe, d'Aix, qui le caracté- risa par trois articles aux antennes, et le rangea parmi les Aphi- diens. Ce genre ne fut pas accepté tel quel par tous les savants, et. pour ne pas faire étalage d'une connaissance bibliographique com- plète à cet égard (que je me crois loin de posséder), je ne me livre- rai pas à un ex;imcn critique des travaux i\c^ Westwood, des I)t CItOII'K DKS l'IIVLI,0\KlilKNS. I (H Audouin, des Walsh, des Asa-Fitch, sur la place que chacun d'eux avait assigné à ce neuve ui venu. J'indiquerai seulement les traits principaux de son histoire. Ne présentant tout d'abord, à l'époque où Boyer de Fonscolombe le découvrit et le nomma, qu'un intérêt purement scientifique, le genre Phylloxéra n'attira pas grande attention. La seule espèce connue était une de celles qui vivent sur le chêne et on a cru reconnaître comme synonymes les : Vaccuna coccinea Heyden, 1837; Phylloxéra coccinea Kaltenbich, 1843; Acanthochermes quercus KoUar, 1848; Phylloxéra coccinea Passerini, 1863. Je crois qu'il y a plusieurs espèces, ou au moins des variéu'-s confondues dans ces synonjanes, ce que j'examinerai plus tard. Mais en 1868, quand le professeur Planchon découvrit sur 1 -s racines des vignes un insecte appartenant à ce genre et qu'il nomma Phylloxéra vastatrix, les études sur ce groupe d'Homoptères prirent un tout autre intérêt. Ayant eu l'honneur d'être associé aux travaux du savant professeur qui, le premier, signala la cause du mal, j'ai porté toute mon attention, depuis huit ans, sur cette famille, et aujourd'hui, sans en conniître encore toute l'histoire à fond, je pense être à même d'offrir à mes collègues de la Société Entomologique de Belgique, un petit aperçu aussi complot que possible de la famille des Phylloxériens. La nouvelle espèce découverte en France, par M. Planchon en 1868, était déjà connue en Amérique, où Asa-Fitch l'avait décrite en 1856, sous le nom de Pemphigus vitifoliœ. Benj. Walsh, de riUinois, qui voyait bien que ce n'était pas un Aphidien, la rangeait parmi les Coccus, et le docteur Henri Schimer, de Pliila- delphie, créait pour elle, en 1867, un genre nouveau sous le nom de Dactylosphœra. En Angleterre, Westwood retrouvait dans ses notes qu'il avait aussi remarqué cet insecte, en 1863, dans les serres d'Hammer- sn)ith, et il le nonimiiit Peritymbia visitana. Mais l'auteur qui a le plus fait pour l'histoire du Phylloxéra, en coordonnant toutes les observations antérieures et en y ajoutant les siennes propres, est certainement l'entomologiste de l'Etat du Missouri, M. C.-V. Riley, et ses Rapports annuels de 1869 à 1871 contiennent une excellente monographie de cet insecte; aussi lui ferai -je de nombreux emprunts. En France, enfin, les travaux de MM. Signoretet Balbiani m'ont appris beaucoup de choses que je tâcherai de mettre à profit. Ayant ainsi cité les principaux auteurs, je demanderai la permis- sion de no pa^ revenir, dans le cours do mon travail, à des cita- ll)S Ndll.N l'OlU SKl'.MIt A l.'lli.sltllUl-: l)i;> INStXlE.s tiuns spéciales pour chaque fait, et je n'eiitouds engagei- i[ae mu responsabilité personnelle. On divise les Homoptères à corps mou en deux grandes familles, qui sont celles bien connues des Aphidiens et Coccidiens. Ces deux familles sont des insectes très-reni:irqual)les par leur mode de reproduction ; elle est parthénogénèsique chez les Aphi- diens, tandis que, chez les Coccidiens, les femelles ont les formes les plus bizarres de Galles, demi-grain de poivre, sous une écaille en forme d'hidtre, de moule, etc., etc. Cependant les formes parfaites sexuées, mâles, sont assez semblables aux autres insectes, elles sont ailées et munies des organes sexuels. Chez les Phylloxériens, la forme ailée n'est encore qu'une forme transitoire précédant la forme sexuée, qui est aptère et sans rostre, et ce fait me paraît tellement remarquable, que je proposerai de créer une famille intermédiaire entre les Aphidiens et les Cocci- diens, que j'appellerai : Homoptères anthogénésiques. Ce mot nouveau, qui indique une parthénogenèse perfectionnée, m'a été suggéré par le curieux rapprochement que l'on peut faire entre le développement des Phylloxériens et celui d'un végétal. Je prends pour exemple le Phylloxéra de la vigne. Au printemps, il y a un œuf sous l'écorce des ceps ; c'est la graine. Cet œuf s'ouvre et il en .sort un petit puceron qui doit devenir lu mère fondatrice de la colonie. C'est la tige de la famille. Cette mère pond de nombreux œufs, ce sont les rameaux. Cette ponte a lieu parthénogénésiquement. Ces nombreux œufs, que j'appelle œufs-bourgeons , pour les dis- tinguer de l'œuf fécondé, donnent naissance à des myriades de pucerons qui sont aériens ou .souterrains indifféremment : ce sont les bourgeons des feuilles ou les bourgeons des racines ; la colonie l)hylloxôrienne peut, sans baaucoup d'efforts d'imagination, être comparée à une plante de chiendent, par exemple, pous.sant sous terre ses racines traçantes ou ses feuilles au-dessus du sol. Arrive l'été, et alors tout comme une plante qui se met à fleurir, nous voyons se développer au milieu des colonies du. Plnjlloxeru, des insectes plus gi-os que les autres, présentant des moignons d'ailes ; ce sont les nymphes, ce sont les bourgeons à fleur et à fruit. Ces nymphes sortent de terre, leur peau se fend et il a^qiaraît un insecte ailé. C'est la fleur. Cet insecte ailé n'est ni màlo, ni femelle, mais, tout comme une flIéc mensuelle du S janvier 1ST6. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 8 heures. Le procès-verbal de la séance du 4 décembre 1875 est approuvé. Le Président informe l'assemblée que le Conseil d'administra- tion vient de choisir comme Vice-Président M. Weinmann, comme secrétaireM. Preudhomme deBorreetcomme trésorierM. Pologne, pour l'année 1876. Il informe également que le Conseil a reçu la démission de M. A. M. Ross, de Toronto (Canada). Par suite de la maladie de M. Preudhomme de Borre, secré- taire, la lecture de la correspondance est remise à la séance du 5 février. Le Président, après avoir souhaité la bienvenue à M. Lichten- stein, lui accorde la parole, et notre savant collègue, dans une causerie pleine d'attraits, donne à l'assemblée des détails intéres- sants sur la vie évolutive des Phylloxéra, qu'il a étudiés avec soin, et dont il réduit le nombre des espèces à quatre, contrairement à l'opinion de quelques entomologistes qui ont décrit un grand nom- bre d'espèces, mais qui ont versé dans l'erreur, en prenant pour des formes spécifiques les phases diverses de la vie évolutive de ces insectes. M. Lichtenstein, parlant du mémoire sur les Phylloxéra qu'il a présenté récemment à la Société et qui doit être imprimé dans les Annales, denumde qu'avant de le livrer à l'impression, la So- ciété veuille bien le lui communiquer pour qu'il puisse y renseigner les nombreuses observations qui sont faites pour ainsi dire chaque jour sur ces insectes et le rendre ainsi, jusqu'au moment de l'im- pression, aussi complet que possible. A.N.NALE8 DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIX. « II L'Assemblée décide qu'il seiM fait droit à la dennnde de i\I. Lichtenstein. IM. Lichtenstein donne ensuite quelques renseignements sur l'élevage des larves de la Lytta vesicatoria, dont il s'occupe en ce moment. Il compto })ublier une notice qu'il se propose d'offrir à la Société, et fait circuler sous les yeux de ses collègues une de ces larves, conservée dans l'alcool, et parvenue à un assez grand déve- loppement. Il montre ensuite à l'assemblée des exemplaires cf et 9 du Vesperus Xatarti qu'il a élevés de larves. Ces insectes, pendant ces dernières années, ont fait beaucoup de dommages aux vigno- bles du Roussillon, dans le midi de la France. M. Lichtenstein distribue généreusement ces exemplaires à ses collègues. INI. de Selys-Longchamps, prenant la parole, s'exprime comme suit : M. Samuel Scudder, en m'annonçant l'envoi d'un mémoire sur les Lépidoptères fossiles, que je n'ai pas encore reçu, m'écrit de Cambridge (Massachusetts), en date du 7 décembre dernier: " Les insectes fossiles attirent une large part de mon attention ; » aussi ai-je lu avec un grand intérêt la notice de M. de Borresur « les insectes des environs de Mons. Je ne puis cependant espérer " d'être d'accord avec lui pour considérer comme un Lépidoptère " un insecte pourvu de nervules transverses. Pour ma partégale- " ment, je vois une différence radicale entre la nervation de YAt- « tacus et celle do l.i Brcyeria, toile qu'elle est donnée sur la plan- " che VI par M. de Borre ; et pour la môme raison que j'exclus des " Papillons la PalœonUna de Butler ( voyez mon mémoire men- " tionné plus haut), je dois considérer la nervation de la Brcyeria Il comme antilépidoptère. « La séance est levée à 9 12 heures. Assemblée mensuelle du *> Tévriei* 1 »T<>. Pkksiiiknck I)K m. Weinmann, vicc-piTsidcnl. La séance est ouverte à 7 3/4 heures. Le procès-verbal de la séance du 8 janvier est approuvé. Le Président fait connaître que le Conseil d'administration vient d'admettre au nombre des membres effectifs de la Société M. E. J. G. Everts, membre de la Société Entomologique Néerlandaise, à La Haye, présenté par INBL Preudhoinme do Borre et Roelofs. m Le Conseil a reçu les démissions de MM. Rosart, d'Ixelles, et Terby, de Louvain, membres effectifs. Le Secrèiaire donne lecture de la correspondance. M. de Borre demande la parole et s'exprime comme suit : Comme il était assez à prévoir, l'interprétation que j'ai donnée d'une empreinte d'aile rencontrée dans les schistes houillers des en- virons de Mons, et que j'ai rapprochée des Saturnides sous le nom de Breyeria borinensis , a soulevé des objections très-nombreuses, que je me propose d'examiner plus tard, n'étant pas encore en posses- sion de toutes les pièces qui pourraient me servir dans cette dis- cussion. Je me bornerai aujourd'hui à donner acte à mes savants contra- dicteurs de leurs objections, pour leur en accuser en quelque sorte réception. Tout d'abord, je dirai que ma note sur le Breyeria borinensifi a eu l'honneur d'être textuellement réimprimée par M. le professeur P. Gervais, dans son Journal de Zoologie, T. IV, p. 291, ce qui doit lui avoir donné une publicité beaucoup plus étendue que celle qui résultait de son impression dans nos Annales. Le 12 août dernier, le savant conservateur des collections en- tomologiques du Muséum of Comparative Zoology, M. le D"" H. A. Hagen, m'écrivait pour contester mon interprétation ; se trouvant à cette époque à la campagne et loin de sa bibliothèque, il émettait avec quelque réserve la supposition que mon aile pourrait bien être celle de quelque espèce du genre Dictyoneura de Goldenberg, ou de quelque nouveau genre voisin des Ephémères. Quant 'aux Dictyo- neura, ce n'est qu'après avoir étudié le travail de Goldenberg, et ses planches sous les yeux, que j'ai écrit ma note, et je reste per- suadé qu'il faut laisser de côté ce rapprochement. M. le professeur Oswald Heer m'a écrit à son tour le 21 août. Le savant entomologiste et paléontologiste de Zurich repousse aussi toute assimilation du Breyeria aux Lépidoptères. Il voudrait y voir une aile do Libellule. Ceci me paraît bien plus contestable et je pense que notre éminent collègue, M. de Selys-Longchamps, sera peu disposé à adopter cette opinion. M. le professeur Giard, de la Faculté des Sciences de Lille, a publié dans le Bulletin scientifique du Département du Nord un article critique sur ma note, et il combat également comme très-téméraire mon explication de l'aile du Breyeria borinensis. Enfin, de même que M. de Selys-Longchamps, j'ai reçu tout récemment une lettre de M. S. H. Scudder, qui m'annonce aussi son opposition à ce que le Breyeria soit un Lépidoptère fossile. Je n'ai pas encore reçu l'ouvrage sur les Lépidoptères fossiles dont il IV m'annonce l'envoi, et c'est surtout pourquoi je crois prématuré d'entrer aujourd'hui dans la discussion de toutes ces objections. M. de Selys-Longchamps prend à son tour la parole pour dire qu'il vient de recevoir une lettre de M. de Saporta, où ce savant paléontologiste, qui ne paraît pas avoir eu connaissance du travail de M. de Borre, dit que, dans son opinion, les Lépidoptères n'ont pu paraître sur le globe antérieurement aux fleurs phanérogames. M. de Borre fait remarquer que M. P.Gervais, en reproduisant la note sur le Breijeria borineyisis, diciiè en note, d'après M. Kûnckel, le fait de VOpliideres fidlomca, Lépidoptère vivant d'Australie, pourvu d'une trompe en bec solide comme celui des Hémiptères, et qui attaque les oranges pour en sucer le jus. M. Weyers demande à son tour la parole : Sans vouloir prendre parti dans le débat qui s'engage à propos du Lépidoptère fossile de notre excellent collègue M. de Borre, j'ai à vous signaler un article que j'ai découvert parmi les Observa- tions introdtictives de M. AVestwood à l'ouvrage de M. Brodie (A History of the Fossil Insects in the secondary rocks of England. Londres, 1845); cet article est accompagné d'une figure, et je crois bien faire de vous en donner la traduction : « Cette figure est dessinée d'après un échantillon delà collection du Rev. F. "W. Hope de Coalbrook Dale, de grandeur naturelle, et qui ressemble beaucoup à quelque grande chenille garnie de rangées de tubercules auxquels seraient attachés des poils raides ou des épines, comme c'est le cas pour la chenille de notre Satur- nia Pavonia minor. Malheureusement l'échantillon est incomplet des deux bouts ; il nous est donc impossible de pouvoir juger des appendices de la tête et de la queue. « En examinant cette figure, il semble que la membrane réunis- sant plusieurs des segments du corps a été distendue, par exemple entre le 1" et le 2*, le 2* et le 3" et le 4" et 5« du côté droit et entre le 7* et le 8*. Maintenant il me paraît que ce fait ne pourrait pas se produire à un tel degré chez une larve de Lépidoptère, car il semblerait donner à entendre que les parties les plus grandes du corps (c'est-à-dire les vrais segments) sont d'une texture plus ferme que la membrane qui les unit. » Les séries d'appendices que l'on voit sur les côtés, qui sont al- longés, minces et évidemment articulés, peuvent aussi faire soup- çonner que l'insecte n'était pas une larve de Lépidoptère. Ces der- niers appendices semblent avoir quelque analogie avec les segments d'un Squilla, mais c'est seulement une apparence et non pas une analogie réelle. La ligne noire qui court le long du dos ressemble d'autre part beaucoup au grand vaisseau dorsal ou cœur des che- nilles. " Comme on le voit, ajoute M. Weyers, M. Westwood n'ose pas conclure absolument que le fossile en question soit une larve de Lépidoptère. Cependant il y indique de grandes analogies. Déplus, il faut remarquer que ce débris, trouvé dans le terrain houiller, serait, à ce qu'il paraît, à rapprocher du groupe desSaturnides.qui est précisément celui auquel M. de Borre compare son aile des en- virons de Mons. M. Roelofs demande la parole, et lit le travail suivant : DESCRIPTION DE QUATRE NOUVELLES ESPECES DE CURCULIONIDES PRISES PAR M. J. VAN VOLXEM A CEYLAN ET AUX ILES PHILIP- PINES. Parmi les Curculionides , que M. J. ^'an Volxem a capturés, à Ceylan et à Luçon, dans un rayon de cinquante lieues autour de Manille, se trouvent quelques espèces nouvelles ; j'en décris qua- tre qui m'ont paru les espèces les plus remarquables. Ce sont, de la première localité, un Rhynchophonis et un Cossonide {Pentarthrum): de la seconde, un Apocyrtus et un Fuops {Synaptops, Jekel). Le Rkynchophorus est de la taille des R. Schach et serrirostris et se dis- tingue des autres espèces qui me sont connues, par sa forme étroite et amincie en arrière. La nouvelle espèce de Pentarthrum Wollast. , est fort remarquable par sa taille qui dépasse de beau- coup celle des autres espèces connues; je l'ai communiquée au célè- bre auteur anglais, créateur du genre et le juge le plus compétent des Cossonides ; l'espèce lui était inconnue, mais elle lui paraît rentrer dans son genre Pentarthrum. \J Apocyrtus auquel j'ai con- servé le nom donné par M. Kraatz à l'espèce, dans la collection de M. Jekel, paraît inédit; il se distingue surtout par une protu- bérance en forme de grosse dent, sous l'ouverture buccale. Rhynchophorus ceylanensis nov. sp. Angustus, postice attenuatus, supra rufus, subtus femoribusque nigris; rostro biseriatim tuberculato (cf), seu apice carinato (Ç). Var ; A. Prothoracis elytrorumque medio nigro. 3 à 3 1/2 centim. D'une forme plus étroite que les autres espèces du genre, rouge en dessus, noir en dessous et sur les cuisses, le noir s'étendant parfois sur le milieu du prothorax et desélytres, ou bordant seule- VI ment la buse de ces deux parties ; la tranche intérieure des jambes et les extrémités du prothorax garnis de poils jaunes ordinaires. (cf) Rostre presque droit, épaissi à la base, finement ponctué, muni de deux carènes pourvues d'un rang de tubercules effacés en ar- rière, un point profond entre les yeux ; tête finement et assez den- sément ponctuée ; prothorax étroit, environ de moitié plus long que large, finement rebordé à la bise, son lobe antéscutellaire sail- lant, triangulaire et un peu relevé au bout ; les côtés du prothorax presque droits sur leur moitié postérieure ; la partie resserrée an- térieure, commune aux espèces du genre, assez 1 irge et séparée par une strie profonde du reste; le disque un peu convexe, écus- son très-étroit; élytres échancrées au milieu de la base, arrondies en dedans des épaules, le rebord delà base un peu relevé au milieu de l'élytre ; les côtés se rétrécissant en ligne presque droite vers l'extrémité, les épaules obliques, assez saillantes, arrondies; le bout tronqué; les stries comme dans R. serrirostris F.; dessous lisse ; pygidium un peu convexe, en triangle obtusément arrondi au bout. (9) Rostre légèrement courbé, assez fortement ponctué, fai- blement élargi et muni d'une ligne médiocre imprimée à sa base, d'une carène étroite et tranchante vers son extrémité, ses côtés avec une minure allant du scrobe à la bouche ; prothorax non con- vexe, pygidium en triangle allongé, tronqué au bout. — Ceylan. Les mâles ont le milieu du prothorax et des élytres noirs et présentent le caractère propre aux mâles du genre ; les longs cils sur la tranche intérieure des jambes antérieures. Les femelles sont entièrement rouges en dessus. Il est probable que cette différence de couleur des deux sexes, d:\ns les quelques individus que j'ai sous les yeux, n'est pas plus constante que dans les autres espèces, et que celle-ci varie aussi beaucoup sous ce rapport. Pentarthrum Wollastoni, nov. sp. Cijlindricuin, rufo-nigrum, parum nitidum; rosiro parallelo cum capite jjrothoracis longitudine ; pro- thorace (jrosse punvtato ; clytris punctato-sulcatis; tarsorum articula tertio hilobato. 6 1/2 à 7 mill. Peu luisant, d'un noir rougeàtre, ^tlus clair sur les antennes, la partie postérieure de la tête, les tarses et parfois sur les élytres ; massue antennaire jaunâtre; rostre et tête, pris ensemble, aussi longs que le prothorax, le premier plus large qu'épais, presque pa- rallèle sur les côtés ; la tête circulairement, légèrement, resserrée sur une ligne en arrière des yeux, presque lisse derrière cette ligne, fortement ponctuée en avant, avec une impression allongée entre les yeux, la ponctuation de la tête continuant sur le rostre et devenant plus fine vers son extrémité ; prothorax environ de deux VII tiers plus long que large à sa base, tronqué aux extrémités, très faiblement arrondi sur les côtés, peu rétréci en avant, resserré et muni d'une strie transversale avant le bord antérieur, fortement ponctué, à l'exception du bord antérieur qui est couvert d'une ponc- tuation plus fine ; écusson petit, arrondi ; élytres du double plus longues que le pro thorax, profondément sillonnées, ponctuées avec des intervalles très-finement ponctués, subcalleuses vers le bout, et présentant un petit rebord, vers l'angle apical, leur extrémité arrondie ; cuisses larges, comprimées ; troisième article des tarses subbilobé ; met isternum couvert de gros points rapprochés ; les deux premiers segments de l'abdomen également avec de gros points, mais moins serrés, les autres segments vaguement ponctués. 2" article du funicule antennaire aussi long que le premier ; les articles suivants plus courts. — Ceylan; plusieurs exemplaires. J'ignore si les deux sexes sont représentés dans les individus que j'ai sous les yeux ; je n'observe guère de différence dans la con- struction de leur rostre et l'insertion des antennes. Apocyrtus quadriplagiatus, nov. sp. Cijuneo-niger ; prolho- race globoso , cœndeo , lateribus vittato,elytris angustis,maculis tramversn- libus quatuor pallide rufis. G mill. Rappelant la forme de A. Erichsonii Chevr. et espèces voisines, d'un noir bleuâtre luisant; antennes brunes, le bord antérieur du prothorax et une bande latérale au-dessus des hanches antérieures garnis d'écaillés d'un bleu nacré ; élytres avec quatre gr.indes ta- ches latérales et transversales, deux posthumérales et deux plus larges derrière leur milieu et se joignant presque à la suture, d'un rouge pâle mêlé de bleu verdàtre. Rostre carré, convexe comme la tête, plus court et séparé de cette dernière par une ligne impri- mée, parcouru en outre par une fine ligne médiane, remontant sur le front ; l'ouverture buccale armée en dessous d'une protubé- rance triangulaire, dentiforme, dirigée en arrière; prothorax du iiiàle globuleux, tronqué et rebordé aux extrémités^ moins large (hins la 9 ; élytres élargies, arrondies au milieu, convexes, acu- minées au bout, à peine aussi larges au milieu que le prothorax (cf) ou plus larges que lui (Ç), couvertes de points peu profonds, indi- quant vaguement des stries irrégulières ; dessous d'un noir mat ; pattes as^ez longues. — Luçon. Plusieurs individus des deux sexes. Deux 9 ont au milieu de chaque élytre, près de la suture, une petite tache de la même couleur que les autres. Cette belle espèce ne paraît pas décrite; justement que les plus anciens Lépidoptères fossiles sont ceux « du Gypse d'Aix en Provence (Eocène supérieur). Les papillons " plus anciennement signalés, comme ceux de Solenhofen, sont » des Névroptères, et, à plus forte raison, dans la période houil- « 1ère, il n'y avait pas de vrais Lépidoptères. Les plantes à fleurs « phanérogames angiospermes ne datent que de la craie ; mais il » faut croire que les fleurs ont apparu d'abord, et que seulement « après cette apparition et la multiplication des plantes, les Lépi- » doptères ont été longtemps rares et ne se sont multipliés que » graduellement. - M. Roelofs prend ensuite la parole : A propos de ma notice sur les Curculionides pris par M. J. Yan Volxem aux Philippines, il m'apprend qu'il trouvait les Pachtjrhyn- chus et Apocyrtus exclusivement sur le Goyavier commun, arbre qui, pour M. J. Van Volxem, est une espèce américaine et naturalisée à XIII Luçon. Le fait est intéressant, parce qu'il prouve que des in- sectes propres à la faune d'un pays se nourrissent parfois de végé- taux introduits. Les genres de Curculionides en question sont surtout représentés aux Philippines ; un petit nombre d'espèces se trouvent aux îles de l'Archipel Indien ; mais ils sont étrangers à l'Amérique. M. Roelofs ajoute : Dans un travail précédent (T. XVIII, page cxxviii), j'ai dit que Y Bpisomus turritus vit sur Y Aralia Marrowiczii. Il faut corriger et lire : Aralia Maximowiczii. M, Capronnier demande la parole, et, tout en exhibant les objets qui ont servi à ses expériences, il donne lecture du travail suivant : Vers la fin de 1874, la Société a été saisie d'une question ainsi posée : " Dans quelle mesure des collections publiques d'insectes peu- vent-elles être exposées pour concilier toutes les exigences de leur destination? « Cette question a été longuement débattue, et, dans la séance du 9 janvier 1875, elle a été pour ainsi dire résolue. Dans cette même séance, notre honorable collègue, M. Félix Plateau, a écrit pour donner son avis sur ladite question et principalement afin d'arriver à pouvoir exposer des collections à la lumière du jour, tout en les préservant de la décoloration. Dans ce but, il proposait de substituer des verres jaunes aux vitres incolores qui éclairent les salles entomologiques. Une discussion s'ensuivit et on témoigna le désir que des expériences fussent faites, en soumettant des in- sectes à l'influence de différents verres colorés. Je me suis chargé de cette expérience, et je viens, Messieurs, vous en rendre compte. Chacun sait que, chez les lépidoptères, ce senties couleurs vertes et carminées qui se détruisent le plus rapidement à la lumière du jour. Je désirais avoir des insectes d'éclosion de l'année; je ne pus me procurer en quantité suffisante que Eiichelia Jacobœœ L. Les ailes inférieures de cet insecte sont d'un carmin foncé, uniforme de ton, ce qui est important pour l'expérience. Je devais donc choisir les verres colorés. Les principales couleurs du spectre solaire, sont le jaune, le rouge et le bleu. Je rejetai le rouge donnant une teinte trop foncée et j'ajoutai les couleurs mixtes, le violet et le vert. J'avais donc quatre teintes, choisies à la même valeur de ton, d'une nuance mo- dérée, jaune, violet, vert et bleu, plus un verre incolore. J'ai fait cinq petites boîtes carrées de 0,08 centim. de côté et d'un centimètre de profondeur; toute la surface était recouverte par un des verres précités. XIV Chaque aile était fixée au milieu de la boite et nageait dans un bain de lumière très-vive, mais à l'abri des rayons du soleil. Cha- cune des ailes étaitrecouverte en partie par une bande de papier noir et la position en a été combinée de manière à laisser exposer successi- vement chacune des parties pendant un laps de temps de 15, 30 et 90 jours. Voici le résultat : Verre incolore. — Après 15 jours d'exposition, la teinte carminée était déjà visiblement attaquée. Après 30 jours, l'altération était plus sensible, et après 90 jours, l'œuvre de destruction était fort avancée, le carmin était passé au jaunâtre. Bleu. — Cette teinte n'a donné aucune différence avec le verre incolore. Le carmin a subi les mêmes altérations. Vert. — Cette teinte a préservé le carmin pendant les quinze pre- miers jours. L'altération a été indiquée au trentième jour. Après les 90 jours, l'altération du carmin s'est accentuée. Violet. — Même influence que précédemment; cependant un peu moins d'altération. Jaune. — Pendant les 90 jours, le jaune seul a laissé la couleur carminée presque intacte. Je dis presque, car on peut cependant ap- précier, après les 90 jours, une légère altération dans la teinte. Cette dernière observation prouve qu'il n'y a pas de préservatif absolu et qu'il faut laisser les collections dans l'obscurité, sous peine de les voir altérées fatalement après un temps donné. Néanmoins, il est évident, par ce qui précède, que c'est le jaune qui est le meilleur préservatif contre l'altération des couleurs chez les insectes. J'en conclus par conséquent, que la couleur jaunâtre doit être préférée et combinée dans tout l'aménagement d'une salle entomologique. Ensuite, que les toiles qui recouvrent les glaces des montres doivent être plutôt jaunes que vertes, et, ce qui est important et indispensable, c'est que les stores des fenêtres soient absolument jaunes. La séance est levée à 8 1/2 heures. Assemblée mensuelle du l"" avril ISTG. Présidence de M. Putzeys. Le séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de la séance du 4 mars est approuvé. Le Président annonce que la date de l'excursion annuelle a été XV fixée au dimanche de la Pentecôte, 4 juin. Il rappelle que cette excursion se fera aux environs de Namur. Une circulaire fera connaître ultérieurement les détails de cette excursion. 11 annonce ensuite que le Conseil d'administration vient de rece- voir la démission de M. H. Coubeaux, de Bruxelles, membre effectif. M. de Borre devant s'absenter du pays pendant environ deux mois, MM. Weyers et Mélise ont été nommés secrétaires-adjoints et désignés pour le suppléer. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. Il donne ensuite lecture de la note analytique suivante, en- voyée par l'auteur : MAURICE GIRARD. LES INSECTES. TRAITE ELEMENTAIRE d'entomologie, t. II. 1" FASCICULE, ORTHOPTERES, NÉVROPTÈRES. Analyse par M. Félix Plateau. Le compte-rendu (n" 85) de l'assemblée mensuelle du 5 avril 1873, contient l'analyse du premier volume {Généralités et Coléo- ptères) de l'important ouvrage que publie M. Girard. Avant d'aborder l'examen du volume actuel, je ferai remarquer que l'auteur mérite les encouragements de tous les entomologistes. Nous ne sommes que trop souvent victimes de l'épuisement préma- turé de ceux qui entreprennent des ouvrages étendus ; le tome l" est bien, l'auteur entre dans une foule de développements, des années se passent, le tome II paraît enfin ; la possession de son prédécesseur nous oblige à l'acheter; hélas, il ne lui ressemble que par le format, le papier et les caractères, tout y est écourté, faible, qu'on me permette le mot, bâclé. Ici, au contraire, il y a progrès ; le premier fascicule du tome II des insectes de M. Girard, contenant les Orthoptères, les Névrop- tères et le commencement des généralités sur les Hyménoptères a 576 pages et huit planches ; les détails intéressants y sont accu- mulés, on remarque presque partout le même désir d'être complet et tout fait espérer que ces promesses seront tenues jusqu'à la fin de l'œuvre. La classification, quant aux ordres, est celle exposée par M. Milne Edwards dans ses leçons d'entomologie au Jardin des Plantes (1), c'est-à-dire qu'elle repose sur la structure de la bouche des larves et des adultes et la nature des ailes. Caractères exté- rieurs qui rapprochent certainement les groupes à faciès analogues mais dont l'emploi conduit, me semble-t-il, à une série artificielle. (1) Voyez le premier volume, p. 227. XVI Aux Coléoptères à métamorphoses complètes succèdent ainsi les Orthoptères à métamorphoses incomplètes, dont, pour le même motif, sont séparés les Odonates que l'auteur réunit aux Névrop- tères, etc. Si, pour classer les mammifères, nous procédions de même en ne nous basant que sur la formule dentaire et la forme extérieure, en faisant bon marché de la placentation, de la rumination, etc., on arriverait à un groupement bizarre où, pour ne citer qu'un seul fait, les marsupiaux seraient disséminés parmi les carnassiers, les rongeurs et les insectivores. Aucune classification n'étant parfaite, je ne donne ceci que comme remarque personnelle et non comme critique. L'auteur a, du reste, reconnu lui-même qu'il y avait une distribution plus philosophique; mais il est obligé de se plier aux exigences de .son milieu scientifique. » Si nous n'adoptons pas, dit-il, cette classifîca- « tion que nous approuvons, c'est uniquement par cette raison « qu'elle établit une rupture trop marquée avec les classifications «usitées en France « (1). Mais qui établira donc en France cette rupture avec de vieilles traditions, si ceux qui enseignent ou qui écrivent des livres desti- nés à devenir classiques ne veulent porter les premiers coups ? Les généralités concernant l'ensemble des Orthoptères sont peu étendues, notre confrère ayant réservé les détails pour les sous ordres. Ces détails sont aussi nombreux que le comporte un ou- vrage général : Structure extérieure, anatomie, physiologie, mœurs, habitat, distribution géographique, utilité, espèces nui- sibles, parasites, préparation pour les collections, tels pourraient être les titres des sujets traités avant d'aborder la description des tribus, des genres et des espèces principales. Les phénomènes intéressants qui concernent ces derniers sont aussi toujours longuement exposés; je citerai, entre autres, les migrations et ravages des Acridiens qui remplissent dix pages. La même remarque est applicable aux Névroptères; les mœurs des Termites, par exemple, occupent quatorze pages, les généra- lités sur la tribu des Libelluliens en prennent vingt-quatre. Comme il est impossible de résumer un traité général, je crois en avoir dit assez pour montrer que l'ouvrage en question n'a rien do commun avec les manuels qui encombrent la librairie moderne et qu'il sera utilement consulté par ceux qui veulent sérieusement commencer l'étude d'un groupe. J'ajouterai qu'il est riche en citations et que les auteurs belges continuent, ainsi que dans le i)remier volume, à y occuper une place digne de leurs ti^avaux. (1) T. II, pages. XVH M. le D' F. Chapuis adresse le travail suivant : RELEVÉ DES HISPIDES DES ILES PHILIPPINES AVEC LES DESCRIPTIONS DE QUELQUES ESPECES INEDITES. Notre cher collègue, le D"" Candèze, vous a présenté dans l'une de vos dernières séances le catalogue des Elatérides des îles Phi- lippines, accompagné de la description des espèces nouvelles. Comme lui et d'après son bon conseil, aj'ant acquis les Phytopha- ges recueillis par le D' Cari Semper dans le même groupe d'îles, j'ai l'honneur de présenter à la Société le résultat de mes études sur la tribu des Hispides. Je m'acquitte en même temps d'une obligation contractée envers le D"" Semper. En effet, ce voj^ageur, en cédant le produit de ses chasses entomologiques, a exprimé le désir très-légitime que le catalogue des espèces en fût publié. Au point de vue des Phytophages, la rédaction de ce catalogue ne laisse pas que de présenter des difficultés sérieuses; d'abord, parce que les Phytophages, en général, n'ont été jusqu'à ce jour que très- imparfaitement étudiés, et en second lieu, parce que le nombre des espèces nouvelles rapportées par Semper est relativement très-con- sidérable; il en résulte qu'un simple catalogue est impossible, il faut y ajouter, ainsi que le D'' Candèze l'a bien compris, la descrip- tion des espèces nouvelles. Eu égard aux Hispides en particulier, les espèces qui habitent les îles Philippines sont remarquables par leur taille et par la beauté de leurs couleurs. Dans sa belle monographie, le D' Baly a donné la description de douze formes nouvelles appartenant à cette Faune ; cinq ont été décrites par d'autres auteurs, soit antérieure- ment, soit postérieurement à la monographie de l'auteur anglais ; grâce aux recherches du D'' Semper ce nombre sera exactement doublé. Genre CAL.L.ISPA. Baly. C. Cumingii, Baly, Catal. Hispid. p. 5. Cette espèce, assez rare, à été rencontrée dans la partie boréale et occidentale de l'île Luçon. (2 exemplaires). C. nigricornis, Baly, Catal. Hispid. p. 8. Signalée de l'île de Ceylan, cette espèce a été trouvée dans la partie orientale de Mindanao. (1 exemp.) C. duodecim-maculata. N. Sp. Oblonga, depressa, pallide flava; antennis, scutello, elytrorum via- AJINALES OE là. SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIX. C XVIII culis duodecim, pectoris lateribus pedibusque nigris. Long. 4 mill. De Bojol. (1 exemp.) Tête lisse en dessus, très-finement pointillée ; organes buccaux noirâtres. — Pronotum deux fois aussi large que long, à bords laté- raux droits, arrondis et rétrécis seulement vers le sommet; bord antérieur tronqué carrément, le postérieur sinueux de chaque côté ; surface très-fortement et assez densément ponctuée, sauf au bord antérieur et sur la ligne médiane longitudinale. — Ecusson carré, lisse, noir. — Elytres à bords subparallèles, ornées de dix lignes ponctuées et d'une autre rudimentaire à la base; présentant, en outre, 12 petites taches noires : 2 sur la suture, situées l'une en arrière de Técusson, l'autre à quelque distance de l'angle suturai; 5 sur chaque élytre, la première sur la tubérosité humérale, la deuxième vis-à-vis de la première tache suturale; la troisième au milieu de la longueur de l'élytre; la quatrième un peu plus grande entre le milieu et l'angle suturai; la cinquième un peu en dedans et en avant de cette dernière. — Dessous jaune, sauf les parties laté- rales de la poitrine et les pattes d'un noir brunâtre. Genre HISPODONTA. Baly. H. nigricornis, Baly. Catal. Hispid. p. 79. PI. VI, fig. 6. De l'île Zébu ou Cébii, petit îlot au nord de Mindanao. (1 exemp.) H. Semperi. N. sp. Oblongo ovalis, nitida, nigra, elytris rufo ferrugineis. Long. 16 mill. Des contrées orientales et bore les de Luçon. (2 exemp.) Tête marquée en dessus d'un faible sillon longitudinal et d'une carène înter-antennaire médiocre; palpes d'un jaune ferrugineux clair. — Pronotum aussi large que long, bords latéraux subparal- lèles, rétrécis et arrondis en avant; à surface lisse, marquée de quelques points épars, plus nombreux vers la base. — Ecus.son plus large que long, arrondi au sommet. — Elytres de moitié plus larges que le pronotum, présentant leur plus grande largeur au milieu, très-déprimées, finement et assez densément ponctuées, avec des indices de 4 à 5 séries plus ou moins régulières vers la suture. — P>.rlies inférieures et pattes d'un noir très-brill.mt ; arceaux de l'abdomen imperceptiblement ponctués. H. tarsata, N. sp. Siibovalis, dcpri'ssa, fulva, postice suhampliata , antennarum nrticulù sexultimis tanisquc nigris. Long. 13 mill. Parties orientales de Min- danao. (1 exemp.) XIX Tête creusée en dessus d'un sillon longitudinal assez marqué et portant une petite carène inter-antennaire. — Pronotum un peu plus large que long, bords 1 itéraux subsinueux vers la base, arrondis et rétrécis en avant, angles postérieurs marqués et un peu saillants; à surface lisse, marquée de quelques gros points, plus nombreux vers la base et sur les côtés. — Ecusson lisse, arrondi en arrière. — Eljtres larges, déprimées, légèrement dilatées au delà du milieu, largement rebordées, assez densément ponctuées, les points disposés vers la suture en 4 ou 5 séries plus ou moins régu- lières. — Parties inférieures d'un jaune fauve, lisses et brillantes, avec les tarses d'un noir de poix. Genre OXYGEPHALA. Guérin-Méne ville. O. depressa, Baly. Catal. Hispid. p. 74. PI. VI, fig. 4. Un seul exemplaire trouvé dans l,i partie orientale boréale de Luçon. Genre BOTRYONOPA. Chevrolat. B. imperialis, Baly, Trans. Ent. Soc. of. Lond. 1860, p. 375. Cette belle espèce, la plus remarquable probablement de la Faune des Philippines, appartient à Mindanao. (2 exemp.) B. cyanoptera, Baly, Trans. Ent. Soc. of Lond. 1869, p. 375. Egalement de Mindanao. (2 exemp). B. purpurascens, N. sp. _ Elongata, subparaUela, depressa, sangidnea; antennis, articula P ex- cepta, nigris; ehjtris, nitare purpurascente indutis. Long. 18 mill. Comme les deux précédentes, de Mindanao. (2 exemp.) Tête pointillée, marquée d'une légère dépression au niveau du bord postérieur des yeux et d'une grande fossette médiane; an- tennes noires, à premier article ponctué et d'un rouge vif. — Pro- notum plus large que long, à bords latéraux légèrement rétrécis de la base vers le sommet, un peu flexueux avec une profonde èchancrure aux angles postérieurs qui sont aigus et saillants; à surface mate, inégale, une dépression plus marquée au devant de l'écusson, des points profonds plus nombreux vers la base et sur les côtés. — Elytres allongées, déprimées, rétrécies en arrière et échancrées à l'angle suturai qui est aigu ; à surface un peu déprimée, ornée de stries de gros points presque carrés. — Parties inférieures pointillées, d'un jaune ferrugineux. XX Genre ANISODERA. Clievrolat. A. thoracica. N. sp Elongata, subcylindrica , nitida ; antennis, pedibus elytrisque nigris, pectore et abdomine piceis, prothorace et capite rufo-castaneis. Long. 13 mill. De Luçon. (1 exemp.) Corps allongé, siibcylindrique, brillant. Tête et prothorax d'un rouge marron ; poitrine et abdomen d'un brun noirâtre; antennes, pattes et él}' très noires. — Tête pointillée sur le vertex, creusée au milieu du front, relevée sur les bords des yeux en saillies suppor- tant les antennes ; celles-ci robustes, très-légèrement dilatées vers le bout, les six premiers articles brillants, ponctués. — Pronotum un peu plus long que large, légèrement dilaté à partir de la base, arrondi en avant et rétréci au sommet; à bord antérieur arrondi et convexe en avant; à surface finement pointillée partout, offrant diverses dépressions, une médiane et deux de cliaque côté; la m.é- diane subbasilaire ; la première latérale de forme allongée, mesurant la moitié de la longueur du pronotum ; la seconde de moitié plus courte et marginale ; ces dépressions recouvertes de très - gros points enfoncés ; quelques points semblables sur les côtés de la ligne médiane lisse. — Ecusson brun foncé, semi-circu- laire. — Elytres à bords parallèles, arrondies en arrière avec l'angle suturai terminé par une très-petite spinule; surface fine- ment pointillée, ornée de grosses stries ponctuées très-régulières au nombre de dix, avec une strie rudimentaire h la base ; les inter- valles impaires (l.o. 5. 7. 9j un peu plus larges, graduellement relevés et costiformes vers la partie déclive. — Les flancs du prot lorax marqués de quelques gros points; prosternum creusé d'une fossette profonde à sa base; cuisses sublinéaires, non renflées. Cette espèce ressemble beaucoup, pour la forme et la coloration, à VEstigmena chinensis ; mais indépendamment d'autres caractères, elle possède un menton oblong et par là même appartient au genre Anisodera. A. parallela. N. Sp. Elongata, parallela, nitidula, brunnea, antennis infuscatis, pronoto longiori, convexo, versus hasin subconstricto, inœquali, fortiter punctnto ; elytris subtUissinie ruguloso-punctatis , profunde punctato-striatis , interstitiis alternnntibus, 1.3.5.7.9 plus minusve latis, versus apicem elevatis; apice regulariter rotundatis. Long. IG mill. Des parties orientales de Mindanao. (5 exemp.) Très-allongé, parallèle et légèrement déprimé, assez brillant, en entier d'un brun rougeâtre avec les antennes plus foncées. Tête XXI lisse, finement ponctuée ; yeux séparés sur le vertex par un espace au moins deux fois plus long que la largeur de ces organes ; antennes à peine épaissies vers le sommet, les six premiers articles lisses en dessus — Pronotum un peu plus long que large, rétréci vers la base, subdilaté, arrondi en avant, rétréci au sommet avec les angles antérieurs un peu saillants ; à surface finement pointillée, convexe dans sa moitié antérieure, déprimée vers la base avec des vestiges de cinq dépressions basilaires, une médiane arrondie, deux latérales juxtaposées, plus longues que larges, l'externe plus grêle et prolongée sur le bord latéral aussi loin que l'interne ; ces dépressions recouvertes de points larges et profonds ; quelques points semblables sur les côtés de la ligne médiane lisse. — Ecus- son semi-circulaire. — Elytres à peu près quatre fois aussi longues que le prothorax, assez convexes, finement pointillées, rugueuses, à côtés parallèles, régulièrement arrondies en arrière; à surface ornée de dix stries régulières avec une autre rudimentaire à la base, formées de points profonds, oblongs ; les intervalles alternes, 1 , 3, 5, 7, 9, un peu plus larges et légèrement relevés sur la partie déclive. — Parties inférieures très-brillantes ; quelques gros points sur les flancs du prothorax ; prosternum sillonné longitudinale- ment, le sillon perdu dans une fossette de la base ; cuisses légère- ment fusiformes. A. lucidiventris. Guérin-Méneville. Revue Zool. 1840, p. 333. Cette espèce, largement répandue dans l'Archipel indien et même sur le Continent voisin, présente des variations qu'il sera bon de soumettre à une étude attentive ; il est probable que diver- ses espèces sont confondues sous ce nom. Du reste, le genre entier demande de nouvelles recherches. Nos exemplaires' viennent de Mindanao. Genre HISPOPRIA. Baly. H. foveicollls, Baly, Catal. Hispid. p. 96. Des parties boréales deLuçon. (4exemp.) H. crenata, N. sp. Elongata, depressa, supra sanguinea, siibtus piceo-nigra ; antennis nigris. Long. 14 mill. Mindanao, contrées orientales. (1 exemp.) Tète pointillée en dessus avec un sillon longitudinal court, ter- miné au niveau postérieur des yeux dans une fossette profonde. — Pronotum en trapèze, dilaté de la base vers le sommet, comme étranglé à son bord antérieur: bords latéraux subparallèles, fai- XXII blement arrondis, irrégulièrement crénelés; surface mate, peu convexe, portant au milieu une ligne longitudinale imponctuée, saillante en avant, s'affaiblissant peu à peu en arriàre ; ornée par- tout de gros points oblongs, peu serrés, entremêlés de points plus fins. — Ecusson semi-elliptique, d'un brun obscur. — Elytres allon- gées, légèrement rétrécies en arrière, émarginées à l'angle suturai qui est aigu et saill mt; à surface peu convexe, ornée de très-gros points en rangées régulières. — Parties inférieures dun noir de poix ; cuisses antérieures d'un rouge obscur, noires en dessus, for- tement renflées et dentées, les autres noires avec un peu de rouge en dessous, plus faiblement dentées. H. punctatissima, N. sp. Elongata, subdepressa, fitlva, antennis elytrorumque apice nigris. Long. 11 mill. Luçon. (2 ex.) Tête ponctuée avec un profond sillon longitudinal court, terminé en arrière dans une fossette ; antennes noires, à premier article claviforme — Pronotum transversal, subquadrangulaire, avec un étranglement au bord antérieur ; bords latéraux faiblement arron- dis, finement, irrégulièrement crénelés, une échancrure plus forte vers la base, angles postérieurs aigus et saillants ; surface ornée d'une fossette ante-scutellaire et en avant, d'une ligne longitudi- nale subsaillante, presque lisse; recouverte partout de gros points assez serrés, entremêlés de points plus petits et assez nombreux. — Ecusson oblong, arrondi au sommet. — Elytres allongées, noires sur le quart postérieur, légèrement atténuées, échancrées à l'angle suturai qui est aigu et saillant; surface ornée de gros points sub- quadrangulaires on séries régulières, avec les intervalles de ceux-ci recouverts de points plus petits. — Dessous d'un fauve jaunâtre, ponctué ; pattes d'un fauve rougeàtre avec les genoux rembrunis ; cuisses antérieures dentées en dessous. H. bipunctata, Baly, Catal. Hispid. p. 96. H. geniculata, Baly, Catal. Hispid. p. 97. Ces deux dernières espèces, appartenant à la Faune des Philip- pines, n'ont pas été recueillies par le D"" Semper. Genre PROMECOTHECA. Blanchard. . P. Cumingii, Baly, Catal. Hispid. p. 88. Sud-Ouest de Minda- nao. (2 ex.) XXIII p. scorpio, Thomson, Rev. et Mag. Zool. 1856, p. 117. PI. Y, fig. 5. Nord-Est de Mindanao. (1 ex.) p. cyanipes, Erichson, Beitr. z. Zool. 270, PI. 39, fig. 10. Est de Mindanao, Luçon, Arayat. P. octo-striata, N. sp. Elongata, parallela, subdepressa, subopaca ; prothorace sïtbtransverso : elytris regulariter octo striatis, interstitio 3° versus apicem subelevato; cor- pore siibtus nitido, abdomine brunneo violaceo micante; femoribus brevibiis, inermibus, supra partim violaceis. Long. 9 mill. De Bajol. (1 ex.) Allongé, parallèle, légèrement déprimé, presque mat. — Prono- tum un peu plus large que long, lisse, fortement étranglé à la base, une faible impression transversale vers le milieu. — Ecus.son semi- circulaire. — Elytres parallèles, ornées de 8 stries très-régulières, la 6* strie dédoublée en avant sur l'épaule, les points très-larges et profonds. — Parties inférieures brillantes ; abdomen brun à reflets violets, les arceaux bordés de jaune; cuisses inermes, courtes, les antérieures un peu épaissies ; les genoux de la première paire, les genoux et la moitié supérieure des cuisses à la paire moyenne, toute la partie supérieure des cuisses et les tibias à la paire posté- rieure bruns à reflets violets. Très-voisin du P. Ciimingii pour la forme générale et la sculpture des élytres; facile à distinguer par son pronotum transversal, son écusson arrondi, la coloration des parties inférieures. Genre GONOPHORA, Chevrolat. G. apicalis, Baly, Catal. Hisp. p. 116. De Luçon, (4 exj Genre DISTOLACA, Baly. D. apicalis, Baly, Catal. Hispid. p. 118. De Luçon. (1 ex.j D. bimaculata, N. sp. Oblongo - subquadrata , depressa, postice ampliata, rufo-feii^ginea ; antennis, articulo 1° excepto, elytrorum que maculis duabiis discoïdalibus nigris. Long. 5 1/2 mill. De LOrient de Mindanao. (2 ex.) Oblongue, légèrement déprimée, d'un ferrugineux rougeàtre, antennes noires avec le premier article brun ; une tache irrégu- lière ou divisée un peu au delà du milieu de la partie discoïdale de chacune des élytres également noire. — Pronotum un peu trans- versal, très-rétréci en avant sans étranglement au bord antérieur; XXIV à bords latéraux subparallèles, légèrement sinueux en arrière du milieu avec les angles postérieurs aigus; surface convexe et lisse en avant, avec une ligne enfoncée plus ou moins marquée sur le disque; celui-ci séparé de la base par un enfoncement profond, rugueux, dirigé obliquement en avant de chaque côté. — Ecusson incliné, subquadrangulaire. — Elytres plus larges que le prono- tum, subdilatées en arrière, très-obtuses, à bord postérieur fine- ment crénelé; ornées de trois côtes, la première la plus forte, la troisième faible au milieu, parfois interrompue, séparées Tune de l'autre par des séries de gros points géminés et reliés par des cari- nules transversales. — Parties inférieures d'un fauve plus clair. Genre ONGOCEPHALA. Chevrolat. O. bicristata, N. sp. Brevis, cunciformis, opaca, flavo-ferruginea , supra hriinnco fiiscoque variegata; antenim fuscis ; prothorace inœquali, bituberculato ; elytris sub- qiiadratis, dilatatis, inœqiialiter costatis, margiyie serrato. Long. 4 mill. De Luçon. (2 ex.) Courte, cunéiforme, mate, d'un jaune ferrugineux, varié on dessus de brun plus ou moins foncé. — Tète surmontée d'une pro- tubérance un peu oblongue, sillonnée longitudinalement en dessus avec un tubercule de chaque côté vers le milieu et un troisième en avant divisé en deux parle sillon. — Pronotum subquadrangulaire à bords latéraux sinueux, échancrés et bianguleux au sommet; à surface très-inégale, ponctué çà et là, un vague sillon longitudinal au milieu, et de chaque côté de celui-ci, un peu en deçà du bord antérieur, un gros tubercule mousse d'un jaune clair. — Ecusson en carré long, oblique. — Elytres plus de deux fois aussi larges que le pronotum, cunéiformes, dilatées en arrière; bords latéraux dilatés, serrulés, arrondis aux épaules, concaves au milieu, séparés par un angle très-aigu du bord postérieur; celui-ci flexueux, échancré à l'angle suturai, plus finement serrulé ; surfiice des elytres très-inégale, avec trois côtes irrégulières, la 1" commen- çant à la base par un tubercule oblong, s'abaissant ensuite pour se relever fortement sur la région discoïdale, interrompue en deçà du bord postérieur; la 2* plus faible, visible seulement sur le disque ; la 3* commençant à l'épaule, peu élevée, se perdant peu à peu vers l'angle postérieur; les intervalles de ces côtes occupés par de gros enfoncements irréguliers, transversaux, séparés par des nodosités tuberculiformos ou comprimées. Parties inférieures d'un jaune pâle. XXV Genre MONOCHIRUS. Chapuis. M. callicanthus, Bâtes, Proceed. Zool. Soc. 1856 p. 354. Cette espèce, indiquée par M. Bâtes à l'île Forraose, a été retrou- vée par le D'C. Semper, à Liiçon. (3 exemp.) Genre HISPA. Linnée. H. cladophora, Guér.-Méneville. Revue Zool. 1841, p. 7. De Luçon. Signalée à Java par Guérin-Méneville. (3 exemp.» H. palliata, N. sp. SubquadratO'Oblonga, depressa, ferruginea; elytrorum plaça communi maxima cum spinis nigro-fusca. Long. 4 1/2 mill. Des contrées occidentales de Mindanao. (1 exemp.) Large, déprimée, en carré long, entièrement ferrugineuse sauf le disque des élytres qui est brun marron. — Tête finement cha- grinée, sillonnée au milieu, antennes grêles à 3^ article un peu plus long que le V". — Pronotum d'un tiers plus large que long, pres- que entièrement recouvert de points Larges, superficiels; marqué en travers de deux sillons peu profonds, circonscrivant une ligne lisse, subsaillante, divisée par une strie médiane longitudinale, effacée avant d'atteindre au bord postérieur; orné de chaque côté de deux épines, l'antérieure bifide, la postérieure trifide, à base large, la spinule postérieure de moitié moins longue que les autres. — Elytres subquadrangulaires, d'un quart plus longues que larges, déprimées, lisses brillantes, densément recouvertes de gros points en séries et portant chacune une douzaine d'épines principales entremêlées de quelques autres plus petites ; les épines marginales longues, légèrement arquées en arrière, séparées l'une de l'autre par des épines plus courtes; toute la partie discoïdale occupée par une grande tache d'un brun noir, inégale sur les bords et re- montant jusqu'à la base de chaque côté de l'écusson ; les épines discoïdales d'un noir brun, les marginales d'un brun clair. H. vittulla, N. sp. Oblonga, flavo- ferruginea; antennis gracilibiis elytrorum vitta et spinis ejus nigiis; prothorace transversim bi-impresso. Long. 3 1/2 mill. De Luçon et des parties orient îles de Mindanao. (2 exemp.) Oblongue, sub léprimée, en entier d'un jaune ferrugineux avec les antennes et une linéole des élytres noires. — Tête sillonnée entre les yeux, lisse en arrière ; antennes grêles, à 3* article plus ANNALES DB lÀ. SOC. ENTOM. DE BELCiaUG, T. XIX. 1° II est douteux que l'empreinte soit celle d'une élytre d'Ortho- ptère ; 2° Il est absolument certain qu'elle n'est pas celle d'un Acridide ; 3° Le nom de Pachytylopsis est malheureusement choisi, vu que l'empreinte n'a absolument rien de commun avec les Pacliytylus.- II me reste à examiner si l'on peut la rapporter à une autre famille d'Orthoptères. Assemblée mensuelle du 6 mai 1ST6. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 7 1/2 lioures. Le procès- verbal de la séance du 1" avril est approuvé. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. Pire, professeur d'histoire naturelle à l'Athénée royal de Bruxelles, remercie les membres qui ont promis de coopérer à la formation d'une collection d'insectes indigènes pour l'instruction des élèves. M. le Président recommande de nouveau la formation de cette petite collection à la sollicitude de la Société ; c'est une excellente occasion pour chacun de nous de participer à la diffusion de la science entomologique. Il serait peut-être avantageux de faciliter aux jeunes gens l'accès à nos séances ; c'est une question qui mérite examen et dont on pourrait s'occuper ultérieurement. M. Weinmann craint que les jeunes gens, peu familiarisés avec la science, qui assisteraient aux réunions de la Société entomolo- gique, ne soient effarouchés ou découragés de prime abord par les nombreux termes tecliniques employés dans nos travaux. A ce point de vue, une nouvelle mesure dms ce sens pourrait ofifrir moins d'avantages que d'inconvénients. Il n'en est pas de même des chasses à la campagne. M. Weinmann propose d'inviter M. Pire à assister, avec ses élèves, à notre prochaine excursion annuelle. — Cette proposition est adoptée. XXXV M. de Selys-Longcliaiupslkit la conmuinicatiun suivante : Je viens de commencer la publication du Synopsis du grand genre Agrion. Soixante-neuf espèces sont décrites dans les Bulle- tins de février et de mars de l'Académie royale de Belgique. Il y aura environ deux cents espèces réparties en vingt-cinq sous-genres à peu près. Les descriptions étant terminées, le travail sera sans doute publié en entier avant la fin de cette année. Le genre Agrion est principalement séparé du genre Argia (publié en août 1865) par les cils des pieds beaucoup plus courts. La première partie contient les sous-genres dont le 8® segment de l'abdomen porte en dessous, clœz les femelles, une épine précédant les valves vulvaires du 9^ segment. Je donne un tableau systématique et autant que possible synop- tique des huit sous-genres ci-dessus mentionnés. P* section : le 10* segment du mâle un peu redressé. A. Secteur inférieur du triangle naissant avant la nervule basale postcostale. A. Des taches postoculaires claires. Femelles dimorphes. A. Arculus placé plus loin que la 2* nervule antécubitale. Ptérostigma semblable aux quatre ailes. S. -G. 1. Ceratura de Selys. (Une seule espèce, de l'Amérique tropicale). B. Arculus normal. Ptérostigma des ailes supérieures du mâle différant de celui des inférieures. aa. Ptérostigma du mâle ne touchant pas la côte aux ailes supérieures. S. -G. 2. Anomalagrion de Selys. (Une seule espèce de l'Amérique tropicale). hh. Ptérostigma du mâle normal. S. -G. 3. Ischnura, Charp. (Cosmopolites, dix-huit espèces). B. Pas de taches postoculaires. Ptérostigma semblable aux quatre ailes. S. -G. 4. Amphiagrion, de Selys. (Quatre espèces de l'Amérique chaude). B. Secteur inférieur du triangle naissant à la nervule basale post- costale ou à peine auparavant aux ailes supérieures. Ptérostigma semblable aux quatre ailes. XXXVI A. Pas de taches postoculaires. S. -G. 5. Oxyagrion, de Selys. (Neuf espèces de l'Amérique méridionale). B. Des "taches postoculaires. S.-(r. ('). Acanthagrion, de Selys. (Neuf espèces de l'Amérique méridionale et du Mexique). 2* section : le 10*" segment du mâle non redressé. A. Secteur inférieur du triangle naissant à la nervule basale post- costale. Pas de taches postoculaires. S. -Ci. 7. Xiphiagrion, de Selys. B. Secteur inférieur du triangle naissant avant la nervule ba.sale postcostale. Des taches postoculaires claires. S. -G. 8. Enallagma, de Selys. (Hémis])hère boréal et quelques espèces de l'Afrique et Asie australes, en tout vingt-six espèces). Comme on le voit par cette analyse, les sous-genres que j'ai for- més sont basés sur les caractères suivants -. Le point de départ du secteur inférieur du triangle ; La position do l'arculus par rapport à la seconde nervule anté- cubitale ; La forme et la position du ptérostigma aux ailes supérieures des mâles ; La présence ou l'absence de taches postoculaires claires; La forme du dixième segment chez les mâles ; L'existence de femelles de deux colorations différentes (dimor- phisme ou mieux dichroisme) chez celles des trois premiers sous- genres. Je crois que les coupes que j'ai proposées constituent des groupes assez naturels ; ce qui du reste paraît confirmé par leur localisation géographique. Je ne me dissimule pas que cette classification n'est pas parfaite. Elle laisse surtout à désirer parce que certains sous-genres ne sont établis que sur des caractères qui n'appartiennent qu'au sexe mâle. Je n'ai pas pu en découvrir de meilleurs. Il est donc convenu, pour le moment, qu'il faut en général connaître les deux sexes pour être assuré de bien déterminer la place d'une espèce d'Agrion. Linné n'a décrit qu'un seul Agrion -. sa LibeUula puella; nous en connaissons maintenant environ deux cents. Parmi les soixante-neuf espèces pourvues d'une épine vulvaire et que je viens de publier, trois seulement se trouvent en Belgique : Vlsclinura elegcins, Yander Linden, Vlschniira imyniUo Charp., et XXXVII i. YEnallagma cyatldrjerum , Charp. Elles paraissent depuis mai jus- qu'en août. La pumilio est locale ; les deux autres sont répandues partout. En Europe existent encore VIscJm. Graellsii Ramb., d'Espagne et 1'/. Genei Ramb., de Sicile et de Sardaigne, où ces espèces rem- placent 1'/. elegans , dont elles ne sont peut-être que des modifica- tions locales. La séance est levée à 9 heures. i%sseinblée mensuelle du 3 Juin 18T6. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 6 mai est approuvé. Le Président annonce que le Conseil d'administration vient d'ad- mettre, comme membres effectifs de la Société : M. Charles Royer, membre de la Société Entomologique de France, à Langres (Haute- Marne), présenté par MM. Mélise et Weinmann ; et M. Ch. Crick, docteur en médecine, à Saint-Gilles lez-Bruxelles, présenté par MM. Desguin et Weinmann. Le Conseil a reçu la démission de M. Jean Kappus, de Saint-Josse- ten-Noode. Le Secrétaire donne lecture du travail suivant envoyé par M. le docteur Chapuis : DIAGNOSES DE CRYPTOCEPHALIDES INEDITS APPARTENANT A LA FAUNE DE l'AUSTRALIE. Par le D"" F. Chapui». Genre LOXOPLEURUS. Suffrian. Gênera des Coléoptères, X, p. 183. 1. L. Sturmii. N. sp. Australie. Oblongus, nitidus, capite nigro-viridi, dense punctulato, dimidia antica parte ferruginea, parcius punctata; an tennis longitudine corporis, fuscis, basi fulvis; pronoto fl ivo-ferrugineo, fascia trans- XXX. V m versali magna uigro-vii'idi, tbriiteret dense punctato, basi oblique iitrinque sub-impresso; scutello élytrisque nigro-viridibus, his lor- titer punctatis, punctis versus apicem siibseriatis, ante apicem plaga magna communi flava, punctis seriatis obscuris notata; prosterno ferrugineo, pectore et abdominis segmentis tribus primis nigris ; segmentis duobus ultimis et pygidio pallide flavis ; pedibus fulvis, tarsis piceis. Long. 2 1/3 mm. cf. 2. L. plagicollis. N. sp. Cap Shank. Oblongus, nitidus, flavescens ; capite parce punctato, vertice nigro ; antennis nigris, articulis 2, 3, 4 fuscis ; pronoto magno, convexo, nitido, parcissime punctato, depressione obliqua subobso- leta, densius punctata, plaga magna nigra a basi ad apicem extensa, medio dilatata ; scutello nigro ; elytris laete viridibus, fortiter et dense punctatis, transverse rugosis, margine laterali et epi- pleuris flavis ; pectore nigro, tibiarum apice et tarsis piceis. Long. 3 1/2 mm. cf. 3. L. verticalis. N. sp. Au.stralie. Oblongus, subnitidus, flavescens; capite punctulato, vertice ni- gro-violaceo ; antennis gracilibus, dimidiam longitudinem corporis superantibus, infuscatis ; pronoto sat dense et fortiter punctato, vix oblique impresso, margine postico angustissime nigro ; scutello semi-elliptico, flavo, basi impresso ; elytris flavis, basi auguste ni- gris, mediocriter punctatis, punctis fuscis, versus apicem seriatis et obsoletioribus. Long. 3 mm. 9 • 4. L. aeneolus. N. sp. Montagne des Pins. Ovalis, nitidus, flavo-ferrugineus, capite pectore et antennis bre- vibus flavo-rufescentibus ; capite dense punctato ; prothorace pro- funde inaequaliter punctato, basi utrinque oblique impresso ; scu- tello Isevi, flavo, seneo-marginato ; elytris sat dense et fortiter subseriatim punctatis, punctis versus apicem raris, subobsoletis, basi plaga magna triangulari scutellari viridi-aenea ornatis ; abdo- mine pallide flavo. Long. 4 mm. cf 9- 5. L. postremus. N. sp. Victoria intérieure. Oblongus, nitidus, ater; capitis dimidia antica parte, prothorace elytrorumque plaga apicali flavo-rufîs ; pronoto parcius punctato, utrinque fortiter oblique impresso ; elytris subseriatim punctatis, lateraliter transverse rugulosis. Long. 3 mm. cf • 0. L. erythrotis. Suff"r. mss. Rivière des Cj-gnes. Oblongus, niger, subopacus, capite punctulato ; antennarum ar- XXXIN. ticulo 1" sublus rufo ; pronoto Havo-lernigiiieo, dense et l'ortiter punctato, iitrinque basi profunde oblique impresso, margine api- cali medio nigro; elvtris densius punctulatis, margine laterali an- tico plagaque magna, nigro-pimctata, apicali fiavis; pedibusferru- gineis.genubustarsisqiie piceis, pygidio et a])dominis apice pallide flavis. Long. 2 1/3 mm. cf. 7. L. collaris. N. sp. Nouvelle-Hollande. Breviter ovalis, nitidus, niger; capite parcius tenuiter punctato ; antennis corporis longitudme brevioribus, piceis, basi obscure rufis ; pronoto latiori, a basi ad apicem angustato, parce sat fortiter punctato, obsoletius oblique impresso ; scutello oblongo, triangu- lari, apice obtuso, nigro ; elytris fortiter punctatis, medio transver.se rugulosis, obtusis. Long. 3 mm. 9 ■ 8. L. piceitarsis. N. sp. Sydne3^ Oblongo-subquadratus, niger, nitidus ; capite punctulato, inter oculos impresso ; antennis dimidia corporis longitudine brevio- ribus, articulis 5 primis obscure rufis ; pronoto flavo-ferrugineo, latiori, utrinque a média basi ad angulos anticos profunde impresso, dimidia antica parte densissime punctata, punctis oblongis, longi- tudinaliter confluentibus, dimidia postica parte i);ircius punctis rotundatis obsita, margine antico nigro ; scutello nitido, triangu- lari, obtuso ; elytris nigro-violaceis, latis, obtusis, subseri vtim punc- tatis; pedibus flavo-ferrugineis, tarsis piceis. Long. 2 1/2 mm. 9- 9. L. conjugatus. N. sp. Sidney. Oblongus, nitidus, niger; capite flavo-ferrugineo, vertice et cir- cum oculos nigro, parce punctulato; antennis nigris, basi flaves- centibus : pronoto flavo-ferrugineo, utrinque profunde oblique impresso, sat dense et fortiter punctato ; scutello oblongo, convexo, apice truncato ; elytris sat dense punctulatis, punctis a medio se- riatis; prosterno pedi busqué flavo-ferrugineis, tarsis piceis. Long. 3 mm. cf. Oculis magnis, convexis, magis in fronte approximatis ; an- tennis corporis longitudine vix brevioribus. 9 . Antennis brevioribus ; pronoto punctis in medio et lateraliter oblongis ; elytris versus apicem subampliatis. 10. L. difficilis. X. sp. Sydney. Oblongus, nitidus, niger; cvpite flavo-ferrugineo, vertice et cir- cum oculos nigro, parce punctulato; antennis nigris, basi flaves- centibus: pronoto flavo-ferrugineo, utrinque oblique subimpresso, parce et subtiliter punctato ; scutello subtriangulari, obtuso ; ely- XL tris subtiliter punctulatis, punctis geminatim dispositis, a medio subseriatis ; prosterno pedibusque flavo-ferrugineis, tarais piceis. Long. 3 2/3 mm. cf. Prsecedenti proximus, statura majori, pronoto minus dense punc- tato, depressione obliqua minus profunda et sculptura eljtrorum differt. 11. L. chalceus. N. sp. Australie. Oblongus, nitidus, subtus niger, supra nigro-aeneus ; capite punc- tulato, labro flavo, antennarum articulis 5 prirais ferrugineis, cœ- teris infuscatis; pronoto convexiori, densius et fortitor punctato, utrinque a basi ad angulos anticos profunde impresso, linea longi- tudinali subelevata a basi ad médium laevi; scutello oblongo, triangulari, apice trunc:ito ; elytris subcylindricis, obtusis, dense et fortiter punctatis, punctis a medio subseriatis, interstitiis exter- nis subconvexis ; pedibus flavis, femoribus plus minusve infuscatis. Long. 2 1/4 mm. çfQ ■ 12. Li. corruscus. N. sp. Australie. Oblongus, jjostice subampliatus, nitidior, viridi-cupreus; capile ruguloso punctato, viridi, vertice cuprascente, punctato, antice obsolète carinato ; oculis majusculis, in fronte approximatis ; an- tennis gracilibus, longitudine corporis, basi fl ivis, versus apiceni infuscatis, articulo 1° supra cupreo, 5° prsecedentibus et sequen- tibus longiori; pronoto dense et profondius ruguloso punctato, a média basi ad angulos anticos impresso, linea longitudinal média versus basin subelevata, versus apicem subimpressa; scutello oblongo, nitide purpureo ; elytris versus apicem ampliatis, viri- dibus, plaga a callo humerali versus apicem ampliata cupreo-pur- purea, ornatis, dense et fortiter punctatis, transverse subrugulosis; subtus cum iemoribus metallico-viridis, tibiis tarsisque flavis. Long. 3 mm. cf- 13. L. metallicus. N. sp. Melbourne. Oblongus, nitidus, ?eneus, capite ruguloso punctato, in vertice striolato, inter oculos linea longitudinali média lœvi, in callo, iti- dem Isevi, desinente; antennis gracilibus, articulis 5 primis fulvis, 1" supra senescente, 5° cœteris longiori ; pronoto grosse et irregu- lariter punctato, utrinque oblique depresso ; scutello oblongo, laevi, truncato, basi puncto, versus apicem foveola impresso; elytris pos- terius subampliatis, fortiter et dense punctatis, in medio transverse rugulosis, in declivitate punctis raris, seriatis, interstitiis subcon- vexis, penullimo a sutura costiformi ; subtus viridi-a?neus, coxis, tibiis intus et tarsis fulvescentibus. Long. 3 1/2 mm. Ç . XLI 14. L. gibbus. N. sp. Australie. Oblongo-quadratus, nitidus, niger; capite rngiiloso-pimctato, antennarum articiilo 1° subtus flavo, siipi^a fusco; pronoto versus apicem gibboso; densius et fortiter punciato, punctis longitudina- liter confluentibus, utrinque a média basi ad angulos anticos pro- funde impresso, obscure viridi-seneo, lateribus late rufis ; scutello nigro ; elytris parallelis, violaceis, obtusis, dense et fortiter punc- tato-striatis ; prosterno rufo, medio nigro, pedibus ferrugineis, tar- sis fuscis. Long. 2 mm. 9 . 15. L. gravatus. N. sp. Brisbane. ■ Oblongus, nitidus, niger; capite punctato, linea longitudinali inter oculos verticeque sublœvibus; antennis nigris, articulis pri- mis subtus obscure fuscis ; pronoto disco antico plus minusve gib- boso, utrinque a média basi ad angulos anticos profundissime impresso, Isevi, depressione obliqua parce punctata; eljtris nigro- subcyaneis, subtiliter seriatim punctatis ; punctis disco simplici- bus, lateraliter subgeminatis, a medio obsoletis, in declivitate vix perspicuis : subtus cum pedibus nigro-violaceus, abdomine flavo- rufo. Long^ 3 1/2 mm. cf. Oculis majusculis, convexis, in fronte approximatis, pronoto fortiter gibboso. Ç. Corpore majori, elytris posterius ampliatis, fronte iata. 16. L. nigritus. N. sp. Tasmanie. Oblongus, nitidus, ater; capite ruguloso-punctato, inter oculos foveola oblonga la3vi ; antennarum articulis primis subtus vix ru- fescentibus; pronoto a média basi ad angulos anticos late, parum profunde impresso, ad latera parce punctato, punctis in declivitate vix perspicuis ; elytris posterius subampliatis, pone scutellum et in medio transverse impressis, irregulariter punctatis, punctis a medio seriatis, interstitiis subconvexis. Long. 4 mm. 9 . 17. L. atramentarius. Suffr. mss. Sydney. Victoria. Oblongus, nitidus, ater; capite ruguloso-punctato, in vertice te- nuissime striolato; antennis basi obscure rufescentibus; pronoto plus minusve gibboso, a média basi ad angulos anticos profunde impresso, regulariter, fortiter et sat dense punctato ; scutello lon- giusculo truncato ; elytris an te médium obsolète oblique impressis, mediocriter punctatis, punctis a medio raris, versus apicem obso- letis; pedibus nigris, obscure rufesceniibus. Long. 2 1/2-3 mm. cf. Oculis majusculis, convexis, in fronte subapproximatis, pro- thoracis disco antico convexiori. 9. Major, elytris versus apicem subampliatis. «IN.\LES DE L.\ SOC. ENTOM. DE BELCIOUE, T. XI.K, f XLII 18. L. subvirens. Suffr. mss. Victoria. Oblongus, nitidus, nigro-virens ; capite punctato, medio longitu- dinaliter canaliculato, vertice nitido, parcius punctato ; antennis longitudine corporis vix brevioribus, articulis 5 primis fulvis, P supra obscuro; pronoto disco convexiori, a média basi ad angu- los anticos valde depresso, profunde et irregulariter punctato ; scutello magno, convexo, truncato; elytris parallelis, fortiter et profunde punctatis, seriebus internis simplicibus, externis irregu- laribus confusis, punctis versus apicem obsoletioribus ; tarsis ob- scure fuscis. Long. 3 1/2 mm. cf. 19. L. obtusus. N. sp. Rivière des Cygnes. Oblongo-quadratus, nitidus, niger ; capite irregulariter punc- tato ; antennis dimidise corporis longitudini subsequalibus, articulis primis rufescentibus; pronoto fortiter et profunde punctato, depres- sione obliqua subobsoleta, in medio et juxta basin magis impressa ; scutello elongato, truncato ; elytris oblongoquadratis, subcylin- dricis, obtusis, nigro-violaceis, profunde punctatis, seriebus indis- tinctis, punctis in declivitate raris et seriatis ; subtus cum pedibus niger, tarsorum articule penultimo fusco. Long. 3 mm. cf 20. L. laeviusculus. N. sp. Australie. Oblongo-quadratus, nitidus, niger; capite nitido, circum oculos et antice parcius punctato, fronte laevi, medio obsolète impressa; antennis dimidise corporis longitudini sequalibus, articulis 5 primis fuscis : pronoto versus apicem gibbulo, utrinque a média basi ad angulos anticos profunde impresso, parce irregulariter et profunde punctato; scutello oblongo, triangulari, obtuso ; elytris parallelis, obscure nigro-cyaneis, pone scutellum et in medio transverse de- pressis, sat profunde punctatis, punctis a medio seriatis, non gemi- natis, in declivitate minutis, obsoletis : tarsis obscure fuscis. Long. 3 1/2 mm. 9 • 21. L. genialis. iN. sp. Port Denison. Oblongo-quadratus, nitidus, niger; capite parcissime punctato, geniis, mandibulis, palpis labroque partim flavo-ferrugineis ; an- tennis dimidise corporis longitudini a^qualibus, obscure fuscis, basi rufescenti])us; pronoto obscure brunneo, versus latera rufescente, parce irregulariter punctato, a média basi ad angulos anticos obso- lète impre.sso; scutello lato, triangulari, apice obtuso ; elytris qua- drato-oblongis, obtusis, nigro- cœruleis, profunde irregulariter punctatis, punctis ultra médium subseriatis ; prosterno podibusquo anticis ob-^cure rufis. Long. 3 mm. 9- XLIII 22. L. chalybœus. Suffr. mss. Victoria. Oblongus, nitidus, violaceo-viridis ; capite densius ruguloso- punctato, inter oculos linea média laevi abbreviata; an tennis cor- pore vix brevioribus, fuscis, articulis basalibus flavescentibus, duo- bus primis supra viridi-fuscis ; pronoto grosse et profunde punctato, punctis irregularibus, partira confluentibus, a média b isi ad an- gulos anticos obsolète impresso ; scutello oblongo, apice obtuso ; elytris versus apieem ampliatis, dense et fortiter punctatis, trans- verse in medio rugulosis, punctis in tertia longitudinis parte raris, seriatis, subobsoletis ; subtus cum femoribus cyaneus ; coxis par- tira, feraorum basi, tibiis internis, tarsorum articulis duobus prirais flavescentibus. Long. 4 mra. 9- 23. L. pauxillus. Suffr. mss. Hunter-River. Queensland. Oblongo-ovalis, nitidus, flavo-brunneus; capite rugulôso-punc- tato, medio subdepresso ; antennis obscure flavis vel apice fuscis ; pronoto transverso, non gibboso, obsoletissime oblique impresso, ruguloso-punctato, tuberculis inaequalibus flavis obsito, linea média longitudinal lœvi, irregulariter interrupta: scutello triangulari, truncato, rugoso, medio longitudinaliter carinato ; elytris raedio- criter et dense punctatis, costulis quatuor irregularibus interruptis, plus minusve perspicuis notatis, rugulis transversis apiceque pal- lide flavescentibus ; prosterno pectoreque medio nigro-fuscis. Long. 3-3 1/2 rara. cf. Minor, antennis corporis longitudini sequalibus. 24. L. crassicostatus. N. sp. Montagne des Pins. Oblongus, opacus, rufo-ferrugineus; capite tenuiter ruguloso- punctato ; antennis versus apieem fu.scis; pronoto valde gibboso, a média basi utrinque ad latera subarcuatim irapresso ; linea média versus basin sublsevi in disco irapressa, tenuissirae ruguloso-granu- lato, velutino, rufo-brunneo, margine apicali, linea média longitu- dinal, lateri busqué pallide flavis, margine bxsali anguste piceo = scutello triangulari, subtruncato; elytris oblongo-quadratis, ob- tusis, tenuiter et dense punctatis, quinque-costatis, costa 1» pone scutellura arcuata, interrupta, 2^* elevata, versus apicera incras- sata; pectore nigro, abdomine pedibusque pallide flavis. Long. 2 mm. cf. 25. L. semicostatus. Suff"r. mss. Queensland. Oblongus, subnitidus, rufo-ferrugineus, supra purpureo-raicans ; antennis pedibusque ferrugineis ; capite dense ruguloso-punctato ; pronoto antice subgibboso, a raedia basi ad angulos anticos sat for- titer impresso, densissime ruguloso-punctato, raargine postico an- XLIV guste nigro, ctrinula longitudinal! elevata, medio interrupta ; scu- tello laevi, basi nigro et Ibveolato; elyti'is apice flavescentibus, tenuiter et dense sub.seriatim punctatis, longitudinaliter costatis, co.stis transversim subtilissinierugulosis, alternantibus,2, 4, 6 et 8 longioribiis : margine basali et sutura dimidia antica parte nigris. Long. 4 mm. 9 • 26. L. nigrolineatus. N. sp. Montagne des Pins. Oblongus. subuitidus, rufo-ferrugineus, capite parce punctulato, fronte ad marginem oculorum nigra ; antennis articulis 4 primis nigris (cœteri désuni); pronoto densius et ibrtiter ])unctato, disco subgibboso, a média basi ad angulos anticos utrinque modice im- presso, carinula Isevi longitudinali abbreviata, margine postico an- guste nigro, lateribus late flavis, scutello minuto, oblongo, nigro ; eWtris pallide flavis, subseriatim punctatis, costis quatuor sub- elevatis, 3 abbreviata; vittulis longitudinalibus nigris, vittula 1 longiori, 2 et 4 in medio intorruptis, 3 in declivitate maculse- Ibrnii ; abdomine flavo, genubus, tibiis apice tarsisque nigris. Long. 2 1/2 mm. cf. SGHIZOSTERNUS. Gen. nov. Antennse filiformes, versus apicem subcompressee. Oculi i)rofunde sinuati. Protlioracis margine postico utrinque sinuato, denticulato, me- dio lobato, tridentato ; angulis posticis acutis. Scutellum quadratum, déclive. Prosternum antice productum, dilatatum, reflexum, postice rhomboïdali, apice auguste et profundissime emarginatum. Ce genre fait partie du groupe des Crvptocéphalites ; c'est une modification remarquable du genre Loxopleurus. Le prosternum est fortement concave sur sa longueur par la réflexion du bord anté- rieur; au delà des hanches, il est dilaté, puis rétréci, mais le som- met, au lieu d'être entier, présente une profonde échancrure étroite et embrassant une saillie médiane et longitudinale du méso- sternum. S. albogularis. N. sp. Nouvelle-Hollande. Oblongus, nitidus, ater; capite dense ruguloso-punctato, linea média longitudinali subimpre.ssa, iani ; oculis magnis, in fronte approximatis ; antennis corpore brevioribus, articulo 1" oblongo- quadrato, compresse, 2" brevi, obconico. 3 et 4 gracilibus, 5 versus XLV apicem dilatato, cœteris longitudine subsequalibus, compressis ; pronoto regulariter convexo, parcissime punctato ; scutello qua- drato, Ifevi, b isi foveolato ; eh'tris subcylindricis, obtusis, punc- tato-striatis, seriebus novem plus minusve regularibus ; angulo suturali rotundato ; prosterni mesosternique medio et ab loininis processu antico pallide flavis; lateribus pronoti, macula marginali in medio longitudinis elytrorum, abdominis lateribus et apice ru- fescentibus. Long, 3 mm. d*. Var. Ablomine toto rufo, M. Lelièvre montre à l'assemblée un exemplaire vivant du Bom- byx fAnthevœa) Permji, Guérin-Méneville, du nord de la Chine; c'est une femelle qui est en train de pondre sur les parois de la boîte où elle est renfermée. M. Lelièvre fait à ce sujet la communication suivante : Cette belle espèce de Bombyx est depuis longtemps exploitée dans les contrées dont elle est originaire et y donne une matière textile qui habille des populations entières, et arrive, par le com- merce, sur les marchés d'Europe. La chenille se trouve principalement dans les parties monta- gneuses. On doit son introduction en France à l'abbé Perny, qui, en ayant remis un assez grand nombre d'œufs à feu Guérin-Méneville, tenta en 18551eur première éducation. En Chine, on obtient aisément deux productions de coques par an, la première en été, juillet, et la seconde à l'arrière-saison, sep- tembre et octobre. L'évolution complète de la chenille peut durer de six semaines à deux mois environ. Le papillon sort de son cocon peu de jours après la chrysalida- tion, l'accouplement et la ponte ont lieu immédiatement, et les œufs éclosent dix ou douze jours après, à la température ordinaire. La soie du B. Pernyi est brune comme celle nommée bussah. Cette soie bussah a été introduite en Europe par le commerce an- glais. Elle provient des énormes cocons de VAntherœa Mylissa de Fa- bricius, dont les produits donnent les fameux foulards de l'Inde. Le cocon du B. Permji est fermé comme celui du Sericaria mori, et peut par conséquent être dévidé par les mêmes procédés. Pour obtenir de bons résultats, il est nécessaire de surveiller at- tentivement rôclosion des œufs qui a toujours lieu de grand matin. Il faut tenir à la portée des petites chenilles des feuilles de chêne bien fraîches, car à peine sorties de l'œuf, elles courent avec agi- lité et se mettent à manger sur le champ. Elles sont d'abord noires XL VI et ressemblent à première vue à la chenille de notre vulgaire Sa- turnia carpini. Aux autres âges, leur couleur est d'un beau vert de plus en plus intense, et les tubercules de leurs anneaux prennent des couleurs différentes. Au dernier âge, ces tubercules s'effacent presque complètement, et il se montre sur les côtés des trois ou quatre anneaux qui suivent les segments thoraciques portant les pattes écailleuses, des taches argentées, luisantes et plus ou moins grandes, assez semblables à celles que l'on peut admirer sur les quatre ailes de l'insecte parfait. Pour activer leur accroissement et les tenir en bonne santé, il faut avoir soin, lorsque les vers deviennent grands, et à l'époque qui précède et suit les mues, d'arroser largement les feuilles soir et matin, à l'aide d'un simple goupillon. En les observant avec attention, on s'aperçoit que les chenilles, surtout après la troisième mue, et lorsque la journée a été cliaude et omgeuse, hument avi- dement les gouttelettes d'eau qui tombent sur les feuilles. J'ai d'abord tenté les deux éducations annuelles comme en Chine ; mais la seconde génération n'ayant point réussi à cause des premiers froids survenus, fin septembre-octobre, alors que la plu- part de mes vers entraient dans leur troisième mue, j'ai préféré placer les coques filées en juillet-août dans un endroit frais, un cel- lier par exemple, et me contenter d'une seule éclosion du Bombyx en mai-juin de l'année suivante. J'ai toujours obtenu le premier papillon du 10 au 15 mai. Aussitôt né, le mâle recherche la femelle avec ardeur. L'accou- plement se fait à toute heure, mais surtout le soir; il dure de 22 à 24 heures, et souvent le même mâle, d'une vigueur peu commune, satisfait trois ou quatre femelles successivement. Les deux sexes se ressemblent de tout point, sauf que le mâle a les antennes fortement pectinées. La ponte est de 150 à 230 œufs. Je ne saurais trop recommander de placer les vers dans un en- droit chaud et bien aéré, mais surtout à l'abri de toute mauvaise odeur ambiante. Je me sers avantageusement de biberons que je remplis d'eau fraîche et bien pure ou encore de sable humide; j'y fais tremper des rameaux de chêne délivrés au préalable des four- mis, araignées et autres ennemis des chenilles. On doit choisir de préférence des branches prises sur le corps d'un arbre déjà fait, et éviter les rejetons charnus provenant des cépées de l'année ; les feuilles en sont trop aqueuses et peuvent déterminer chez les vers cette affreuse maladie connue sous le nom de fîat. Du reste, elles ont en outre l'inconvénient de se flétrir très-vite, même avec le pied baigné dans l'eau. Le Quercus pedunculata est, de toutes les espèces de chêne, celle qu'elles paraissent préférer. XLVII Il faut s'abstenir rigoureusement de toucher aux chenilles qui rejettent parla bouche, au moindre contact, une liqueur d'un brun jaunâtre, ce qui les affaiblit. D'ci illeurs lorsqu'elles sont grosses, il serait impossible, sans les blesser, de les détacher de la branche où elles sont comme cramponnées ; on leur arracherait les pattes membraneuses plutôt que de leur faire lâcher prise. Un bon système, afin d'obvier à cet inconvénient, consiste à pla- cer les biberons nourriciers en cercle, en laissant le centre libre, et quand les vers ont achevé de consommer ces feuilles, ou que ce qui reste se flétrit, on intercale d'autres biberons au milieu, garnis de nouvelles branches, qu'on a soin de faire toucher aux premières et les vers ne tardent point à gagner cette nourriture fraîchement cueillie. On peut, en continuant ainsi, faire parcourir aux chenilles tou- tes les phases de leur existence et leur voir enfin, après avoir subi leurs quatre mues, faire leurs cocons en repliant une des folioles du dernier bouquet sur lequel elles ont fini de se développer. C'est assurément parmi toutes les espèces séricigènes, nouvelle- ment importées en Europe, la plus facile à élever. M. Lelièvre fait voir une boîte à insectes d'un nouveau système inventé par M. Héron Royer, de Pans. Cette boîte a, extérieure- ment, la forme du carton ordinaire, mais elle est à double ferme- ture; lorsqu'on a soulevé le premier couvercle, en carton, on en trouve un second, en vitre, bordé de velours et maintenu par une charnière en toile. La séance est levée à 9 heures. ;lL08enibIée mensuelle du 1" Juillet ISTÔ. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte â 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 3 juin e.^t ap- prouvé. Le Président annonce que M. E. Abeille de Perrin, de Marseille, membre effectif, a été nommé membre à vie, après avoir effectué le paiement de deux cents francs fixé par les statuts. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. XLVIII M. de Selys-Longchamps adresse la communication suivante = Dans le Bulletin de juin de l'Académie royale de Belgique, j'ai continué la publication du Synopsis du grand genre Agrion. J'ai communiqué à notre Société, en mai, le tibleau des sous-genres composant la première partie, ceux dont les femelles sont pourvues d'une épine vulvaire. La seconde partie, renfermant les sous-genres qui sont dépourvus de cette pointe ou épine au bout du 8* seg- ment, comprend douze sous-genres, que je classe ainsi qu'il suit : 1" section -. secteur inférieur du triangle naissant avant la ner- vule basale postcostale (ces sous-genres habitent surtout l'hémi- sphère tempéré boréal). A. Des taches postoculaires claires circonscrites. A. Abdomen extrêmement grêle, son dessin presque semblable dans les deux sexes ; coloration vert métallique. S. -G. 9. Nehalennia, de Selys. (Six espèces de l'hémisphère boréal et du Bré.îil.) B. Abdomen moins grêle, son dessin différent selon le sexe ; coloration moins métallique (souvent bleue). S.-G. 10. Agrion, Fab. (Vingt-six espèces de l'hémisphère boréal, quelques-unes seulement de l'Afrique et de l'Amérique méridionales). B. Pas de taches postoculaires circonscrites. A. Coloration rouge. S.-G. 11. Pyrrhosoma, Charp. (Trois espèces : Europe, région méditerranéenne et Californie). B. Coloration bronzée sur fond bleu ou jaunâtre. S.-G. 12. Enjthromma, Charp. (Cinq espèces : Europe et région méditerranéenne, Amérique). Les sous-genres de la 2^ section sont caractérisés dans le tableau, mais les espèces ne sont pas encore publiées : 2* section : secteur inférieur du triangle naissant à la nervule ba- sale postcostale ou à peine auparavant. § l*^ Sous-genres de l'ancien continent. A. Des taches postoculaires claires circonscrites. Abdomen grêle ou médiocre, à dessin différent selon le sexe. XLIX a. Prothorax de la femelle muni au bout de deux tiges renversées en avant. S. -G. 13. Pseudagrion, de Selj^s. (Afrique et Asie tropicales et Malaisie. Types : Agrion fur- cigerum, Ramb., décorum, Ramb., pruinosum, Burm. b. Prothorax de la femelle simple. S. -G. 14. Xanthagrion, de Selys. (Australie : Type : Telibasls zelandica, de Selys). B. Pas de taches postoculaires circonscrites. Abdomen médiocre, à dessin presque semblable dans les deux sexes. a. Coloration jaune ou rougeâtre. Cils des tibias mé- diocres. S. -G. 15. Ceriagrion, de Selys. (Afrique et Asie tropicales, Malaisie. Types : Agrion coro- manddianum, Fab. et glabrum, Burm.). b. Coloration verte et noire. Cils des tibias longs, très- divariqués (mâle inconnu). S. -G. 16. Argiagrion, de Selys. (Une espèce nouvelle : A. leoninum, de Selys, de Sierra Leone). § 2. Sous-genres du nouveau continent. A. Des taches postoculaires circonscrites. a. La nervure médiane aux ailes inférieures du mâle s'écartant subitement de la costale à partir du ptéro- stigma ; le 10* segment terminé en fourche redressée. Abdomen médiocre. S. -G. 17. Anisagrion, de Selys. (Type : A. anisopterum, de Selys, de l'Amérique centrale.) b. La nervure médiane normale, dans les deux sexes ; le 10* segment du mâle non fourchu. Abdomen excessi- vement long et grêle. S. -G. 18. Telagrion, de Selys. (Type : A. mecistogastrum , de Selys, de l'Amérique méri- dionale tropicale). B. Pas de taches postoculaires circonscrites. a. Abdomen long ou très-long. Coloration verdâtre ou jaunâtre. Onglets à dent inférieure très-forte. S. -G. 19. Leptagrioji, de Selys. (Types: A. macnirum et dorsale, Burm., de l'Amérique méridionale tropicale). ANNALES DE LA SOC. EN'TOM. DE BELGIQUE, T. XIX, Q b. Abdomen médiocre. Coloration rouge. Onglets à dent inférieure plus petite. S. -G. 20. Bnjthragnon, de Selys. (Types : A. dominicanum Selys, filiola Perty, de l'Amérique tropicale). Après la publication des espèces appartenant à ces sous-genres, il restera encore à donner, pour compléter les Agrionines, les grands genres Amphicnemis Selys, Agnocnemis'^ely^, et Hemiphlebia Selys. Parmi les Agrions de la seconde partie (sans épine vulvaire), nous possédons en Belgique : la Nehalennia speciosa, localisée dans la Campine; les Agrion pîdchellwn Vander L., piiellah., hastulatuvi Cliarp., lunulatum Charp., scitidum Ramb., mercuriale Charp., Lin- denii Selys ; les Pyrrhosoma minium Harris, teneUum De A^'illers, et enfin les Enjthromma najas Hansem. et viridulum Charp. Le P. tenellum ne se trouve guère qu'en Campine et l'A. lunulatum aux environs d'Arlon. Les autres espèces sont presque toutes com- munes sur les étangs. M. de Borre dit qu'il vient encore d'observer, il y a deux jours, un certain nombre d'exemplaires du Plwsphœnus hemipterus Fabr. dans les massifs d'arbustes de la place du Trône à Bruxelles. MM. Pierret et de Lafontaine rendent sommairement compte de l'excursion annuelle de la Société, très-contrariée par le mauvais temps et à laquelle ils ont seuls pris part. Le premier jour ils ont visité Salzinne près Namur, et le lendemain, ils se sont rendus à pied de Namur à Rliisnes. Parmi les coléoptères rencontrés, aucune espèce n'est à signaler. M. Pierret a recueilli des hémiptères et en donne la liste sui- vante : NOMS d'après le catalogue DU D'' A. PUTON (187Ô) déterminés par M. L. Lethif.rry de Lille. yElia a^uminata, commune, S. Ncottiglossa inflexa, \ieu commune, S. Peribalus vernalis, assez rare, R. Coreus hirticornis, peu commun, R. Miris lœviqatus, commun, S. et R. Calocoris striatellus, commun (en juillet) R. Pycnoptcvna striata, assez rare (en juillet et août) R. Heterocordyliis tibialis, très-commun (en juillet et août) S. Globiceps flavonotatus , assez rare, S. Antliocoris nemoralis, (toute l'année) S. Salda saltatoria, très-commune, R. Nabis rugosus, très-commun, S. et R. S signifie Salzinne ; R signifie Rhisnes. Les indications placées à la suite des noms se rapportent à la (aune du département du Nord. M. Capronnier donne lecture de la note suivante : Dans la séance du 4 mars dernier, j'ai eu l'honneur de vous sou- mettre. Messieurs, un petit travail sur l'influence de différents verres colorés employés dans le but de conserver les collections d'histoire naturelle. Il a été constaté, ainsi que l'avait indiqué M. Félix Plateau, que le jaune était la couleur la plus efficace pour la conservation des insectes. Après la susdite communication, quelques-uns de mes honorés collègues m'avaient posé la question de savoir si les couleurs des verres colorés que j'avais employés, et qui n'avaient opéré que sur la couleur carminée, conserveraient leurs mêmes propriétés sur les autres couleurs des insectes. Pour pouvoir répondre à cette demande, j'ai continué l'expérience en tous points comme dans celle communiquée le 4 mars. J'ai employé dans le même laps de temps les verres semblablement colorés (verre incolore, bleu, vert, violet et jaune). J'ai remplacé, dans chaque boîte, les ailes carminées de lépido- ptères par le jaune, le vert et le bleu : le jaune représenté par Papilio Machaon L., et Ur aptéryx Sambucaria L. ; le vert par Geometra Papi- lionaria, L. etle bleu T^a.r Lycœna Adonis Hb. Après 90 jours d'exposition dans la boîte au verre incolore, le jaune de Machaon est sensiblement devenu plus foncé ; le jaune de Sambucaria, sans pâlir, est devenu plus brunâtre; le vert de Papilionaria est complètement détruit et le bleu de Adonis est resté intact. Sous l'influence du verre jaune, comme je le supposais du reste, le^ différentes couleurs n'ont pas changé de teinte. Les verres bleu, vert et violet, ont agi respectivement comme dans l'expérience du 4 mars. Il est donc bien confirmé que la couleur jaune reste le meilleur préservatif; ainsi la teinte du jaune du Machaon n'a pas augmenté de valeur. Cette singularité est caractéristique, car chacun sait que le jaune de cet insecte devient plus intense avec le temps. J'ai constaté ce fait également sur les jaunes de toute cette famille chez LU les exotiques; néanmoins cette augmentation n'est qu'une transi- tion de la décomposition, car au bout d'un certain'nombre d'années d'exposition à la lumière du jour, le Machaon devient blanc. Quant au bleu, il est resté indifférent, comme je m'y attendais, car j'ai eu déjà l'occasion de constater sa solidité, surtout lorsqu'il est métallique. M. Capronnier fait ensuite voir les ailes qui ont servi à ces ex- périences. La plupart des membres présents prennent part à la discussion sur cette question. M. Candèze croit qu'il serait intéressant d'examiner l'effet que produirait, pour des expériences de ce genre, le passage des rayons lumineux à travers une solution de sulfaté de quinine. Il a été reconnu en photographie que cette solution, quoique incolore, a le pouvoir de détruire l'effet des rayons chimiques. La séance est levée à 8 1/2 heures. /assemblée mensuelle du £S août ISTG. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 7 3/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 1" juillet est approuvé. Le Président annonce le décès de l'un des membres effectifs de la Société, M. Ch. Piochard de la Brûlerie, de Saint-Florentin (France). Le Conseil d'administration, depuis la dernière séance, a admis trois membres effectifs : M. H. Donckier de Donceel, aide prépara- teur au Musée royal d'Histoire naturelle, à Forest, près Bruxelles, présenté par MM. Ch. Donckier et Preudhomme deBorre; M. le docteur Szmolay, à Temesvar (Hongrie), présenté par MM. Preud- homme de Borre et Dubois, et M. Louis Lecatte, à Saint-Josse- ten-Noode, présenté par MM. Lambrichs et Capronnier. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. Pierrot demande la parole i)our f lire la communication suivante : M. Fondu a eu l'obligeance de me donner, il y a quelques jours, LUI deux exemplaires du Graphosoma Uneatum, pris par lui au mois de juillet sur des ombellifères, aux environs de Dinant. Ayant remarqué que cette jolie Scutelléride n'était pas men- tionnée dans le Catalogue du Département du Nord de M, Le- thierrj, je consultai celui-ci sur la valeur de cette capture, et il me répondit qu'elle était très-intéressante; dans les ouvrages de MM. Amyot, Serville, Fieber, Mulsant et Rey, l'espèce est notée comme plus rare à mesure qu'on s'avance davantage vers le Nord, et les premiers de ces auteurs la disent même peu commune aux environs de Paris, M. Mélise fait la communication suivante : Le 16 juillet dernier, j'ai pris à Watermael : Ophonus puncta- iulus, Duftsclim. (laticollis Dej.). Ce carabique est très-rare et c'est la seconde fois seulement qu'on le trouve en Belgique. Notre collègue, M. de Borre, en a capturé un exemplaire il y a quelques années déjà à Boitslbrt. M. de Borre fait voir à l'assemblée deux exemplaires femelles du Niptus hololeucus Falderm. Ce coléoptère avait été signalé en Belgique pour la première fois par M. Weyers (séance du 7 juin 1871). M. Pologne vient de le retrouver en très-grande quan- tité cet été dans les anciens locaux de l'école militaire, rue de Namur. M. de Borre lit ensuite le passage suivant, extrait d'une lettre qu'il vient de recevoir de notre collègue, M. le docteur Bar, résidant actuellement à Maroni, dans la Guyane française : « Après avoir mûrement réfléchi aux diverses opinions qui ont été exprimées à l'occasion de la Breyeria horinensis, je suis arrivé à une manière de voir qui me reste personnelle, quoique je ne me permette de la formuler qu'avec une réserve qui est d'autant plus grande que je n'ai point vu les empreintes et qu'elle n'a pu se fonder que sur la description, d'ailleurs très-claire, que vous en avez donnée. Ma conclusion a été qu'il s'agissait de quelque grande espèce d'hémiptère homoptère, ordre qui, comme vous le savez, offre, avec une nervulation très variée, un système presque com- plet de nervulation longitudinale et des exemples fréquents de nervules transverses secondaires, qui manquent toujours chez les lépidoptères. « Quant à l'opinion émise par M. de Saporta, que les lépidoptères n'ont pu exister sur le globe qu'après l'apparition des fleurs pha- nérogames, je suis loin de la partager, car le nombre des lépido- ptères qui ne butinent pas est très-grand. Eneff'et, plus de la moitié des Erycinides paraissent, pendant leur dernier état, observer le LIV jeûne le plus absolu. Je possède de ces chirmants papillons qui ])assent leur existence presque constamment posés sous les feuilles, à peu près 330 espèces de la Guyane française, ce qui m'a conduit à les observer soigneusement pondant plus de 25 années. Non-seu- lement le plus grand nombre ne butinent pas sur les fleurs, mais encore elles ne recherchent pas davantage les fruits pourris et autres matières végétales décomposées. Ce qui semblerait indiquer que, chez certains lépidoptères, la nutrition n'a lieu qu'à l'état de chenille. Dans ce cas, il ne serait pas étonnant que des recherches ultérieures dans les terrains houillers amenassent la découverte de traces bien caractérisées de lépidoptères. » La séance est levée à 8 1/4 heures. assemblée mensuelle du % septembre 1 8T6. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 5 août est ap- prouvé. Le Président prend la parole et s'exprime ainsi : (( La Société vient de perdre un de ses membres fondateurs. « Le Docteur Brejer est mort le 9 août dernier. « Tous les membres présents à Bruxelles l'ont accompagné à sa dernière demeure. « Né à Berlin en 1812, d'un père qui lui-même était médecin, le jeune Breyer fit ses premières études dans cette ville. « A sa sortie du gymnase, en 1831, toute son ambition se bornait à devenir pharmacien et il entra comme apprenti dans une officine dePotsdam. Mais à cette époque agitée, l'assujettissement à un travail de 1 iboratoire convenait peu à un jeune homme actif et qui s'ignorait encore lui-même. « Il quitta bientôt Potsdam, se rendit d'abord à Strasbourg, puis à Chaumont, où il s'engagea dans la légion étrangère. Au bout de deux ans, il se lassa de la guerre contre les Arabes et obtint son congé en 1833. « Son père désirait qu'il se vouât à la médecine et il se fit inscrire comme étudiant dans cette faculté à l'Université de Halle. Mais il ne tarda pas à s'y faire remarquer parmi la jeunesse turbu- LV lente qui peuplait alors les universités allemandes, et, en 1835, il fut non-seulement exclu de l'université, mais condamné à six années de détention dans une forteresse comme ayant fait partie d'une société secrète. « Après deux années passées dans la forteresse de Magdebourg, son père obtint sa grâce. Le jeune Breyer sortit donc de prison, mais en même temps il favorisa l'évasion de deux amis condamnés pour crime de haute trahison. « Il ne lui restait qu'à s'enfuir, il parvint à gagner l'Angleterre et de là la Belgique. Il reprit ses études à l'Université de Liège, partageant son temps entre la faculté et des intrigues politiques qui attirèrent sur lui la surveillance assidue de la police. « Le hasard m'a fait trouver la preuve que cet esprit éminem- ment actif et chercheur s'était, à Liège même, livré à des études très-sérieuses sur l'héliographie, alors que la découverte de Daguerre était annoncée, mais non encore publiée. Vous lirez avec intérêt, dans le Bulletin de l'Académie, une communication faite le 5 octobre 1839, par M. le professeur Morren, et une lettre de Breyer lui-même, lue à la séance du 9 novembre suivant. (Bull. Acad. 1839, II, p. 293 et 370.) « Il paraît que c'est le désir de pouvoir continuer ces recher- ches, qui détermina Breyer, vers la fin de cette année, à venir poursuivre ses études médicales à Bruxelles; cependant je n'ai pu savoir s'il a donné suite à ses premiers travaux sur l'héliographie. « Au bout de peu de temps, Breyer obtint le diplôme de docteur en médecine et il aborda résolument la pratique de l'art de guérir ; doué d'un rare esprit d'observation, d'une grande conscience, il ne voyait dans la science acquise que le moj^en de pousser plus loin ses études : aussi était-il devenu l'un des médecins les plus occupés et les plus considérés de la capitale. « L'âge et l'expérience qui en est la conséquence, avaient adouci ce qu'il y avait jadis d'un peu âpre dans ses convictions politiques et philosophiques. Réclamant pour lui-même la liberté, il respec- tait celle d'autrui. Sa grande bienveillance, l'extrême bonté de son cœur, son désintéressement, lui avaient trouvé beaucoup d'amis ; malheureusement, toutes ces amitiés ne furent pas égale- ment désintéressées et plusieurs devinrent ruineuses pour celui qui en était l'objet. « Breyer fut l'un de ceux qui coopérèrent à la fondation de notre Société ; il ne cessa jamais de prendre une part assidue aux travaux communs. Ses connaissances, aussi variées qu'étendues, lui per- mettaient d'intervenir utilement dans les questions qui semblaient étrangères à la spécialité dans laquelle il s'était circonscrit ; ses observations, souvent originales dans la forme, étaient toujours LVI frappées au coin du bon sens. Parmi les discussions auxquelles il prit une part importante, je rappellerai celle sur la parthénogenèse. « Breyer fut président de la Société en 1859 et 1860. Récem- ment j'ai eu l'occasion de rappeler que c'est lui le premier qui, dans son discours de sortie, a démontré la nécessité de faire entrer l'histoire naturelle dans le cadre de l'enseignement moyen. Grâce à un concours de circonstances heureuses, la voix de notre président aété entendue et la réforme qu"il réclamaitest aujourd'hui accomplie. « Breyerlaisseune collection lépidoptérologique très-importante, non-seulement à raison de sa richesse, mais encore à cause de la sûreté des déterminations. 11 serait vivement à regretter que cette collection fût perdue pour la science. Sa place est dans un musée public. » L'Assemblée émet le vœu que le Gouvernement s'empresse d'ac- quérir, pour le Musée roj^al, la collection de notre savant et regretté collègue. Trois nouveaux membres effectifs viennent d'être admis par le Conseil d'administration : M. le D"" Eugène Dugès, à Guanajuato (Mexique), présenté par MM. Chapuis et Preudhomme de Borre; M. le D"" J. Ch. Jacobs, à Bruxelles, et M. Gustave Pescatore, doc- teur en droit, privat-docent à l'Université de Marburg, en Hesse, présentés par MINI. Preudhomme de Borre et H. Donckier de Uon- ceel. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. lô D"" E. Dugès adresse du Mexique, par l'intermédiaire de M. le D"" Chapuis, un mémoire accompagné de figures, ayant pour titre : Description des métamorphoses de Minturnia dimidiata Lac., Coleoptère du groupe des Meyalostomides. MM. Chapuis et de Borre sont nommés commissaires pour l'examen de ce travail. Le Secrétaire donne lecture de la lettre suivante, en date du 213 août dernier, qui vient de lui être adressée par M. F. Plateau : « Mon cher confrère, « Je viens d'assister à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à la cinquième session de l'Association française pour l'avancement des sciences. La .section de zoologie était peu nombreuse; les commu- nications scientifiques n'y ont cependant pas manqué. Je m'em- presse de vous adresser le résumé de celles qui concernent l'Ento- LVII mologie, espérant qu'elles intéresseront d'autant plus la Société que, par suite de circonstances inévitables, elles ne seront proba- blement publiées que dans un an. « M. A. Roujou, professeur à la Faculté des sciences de Clermont, a donné lecture d'un travail tendant à prouver que les différences qui existent entre l'œil des vertébrés et celui des articulés sont beaucoup moins considérables qu'on ne le suppose. L'auteur adopte pleinement les vues modernes : le corps cristallinien des articulés répondrait au bâtonnet rétinien des vertébrés, etc. Ce mémoire, en grande partie théorique, est peu susceptible d'analyse. « M. Félix Plateau, professeur à l'Université de Gand, lit une notice intitulée : L'instinct des insectes peut-il être mis en défaut par des fleurs artificielles 1 Expériences faites à propos d'une observation de M. R. Vallette. Mes savants confrères ont encore présente à la mé- moire l'observation de M. Vallette sur le Macroglossa stellatarum. (Séance du 3 avril 1875). Jouissant d'un jardin, j'ai voulu m'adres- ser aux insectes quelconques volant librement et offrir à leur con- voitise des fleurs artificielles dans des conditions variées. Bien que je considère mes essais comme encore insuffisants, j'ai cru pouvoir en déduire les conclusions suivantes : « P La couleur plus ou moins vive des fleurs n'attire que fort peu d'insectes, parmi lesquels les lépidoptères diurnes, groupe à instinct faiblement développé. « 2° lies insectes perçoivent entre les fleurs naturelles et les fleurs artificielles de même forme et de même couleur des diffé- rences qui échappent à un observateur non prévenu ; difiérences assez grandes, non seulement pour ne permettre aucune erreur, mais encore pour déterminer dans certains cas de la méfiance. « 3" Si les insectes se dirigent, à distance, presque sans hésitation, vers les fleurs naturelles qui doivent leur fournir leur nourriture, ils sont probablement guidés jar un autre sens que la vue seule. « M. Jousset de Bellesme, professeur à l'Ecole de médecine de Nantes, a donné communication d'une observation intéressante sur les métamorphoses de la Libeliula depressa : La larve et la nymphe de cette espèce sont petites, comparativement au volume de l'in- secte parfait. Peu de temps après l'éclosion, ou voit ce dernier grossir rapidement. L'auteur, comme nous l'aurions fait tous, a d'abord supposé que cette distension des téguments se faisait par introduction d'une grande quantité d'air dans le système trachéen. Mais il n'en est rien; quand on ouvre un individu encore mou, mais ayant atteint son volume définitif, les trachées sont encore afl'aissées et plissées. C'est le tube digestif qui sert ici d'instrument ; l'animal avale une quantité énorme d'air, di.stend ainsi le canal alimentaire et par suite les téguments, jusqu'au moment où ils ont ANNALR5 DE LA SOC. ENTOM. DE DELOIQUE, T. XI.\. /( ],VII1 Â-'^mm: acquis la raideur nécessaire pour permettre le vol. Cette fonction du tube digestif est assurément nouvelle et curieuse. » M. de Borre fait voir, accompagné de quelques hyménoptères qui en sont sortis et qu'il a reconnus être le Pelopœus liistrio Lepelletier et Serville, un nid en terre argileuse qui lui a ètéenvové deBaliia (Brésil), par notre collègue, M. A. de La- cerda. (( Dans une des boîtes, » dit M. de Lacerda, dans la lettre annonçant cet envoi, «vous trouverez un nid d'liyuiènoj)tGres dont les insectes vont tout autour de la petite boîte qui le renferme. Ils ont construit ce nid adossé à une dos branches de mon lustre à gaz ; aussitôt que l'in- secte a fermé les trous, je l'ai enlevé, et tous les jeunes sont nés chez moi , c'est-à-dire dans une armoire. Ils sont .sortis un à un, et je crois qu'il en naîtra encore pendant le voyage, d M. de Borre ajoute que cette dernière supposition ne s'est pas réalisée. M. de Borre fait ensuite voir, accomp igné de trois autres hymé- noptères, un fragment d'un nid formé de cellules en matière i»apy- racée, comme ceux de nos guêpes, envoyé égalemont par M. do Lacerda. Il montre enfin un nid plus grand, d'une subst ince analogue, très-écra.sé, qui vient de lui être envoyé par M. A. Cogniaux, con- servateur aux Herbiers du Jardin botanique de l'Ktat. Ce nid, qui se trouvait sur une branche de Schimis terebintliifoliuf;, arbre de la famille des Anacardiacées, a été recueilli en 1843, par le Docteur Stei)han, dans la province de Minas-Geraes, au Brésil. Beaucoup d'exemplaires d'une petite espèce de Vespide y sont encore écrasés. Notre collègue, M. Hennuy, avait envoyé à M. de Borre, la croyant rare, une chrysalide dorée de l'espèce Vanesm lo, prise à Bouvignes, près Dinant. La chenille avait dii en être piquée, car il en est sorti 4.') petits Chalcidicns. A la dernière séance, M. Pierrot avait signalé la capture, à Dinant, par M. Fondu, de deux exemplaires du Gmphosoma linca- LIX tuin. M. de Borre en a retrouvé, dans les collections du Musée, deux exemplaires, pris aussi à Dinant par M. Hennuy. M. Van Segvelt demande la parole et fait voir un exemplaire d'une Donacia qu'il regarde comme étant la D. brevicornis Ahrens, espèce qui n'a pas encore été indiquée en Belgique, mais dont La- cordaire cite la capture à Aix-la-Chapelle par M. Foerster. M. Van Segvelt a pris cet exemplaire le 27 juin de cette année, à Lanae- ken, près de Maestriclit. Il fait voir ensuite deux Longicornes nouveaux pour la faune belge, pris par un jeune entomologiste de Malines, M. Alph. Lamal. Ce sont : le Criocephalus msticus h. , pris dans un grenier à Malines, le 17 juin 1876, et une variété brun-clair de Vlsarthron luridum L., prise à Muysen, près de Malines, au mois de juin 1875. M. Van Segvelt fait enfin voir deux exemplaires cf et 9 du Crabro vagus et trois Chrysides. Tous ces Hj^ménoptères sont éclos hors d'une petite motte de terre recueillie contre un mur. M. Dietz annonce qu'il a pris au printemps de cette année, dans le polder d'Austruweel, près d'Anvers, un exemplaire de la va- riété à pattes noires sur une cinquantaine d'exemplaires de la Do- nacia mj/raFabr. Dans sa Monographie des Phytophages, Lacordaire dit n'avoir vu de cette variété qu'un seul exemplaire, venant de Dalmatie, M. H. Donckier demande la parole pour donner lecture du tra- vail suivant : NOTE SUR QUELQUES PHYTOPHAGES NOUVEAUX OU RARES POUR LA FAUNE BELGE. Occupé à classer les Phytophages du Musée royal d'Histoire Naturelle, déterminés par MM. AUard, Chapuis, Lefèvre, Sauveur et Tappes, j'ai, d'après le conseil de M. A. Preudhomme de Borre, noté les espèces qui n'avaient pas encore été signalées en Belgique et celles indiquées comme rares pour la Faune, ou circonscrites dans certaines localités. J'ai fait précéder d'un a.stérisque les espèces nouvelles. Quant à celles rares ou localisées, j'ai reproduit entre guillemets des extraits du catalogue des coléoptères indigènes, extraits notant les habitats déjà connus. Les collections du Musée enrichissent de 25 le nombre de Phy- tophages recueillis en Belgique. Crioceris brunnea F. « peu commun » Hertogenwald, 1 ex. pris par M. Miedel. LX Cnjptoceplialus pini L, « fréquent aux environs de Bruxelles » 3 exem- I)laire.s pris par M. E. Yan Segvelt à Lanaeken. * C. aureohis Suflr. Dieghem, M. Vincent. — Roumont, M. Purves. — Yielsalm, M. Breyer. — Samson et Poix, M. de Borre. — Rochefort.AI. Crépin. Cette espèce assez répandue, doit avoir été confondue avec le C. sericeus L. avec lequelle C. tnnroliis Suïïr. offre beaucoup d'ana- logie. * C. cœndem Goeze. Tilleur, M. de Borre. C. marginatus Fabr. « Environs de Bruxelles et près de Nauiur. » Samson, M. de Kempeneer. Bromhis obsainis L. « Peu répandu. » Angleur, INI. de Borre. * Oreina tristis Fab. (1) Li Cambre. Printemps 187G. M. Bran- quaert. * Timarcha montana Fairm. Ilockai, M. Chapuis. Gonioctcna pallida L. « Très-rare » Hockai,M. Miedel. Phratora tibinlis Suffr. Woluwe-Siint-Lambert, M. Meuri^. — Kamct et Groenendael, M. de Borre. — Mons, où elle est très- abondante, M. Bonaert. — Roumont, M. Purves. * Crepidodera nitidula L. Angleur, M. de Borre. * Graptodcra pusilla Duft. Liège, M. de Borre. * Lomjitarsus lateralis lUig. Comblain-au-Pont, ^1. de Borre. L. luridus Gyll. « Assez rare partout, Bruxelles, Ostende, Laroche. » Jemeppe et Awans, M. de Borre. L. parvulus Civil. « Peu répandu, Blankenberg, Bruxelles. » Je- meppe, La Cambre, Calmptliout et Grammont, M. de Borre. L. pusillus Gyll. « 3 exemplaires pris à Bruxelles et à Blanken- berg » Jemeppe, M. de Borre. * L. obliteratus Rosenli. Flémalle-Haute, M. de Borre. * L. pellucidnti Fond. Hollogne-aux-Pierres, M. de Borre. * L. ballotie Marsh. Jemeppe, M. de Borre. L. ocbroleîicus M.a,vsh. « Laroche » Jemeppe, M. de Borre. * L. viduns Jemeppe, M. de Borre. L. mi'lauoccphaluti CtxW. Bruxelles, M. Roelofs. * L. femoralis Marsh. Comblain-au-Pont, Flémalle-Haute et Calmpt- liout, M. de Borre. * L. lœvis Duft. Harmignies, M. Bonaert. — Jemep[)e et Liège, M. de Borre. * Aphthonn atrocœndi'a Step'i. Grammont, i\L de Borre. (1) M. lîranquaert, jcuno ontomolo;^iste bruxelloi.s, pen.se avoir pris cette belli; espèce subalpine, dans le coui-ant du mois de mai, à l'endroit appelé Brève (!<■ Lorraine. Cette trouvaille est, sans contredit, la plus intéressante parmi celles qui sont signalées dans ce petit travail. LXI * A. hilaris Kirby. Angleur, Jemeppe, Engis, Liège, Kincampois, Chaudfontiine, Embourg, Saintes, Bruxelles, Grammont, Ostende, Hennuyères, Denderleeiiw, Slykens et Saventhem, M. de Borre. * Phyllotreta pœciloceras Kunze. Jemeppe, M. de Borre. * P. punctulata Marsh. Jemeppe, M. de Borre. * P. nigripes Panz. Jemeppe, Liège, Angleur et Saint-Nicolas, M. de Borre. * P. melxna Illig. Jemeppe, M. de Borre. P. ochripes Curt. Angleur, M. de Borre. P.vitUdaRedi. « Namur. » Cliaudfontaine, Jemeppe et Bruxelles, M. de Borre. P. undulata Kutscli. Liège, Vielsalm, Saint-Nicolas, Jemeppe et Bruxelles, M. de Borre. * P. lepidii Hoffm. HoUogne-aux-Pierres, M. de Borre. Sphœroderma cardui Gyll. « Rare, dunes, provinces de Namur et de Liège. » Saint-Gilles, M. de Borre. Psylliodes chrysocephala L. « Commun dans les dunes. » Saint-Gilles, M. de Borre. * P. cuprea Hoffm. Grammont, M. de Borre. * P. attenuata Hoffm. Droixhe et Angleur, M. de Borre. * P. marcida lUig. Ostende, M. de Borre. * P. chalcomera lUig. Harmignies, M. Bonaert. * P. hiteola Millier. Jemeppe et Hollogne-aux-Pierres,M. de Borre. Lupenis circumfusus Marsh. « Spa, Dinant, Laroche. » Angleur, Vielsalm et Theux, M. de Borre. M. H. Donckier annonce ensuite que son père, M. Ch. Donckier, a trouvé un lépidoptère nouveau pour la faune : CiicuUia Lychnitis Rbr., Dup. 111, 36,3. Staudinger, n° 1714. Il en a trouvé en 1875 cinq chenilles, qui ne sont pas encore écloses. A la date du 12 juillet 1876, les chrysalides étaient toujours vivantes. M. Ch. Donckier signale encore comme étant devenue très-abon- dante aux environs de Liège, VAcidalia Herbariata F. ^^ Pusillana Hb. Dup. VIII, 173, 5, =- Microsaria Boisd. Staudinger, n°2148. M. Putzeys annonce qu'une espèce, très-rare partout, du genre Calosoma, le C. sericeum, prise déjà une fois près du Camp de Beverloo, a été reprise au commencement d'août par M. Roelofs, à Putte, province d'Anvers. M. de Borre croit avoir entendu dire que cette espèce se prend sur les champs de pommes de terre. M. Putzeys répond que le fait n'aurait rien d'étonnant, car le Calosoma sycophanta, que l'on a l'habitude de ne chercher que sur les chênes, autour des nids de Processionnaires, se trouve en nombre sur les choux, dans les jardins, aux environs de Hasselt. LXII ÎNI. Dietz dit qu'on a observé aux environs a'Anvers que le Calosome sycophante se nourrissait daraignées faucheuses. La séance est levée à 8 \j2 heures. Asaetnbli^e mensuelle du T octobre 1ST6. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verb il de rassemblée mensuelle du 2 septembre est approuvé. Le Président annonce l'admission d'un nouveau membre effectif : i\I. AUred Mori, à Bruxelles, présenté par MM. Preudhomme de Borre et H. Donckier de Donceel. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. ^L Putzeys offre à la Société, de la part de M. Dehousse, profes- seur à l'Athénée de Liège, un certain nombre deLeptinotarsadecem- lineata, des œufs et des larves à différents degrés de développement, rapportés par lui de Montréal (Canada). D'après les renseignements recueillis sur les lieux par M. Dehousse, la première année (1875) de l'apparition de ce coléoptère à Montréal, les ravages ont été insignifiants, mais cette année, ils ont été considérables. Des remerciements sont votés à M. Dehousse. Il est donné lecture des rapports de MM. Chapuis et de Borre sur le travail de M. E. Dugès : Description des métamorphoses de Minturnia dimidiata Lac. L'assemblée, conformément aux conclu- sions des rapporteurs, vote l'impression de ce travail dans les Annales, en l'accompagnant d'une })lanche de dessins. M. Putzeys donne lecture du travail suivant, envoyé par l'auteur : NOTE SUR UN GENRE NOUVEAU DE L.\ TRIBU DES TROGIDES PAR E. CANDÈZE. La tribu des Trogides constitue, parmi les Lamellicornes, un groupe d'insectes fort naturel. Démembrés des anciens Arénicoles de Latreille, ils se distinguent nettement par plusieurs carac- LXIII tères, dont l'un des plus saillants est le nombre des segments de l'abdomen réduit à cinq. Les Trogides se divisent à leur tour en deux sections, suivant la contractilité ou la non-contractilité du corps. Les types de ces sections sont : les Trox, d'une part, et les Acantliocerus, de l'autre. Les Trox sont répandus sur tout le globe : l'ancien continent tout entier, les deux Amériques et le continent austral en ont des représentants, assez également répartis pour qu'il soit difli- cile d'entrevoir où s'est montrée primitivement cette forme de Scarabéides. Dans la même section que les Trox, figurent quelques genres peu nombreux en espèces, qui s'en distinguent par la structure de la massue antennaire, dont le premier article emboîte plus ou moins les autres, disposition que l'on retrouve du reste dans d'autres genres, tels que les Phanœus, les Odontœus, etc. On ne connaissait jusqu'ici que des représentants américains et austra- liens de ces Trogides à premier article de la massue antennaire concave et emboîtante. Une découverte récente de x\I. de Lans- berge, à Java, comble cette lacune. L'espèce dont il s'agit a, au premier abord, l'aspect d'un Pliœo- chrous, de la tribu des Hybosorides ; mais un examen plus attentif ne laisse aucun doute sur sa véritable place, qui est à coté du genre américain Anaïdes. Voici ses caractères : PHŒOCHROOPS, Cand. Tête oblongue ; mandibules saillantes, arquées en dehors, con- caves en dessus; labre médiocrement grand, en rectangle trans- versal; menton oblong; palpes maxillaires et labiaux assez longs, terminés par un article oblong graduellement épaissi depuis la bise jusqu'au sommet. — Antennes courtes, de dix articles, le premier garni de cils, la massue lenticulaire, son premier article concave, emboîtant les deux suivants. — Yeux à demi-cachés sous les angles antérieurs du prothorax. — Prothorax plan, beaucoup plus étroit que les élytres. — Ecusson petit, oblong. — Elytres amples, convexes, dilatées en arrière, recou- vrant entièrement le pygidium. — Pattes assez longues, les jambes antérieures denticulées extérieurement et munies, en outre, de trois dents également espacées et s'en détachant à angle droit ; tarses assez longs; crochets simples. L'espèce sur laquelle j'établis ce genre a des rapports évidents avec VAnnidcs fossulahift Westw.; mais diverses particularités, LXIV portant sur j)res(|U(3 tous les organos, ne permettent pas de la placer à côtiî de ce dernier sous la même désignation générique, abstraction faite de la provenance si différente. Phœocroops Lansbergei, Cand. Bnuincus, jtilidus, (oiif/e sparsim fulvo-cUiatus ; protltoruce crebrc foriiterque piuictatu; ehjtris convexis, margine breviter, postice latius exptanatis, lineis tribus elevatis, interstitiis minus dense et parum pru- funde punctatis. — Long. 12 mill. Lat. 7 mill. Habitat in Java, prope Buitenzorg. M. de Lafontaine exprime le regret que M. Candèze n'ait pas joint à sa note un dessin représentant les caractères du nouveau genre. M. de lîorre prend la parole et fait la communication suivante ; D ns le numéi'o de février dernier du lUilletin scientifique du Département > ilétei'ininations avec celles du Docteur Brauer et do constater l'existence de plusieurs espèces (.VAgrion nouvelles po'ir moi et qui seront décrites • M. Maurissen écrit qu'il a pris un bel exemplaire de V Osmodennn eremita dans une maison de campagne à Hoesselt (Limb )urgj, le 3 août dernier. Il a cipturé dans la même localité quelques exeni- ])laires, mais {)lus bien frais, de la Lycœua Alcon V . 11 en offre pour la collection de la Société. A propos de cette capture, M. de Sol3's dit qu'il ne croit pas que Lyc. Damon qu'on a indiquée près d'Anvers, ait été réellement prise en Belgique. M. Weinmann pense aussi ([iie cette capture doit être regard(''(' comme douteuse. M. Thirot a ciiargé M. Mélise de vouloir bien signaler a la Société la capture de deux exemplaires de Lycœna Corydon çfÇ dan.3 un champ de trèfles à Auderghem. Plusieurs membres craignent qu'il n'y ait une erreur de déter- mination et pensent que la caj)ture de cette espèce dans la localité indiquée est peu vraisemblable. M. Thirot est prié de vouloir bien communiquer ses exemplaires. M. Weyers signale VAstynomus œdilis comme ayant été fréquem- mer.t capturé cette année. 11 en fait voir un bel exemplaire pris par M. .'ean Yan Volxem, près de Vilvorde. jV;. Weyers signale encore les nombreuses fourmis ailées qu'on a \yi voir cette année dans les premiers jours d'octobre à Bruxelles et lux environs. L'époque avancée de ce phénomène est remar- qualjle. LXXIIl M. Van Segvelt fait voir une espèce d'Hydrocanthare nouvelle pour la faune et qu'il a prise le 22 septembre dernier à la Tête de Flandre, près Anvers, dans un ruisseau d'eau saumâtre rempli d'Ulva lactuca. C'est le Colymbetes notaticollis Aube, espèce rare, suivant Aube et Erichson, et indiquée seulement d'un petit nombre de localités du nord de l'Europe. M. Donckier demande la parole et donne lecture du travail suivant : NOTE SUR QUELQUES CURCULIONIDES NOUVEAUX OU RARES POUR LA FAUNE BELGE. En continuant le classement des collections du Musée royal d'Histoire naturelle, j'ai aussi continué à noter les espèces nou- velles pour la Faune belge et celles qui n'y étaient connues qu'à quelques localités, alors que les collections du Musée possédaient ces insectes provenant d'autres localités non encore indiquées dans le catalogue et ses divers suppléments. Les Curculionides avaient déjà été classés une première fois en 1874, par notre collègue M. Van Segvelt, qui avait noté quatorze espèces nouvelles ; m lis, depuis cette époque, MM. Desbrochers des Loges et Tournier ayant encore déterminé quantité d'insectes, un reclassement était devenu nécessaire. En faisant ce travail, j'ai encore trouvé douze espèces qui n'avaient pas été prises en Bel- gique jusqu'à ce jour. Dans la liste qui suit, je les ai fait précéder d'un astérisque. Otiorhynchus tenebricosus Herbst. Cet insecte qui était indiqué comme rare dans le Brabant et les Flandres, a été pris à Barvaux, Theux, Pépinster, Plainevaux et Kinkempois par M. de Borre. O.scabrosus Schh. N'était connu que dans laCampine.les Flandres et les Ardennes, et encore y était-il rare. Le Musée en possède un pris à Argenteau par M. de Borre. 0. ligneus 01. Suivant le catalogue, cet insecte n'avait été pris qu'à Mons, Bruxelles et la Campine. M. de Borre en a capturé deux à Jemeppe. Erirrhinus nereis Payk. Cet Erirrhinus avait été trouvé dans le Brabant, le Hainaut et le Limbourg. M. Purves en a pris un à Roumont(Lux.) E.pillumus Schh. Le catalogue ne l'indique qu'à Bruxelles. M. de Borre en a pris un à Grammont. * Dorytomus maculatus Marsh. Deux échantillons ont été pris à Jemeppe et Ehein par M. de Borre. A.NNALÏ3 UE I.A SOC. ENTOM. DE BKt.filQI'E, T. XIX. j LXXIV * D. bitubercidatus Zetterst. A été capturé à Seraing par M. de Borre et à Vliermael-Roodt par M. Maurissen. Mecinus janthinus Germ. Cet insecte, indiqué comme très-rare dans toute la Belgique, a été pris deux fois à Laeken par M. de Borre. M. pyraster Herbst. Également indiqué comme très-rare en Bel- gique. M. de Borre l'a trouvé à Jemeppe, Forêt (Liège), Molen- beek-Saint-Jean et Ostende, et M. Vincent l'a découvert à Bruxelles. Ilydronomus alwnatis Marsh. Au dire du catalogue, cet insecte est rare en Belgique. Il existe dans les environs de Liège, où M. de Borre l'a capturé. Brachonyx indigena Herbst. Renseigné comme très-rare et ne se trouvant presque qu'en Campine. Les collections du Musée en possèdent un qui a été pris à Vielsalra par M. de Borre. Apion onopordi Kirby. N'avait jusqu'à présent été trouvé qu'à Binant. M. de Borre l'a pris à Flémalle-Haute. A. pubescens Kirby. N'était indiqué qu'en Campine, où il est rare. 11 existe aussi à Kinkempoix où M. de Borre l'a pris. * A. fuscirostre Fabr. Louette-Saint-Pierre, où M. Gravet en a cap- turé un. A. nigritarse Kirby. Aux localités de Bruxelles, Namur et Maes- triclit, il faut ajouter Angleur, Ougrée, Flémalle-Haute, Gram- mont et Ostende, où cet insecte a été pris par M. de Borre. M. Maurissen l'a également capturé à Vliermael-Roodt. A. assimile Kirby. Avait été trouvé à 'Bruxelles et à Louvain. M. Stéphenne l'a pris à Furfooz, M. Maurissen à Vliermael- Roodt et à Oirschot (Brabant septentrional), M. Le Comte à Lessines, M. Purves à Roumont, M. Vincent à Auderghem, M. de Borre à Grammont, La Hulpe et Jemeppe, M. De Kempe- neer à Jette et M. Collard à Binant. A . tenue Kivhy . Le catalogue le renseigne à Bruxelles, Ostende et Blankenborg. M. de Borre l'a capturé à Slykens. A. œthiops Herbst. Aux localités de Bruxelles, Louvain etMons, il faut ajouter Maestricht, où M. Maurissen a trouvé cet insecte. A. virens Herbst. Avait été trouvé à Bruxelles, Louvain et Gand. M. do Borre l'a pris à Grammont et à Poix, M. Le Comte à Les- sines et M. Maurissen à Vliermael-Roodt. A. humile Germ. Le catalogue dit: «Trouvé très-rarement aux enviions de Bruxelles. » M. de Borre en a pris à Poix, à Viel- salm et à Groenendael, M. De Kempeneer à Molenbeek-Samt- Jean et M. Maurissen à Vliermael-Roodt et à Oirscliot (Brabant néerlandais) où il o Coleo.stro subtùs .setis erectis flavis ciliato. Long. 3 mil). — France méridionale, Cas.sis (M. Puton) ; Russie méridionale, Astraklian (M. Jakowlefj. D'un jaune vert en-dessus. A^ertex arrondi en avant, ayant en longueur la moitié de celle du pronotum. Bord du vertex arrondi à sa jonction avec le front; celui-ci, ainsi que le vertex et l'écusson, d'un jaune citron, sans taches. Homélytres semi-transparentes, avec leurs nervures d'un jaune citron, nettement indiquées. Poi- trine jaune maculée de noir ; pieds p.îles. Abdomen noir en-dessus, l)ordé de jaune, tous ses segments finement et nottemeni marginés LXXXV do jaune à leur extrémité; noir au milieu en-dessous, les parties génitales jaunes. 9 avec la gaine garnie en-dessous d'assez longues soies dressées, jaunes. Ressemble à la Cicadula salsolœ, Puton, mais la couleur est plus verte, uniforme, la taille moindre et l'ablomen maculé d'une ma- nière différente en-dessus. Aconura (novum genus). Vertex majnus, triangularis , anticè obtusus, posticé arcuatim emargi- natus, in medio pronoto duplo major : ocuUs magnis, oblongis, obliqué sitis : sutura verticis et front is convexa. Clypeus- quadrangularis, elongatus, di- midiœ parti frontis œqualis. Pronotum brève, angulis rotundatis, anticè semicirculare. Tarsi postici articulo primo duobus seqnentibus simul siimptis œqxiales, secundo tertio diniidià parte breviore. Homelytra in macropteris evidenter appendiculata. 9 , vagina cum coleostro abdomine longior, vaginâ coleostro suprà duplo majore. Vertex très-développé, en triangle obtus en avant, échancré en arc en arrière, ayant dans son milieu deux fois la longueur du pro- notum. Yeux grands, oblongs, placés obliquement. Point de jonc- tion du vertex avec le front convexe. Clypeus quadrangulaire, allongé, de moitié aussi long que le front. Pronotum court, semi- circulaire en avant, à angles arrondis. Article bisilaire du tarse postérieur aussi long^ue les deux suivants réunis, le deuxième moitié plus court que le troisième. Homélytres plus courtes que l'abdomen chez les individus brachyptères, aussi longues que lui chez les individus macroptères, et garnies alors d'un appendice l)ien visible. 9 gaine et tarière ensemble plus longues que le reste de l'ab- domen : tarière dépassant le niveau de la gaine de toute la lon- gueur de celle-ci en-dessus. Ce genre semblerait faire le passage des Cicadula et Thamnotettix aux Deltocephalus ; il est remarquable par le développement du vortex, des yeux et dos organes génitaux. Aconura Jako^wlefî. Flavo-grisea, fronte transversè fusco sîriolatà. Abdomine suprà anticè nigro, posticè flavo, nigro macu- lato; subtùs nigro, segmentis posticis genitalibusque flavis : pedibus flavis, tibiis suprà, iii'Msurisspinarum, tiugulis, articulationibusque tarsorum posticorum fuscis, interdum totis flavis. Forma macroptera 9 homelytris appendiculatis. abdoinini ust|uo a'I initiuni vaginro. ^upi'à aujualibus. 1, XXXVI Forma brachvptera 9 liomelytris simplicibus, posticèsepanitiiii rotundatis, penultimum abdominis seginentum non superantibus. Long, fciim vag-inà) 4 1/2 à 5 mill. — Astraklian (Russie méridio- nale). (]\I. JakowleiV) U'un gris flave en-dessus ; front avec de fines strioles transver- sales brunes, Abdomen noir en-dessus sur sa partie antérieure, flave maculé de noir en arrière ; noir en-dessous, avec les derniers segments et les parties génitales flaves. Pieds flaves avec la tranche supérieure des tibias, les points d'intersection des épines et les articulations des tarses postérieurs, bruns ; souvent ils sont entièrement flaves. Forme macroptère 9 • Homélvtres avec un appendice membra- neux bien marqué, dont les borrls se recouvrent ; elles atteignent en-dessus la naissance de la tarière. Forme brachvptère 9- Homélvtres courtes, sans appendice, arrondies chacune séparément à l'extrémité, ne dépassant pas le milieu de l'avant-dernier segment abdominal. Aconura volgensis. A'ertex pallidus, in disco duabus maculis transversis nigris, sutura verticis etfrontis in medio nigro-bipunc- tatà : Ironte pallidà, transvorsè fusco striolatâ. Scutellum et liome- lytra pallida. Abdomen anticè suprà et subtus nigrum, })Osticè suprà flavum punctis nigris minimis variegatum, subtus flavuiu : pedes pallidi, articulationibas tarsorum fuscis, 9, coleostrum suprà et subtus setis erectis flavis ciliatum (1). Forma brachvptera 9- iiomelytris vix dimilium abdominis superantibus. Long. 4 mill. — Astrakhan (Russie méridionale). (M. Jakowlef.) Vertex, écusson et homélytres pâles. Sur le disque du vertex deux petites taches transverses noires, et deux points noirs :ui milieu de l'espace séparant le front du vertex. Front pâle, striolé transversalement de brun. Pronotum pâle, traversé de quelques bandes longitudinales blanches peu visibles, et parsemé de quel- ques points enfoncés suivant les contours du bord antérieur. Premiers segments abdominaux noirs en-dessus et en-dessous, les derniers flaves, parsemés do points noirs en-dessus, entièrement (1) Je viens seulement (l'avoir en communication le mâle d'un insecte dont Je n'avais pu déci'ire que la femelle dans mon manuscrit. CT brachyptère. Abdomen noir, avec Tavant-dernier segment flive en-dessus et en-dessous. Dernier segment abdominal en côns obtus, comprimé sur les cotés, une fois plus long que le précédent, garni en-dessous d'une brosse de cils raides, flaves. — Long. 3 mill. Tête, corselet, écusson, homélytres et pattes comme chez la 9 • 1.x XXVII flaves en-dessous. Piecls |à]es, avec les articulations des tarses brunes. 9 gaîne garnie de soies dressées jaunes en-dessus et en-dessous. Forme bracliyptère 9 ■ homélytres dépassant à peine le milieu de l'abdomen. Voisine de 1'^. Jakowlefi ; bien distincte par les taches du vertex, et les petits points noirs qui garnissent le dos des derniers segments de l'abdomen. Athysanus tigripes. Oblongus, griseo-viridis, nitidus. Ver- tex anticè semicirculariter rotundatus, griseo-viridis, jiunctis mi- nuti.ssimis nigris obtectus. Homelytris griseis, punctis minutis nigris obtectis, appendice membrana3 minimà. Pedibus pallidis, femoribus anterioribus et intermediis nigro-irroratis ; tibiis posticis suprà nigro lineatis, incisurisque spinarum fuscis. Long. 3 1/2 à 4 mill. — Astrakhan (Russie méridionale) (M. Jakowlefj. A''oisin des Athysanus scuteMaris et Pallasi, et formant le passage entre ces deux espèces : il diffère de toutes deux par .*a taille moindre, sa l'orme moins allongée, et les taches noires des j^attes. Notus juniperi. Oriseo-viridis, abdomine suprà nigricante : vertice anticè angulariter producto, basi inter oculos longitudine medià duplo latiore, posticè rotundato-emarginato : oculis longi- tudine suà latioribus : pronoto posticè rtctè truncato, anticè ar- cuatim valde producto. Homelytris fiavo-virentibus, venis macu- làque interdum indistincte utrinque discoidale ante médium, albis : membranà subcoriaceà. Long. 3 mill. — Batna (Algérie). Espèce remarquable par la forme de son vertex, très-anguleux en avant, et celle de son pronotum, fortement prolongé en arc en avant, qui lui donnent un peu le faciès d'une Pediopsis. — J'en ai pris plusieurs individus en mars, en compagnie de M. Puton, en battant des genévriers, dans les environs de Batna (Algérie). Notus ignicollis. Orichalceo-flavus, elongatus, abdominis, seg- mentis suprà flavis, b.asi nigris, subtùs flavis. Vertice anticè obtuse angulariter producto, basi inter oculos longitudine medià duplo latiore, posticè rotund ito-emarginato : oculis altitudine suà valdè latioribus, posticè angustatis. Pronoto posticè obtuse emarginato, disco basale plagà magnà semicirculare aurantiacâ- rutilà ornato. Long. 4 mill. — .Je n'en ai vu qu'un exemplaire 9 . sans indication de locilité, provenant de la collection Fieber. Ressemble au Notus flavipennis Fabr,, mais plus grand et distinct à première vue par la belle tache semi-circulaire couleur de feu de la base de son pronotum. i.x\x\ m Notus albicans. I'la\«»-alljiilu.s, Hldliuiiiiic suinù viiti-< iii^riv ii'ansversi.s ornatu -. proiioto, ^iCLHellu liomelyiii.sque albis;, iiitidis. Vertice anticè obsolète angiilariter paruin producto, basi inter oculos longitudine medià duplo latiore : oculis mediocribus, alti- tudine suà latioribus, posticè angustatis. Pronoto postice obtuse emarginato : scutello in medio transversè s^ulcato. Long. ,'} ] '4 inill. — France méridionale, Aigues-Morte.s. Forme et vertex comme chez les Notus molliculus Bohem., fadalis Flor, et Scfmudti : distinct par la couleur blanche du pi'onotuin. de l'écusson et surtout des homélvtres. Eupteryx corsica. Elongata, subtùs nigra : fronte Havo-ma- culatà, pedibusque tiavis, femoribus posticis infuscatis : suprà nigro et liavo variegata. Vertice lunato, nigro, anticè et latcribus flavo-limbato. Pronoto flavo, in medio vittà longitudinale inter- luptà fuscà ornato. Scutellum nigerrimum. Honiehtris fuscis, duabus fasciis arcuatis interruptis flavis ornatis, unâ ante, altéra nd médium ; duabusque maculis flavo-pellucidis ad latera postica : membranà obscurâ. Abdoniinis .vegmentis sujtrà nigris, tenuissimè ilavo posticè marginatis. Affînis ^. auratœ Linné, et carpiui Fourcr.- C(dore (djscuriore distincta. Long. 4 mill. — Corse. A^oisine de V Eupteryx aurata Linné; même taille, même forme, mais s'en éloigne considérablement pour la couleur. Eupteryx Putoni. Angusta, suprà flavo-pallida, homelytris flavo-fu.sco variegatis, abdoniinis dorso nigro. Yertex lunatus, in medio anticè vix productus, maculis duabus anticis tri mgularibus, duabusque basalibus minutis rotundatis, nigris, ornatus : fronto anticè nigro-l)ipunctatà, genisque nigris. Pronoto longitudine suà duplo latiore et quàm vertice dimidio Jongiore, lineis quatuor Lui- gitudinalibus obsoletis fuscis ornato : scutello basi duobus punciis minutissimis nigris ornato, in medio transvei'.sè tenuissimè evi- denter sulcato. Homelytris sicut in F. vwlissœ Curtis, maculatis : pedibus pallidis. Long. 2 1/2 à limill. — Prise en nombre en sep- tembre par M. Puton, à Balaruc (Hérault). Très-voisine de VEupteryx melissœ Curtis, dont elle diffère par la couleur plus pâle et le vertex orné de quatre taches au lieu de trois. M. de Horre annonce que M. Lethierry vient de se charger (Tétudier, pour les publier dans nos Annales, les Hémiptères du voyage de notre regretté collègue Camille Van Volxem en Por- tugal, Esi)agne et Maroc. LXXXIX M, Miedel annonce la prochaine présentation de sa Monographie des Opatrides. M. Bolivar envoie de Madrid la communication suivante : L'Acridien, qui a l'ait tant de dégâts cette année en Espagne, n'est pas du tout le Caloptenus italicus, comme il a été dit et répété à la Société Entomologique de France, mais le Stauronotus maroccamis Humb. (cruciatus Charp.). Je peux l'affirmer, car j'ai vu les exem- plaires ramassés par divers membres des commissions formées par le gouvernement pour l'étude de ce fléau. Le C. italicus est toujours très-abondant, comme le Pachytylus cinerascens.F. et le Ctijpohippus cœrulescens L., mais ils n'ont p is formé ces années des masses con- sidérables comme le St. maroccamis. MM. Weyers et Capronnier prennent successivement la parole pour rendre compte de la visite qu'ils ont faite l'un après l'autre des collections délaissées par feu le Docteur Breyer, et dont l'im- portance dépasse de beaucoup leur attente. C'est ainsi qu'ils ont remarqué les collections de Noctuelles, de Géométrides surtout et de Microlépidoptères, parfaitement classées, en nombreux exem- plaires, dans le meilleur état. Ils ont aussi vu des séries considé- rables de Lépidoptères de l'Amérique du Nord, de belles collections de Bombycides exotiques élevés de chenilles, une collection impor- tante de Carabiques, etc. La collection des Lépidoptères se com- pose de 365 caisses contenant environ 4412 espèces, représentées par environ 21850 exemplaires classés. Ils sont d'avis que la Société ne saurait trop insister pour obte- nir l'acquisition de cette précieuse collection pour le Musée de l'État. Le Président dit qu'une lettre a été adressée au Ministre de l'In- térieur par le Conseil d'administration, qui a bon espoir de voir réalisé le vœu de la Société. M. Mélise fait voir, de la part de M. Thirot, les deux exemplaires de Lycœna Corydon pris à Auderghem et signalés dans la séance précédente. La séance est levée à 8 1/2 heures. ANNALES UB LA àOC.E.NToM. US riELOlQUE, T. XIX. xc Aaaemblée menauelle du H décembre 1 870. Présidence de M. Putzeys. La séance est ouverte à 7 3/4 heures Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 4 novembre est approuvé. Le président annonce que le Conseil a reçu la démission de M. Sandoz, membre effectif. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. le Docteur Chapuis adresse le manuscrit d'un travail intitulé : Espèces inédites de la tribu des Hispides. MM. Roelofs et de Rorre .sont désignés comme rapporteurs pour ce travail. Le Secrétaire donne lecture de la note suivante : NOTE SUR LES LYGEIDES DE L\ FAUNE BELGE par le D"" G. de Horvath. Occupé à déterminer les Lygéides (Hémiptères-Hétéroptères) du Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique, j'ai cru assez intéressant de dresser une petite liste des espèces belges. La plu- part de ces insectes ont été recueillis par feu Wesmael et C. A^'an Volxem, une petite partie par MM. de Borre, 0. de Heusch, Le Comte, Quaedvlieg, etc. La collection Wesmael date d'une époque où on ne tenait pas encore beaucoup à la distribution géographique des espèces, et, par conséquent, on n'y trouve pas d'indications exactes de l'ha- bitat. Mais, comme cette collection se compose exclusivement d'espèces belges, je la cite partout où une localité précise est inconnue. Lygœus punctatoguttatus Fahr. Liroclie, Hastière, Aywaille. Nysius Tliymi Wolff. Molenbeek-Saint-Jean. Cymus claviculus Fall. Calmpthout, Hérenthals, Heyst, Hoeylaert. Kleidocerus Resedœ Pz. {didy mus Zeit.). Bruxelles, Lanaeken. Geocoris siculus Vnb. (1). Oostduvnkerke. (1) M. Letliieiry (Cat. des Héin. du Dép. du Nord) indique à tort le 0. pallidi- pennis Costa comme commun dans les dunes de Dunkerque et Calais. Le vrai p^llidipennis Costa {angulfiris Fieb.) est une espèce méridionale et ne se trouve pas dans ces contrées. Je possède un Geo-'oris de la France septentr. qui n'est que le sirulits Fieh. (paUidipennis Am. et Serv., nec Costa). XCI Dipionotus fracticoUis Schill. (Coll. Wesmael). Rhyparochromus antennatus Schill. Ridderborn. — dilatatiis H.-Sch. Hérenthals, Groenendael. — chiragra Fabr. Calmpthout, Saint-Gilles, Laeken, Knocke, Carlsbourg. — sabulicola Thoms. (Coll. C. Van Volxem). — prœtextatus H.-Sch. Ostende. Tropistethus sabuleti Hahn (holosericeus Scholtz). (Coll Wesmael). Pterotmetus staphylinoides Burm. (Coll Wesmael). Macrodema micropteruni Curt. Calmpthout. — varium WolfF. Ostende, Knocke. Plinthisus brevipennis Latr. Boitsfort. Un exemplaire de la forme macroptère {bidentulus H.-Sch.) dans la coll. Wesmael. Lasiosomus enervis H.-Sch. Bruxelles, Boitsfort. Acompus riifipes Wolff. Bruxelles, Lanaeken, Yielsalm, Carlsbourg. Stygnocoris rusticiis Fall. Laeken, Trois-Fontaines. — pedestris Fall. {sabulosus Schill.). Ostende, Boitsfort, Theux. — arenarius Hahn. Bruxelles, Ostende, Calmpthout, Groenendael, Heyst. Peritrechus geniculatiis Hahn (puncticeps Thoms.). Calmpthout, Groe- nendael, Laeken. — Iu7iiger Schill. Calmpthout, Laeken, Heyst, Maestricht. Trapezonotîis nebidosus Fall. (Coll. Wesmael et C. Van Volxem). — agrestis Fall. Ostende, Groenendael, Bloemendael. — dùpar Stàl. Maestricht. Microtoma carboiiariaRossi. (Coll. Wesmael). Packymerus Rolandri L. (Coll. Wesmael.) — ly meus F ahr. Groenendael, Laeken. — adspersus Muls. (Coll. Wesmael). — quadratus Fabr. Hérenthals, Lanaeken, Heyst. — phœniceus Rossi. Calmpthout, Marche. — PiîiiL. Calmpthout, Virton. — caffer Thunb. {pedestris Fz.). (Coll. Wesmael). Beosus hiscusFsibr. Virton. Gonianotus marginepunctatus Wolff. Knocke. Ischnocoris piinctidatus Fieb. Calmpthout, Hérenthals. Scolopostethiis pictns Schill. Bruxelles. — ajfinis Schill. (podagriais Thoms.). Boitsfort, Lessines, Heyst, Saventhem. — adjunctus Dougl. et Scott, {decoratus Thoms.). Calmpthout, Groe- nendael, Ostende. — decoratus Hahn {ericetorum Leth. , melanocerus Thoms.). Calmpthout, Hérenthals, Groenendael, Lessines. Eremocoris plebejus Fall. Calmpthout, Groenendael, Lanaeken. XCII Eremocoris icaunemis Popul. Lanaeken. — podnijricus Fabr. (erraticus Fabr.). (Coll. Wesmael). Dnjmiis sylvaiiciLs Fabr. Bruxelles, Groenendael, Laeken, Heyst, Loen. — brunncus Salilb. Lessines. Taphropeltus contractus H.-Sch. Groenendael, Hejst, Knocke, Hoey- laert. Platijgaster Abietis L. (Coll. Wesmael). — ferrugmeus L. Laeken. Heterogaster Urticœ Fabr. Bruxelles, Ostende, Heyst (1). Le regretté C. Van Volxem a chassé aussi à Rodenhof dans le Grand-Duché de Luxembourg, d'où il a rapporté les espèces sui- vantes : Lygœiis saxatilis, Rhijparochronms sabulicola, Tropistetlms sabuleti, Macrodema varium, Plinthisus brevipennis (macropt. et brachypt.), Stygnocoris pedestris, Peritrechiis ruibilus Fall. Tlioms., geniculatus, Pachymerus lynceiis, Phu,Beosus luscus, Gonianotus marginepunctatiis , Iscli nocoris punct lUatus . (1) La note que M. de Horvath nous donne sur les Lygéides de Belgique ne peut pas être considérée comme un catalogue complet de cette famille. M. de Horvath n'avait pas eu à sa disposition tous les matériaux que le Musée possède, mais surtout seulenaent les genres voisins des Plinthisus, à la monographie des- quels il travaillait. De la collection Wesmael, les espèces suivantes ne lui ont pas été communi- quées : Lygœus equestris L. — Roeselii Schill. Charleroi. — punctatoguttatus F. — saxatilis F. Arlon. — punctum F. id. — familiaris Pz. Amay, province de Liège, en 1846. Cette même espèce se trouve, sous le nom de Melanospilus venustus Boeber, dans la collection Van Volxem, comme prise à Dinant et à Aywaiile. Ueterog aster urticœ F. — lineolatus Sch. Cynms resedœ Pz. — thymi Schill. — senecionis QchWX. — claviculus Fall. — glandicolor H. Liège. Kleidocerys centralis. — caricis. Pyrrhocoris apterush. Une espèce très-commune d;ins notre pays et bien connue de tout qui s'est tant soit peu occupé d'hémiptères. Plus une douzaine d'exemplaires indéterminés appartenant à de très-petites espèces, dont plusieurs étrangères peut-être aux Lygéides tels qu'on les circons- crit actuellement. A. de Borre. XCIII M. Candèze met sous les yeux de ses collègues plusieurs magni- fiques espèces de Cétonides du genre Lomaptera, parmi lesquelles il en fait remarquer deux très-rares, les L. Jamesi Waterliouse et Salvatorii Gestro, des parties orientales de la Nouvelle-Guinée, où elles ont été découvertes par le Docteur James. Ce hardi voya- geur, qui, dans une première exploration de cette contrée encore tout à fait inconnue, y avait recueilli les matériaux de deux col- lections entomologiques, dont une a été envoyée à Sydney, et l'autre à la Société Linnéenne de Londres, vient d'y périr dans un second voyage, massacré par les indigènes. M. de Harold envoie le travail suivant : NOTICE SUR LES APHODIIDES RECUEILLIS PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM DANS l' AMÉRIQUE DU SUD. Genre APHODIUS Illig. "^^i 1. A. Van Volxemi nov. spec. Barbacena. Trois exemplaires. Parum convexus, nitidus, ehjtrorum apice opaco, testaceo-badius. Caput planum, lœve, muticum, clypeo antice truncato. Thorax ad angulos posticos oblique truncatus, basi non marginata, latenbus punctis sat raris adspersîis. Scutelluni angustato-triangulare. Elytra striata, striis obso- letissime punctatis, octava antice valde abbreviata; interstitiis usque ante apicem convexis , sublœvibus, postice planis. Metatarsus pedum posticonim articulis tribus sequentibus simul sumptis longior. — Long. 6 mill. Mas : Metasterno concavo, pubescente. Fem : Metasterno piano, lœvi, longitudinaliter sulcato. Très-peu convexe, allongé-oblong, assez brillant, extrémité des élytres terne. Couleur en dessus d'un jaune rougeàtre sur la tête et le corselet, le milieu de celui-ci et le bord postérieur de la tête légèrement rembrunis, les élytres d'un jaune brunâtre ; en des- sous d'un jaune assez clair. Tète à peine voûtée, imponctuée, sans tubercules, suture frontale distincte, , un peu anguleuse dans son milieu vers le bord postérieur, chaperon étroitement rebordé, largement tronqué en avant, sans sinuosité au milieu, les angles arrondis, les joues anguleuses. Corselet plus large que long, sans rebord basai, tronqué obliquement aux angles postérieurs, la base légèrement lobée au milieu ; imperceptiblement ponctué, vers les côtés quelques points plus gros, mais peu nombreux. Ecusson en triangle allongé. Élytres striées, les stries à ponctuation à peine appréciable, la huitième fortement raccourcie en avant, intervalles fs--^- Xt'IN indistinctement pointillés, convexes dans les deux tiers de leur lon- gueur, plans vers l'extrémité. Dessous du corps glabre. Métaster- num court, sa plaque médiane concave et velue (cf), lisse et sillonnée longitudinalement (Ç). Tibias grêles ; métatarse posté- rieur plus long que les trois articles suivants pris ensemble. Cette espèce remarquable rappelle un peu pour la coloration, ainsi que pour la forme de la tête, VAtœnius sociali'i, mais ses tibias antérieurs, tridentés dans les deux sexes, l'en séparent nettement et les carènes obliques dont les postérieurs sont munis, la rap- portent évidemment aux Aplwdius. Elle viendra se placer à côté de l'il. aiiomahis et de V A . penianus. Elle s'éloigne cependant de tous les deux par l'absence de cils sur les côtés du corselet, de Va7wmnlus en outre par sa tête lisse et nullement convexe, du peruanus par l'allongement du métatarse. Genre AT^NIUS Harold. 2. A. DerbesisSol. Buenos-Aires. Un seul exemplaire. Ovale-oblong, légèrement convexe, d'un brun foncé, le bord antérieur du chaperon, les pattes et les antennes, souvent aussi l'extrémité des élytres d'un brun rougeâtre. Tête convexe, partie postérieure subrugueuse, chaperon obsolètement granulé, large- ment échancré au milieu. Corselet à ponctuation fine, assez serrée, égale; base très-distinctement marginée et brièvement ciliée; côtés également garnis de soies jaunâtres, plus longues dans la partie antérieure. Elytres assez fortement striées, stries ponc- tuées, intervalles à ponctuation presque imperceptible, plans jusque vers l'extrémité où ils deviennent assez subitement con- vexes. Abdomen lisse. Métatarse des pattes postérieures très-légè- rement arqué, plus long que les trois articles suivants réunis. Mésosternum non caréné entre les hanches. Plaque métasternale sillonnée longitudinalement, le sillon plus profond dans sa partie antérieure. Cette espèce, décrite par Solier dans Gay, Hist. Chil. V, p. 72, comme Aphodiiis, n'avait pas encore été signalée en dehors du Chili et sa présence à Buenos-Aires est d'autant plus remarquable qu'en général les espèces chiliennes restent confinées sur le ver- sant occidental des Cordillères. L'A. Derbesis est la seule espèce du genre Atœnius qui présente de légères traces des carènes trans- versales que l'on aperçoit sur les tibias des pattes postérieures dans les Aphodius. 11 faudra donc la placer en tête du genre, comme avoisinant le plus les vrais Aphodhis. La description de Solier se trouvant dans un recueil d'accès difficile, j'ai cru utile d'en donner ici une nouvelle. 3. A. stercorator Fabr. Buenos- Aires. Deux exemplaires. Cette espèce, dont j'ai donné une description détaillée dans Coleopt. Heft. XIII, p. 70, habite la plus grande partie de l'Amé- rique. 4. A. picinus Harold. Buenos-Aires, S. Joâo del Rey. Trois exemplaires. Très-voisin du stercorator, il en diffère par son corps moins convexe et par la très-fine ponctuation que l'on remarque sur la partie médiane et antérieure du corselet, là où les gros points font défaut. Ceux-ci, quoique plus nombreux sur les côtés, n'y forment pas une ponctuation dense et rugueuse comme dans le stercorator. Les intervalles des élytres sont moins convexes. Enfin le métatarse des pattes postérieures, qui égale dans le stercorator en longueur le reste du tarse, est sensiblement plus court dans l'espèce actuelle. 5. A. platensis Blanch. {integer Harold). Buenos-Aires, Mon- tevideo, S. Joâo del Rey etBarbacena. Treize exemplaires. N'ayant donné qu'une courte diagnose de mon integer (Coleopt. Heft. III, p. 86) dont je reconnais maintenant l'identité avec le platensis, je crois devoir ajouter ici une description plus détaillée, celle de M. Blanchard me paraissant également insuffisante pour une espèce de ce genre d'une étude si difficile. Allongé-oblong, peu convexe, brillant, d'un brun de poix, tirant sur le rouge, sur le bord du chaperon, sur la marge antérieure du corselet et sur l'extrémité des élytres. Parfois la surface entière est d'un rouge brunâtre. Antennes d'un testacé rougeàtre. Tète transversale, légèrement pointillée vers le bord postérieur, antérieurement couverte de légères rides ou rugosités transver- sales. Corselet plus large que long, parsemé assez irrégulièrement, mais un peu plus densément sur les côtés, de points assez gros, ces points moins nombreux dans les mâles ; sur le disque, surtout sur sa partie antérieure, on aperçoit en outre une légère ponctuation excessivement fine ; bords latéraux, et en partie la base, garnis de petites soies blanchâtres, raides. Elytres de la même largeur que le corselet, à côtés parallèles, assez profondément striées, les stries ponctuées, cette ponctuation plus distincte quand on regarde l'insecte par derrière; les points peu serrés, les intervalles lisses, faiblement convexes antérieurement, plus étroits et plus convexes à l'extrémité. Dessous du corps d'un brun foncé, les pattes d'un brun rougeàtre. Plaque métasternale lisse, avec un fort sillon longitudinal. XCVI Cette espèce a de grands rapports avec le stercorator, mais elle en diffère par sa taille beaucoup plus petite, par les points beau- coup plus rares du corselet, qui ne forment jamais une ponctuation rugueuse sur les côtés, par la ponctuation beaucoup plus faible des stries et par les intervalles latéraux non ruguleuseraent poin- tillés. En général les individus de Buenos-Aires offrent une ponc- tuation plus rare sur le corselet, et j'avais établi mon integer sur des exemplaires de Minas Geraës, où celle-ci paraît plus dense. Mais les nombreux matériaux que j'ai pu examiner depuis, m'ont offert tous les passages entre ces deux extrêmes de ponctuation. 6. A. opatrinus Harold. S. Joâo del Rey. Un seul exemplaire. Se rencontre également à lîahia. 7. A. complicatus Harold. Même localité. Deux exemplaires. Ceux de ma collection sont indiqués comme venant de Caravellas. 8. A. scutellaris Harold. Même localité. Vingt-quatre exem- plaires. Suballongé, glabre, légèrement convexe, assez brillant, noir, les pattes d'un brun foncé, les antennes roussâtres. Tête très- densément ponctuée, la ponctuation plus fine vers le devant, le chaperon plus ou moins lisse. Corselet à côtés presque droits, angles antérieurs fortement arrondis ; assez densément ponctué sur toute la surface, les points grossissant à mesure qu'ils se rap- prochent de la base, la ponctuation presque rugueuse sur les côtés ; base distinctement marginée. Ecusson en ovale allongé, longitu- dinalement caréné dans son milieu. Elytres profondément striées, les stries peu densément ponctuées, les points envaiiissent les bords internes des intervalles, plus distinctement du côté qui regarde la suture, les intervalles à peu près plans dans leur por- tion basale, ensuite plus ou moins convexes, carénés à lextré- mité, finement ponctués en série de chaque côté : cette ponctua- tion n'est distincte que sur 1 1 partie antérieure moins convexe. Dessous du corps brillant. Mésosternum ciréné longitudinale- ment. Métasternum et abdomen ponctués, plaque métasternale avec un fort sillon longitudinal. Cuisses distinctement ponctuées. Méta- tarse des pattes postérieures presque aussi long que le reste du tarse. La courte diagnose que j'ai donnée primitivement de cet Atœ- nim (Coleopt. Heft. 1, p. 82) avait été faite sur des individus pro- venant de Caracas et des Antilles. J'en ai reçu d'autres depuis de Portorico, ainsi que de l'île Saint-Thomas. Après une comparai- son minutieuse entre ces exemplaires et ceux rapportés par XCVIl M. Yan Yolxem 'le S. Joào del Rev, il nia [xiru absolument impos- sible de séparer spécifiquement les uns des autres. Ces derniers présentent tout au plus une ponctuation un peu })lus forte et en même teni})s plus dense sur le corselet : ils ont en commun du reste avec les individus des Antilles tous les caractères essentiels, notamment la sculpture particulière de lecusson, qui permettra toujours de reconnaître avec facilité l'espèce actuelle. J'ajouterai encore qu'elle varie considérablement sous le rapport de la taille (de 4 ào milL); à mesui'e que la taille diminue, la tendance des intervalles à devenir costiformes augmente ;. dans les très-petits individus, ils paraissent carénés déjà avant le milieu de leur lon- gueur. 9. A. opatroides Dlanch. ^tontevideo. l'n seul exemplaire. Espèce f icile à reconnaître à sa couleur d"un noir terne ainsi qu'à si tète entièrement lisse, dont même le chaperon n'offre aucune trace des petites rides transversales que l'on observe dans la plupart de ses congénèr-es. 10. A. opacus Harold. Montevuleo. Un seul exemplaire. Cette espèce se reconnaît facilement à sa couleur d"un noir nuit, ainsi qu'à la ponctuation fine et extrêmement dense delà tète et du corselet. Les exemplaires de ma collection viennent également lie Montevideo, j'en ai reçu d'autres de Bahia. 11. A. crenator nov. spec. S. Joào del Rey. Deux exemplaires. Oblongus , convexus , subnitidus, n iger , subtus cum pedibus pici'us , n itidus . Caput densissime punctulatum. Thorax densissime et œquaUtev, ad latera rugose punctulatus. Ehjtia lateribus leviter rotundatis , profunde crenato- striata , interatitiis latere interno crenatis, convexis. Mesostentum carina- tum. Long. 5.5 mill. Oblong, convexe, d'un noir médiocrement brillant, les antennes d'un rouge jaunâtre, dessous du corps et pattes d'un brun noirâtre. Tête à ponctuation fine, égale et très-dense, chaperon assez pro- fondément entaillé au milieu, arrondi de chaque côté. Corselet fine- ment, mais très-densément ponctué, la ponctuation rugueuse sur les côtés ; base distinctement marginée : angles antérieurs large- ment arrondis. Ecus.son plan, lisse, en triangle allongé. Elytres ovalaires, obtusément arrondies à l'extrémité, fortement striées, les stries crénelées, les crénelures envahissent les bords des inter- valles, mais seulement du côté qui regarde la suture, intervalles convexes, sans ponctuation distincte. Mésoslernum eaivné longi- aNXVI.F? DE I.V SOO.KSTOM. DE llKl.flliJK'K, T. XI.K. iH XeVlU tudinalomeut entre les hanches. Plaque mét-sternale pointillce, avec une fossette antérieurement et une autre, plus petite, vers son extrémité. Métatarse des p:\ttes postérieures beaucoup plus long que les trois articles suivants pris ensemble. Cette espèce se rapj)rocho beaucoup de l'A. opacus. Comme dans celui-ci, son mésosternuni est caréné et son métasternumbifovéolé. Elle en diffère cependant par sa taille beaucoup plus grande,. son corselet trè.s-distiuctement marginé à sa bise, ses élytres ovalaires (à côtés droits dans Yopacus) et par les fortes crénelures qui enta- ment les bords intérieurs des intervalles. (leiire SAPROSITES Rodtenb. ]?. S. puncticollis llaroli. HotUogi». Deux exemplaires. Cette petite espèce se distingue de ses congénères par sa tête à ])onctuation à peine visible, seulement le long du bord postérieur les points deviennent un peu plus distincts. Le corselet est assez densément ponctué, les points grossissent à mesure qu'ils se rap- prochent de la base. Celle-ci est distinctement marginée. Stries des élytres très-grossièrement ponctuées. 13. S. breviusculus Harold. Entre Rios. Un seul exemplaire. Dans cette espèce, la ligne marginale du corselet est continuée autour des angles postérieurs, mais elle s'efface ensuite, de manière que le milieu de la base reste immarginé. La ponctuation de la tôle est excessivement fine, celle des stries des éh'tres beaucoup moins forte que dans le S. puncticollis. Le dixième ou dernier intervalle des élytres est fortement caréné à son extrémité, caractère du reste commun à la plupart des espèces de ce genre. 14. S. aspericepsnov. spec. Botalbgo. Un .seul exemplaire, Deplanatus, subelougatus , parallelus, piceus, nitidus. Capiit œqualiter parum dense granulntum. Thorax suhquadratus , basi non jnarginatiis, sat dense subtiliter jiunctututus. Elytra thorace nonnildl anijusliora, crenato- siriata, interstitiis levitev convexis, lœvibus. Abdominis segmenta ultima Ivia medio depressa , connexa , puncttdata. Long. 4 mill. Très-déprimé, brillant, suballongé, parallèle, d'un brun foncé. Tète large, convexe, entièrement, mais jieu densément couverte d aspérités granulitormes, le chaperon largement échancré au milieu, arrondi de chaque coté. Corselet presque carré, très-fine- XCIX ment pointillé, la ponctuation assez serrée, mais pas plus dense sur les côtés, ceux-ci droits, la base immarginée dans son milieu. Ecus- son lisse, en triangle allongé. Êlytres à côtés parallèles, à peine de la largeur du corselet, profondément striées, les stries assez forte- ment ponctuées, intervalles légèrement convexes, lisses. Dessons du corps avec les pattes d'un brun un peu rougeàtre. Plaque mé- tasternale lisse, avec un fort sillon longitudinal. Les trois derniers segments abdominaux déprimés au milieu, cette dépression forme un ovale allongé, faiblement pointillé, sur lequel les sutures des segments sont effacées. Métatarse des pattes postérieures un peu moins long que les trois articles suivants pris ensemble. Cette curieuse petite espèce rappelle le jS. eugastriciis , dont l'ab- domen présente une configuration tout à fait analogue. L'espèce cependant que je viens de nommer est beaucoup plus étroite et sa tête, qui est entièrement lisse, ne présente pas les aspérités parti- culières qui font reconnaître Vaspericeps au premier coup d'œil. Il est à regretter que nous n'ayons aucune notion sur les habi- tudes des espèces de ce genre. Le corps fortement aplati de la plu- part d'entre elles fait supposer qu'elles passent leur vie sous l'écorce des arbres, plutôt que dans les matières stercorales qui nourrissent la grande majorité des Coprophages. M. le D'' Chapuis adresse le travail suivant .- DIAGNOSES DES ESPÈCES DU GENRE AULACOPHORA RECUEILLIES AUX ILES PHILIPPINES PAR LE D*" SEMPER. Aidacophora albicornis Sp. n. — Panaon, Mindoro, Bohol. Rufo-coccinea,nitida,antennis subalbidis,articulo l-'rufescente, tibiis tarsisque nigris, elytrorum basi plus minusve late nigra. Long. 10-11 miil. A. postica Sp. n. — Mindanao. Rufo-ferruginea, nitida, an tennis pallidioribus, pectore, abdo- mine, pedibus quatuor posticis, elytrorum tertia postica parte ni- gris. Long. 11 mill. A. rosea Fabr. — Mindoro, Luzon. Rufo-coccinea, autennis subalbidis, apice fuscis ; tibiis tarsis elytrisque nigris, bis apice rufescentibus. Long. 10-11 mill. A. uniformis Sp. n. — Luzon. Flavo-ferruginea, subopaca, antennis subalbidis, articule 1* ru- fescente, articulo ultimo fusco, tibiis tarsisque nigris. Long. II m. A. tibialis Sp. n. — Luzon, Mindoro. Rufo-ferruginea, palpis nigricantibus; antennis pallidis api^o fuscescentibus ; tibiis tarsisque nigris. Long. 8 mill. A. sciiwtalaSi). n. — Liizun, Miiidanao, Ceba. riavo-feiTuginea, pectore abdomine pedibusque posticis nigris, tibiis tarsisquc anticis infuscutis ; elytris ferrugineis subopacis, iu iiiroque maculis tribus nigris, duabus prope bnsin parvis, tertia transversapone médium. Long. 9-10 mill. Var. A. Fascia nigra lata pone médium. Var. B. Elytrorum tertia postica parte nigra cum apicerufescento. A. virUlipennls Sp. n. — Luzon, Panaon, Ceba, Bohol. Flavo-lerrugine.i, subnitida, tibiis tarsisque piceo-nigris, elytris viridibus. Long. 8-9 mill. A. pectoralisS\i. n. — Mindoro. Flavo-ferrugiaea,antennis subalbidis,articulis duobusprimis ni- gris, palpis, i)ectore, pedibus elytrisque atris, liis a\nce flavescen- iibus. Long. 61/2 mill. ^1. flavicornis Sp. n. — Miadoro. Flava, nitida; pectore, pedibus elytrisque atris, his margine postico flavescentibus. Long. G 1/2 mill. .1. limbata Sp. n. — Mindoro. Flavo-ferruginea, palpis, pedibus elytrisque atris, Iiorum mar- ginibus laterali suturalique Havis. Long. 7 mill. A. 4-maculata Sp. n. — Mindanao, N. Luzon, Mindoro. Flavo-ferruginea, palpis, tibiis ettarsis nigris , elytris subopacis, in utroque maculis duabus magnis nigris, altéra liumerali, altéra pone médium. Long. 8-9 mill. A. flavescensSp. n. — Gusa. Flava, subnitida, elytris rulb-ferrugineis. Long. 4 1/2 mill. A. varia7is Sp. n. — Bohol. Flavo-ferruginea, pectore, abdomine, pedibus posticis, tibiis et tarsis mediis, tarsis anticis nigris ; elytrorum maculis 4 magnis, subrotundis, cetera basali, altéra jjone médium nigris, Long. 7-8 mill. Var. A. In utroque elytro puncto tantum pone médium nigro. Luzon. Var. B. Punctis maculisque elytrorum obsoletis. — Mindanao. Aulacupliora (suhgenus Ceratia) inarginalis. Sp. n. Bohol. Rufo-flava; tibiis tarsisque nigris, elytris cœruleis, margine laterali ab angulo suturali usque ad humerum flavo. Long. 6 mill. A. {Ceratia) 4-notata Sp. n. Bohol. Rufo-flava, antennarum articulis duobus primis rutis, o-7 nigris, 8-11 subalbidis; palpis, tibiis tarsisque nigricantibus; elytrorum basi maculaque magna pone médium cœruleo-nigris. Long. 7 mill. A. (Ceratia) vittula Sp. n. — Samar. Pallide flava, tibiis tarsisque nigricantibus ; elytris nigro-viri- dibus, vitla flavcscente in utroque a média basi ad angulum sutu- ralem extensa. Long. mill. or A. (Ceratiu) niyripennis Sp. n. — Luzoïi, Boliol. Pallide flava, capite protlioiMceque supra ferrugineis, elytri.s atris. Long. 6-7 mill. A. {Ceratia) marginataS^. n. Luzon. Rulb-flava; pectore, pedibus elytrisque nigris; lioruui margine laterali ab angulo suturali iisque ad humerum flavo. Long. 6-7 milL M. de Borre lit le passage suivant d'une lettre qui lui a été adressée par M. l'abbé V. Huart, professeur au Séminaire de Chi- coutini (Canada) : " J'ai vu avec surprise dans le Compte-rendu du 3 avril 1875, dans une note du D' Hagen, de Cambridge, Mass. , que la Doryphora decemlineata Say , a fait son arrivée à Québec, en 1873. Ayant passé à Québec les mois de juillet et d'août, je suis en mesure de vous affirmer que cet insecte ne nous a visités que cette année 1876, et encore n'ai-je pu constater sa présence dans les environs de la ville. Vers la fin d'août, j'en recevais quelques échantillons cap- turés à une trentaine de milles de Québec. Ce n'est qu'en 1875 que la Doryphora a fait sa première apparition dans notre province de Québec. " Le Secrétaire a reçu deux lettres relatives à la capture d'un exemplaire d'Or Dans la discussion, M. Colbeau s'élève contre la prérogative excessive que cet article accorde, suivant lui, au Conseil d'admi- nistration, corps dont la compétence, dit-il, est toute administra- tive et non scientifique. Plusieurs membres lui répondent que, si le Conseil d'administra- tion ne prenait pas cette initiative, il serait fort à craindre, ou que personne ne la prendrait, ou que les choix, continueraient à se faire comme par le passé sur des initiatives individuelles, ce à quoi l'on a voulu obvier, à cause des inconvénients et abus possibles. M. Putzeys fait remarquer que les Statuts ont réservé aux mem- bres effectifs le droit de soumettre à l'assemblée générale toute pro- position appuyée par cinq d'entre eux. Il pense que cette disposi- tion permettrait aux membres effectifs de prendre, concurremment avec le Con.seil d'administration, l'initiative de présenter des can- didats aux places vacantes de membres lionoraires. 11 a été entendu, avant d'adopter l'article proposé par le Conseil, que le droit des membres effectifs à faire des présentations, leur reste réservé, en l'exerçant dans la forme qui vient d'être indiquée. L'assemblée, après une longue discussion, à laquelle la plupart des membres prennent part, adopte à la suite de plusieurs votes les résolutions suivantes : 11 sera établi une classe de membres associés, pour les jeunes gens de l'âge de 15 à 25 ans. Ils seront choisis exclusivement parmi les régnicoles. Us seront nommés par le Conseil d'administration, de la même manière que les membres effectifs, et les dispositions régle- mentaires concernant les démissions, exclu.sions, amendes et radia- tions leur seront également applicables. Ils pourront assister aux assemblées mensuelles, mais sans y avoir voix délibérative. Us pourront consulter, sans déplacement, les collections et bibliothèque de la société. Ils pourront prendre part aux excursions entomologiques. Ils paieront une rétribution annuelle de cinq francs, par antici- ]iation, et recevront les Comptes-rendus des séances. Le Conseil déclare retirer son projet d'amendement à l'article .'U des Statuts. Dans l'as.semblée générale du 29 septembre 1807, cet article a été en effet modifié de la manière suivante, qui donne au Conseil des pouvoirs suffisants pour veiller à l'intérêt soci il : » Le Conseil d'administration, sur l'avis conforme fie la Commission de vérification des comptes, est autorisé à rayer de la liste des mem- bres de la Société, le nom de tout membre eff(ictif en retard, pen- diint deux ans au moins, d'acquitter la rétribution annuelle. « L'assemblée compte que le Conseil d'administration, le trésorier et le secrétaire, agissant dans la limite de leurs attributions sta- tutaires, sauront prendre avec zèle et discernement toutes les mesures nécessaires pour amener la rentrée facile des arriérés de cotisations dus par les membres étrangers et pour arrêter l'accrois- sement progressif de ces arriérés. Le Conseil renonce aussi à modifier l'article 14, relatif à l'ordre des travaux des assemblées générales. L'ordre du jour appelle l'élection du président de la Société, en remplacement de M. Putzeys, non-rééligible. Dix-neuf membres prennent part au vote, et M. Roelofs est élu par dix-huit suffrages. (Applaudissements.) M. Roelofs adresse à l'assemblée quelques paroles de remercie- ment. L'assemblée procède ensuite à l'élection de trois membres du Conseil, et MM. Weinmann, Pologne et Mélise sont réélus. Elle s'occupe ensuite de la nomination de la Commission de vérification des comptes. M. Alf. De Lafontaine, membre sortant, est réélu à l'unanimité des membres présents, et MM. Thyes et Putzeys, ayant obtenu la majorité des suffrages, sont également élus membres de cette commission. MM. Pologne, Lallemand, Pierret, Weinmann et Weyers sont élus membres de la commission des collections. L\ dernière question à l'ordre du jour est le choix d'une localité pour l'excnrsion annuelle de 1877. MM. Colbeau et De Lafontaine proposent une excursion dans les environs de Bruxelles. Ce choix leur paraît nécessaire pour em- pêcher les excursions d'être complètement abandonnées, comme elles l'ont été les années précédentes, et d'ailleurs les environs immédiats de la capitale sont très-intéressants pour l'entomo- logie. L'assemblée se rallie unanimement à cette proposition. M. Roelofs propose à l'assemblée de voter, avant de se séparer, des remerciements à M. Putzeys, président sortant. {Applaudisse- ments.) La séance est levée à 2 1/2 heures. LISTE DES MEMBRES de: la SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 26 DÉCEMBRE 1876. Les noms précédés d'un astérisque [") sont ceux des membres fondateurs. Les noms en caractèi'es gras sont ceux des membres à vie. jMeinbres eflTèctlfk, MM. Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe. Allard (E.), membre de la Société entomologique de France, rue Paradis-Pois- sonnière, '2, à Paris. — Coléoptères d'Europe. Allport (Morion), membre des Sociétés Zoologique et Linnéenne de Londres, à Hobart-Town (Tasmanie). — Entomologie générale. Arreola-Medal (Melesio), docteur en médecine, membre de plusieurs Sociétés savantes, à Morelia (Mechoacan), Mexique. — Entomologie générale. Bar (Constant), membre de la Société entomologique de France, à Cayenne. — Entomologie générale. Barrère (Félix), place Marcadieu, 2i, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). — Coléo- ptères. Bauduer (Paul), pharmacien, membre de la Société entomologique de France, à Sos, près Nérac (Lot et Garonne.) — Coléoptères. Becquemont, membre de la Société entomologique de France, avenue des Ternes, 64, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. Bellier de la Chayignerie, membre de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France, d'Italie, etc., rue St-Louis, 33, à Évreux (Eure). — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe. Bellynck (Rév. P. A.), professeur au Collège de la Paix, à Namur, associé de l'Académie royale de Belgique, et membre de diverses sociétés savantes. — Entomologie générale. Berger (Emile), étudiant, àArlon. — Coléoptères. Bertolini (Stefano de) docteur, membre de la Société entomologique ita- lienne, etc., à Trente (Tyrol). — Coléoptères. Blackburn (Révér. Th.), à Greenhithe, près Dartford, comté de Kent. — Coléo- ptères d'Europe. Bolivar y Urrutia (Ignacio), secrétaire-adjoint de la Société Espagnole d'His- toire naturelle, Galle de Mita, 4, à Madrid. — Coléoptères et Orthoptères d'Europe. ex Ku.M.Miiii (J. li.j, piofcsseur à rUniversilé de Bruxelles, conservateur au Jardin bo- tanique de l'État, membre de diverses sociétés savantes, rue de la Chancel- lerie, 18, il Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères. BONARKT (Baron Raoul), rue Marie-Thérèse, 83, à Bruxelles. — Coléoptères. BoNVOLLOiR (V'' Henri de), membre des Sociétés entomologiques de France, Lon- dres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de l'Université, 13, à Pari>. — Coléoptères. Bouillon (.\uguste), maître de gymnastique à l'Athénée Royal, rue Bréderode, 15, à Bruxelles. — Coléoptères. Bourdon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à Liège. — Coléoptères. Brunët (Louis), rue Montagne de la Cour, 7, à Bruxelles. — Entomologie géné- rale, Lé[)idoptères. Brusina (Spiridion), chef de section au Musée d'histoire naturelle, à Agram (Croatie). — Entomologie générale. Candèze (E.), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de France, membre de l'Académie royale de Belgique, etc., à Glain, lez-Liége. — Entomologie générale, ColéO|)lères (Élatérides, Lamellicornes et Longicornes). Capronnier (J.-B.), artiste-peintre, membre de la Société cnlomologi(iue de France, rue Rogier, 251, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Lépidoptères de Belgique et exotiques. Chapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Belgi- que, etc., rue du Gymnase, 4, à Verviers. — Coléoptères. Chari.ier (Eugène), docteur en médecine, membre de plusieurs Sociétés savantes. Faubourg Si-Gilles, 19, à Liège. — Entomologie générale. Lépidoptères, Co- léoptères. Chaudoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M. l'Empe- reur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes nationales et étrangères, en Volhynie (Russie), ou chez M. Salle, rue Guy de la Brosse, 13, à Paris. — Coléoptères (Carabi(jues). Chevrolat (Auguste), membre de la Société entomologique de France, rue Fon- taine-Saint-Gcorges, 23, à Paris. — Coléoptères. Clavareau (Camille), notaire, îi Waret-la-Chaussée, province de Namur. — Lépi- doptères de Belgique. Clemm (Frédéric), libraire, rue de l'Université, 2i, à Gand. — Entomologie générale. Xoi.BEAU (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes, chaussée de VVavrc, 178, à Ixelles, lez-Bruxelles. — Coléoptères en général, Orthoptères, Hémiptères, Névroplères et Lépidoptères de Belgique. Cornet (J.F.), employé à l'Administration des Postes, secrétaire de la Société Belge de Microscopie, chaussée de Wavre, 313, à Ixelles. — Entomologie générale. Costa (Achille), directeur du Musée Royal d'Histoire naturelle, membre de diver- ses Sociétés savantes, à Naples. — Entomologie générale. Craven (Alfred), membre de diverses sociétés scientifiques belges et anglaises, Brookfield House, à Folkeslone, comté de Kent (Angleterre). — Entomologie générale, Crustacés. Crépin (François), directeur du Jardin botanique de l'État, secrétaire général de la Société royale de Botani(iue, membre de l'Académie royale de Belgique, rue de l'Esplanade, 8, ;i Bruxelles. — Entomologie générale. CHir.K (Ch.), docteur en médecine, chaussée de Charleroi, 72, à Saint-Gilles lez Bruxelles. — Entomologie générale. CXI De Franquen (Charles), à Huy. — Lcpidoplèrcs d'Europe. Dekeyn (Eugène), négociant, rue aux Choux, 15, à Bruxelles. — Lépidoptères. De Lafontaine (Alfred), rue Joseph II, 39, U Bruxelles. — Aptères. "De Lafontaine (Jules), conservateur des collections de l'Université, à Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères. Delamain (Henri), membre de la Société entomologique de France, à Jarnac (dé- parlement de la Charente). — Lépidoptères d'Europe. Demont (Jules), rue Neuve, 2a, à Namur. — Entomologie gi^iéralc, Lépidoptères et Coléoptères. *Demoulin (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de .Nimy, 46. k Mons. — Hyménoptères et Diptères. Depuiset, naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entomologie générale, Lépidoptères. Desbrochers des Loges (J.) membre de la Société enioinologiciue de France, à Vitry aux Loges (Loiret). — Coléoptères européens, Curculionides européens ot exotiques. Desguin (Léon), docteur en médecine, rue de l'Eglise, 02, h Anvers. —Coléoptères. Deyroi.le (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue de la Monnaie, 25, à Paris. — Entomologie générale. Deykoli.e (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologi(iue de France, Faubourg Sl-Honoré, 181, à Paris. — Coléoptères, Lépidoptères exotiques. Deyrom.e (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 20, à Paris. — Lépi- doptères. DiETZ (François), rue de la Province, 77 (Xord), à Anvers. — Coléoptères. Donckier DE DoNCEEi. (Cil.), rentier, rue Mandeville. 134, à Liège. — Lépido- ptères. DoNCKiER DE DoNCEEi. (Henri), aide-préparateur au Musée royal d'Histoire natu- relle, membre de la Société Royale de Botanique et de la Société Belge de Microscopie, chaussée d'Alsembcrg, G3, à Forest lez-Bruxelles. — Ento- mologie générale. DUDOis (Alphonse), Docteur en sciences naturelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle h Bruxelles. — Entomologie générale. Lépidoptères. DUFOUR (Arthur), joaillier, rue de la Madeleine, 7, à Bruxelles. — Lépidoptères. DuGÈs (Eugène), docteur en médecine, à Guanajuato (.Mexique). — Coléoptères. Dui'ONT (E.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes, au Musée d'his- toire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale. Du Pré (Gaston), docteur en médecine, chaussée St- Pierre, 99, à Ellerbeck. — Coléoptères. DuTREUX (Aug.), ancien receveur général du grand-duché de Luxembourg, officier de l'ordre de la Couronne de Chêne, membre des Sociétés entomologiques de France et de Stettin, et de l'inslilut royal grand-ducal de Luxembourg, au Château de la Celle, par Bougival (Seine et Oise). — Lépidoptères européens et Lépidoptères exotiques diurnes. Emic» (Gustave d), secrétaire adjoint au Ministère royal Hongrois du commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères. FIVERTS (Ecuyer E. J. G.), docteur en philosophie, professeur à l'Ecole moyenne, Huigensstraat, il, à La Haye — Coléoptères. •Foi.OGNE (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe. *FONDU (Nicolas), contrôleur des contributions directes et accises, hôtel de la Toison d'Or, à Leuze(Hainant). — Lépidoptères. exil Fontaine (C6sar), membi-e de la Société royale de Botanique de Belgique, à Papi- gnies. canton de Lessines (Hainaul). — Lé|)idoi)lùres et Coléoptères. Fkéuékicu (Léon), docteur en sciences naturelles et en médecine, Grand Gcwat, à Gand. — Entomologie générale. Gii.NiCKi (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 23, îi Paris.— Coléoptères. Girard (Maurice), docteur en sciences naturelles, [irofesscur de sciences physiques et naturelles au Collège Rollin. membre de la Société Entomologique de France, du Conseil de la Société Zoologique d'Acclimatation, etc., rue Thé- nard. 9, à Paris. — Entomologie générale, anatomie, physiologie, insectes nui- sibles et utiles, sériciculture. Giron (Alfred), vice-président du tribunal de première instance de Bruxelles, rue Goffart, 12, à IxcUes. — Lépidoptères. GoBERT (Emile), docteur, h Monl-dc-Marsan, département des Landes (France). — Coléoptères. GoNZAi.o Y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle h l'Insiiiut de Tortosa (Espagne). — Entomologie générale. GOL'ïTiER (H.), notaire, h Braine-l'Alleud (Brabant). — Lépidoptères. Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de Vaugi- rard, 55, à Paris. — Coléoi)tères de France. Hennly (l>éon), à Dinanl. — Coléoptères. Heusch de i.a Zanc.rye (baron Oscar de), h Slrabeek (Houthem-St-Gerlache\ par Fau(iuemoiit (Limbourg néerlandais). — Coléoptères. Heyi.aehts (P. J. M. lils), docteur en médecine, membre de la Société Entomolo- gique Néerlandaise, Sint-Jan'Straet, A-503, à Bréda (Brabant néerlandais). — Lépidoi)tères, Coléoptères. Horvath (Geyza de), docteur en médecine, membre de diverses Sociétés savantes, à Forro (Abauj) Hongrie. — Coléoptères et Hémiptères. IRIARTE (Francisco), conservateur du Musée national d'histoire naturelle, h Lima (Pérou). — Entomologie générale. ■Jacobs (J. Ch), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles. — Ento- mologie générale, Coléoptères, Hyménoptères. Janson (E.), bibliothécaire de la Société entomologi(]ue de Londres, Muséum Street, 28, à Londres. — Entomologie générale, Coléoptères (spécialement les Élatérides). Jekel (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France; cabi- net entomologique, rue Letort, 2, (IS" arrond.) à Paris. — Coléoptères euro- péens et exolitjues. (Curculionides). Katter (F.), professeur au lycée, membre correspondant de la Soc. des Sciences naturelles de Wetteravie, membre des Sociétés entom. de Berlin, Stcltin, Silésie et Suisse, à Putbus (lie de Rugen, Prusse). — Coléoptères, Lépido- ptères. Kerchove de Denterghem (Oswald de), membre de la Société royale de Botani- que de Belgique, quai au Blé, 13, à Gand. — Entomologie générale. KOCH (Carl-Ludwig,) docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 3, îi .Nuremberg (Bavière). — Arachnides. Kokouyew (N.), libraire à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères. Lacerda (Antonio de), consul de Belgique à Bahia, Brésil. — Coléoptères. LAi.i,E.MAND(Amédée), candidat notaire, rue Berckmans, 12, à Saint-Gilles lez-Bru- -xelles. — Lépidoptères. Lai.lemant (Charles), pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes, b l'Arba, près Alger. — - Coléoptères de France et d'Algérie. Lamarche (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique, rue Lou- vrex, 70, à Liège. — Lépidoptères (spécialement les Papilionides). CXIII Lamrrichs (Edmond), artiste peintre, rue Kessels, 00, à Scluicrlieek. — Kntonioio- g:ie générale, Lépidoptères. Lange (Charles Jules), secrétaire de chancellerie de la I-égalion imp. et R. d'Au- Iriche-Hongric, ii Athènes. — Coléoptères. Lansberge (G. van), gouverneur général des Indes Néerlandaises, membre de diverses Sociétés savantes, à Batavia. — Coléoptères, spécialement Lamelli- cornes. Lapoute (Ernest), ancien officier de marine, rue Laroche, 85, à Bordeaux. — Coléoptères. Larrinua y Azcona (Angel de), licencié en droit. Galle San Roque, 3, à Madrid. — Coléoptères. Le Brun (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue Grand Cloître Sl-Pierre, 28, à Troyes (Dép. de l'Aube). — Coléoptères. Lecatte (Louis), rue Névraumont, 57, à Saint-Josse-len-Noodc — Lépidoptères. Le Comte (Théophile), membre de .'a Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes, à Ghislenghien (Hainaut). — Entomologie générale, Lépidoptères. Lrfèvre (Edouard), membre de la Société Entomologique de France, rue Vercingétorix, 28 (XIV^ arrond.), à Paris. — Coléoptères, spécialement Cly- irides. Lethierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue Blan- che, h St-Maurice, lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères. Liagre (Charles), médecin de bataillon au régiment des Carabiniers, rue d'Eg- mont, 46, à Matines. — Entomologie générale. Lépidoptères. Lightenstein (Jules), membre de la Société Entomologique de France, cour des Casernes, 29, à Montpellier (Hérault). — Entomologie générale et appliquée, Hyménoptères. Lii.LEY (Ch. E.), Court House, à Gravesend, comté de Kent (Angleterre). — Co- léoptères. Looz-Corswarem (Prince Guillaume de), au château d'Ahin, près Huy. — Lépi- doptères. Mabii.le (Paul), professeur au Lycée de Vanvcs, membre de la Société entomolo- gique de France, rue Cochin, 5, à Paris. — Lépidoptères. Mac Lachlan (Robert), F.L. S., Limes Grove, North-Lewisham, S. E. London. — Névroptères. Maurissen (A. H.), membre de la Société entomologique néerlandaise, rue de Tongres, à Maestricht. — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe. Mazarredo (Carlos de), ingénieur-forestier. Galle del Arenal, 18, à Madrid. — Entomologie générale. MÉi.rsE (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue du Président, 2i. à ixelles. — Coléoptères. MiEDEL (Joseph), membre de la Société Entomologique de France, rue Lairesse, 72, à Longdoz-Liége. — Coléoptères. MiGNEAUX (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société enlomologiiiue de France, rue du Cloître St-Merry, 16, à Paris. — Entomologie générale. MioT (Henri), substitut du Procureur de la République, à Semur (Côtc-d'Or). — Entomologie appliquée, insectes utiles et nuisibles. Mniszech (Comte de), membre delà Société entomologique de France, rue Balzac. 22, à Paris. — Coléoptères. Moqlin-Tandon (Gaston), docteur en sciences, avenue d'Antiii; 19, à Paris. — Formicidcs. MORi (Alfred), rue Belliard, 83, à Bruxellles. — Lépidoptères. Morren (Edouard), professeur de botanique h l'Université do Liège, membre de A.^NAI.£S FIK l.A SOC. K NTOM . [)B BFI-CKirE. T. XIX. 1 CXIV l'Académie royale de Belgique cl de plusieurs Sociétés savantes, quai de la Boverie, 1, à Liège. — Entomologie générale. 'Mors (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de France, rue Solferino, -4, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères. MoURi.ON (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l'Université de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, membre corres- pondant de l'Académie royale de Belgique, rue de Trêves, 24, à Ixelles. — En- tomologie générale. OBERTHUR (Ch.) imprimeur, faubourg de Paris. :20, à Rennes (Département d'Ile- et-Vilaine, France.) — Lépidoptères. Olivier (Ernest), membre de la Société Entomologique de France, rue Billonnal, à Moulins (Allier). — Coléoptères. PAiii.iNO DE Oi.ivEiR.\ (Manoëi), membre de la Société Entomologique de France, etc., professeur h l'Université do Coïmbrc (Portugal). — CoU^optères et Lé- pidoptères. Pei.i.et (P.), naturaliste, membre de la Société entomoiogi(|ue de France, rue do l'Aloës, l^'s^ ji Perpignan (Pyrénées Orientales). —Coléoptères. Pescatoke (Gustave), docteur en droit, référendaire de justice et privat-docenl à l'Université de Marburg (Allemagne). — l^épidoptères. "Peteau (Antoine), rue Royale, 1T5, à St-Josse-len-Noode. — Lépidoptères. PiEKHET (Emile), Marché-aux -Herbes, 5j, à Bruxelles. — Hémiptères. Plateau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques, pro- fesseur de zoologie h l'Université de Gand, membre de l'Académie royale de Belgique, rue du Casino, ITj, à Gand. — Entomologie générale; analomie et physiologie; Crustacés ; Myriapodes. pREUDiiOMME DE BoRRE (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes, conser- vateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle, boulevard du Régent. 21, à Bruxelles. — Entomologie générale; géographie entomologique; Coléo- ptères, spécialement les Hétéromères et les Hydi-ocanthares. PULS (Jacques), membre des Sociétés entomoiogiques de France, de Berlin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 0, à Gand. — Diptères, Hyménoptères. PURVES (J. C), membre de plusieurs Sociétés savantes, Panmure Place, 16, à Edim- bourg. — Entomologie générale. Pl'tzeys (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de plusieurs Sociétés savantes, chaussée St-Pierre, 70, à Etterbcek. — Coléoptères (Cara- biques). yuAEDVLiEO (Louis) tils, proitriétairo à Visé (Liège). — Lépidoptères européens cl exotiques. Raousa (Enrico), membre de la Société Entomologique Italienne, etc., .Vlbergo Trinacria, à Palcrme. — Coléoptères. Reiber (.Ferdinand), faubourg de Saverno, 8, à Strasbourg. — Hémiptères. RiLEY (C. V.), entomologiste de l'Étal de Missouri, Boom -i2, Mutual Insurance Building, NW. Corner C' and Locusl Strcets, à St-Louis (États-Unis). — En- tomologie générale et appliquée. ■RoELOFS (\V.;, artiste-peintre, chaussée de Haechl, 218. à Schaerbeck. — Coléo- ptères (Curculionides). ROYER (Cil.), membi'e de la Société Entomologique de France, à Langres (Hauie- .Marne). — Coléoptères cl Lépidoptères d'Europe. Sal'nders (Sir Sidnoy Smith), membre de la Société Entomologique de Londres, etc., Galestone, Central Hill, Upper Norwood (Angleterre). — Entomologie générale. '.Sauveur (Jules), directeur général de l'instruction publique au Ministère de l'In- térieur, rue de la Loi, 212. îi Bruxelles. — Faune entomologique de Belgique. cxv SCHUSTEK (Ad.), Herrngasse, à Cobourg (,Sa\o-Gobourg). — Lépidoptères. SÉDiLLOT (Maurice), avocat, membre de la Société Entomologique de France, rue de rodéon, 20, à Paris. — Coléoptères. *SÉLYS-LoNGCHAMi>s (Baron Edmond de), sénateur, membre de IWcadémie royale de Belgique et de plusieurs autres .\cadémies et Sociétés savantes, à Liège, bou- levard de la Sauveniôre, 54. — Névro[)tères (principalement Odonatcs) indi- gènes et Lépidoptères d'Europe. Sharp (David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Thornhill (Oumfrieshire, Ecosse). — Coléoptères. Simon (Eugène), docteur en médecine, membre de la Société Entomologique de France, rue des Feuillanlins, 64., à Paris. — Enlom. générale, Aiaclinides. Staudinger (D"" OtloJ, Diana-Bad, à Dresde (Saxe). — Lépidoi)tères d'Europe. SZMOLAY (G.), à Temesvar (Hongrie). —Coléoptères. Thirot (Edouard), chef de bureau à l'administration communale de Scliaerbeek, rue de la Station, 151, à Jetle-St-Pierre (Brabant). ~ Lépidoptères et Coléo- ptères. Thiroux (Eugène), membre de la Soc. Royale Linnéenne, boulevard de la Senne, 71, à Bruxelles. — Insectes nuisibles ou utiles à la culture. Thyes (Eugène), contrôleur des contributions directes et accises, rue Goffarl, 24, à Ixelles. — Lépidoptères. 'Thysebaert (Baron Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, "26, h Bruxelles. — Lépidoptères. TosQUiNET (Jules), médecin de régiment au 2e de ligne, rue Église-St-Anne, 6, à Bruges. — Hyménoptères. ïournier (Henri), membre de la Société Entomologique de France, Villa Tour- nier, à Penoy, près Genève. — Coléoptères Vai,L£TTe (René), avocat, membre de la Société Entomologique de France, rue des Carmes, 1, à Poitiers (Vienne). — Coléoptères et Lépidoptères. Van Bemmel (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 25, à St-Josse-ten-Noode. — En- tomologie générale. Van Beneden (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre de l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Université de Liège. — Entomologie générale, biologie, embryogénie. Crustacés et Anné- lides. Vandenbroeck (E.), rue Terre-Neuve, 124, à Bruxelles. — Entomologie générale, Arachnides, Myriapodes, Crustacés. Vander Meulen (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 15, à Bruxelles. — Lépidoptères. Van Segvelt (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de Botanique, rue du Serment, 11, à Malines. — Entomologie générale ; mœurs des insectes. VERDiANi-BANOi(Luigi), membre des Sociétés Entomologi(iues d'Italie et de France, Via Ricasoli, 52, à Sienne (Italie). — Coléoptères. Wankowicz (Jean), membre de diverses Sociétés savantes, à Minsk (Lithuanic, Russie). — Coléoptères. Warren (J. Q. a.), membre de diverses Sociétés savantes, h New-York. — Ento- mologie générale. Weinmann (Rodolphe), industriel, chaussée de Mons, 71, à Cureghem-lez-Bru- xelles. — Lépidoptères d'Europe, i>ycénides européens et exotiques. Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés Entomologiqucs de France, de Suisse, de Stcttin, de la Société malacologique de Belgique, etc., boulevard Central, 26, à Bruxelles. — Coléo|)lères (Buprestides). Wii.i.AiN (D.), instituteur, à Trlvières, près Bracquegnies (Hainaut). — Entomologie générale. CXVl /iiiEi-.HoKKR (C-liarhîsi, noijociaiit, membie do la Sociélé Enlomologiquc de rnuico, ^ Doniach ^Vlsacc). — Colôoplcres, .Meiiibi'es lioiioi'nli'es. MM. BoisblvAL, doclcur cti médecine, membro des SocitHés botanique de France, enlo- niolo^Miino de France, et centrale d'horticulture de Paris, etc., à Ticheville, |)ar Vimoiitiers (Orne». DomiN (C.-A.), i)rL^sident de la Société Entomologique de Stellin, etc., à Stotlin (Prusse). Fairmaiiie (Léon), membre des Sociétés Entomo!oi,Mques de France, do Steltin cl de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoolo^iique et botani(]ue de Vienne ot royale d'Édimbourp;, licencié en droit, directeur do l'Hôpital St-Lonis, rue Bichat, 40, à Paris. HAGtN (Herman-Aususte), Docteur; à ^L'ni^'^rsité de Cambridge, État de Massa- chusetts (Étals-Unis de l'Amérique du Nord). Kraatz (G.), président de la Société Entomologique de Berlin, docteur on philoso- phie, etc., Linkslrasse,2S, W, à Berlin. I.r Conte (.iohn-L.), docteur en médecine, Spruce sireet, l62o, h Philadelphie (Pensylvanie, Ëtats-Tnis). — Coléoptères do l'Améri(]ue du Nord. MiM.ii'HE (Pierre), membre de la Société Entomologique de Franco, Villa dos Pha- lènes, à Cannes (Alpes-.Maritimes.). — Lépidoptères. Ml'I.sant (Etienne), président de la Société Linnécnne do Lyon. — Coléoptères, Hémiptères. S.NEi.i.EN VAN VOLU.ENHOVEN (Samucl-Constanl), docteur en droit et cs-scionces, membre de l'Académie royale des sciences, Vandcn Bosch-slraat, 34, à La Haye. STAiNTOiN (H. T.), membre de la Société Entomologiiiue de Londres, etc., Mounts- field Lewisham, SE. London. Stal (Cari.), à Stockholm (Suède). — Entomologie générale, Hémiptères. Membres correspondants. MM. Bkutoi.o.m (Gius.). professeur à l'Université, à Bologne. Chaiimciu Alexandre), lieutenant de la marine marchande. • - (JOKANZ, docteur, professeur à Klagonfurt (Carinlhie). HuYVENAAit, docteur en médecine, rue Duquosnoy, îi, épidoptcres et Névroi)tères. SOLSKY (Simon de), secrétaire de la Sociélo Éutomologique de Russie, à St-Péters- bourg. Vi(ii-A (Miguel-Navarro), avocat, li Buenos-Ayres. Membres tléeétlés». MM. "BiiiEYER (Albert), docteur en médecine, à Bruxelles. (Membre effectif et fondateur.) PiocHARD DE LA BRÛLERIE (Charles), à Paris. (Membre effectif.) Organisation administrative POUR L ANNÉE SOCIALE 187H. Conseil il'adinlnlstratlon. MM. PvTZE\s, président. Weinmann , vice-prénident. Preudhomme de Borre, secrétaire et bibliothécaire. Pologne, trésorier. Fondu. Mélise. Weyers. CoïKimlssion <1e vériflcntion des comptes. MM. A. De la Font.une. Peteau. Sauveur. Errata. Pages 12, ligne 25; 87, ligne 20; et 93, lignes i;^ et 15, au lieu de Styphlomerus, lisez : Styphvomerus. Page XLV, lignes 32 et 33, au lieu de bussah, lisez -. tussah. » ligne 35, » Mylissa, » Mylitta. TABLE DES MATIÈRES Noie sur une sécrétion propre aux Coléoptères Dytiscides, par M. Félix Plateau 1 Monographie des Brachynides, par M. le baron M. de Chaldoir. 1 1 Tableau alpliabétique des genres et des espèces 102 Notes et additions au mémoire de M. Reed sur les Garabitjues du Chili, inséré dans les Proceedings of the Zoological Society of Loyidon (Jan. 1874, p. 48). I" partie, par M. le baron M. de Chaudoir 105 Ti'OBCatipennes 106 Feronia. . ■ 112 Etude des espèces européennes et circumeuropéennes du genre Cneorhinus Schoenh.,de la Tribu des Brachydérides, Cur- culionides Adélognathes Cyclophthalrnes, par M. H.Toi'R- NIER 125 Table 163 Notes pour servir à l'histoire des insectes du groupe des Phyl - loxériens, Homoptères formant la transition des Aphidiens aux Coccidiens, par M. J. Lichtenstein 164 Genre Acanthochernaes 170 » Phylloxéra , ,. )? Rhizaphis 174 Descriptions des métamorphoses de Minturnia dimidiata Lac, Goléoptère du groupe des Mégalostomides, par M. Eiia. DuGÈs 178 Explication dos figures 183 Comptes-rendus des séances de la Société : Séance du 8 janvier 1876 1 — du 5 février 1876 (Sur une empreinte trouvée en Angleterre dans les schistes liouillers et supposée pouvoir être celle d'une chenille. — M. Westwood, traduit de l'anglais par M. Weyers.) (Description de quatre nouvelles espèces de Curculionidesiirises par M. J. Van ^'olxem à Ceylan et aux Iles Philippines. — M. Roelofs.) ANNALE* DE 1. A fiOO.ENTOM, l)K HKI.i;i()»,E, T. Xl.\. 1/ CX.\I1 Séance du 4 mars 1876 IX (Sur les caractères distinctifs des Locuatiens et des Orylliens. — M. C. Stâl.) (De Tinfluence des verres colorés sur la conservation des insectes. — M. Capronnier.) — du 1 avril 1876 XIV (Note analytique sur l'ouvrage de M. Maurice Girard : Les Insectes. Traité élémentaire d'Entomologie, t. II, I" fasci- cule. Orthoptères, Névroptères. — M. F. Plateau.) (Relevé des Hispides des Iles Philippines, avec les descriptions de quelques espèces inédites. — M. F. Chapuis.) (Note critique sur le Pachyti/lopsis Persenairei Pr. de Borre. — M. C. Van Volxera, travail posthume.) — du 6 mai 1876 XXXIV (Tableau systématique des huit premiers sous-genres du genre Agrion. — M. de Selys-Longchamps.) — du 3 juin 1876 XXXVII (Diagnoses de Cryptocéphalides inédits appartenant à la faune de l'Australie. — M. F. Chapuis.) (Sur le Bombi/x [Anthercea) Pernyi. — M. Lelièvre.) — du 1 juillet 1876 XLVII (Tableau systématique des douze derniers sou.s-genres du geni"e Agrion. — M. de Selys-Longchamps,) (Liste des Hémiptères recueillis dans l'excui-sion de la Société aux environs de Naniui'. — M. Pierret.) (Nouvelles expériences sur rinfluence des veri'es colorés sur la conservation des diver.ses couleurs chez, les Lépidoptères. — M. Capi'onnier.) — du 5 août 1876 LU (Sur la Breyeria borinensis. — M. Bar.) — du 2 septembre 1876 IJV (Notice nécrologique sur le D"" Breyer. — M. Putzeys.) (Sur les travaux entomologiques présentés à la ô"^ session de l'Association fran^-aise pour l'avancement des sciences, à Clermont-Ferrand. — M. Plateau.) (Sur un nid de Pelopœus kistrio Lep. et Serv. — M. de Lacerda.) (Note sur quelques Phytophages nouveaux ou rares pour la faune belge. — M. H. Donckier de Donceel.) — du 7 octobre 1876 LXH (Note sur un genre nouveau de la tribu des Trogides. — M. Can- dèze.) (Sur un Crapaud dévoré vivant par des larves de Muscides. — M. Preudhomme de Borre.) (Note sur un voyage scientifique fait en Allemagne, en Autriche et en Hongrie, en 1876. — M. de Selys-Longchamps.) (Note sur quelques Curculionides nouveaux ou rai'es pour la faune belge. — M. H. Donckier de Donceel.) — du 4 novembre 1876 LXXVI (Homoptères nouveaux d'Europe et de.« contrées voisines. — M. Letiiierry.) cxxiir Séance du '2 décembre 4876 XC (Note sur les Lygéides de la faune belge. — M. de Horvath.) (Notice sur les Aphodiides recueillis par M. Camille Van Volxem dans l'Amérique du Sud. — M. de Harold.) (Diagnoses des espèces du genre Aulacophora recueillies aux. Iles Philippines par le D"" Semper. — M. Chapuiai.) Assemblée générale du 26 décembre 1876 CIII Liste des membres de la Société CIX Organisation administrative en 1876 CXVIII Errata CXIX Table des Matières GXXI 'uSc 'iXcTô . 'XIX. PU. /2 ^ /.? .Vet((M)/p/u).svs (l('h( JfiiUi(ri(u( (Iunu(ia(a /.aconl. CATALOGUE DE LA lUnLlOTHÈQCE DE LA SOCÎIETK Ce eatalo^aie, dont les fascicules sont publiés successivenient. dans les Annales, et peuvent être acquis séparément, est divisé syslémali(|neiuenl comme suit ; il comprend, indépendamment des litres des ouvrages publiés isolément, ceux de tous les mémoii'es et notices insérés dans It's recueils que possède la bibliothèque : 1. Entomologie générale; Entomologie appliquée; Ouvrages traitaiif (Tlnsectes de plusieurs ordres ou d'Âi-liculés de plusieurs classes. IL Coléoptères. IIL Lépidoptères. IV' . Névroptères et Orlhoptères. V. Hyménoptères. VL Diptères. \'IL Hémiptères. VHL Aptères, Thysanoures, Apbaniptères, Araclmides et Myiiapodes. IX. Crustacés et Cirrbipèdes. X. Vertébrés. XL Mollusques et Animaux inférieurs. Xn. Histoire naturelle générale ; Zoologie générale ; Dofanique ; Géo- logie ; Minéralogie. I XUL Ouvrages divers. XIV. Revues périodiques ; Publications des Sociétés savantes. En vente au prix de cinquante centimes le fascicule : Div. I, fasc. 1 Div. H, fasc. 1, % 3 et 4 ; Div. HI, fasc. 4, 2 et 3 ; Div. IV, fasc. 1 Div. V, fa.sc. 1 ; Div. VI, fasc. 1 ; Div. X, fasc. 1 ; Div. XII, fasc. 1, 2 et 3 Lu Siirir'h' jicitl cncon' lUsjioser dii (iKfhiin'.s c.rciiijilnires des uurmijci .siiirKiil.s : l'I'r/.K^'S. — l*réiiiice.s ciitomolcjgitim's. ( Moiio^iitphic du '^cnve Pasimachl's ; 02 esp. iioiix . Gicimlol. et Carab.) (1 |il. ). iu-K". fi'. :? » — l'oslscriptmii ;iil (.li.iviNHt.MtrM moiioj;r;ipluani, ' C-l [il ), iu-S". :> » (^Kxtrails dos Mémoires de la Société royale des sciences de Lié>>e.) — Thkciiop.um europa'orum conspectns, in-8". U 75 ( Kxtiail de Stettiner entoniologische Zeitmig.) liévisioii générale des Clivinides, in-8". S >> — Supplément à la révision générale des Ci.ivimdks, (1 pi.), in-() (Kxlraitsdes Annales de la Société entoniologicpie de Belgique.) LKDKllKH. — Conlrihutions à la l'aune t\vy^ Lépidoptères de la Transcaucasie, ("i pi. color.), in-8". :> 50 (Kxirait des Annales de la Société enloniologique de Belgique.) DK SÉLYS-LONGCHAMPS. — Sur la Faun.' de Belgique, in-8... () 50 (Kxtr. des Bull, de l'Acad'. royale de Belgique.) J'KKLDIIOMMK DE J50RBE. — Note sur le Byrsax iHoleto- phagus) gibbifer Wesin., in-8". 20 (Kxti'. des ]kdl. de TAcad. royale de Belgique.) DE ('.IIAriX^lB. — Essai monograpbique sur le grouj)e des Pogo- nidcs, in-8". I 50 — Essai nionograpbique sni' les Ortbogoniens, in-8". 1 50 — Essai sur les Driniostoniides et les Cratocérides, etc. 1 50 — Monographie des Callidides. 3 » (loiiiples-iendus des séances de la Société enloniologique! de Belgique. Années 1808-00, 1800-70, 1870-71. Chacune. 'A » id«'in. .\nnées 1871-7'i2 et 187:). a 5 » Iinix<'ll('s. — Iiiip. Hi Loule, Tavira. Calocoris affinisB.. Sch, Leiria, La Foya, Faro, Tavira, S. Barth. de Messine. C. bipunclatus Fabr. Coïmbra, Portimao, Sagres, Casa-branca, Tavira. C. inslabilis Fieb. Coïmbra, deux exemplaires cf et 9; espèce rare, non encore signalée ailleurs que dans la péninsule Ibérique. HoMODEMUS roseomaculatus de Geer. Santa-Clara, Casa-branca, Faro, H. marginellus Fabr. Bussaco, Santa-Clara, Caldas de Mon- chique. Lygus pratensis Fabr. Grenade. Orthops monlanus Schill. Coïmbra. Cyphodema instabile Lucas. Coïmbra, Sagres. Camptobrochis punctulata Fall. Carregado. Capsus punctum Rambur. Casa-branca, Tavira, S. liartli. de Messine. Heterocordylus tibialis Hahn. Cintra, Evora. H. uniculoj']lah.n. Mafra. Stiphrosoma cicadifrons Costa. Monchique. HkUSicM^crylhrocephalus H. Scb. Coïmbra. RECUEILLIS EN PORTUGAL ET EN ESPAGNE. 39 Orthocephalus saltator Hahn. Casa-branca. 0. trisiis Fieb. Casa-branca, deux 9- N'était encore connu que d'Andalousie ; je l'ai pris aussi à Oran (Algérie). PiTHANUs Mœrkeli H. Sch. Portimao. Macrolophus costalis Fieb. Portimao. Brachycerœa hyalinipennis Klg". Lisbonne, Tolède. Globiceps flavotnaculatus Fabr. Portugal. Pachylops chloropterus Kirschb. Casa-branca. 0RTH0TYLUS/?«ra<;p«r.w.9Sahlb. Santa-Clara, Casa-branca. hvïocoms, ericeto}-u7n Fall. Santa-Clara, Tavira. Pachyxyphus lineelluslA\x\%. et Rey. Santa-Clara, Castroverde. En nombre. HoPLOMACHUS Tkimbo-gi F-àll. Cintra. CoNOSTETHUs saliuus Sahlb. Santa-Clara. Xenocoris ixnustusFieh. Carregado, Casa-branca. Mermimerus Paykuli Fallen. Casa-branca. Macrocoleus Reiberi Reuter (Petites nouvelles entomologiques, 1876). Mafra, deux exemplaires. La capture en Portugal de cette espèce, qui habite les Vosges, en France, est intéressante ; la description de M. Reuter me paraît convenir de tous points à nos deux insectes portugais. Amblytylus longirostris Fieb. Casa-branca, en abondance. Cap- ture très intéressante ; il ne restait dans la collection Fieber que des débris de cette espèce espagnole. IcoDEMA infuscatum Fieb. Santa-Clara. Apocremnus ohscunts Kirschb. Portimao, Lagos, Tavira. A. obscurellus Fallen. Carregado, Tavira. Psallus aurora Muls. et Rey. Leiria. Espèce distincte, confondue à tort, suivant M. Reuter, avec le P. diminutus Kirschb. P. varians Meyer. Coïmbra. AucHENOCREPis mmutissima Rambur. Santa-Clara. Plagiognathus arbustorwni Fabr. Tavira. P. viridulus Fallen. Tavira. Anthocoris nemoralis Fabr. Tavira. Triphleps nigra Wolff. Mafra, Portimao, Tavira. T. lœrigota Fieb. Tavira. Cardiastethus rufescens Costa. Tavira. CiMEX lectularius Linn. Bussaco, Caldas de Monchique. SALDAùrenicolaScholtz. Coïmbra, un exemplaire. Salda pallipes Fabr. Portimao, deux exemplaires de la variété dimidiata Curtis. Nabis laiiventris Bohem. Tavira, un seul exemplaire macroptère. Cette variété macroptère paraît se rencontrer plus fréquemment dans le midi de l'Europe que dans le nord. 40 RELEVÉ DES HÉMIPTÈRES N. capsiformis Germ. Tavira. N. rugosus Linn. Portugal. CoRANUS niger Rambur. Lagos. Sfhedanolestes liridigaster Muls. et Rey. Caldas de Mon- chique. *S'. sanguineus Fabr. Monchique. Rhynocoris î'/Y/c^imc/twScop. Cimra, Santa-Clara, La Fova, Caldas de Monchique, Sagres. R. ergt/iropmL'mn. Carregado, Santa-Clara, Mertola. Eumerus ululans Rossi. Lagos, six exemplaires. Pirates hybridus Scop. Bussaco, La Foya, Caldas de Mon- chique. Pasira bnsiptera Stâl. Lagos, un seul exemplaire ; rencontrée pour la première fois dans la péninsule. Reduvius personaius Linn. Lagos, Tavira. Oncocephalus squalidufi Rossi. Cintra, Lagos. 0. notfdus Rambur. Leiria, Cintra, Caldas de Monchique, Tavira. LiMNOBATES slagnoiV/m Linn. Coïmbra, Monchique, La Foya, Portimao. IIydrometra najas de Geer. Caldas de Monchique, Portimao. //. UiOi-acica Schumm. Portugal. H. gïbbifera Schumm. Monchique, Portimao. H. /acusfris Linn. Coïmbra. Velia rividorum Fabr. Carregado, Moncliique, Portimao. V. currens Fabr. Carregado, Monchique, Caldas de Monchique. Hydroëssa Schneideri Scholtz. Monchique. Naucoris cù/iicoides Linn. Portugal. N. maculatus Fabr. Coïmbra. Naucoris angustior. N. sp. Flavo-luteus, lateribus pronoti et lateribus anticis liemely- trorum, his latè, pallidioribus. Thorax hemelytris nonnihil angustior. Caput ad oculos parùm punctatum, verlicis sulcis obli- quis 1ère nuUis. Hemelytrorum lateribus parùm expansis, abdo- minis margine non maculato. Long. 9 mill. Athnis iV. maculato Fabr. ; forma angustiore, colore pallidà, nec non capite ad oculos minus punctato, et vertice sulcis ferè destituto, differt. Très voisin de N. maculatus Fabr. ; me paraît distinct par .ses hémélytres plus étroites, la ponctuation moindre du bord interne des yeux, l'absence à peu près complète de sillon de chaque côté du vertex, et par la couleur plus pâle, en entier d'un jaune d'argile, avec les bords du corselet et de la partie antérieure des hémélytres plus pâles; la tranche latérale de l'abdomen est dénuée RECUEILLIS EN PORTUGAL ET EN ESPAGNE. 41 de taches; la suture de chaque segment est seulement un peu foncée en dessus. Quatre exemplaires d^Ç. Portugal; Tanger (Maroc). Borbocoris Volxemi. N. sp. Suprà flavus, nigro variegatus, subtùs cum rostro et pedibus omnino flavus. Ovatus, capite cum pronoto semi-circulum formante, hujus angulis posticis rotundatis, anticis marginem anticum oculorum attingentibus. Caput rugosum, punctatum cum oculis latius quâm longius, in medio longitudinaliter fusco-notatum. Pronotum et scu- tellum dense, corium minus dense, granulis minutis obtecta, flava, nigro-variegata. Scutellum triangulare, latius quâm longius. Membrana punctis minutis squamosis obtecta, nigra, flavo-adspersa. Margo lateralis abdominis crenulatus, segmentis lateribus anticè suprà angustè nigro-maculatis. Mesosterno carinà valdè elevatà, posticè dilatatà et profundè impressâ, instructo ; metasterno et primo segmento abdominis subtùs carinâ valdè elevatâ, cœteris segmentis carinâ modicâ obsoletà, instructis. Long. 9 mill. Fauve, mélangé de noir en dessus, entièrement flave en dessous. Ovale; la tête, enclavée dans le pronotum, forme avec lui un demi- cercle assez régulier; les angles antérieurs du pronotum attei- gnent le niveau du bord antérieur des yeux, les angles postérieurs sont fortement arrondis. Tête rugueusement punctuée, y compris les yeux, plus large que longue, longitudinàlement maculée de brun au milieu. Pronotum et écusson densément, cories moins den- sément, couverts de petits granules; fauves, avec des taches irré- gulières noires. Ecusson triangulaire, plus large que long. Mem- brane couverte de petits points squameux, noire, parsemée de petites taches confluentes pâles. Tranche latérale de l'abdomen finement crénelée avec le bord antérieur des segments étroitement maculé de noir. Mesosternum avec une carène aiguë, très élevée, élargie en losange en arrière et profondément creusée en ce point; metas- ternum et premier segment abdominal garnis en dessous d'une forte carène, les autres segments médiocrement et obsolètement carénés. Quatre exemplaires cf 9» Portugal. C'est sans contredit l'espèce la plus remarquable que M. C. Van Volxem ait rapportée de son voyage en Portugal ; le genre e.st nouveau pour la Faune euro- péenne. Nepa cinerea Linn. Caldas de la Rainha, Monchique. Anisops producla Fieb. Portugal, en grand nombre. 42 RELEVÉ DES HÉMIPTÈRES NoTONECTA glauca Linn. Monchique, Caldas de Monchique, S. Barth. de Messine. Un bon nombre d'exemplaires, appartenant pour la plupart à la variété warmorea Fabr. Plea minutissima Fabr. Portugal. CoRiSA Panzet-i Fieb. Coimbra, en nombre. C. alomaria Illig. Portugal, en nombre. C. Stdli Fieb. Portugal, un .seul exemplaire. C. apicolis Fieb. Portugal. Cai)tiire très intéressante ; il no reste de cette espèce qu'un débris dans la collection Fieber. C. hieroglyphicn Dufour. Portugal, en nombre. C. transrersa Illig. Monchique, Caldas de Monchique, Portimao, en nombre. C. limitata Fieb. Monchique, Portimao, en nombre. C. sewisb'iata Fieb. Portugal. C. mœsta Fieb. Monchique, en nombre. C. Fabricii Fieb., et variété nigrolineala Fieb. Portimao, en nombre. Cymatia Bonsdorffi Sahlb. Portugal, un seul exemplaire; ren- contrée pour la première fois dans la péninsule. Sigara Scholtzi Fieb. Portugal, en nombre. Tettigia orni Linn. Tavira. Cicadetta argentata Oliv. Portugal, un seul cf. Helicoptera Genei Spinola. Santa-Clara, un seul exemplaire ; rencontrée pour la première fois dans la péninsule ; espèce restée inconnue à Fieber. Cixius dis'crepans Fieb. Mafra. C. Heydeni Kirschb. Bussaco, Monchique. DiCTYOPHARA Euvopœa Linn. Tavira. Hysteropterum liliimacula Costa. Loule. H. bilohum Fieb. Portimao, Sagres, Loule, Tavira. H. fuscoi'enosuDi Fieb. Caldas de Monchique, Castroverde. H. distinguendum Fieb. Monchique, Santa-Clara. Castroverde. Il n'en reste qu'un exemplaire dans la collection Fieber. H. angidare Fieb. Portugal. Edrysa lineata Perris. Mafra. Tettigometra virescens Panz. Casa-branca, Tavira. T. picta Fieb. Casa-branca. T. imp7-essifrons Muls. et Rey. Carregado. Beja, Casa-branca, Portimao. T. coslulata Fieb. Portugal. Triecphora sanguinolenla Linn. Cintra, Sagres, Faro. Aphrophora corticea Germ. Mafra. Philœnus cawpcstris Eall. Casa-branca. P. spumarius Linn. Coimbra, Mafra, Casa-branca. RECUEILLIS EN PORTUGAL ET EN ESPAGNE. 43 Gargara genistœ Fabr. Carregado. Megophthalmus scanicus Fall. Monchique. Idiocerus atopos Fieb. Coïmbra. /. socialisYieh. San ta-Olalla (Espagne). Agallia venosa Fall. Portimao. Eupelix cuspidata Fabr. Portimao. Acocephalus interrupius Scott. Alte, Santa-Olalla. A . polystolus Scott. Mafra. A . pelas Fieb. Lagos. Un seul cf , trouvé pour la première fois dans la péninsule. Selenocephalus Corsicus Leth. Faro, S. Domingo. Espèce nou- velle, qui me paraît différer du Sel. Lusitanicus, Signoret, dont j'ai des types provenant de l'auteur. (Voir Annales de la Société enfomologique de Belgique, 1876.) DoRYDiUM lanceolatwm Burm. ViUareal. Remarquable espèce, nouvelle pour la Faune de la péninsule; M. G. Van Volxem n'en a malheureusement trouvé qu'une larve peu développée. Thamnotettix paryphania Fieb. Tavira, une seule 9- Athysanus stactogalus Amyot. Santa-Clara, Tavira. A. iiariegatus Kirschb. Coïmbra. Allygus modeslus Fieb. Monchique. Un seul exemplaire; nou- veau pour la Faune de la péninsule. Deltocephalus punctum Flor. Mafra ; nouveau pour la Faune de la péninsule. D. stfiatus Linn. Tavira. Chlorita flarescens Fabr. Portimao. C. solani Kollar. Tavira. RELEVÉ DES HÉMIPTÈRES RECUEILLIS DANS LES ENVIRONS DE TANGER (MAROC) PAR M. CAMILLE VAN VOLXEH EN JUKJ.KT 1871 par L. LETHIERRY, — Séance du 6 janvier 1877. — SoLENOSTETHiUM li/vccum Fabr. Cryptodontus tuberculatus Rossi. Odontoscelis dorsolis Fabr. Trigonosoma falcatum Cyrillo. Ancyrosoma albolinealum Fabr. Graphosoma lineatum Fabr. Cephalocteus hisleroirfpR Dutbur. Crocistethus WaWi Fieber. ' OcHETOSTETHUS nmius H. Sch. SciocoRis macroccphalus Fieber. Doryderes mnrginntuf! Fabr. .^LiA roMï'ala Bohem, Carpocoris baccarum Linn. Dolycoris verbasci de Geer. AcROSTERNUM MUHeri Muh. et Rej. A. Heegcri Fieber. Nezara p^msina Linn. PiEzoDORUs inca>ma(u.s Germ. STRxcmA picta H. Sch. S. décora (a H. wSch. Spathocera Dalmanni Schill. Strobilotoma typhœcornift Fabr. Ceraleptus gracilicornis H. Sch. EoxocNEMis dentator Fabr. Coreus hirsutus Fieb. C. pilicornis Burm. RELEVÉ DES HÉMIPTÈRES. 45 Verldsia rhomhea Linn. Un seul exemplaire, de tous points pareil à ceux qu'on trouve en Belgique et dans le nord de la France. Il est assez curieux que cette espèce soit remplacée par la Ver- lusia sinuata Fieber, en Espagne, en Corse et en Algérie ; je n'ai pas connaissance que la rhomhea ait été prise dans ces trois derniers pays. V. sulcicornis Fabr. Camptopus lateralis Germ. • LioRHYSSUS hyalinus Fabr. Lygœus equcstris Linn., variété à membrane blanche. Spilostethus militarisa Fabr., variété à membrane blanche. Cymodema tabidum Spinola. Henestaris laticeps. Curtis. Geocoris siculus Fieber. G. ater Fabr. Proderus suberythropus Costa. MiCROTOMA leucoderma Fieb. Pachymerus tristis Fieb. P. quadratus Fabr. P. saturnius Rossi. Emblethis orenarius Linn. Thaumastopus marginicoUis Lucas. Pyrrhocoris apterus Linn., variété macroptère. Cantacader quadricornis; Lep. Phymata monstrosa Fabr. LYGUspratenm Fabr. LiTOcoRis ericetorum Fall. TiNiCEPHALUS rubiginosus Fieber. Anthocoris nemoralis Fabr. Leptopus ecliinops Dufour. Prostemma guttula Fabr. Rhynocoris erythropus Linn. Oncocephalus notatus Rambur. Hydrometra najas de Geer. H. thoracica Schumm, Naucoris maculatus Fabr. N. angustior Leth . Nepa cinerea Linné. Anisops producta Fieber. Notonecta glanca, Linné, variété marmorea Fabr. Corisa atomario. Illig. C. apicalis '^'iQh. C. hieroglyphica Dufour. C. transversa Illig. 46 RELEVÉ DES HÉMIPTÈRES. CiCADETTA iihiali^ Panz. cf 9 • Hysteropterum maroccanum. N. Sp. Flavo-grisoum, peilibus l'iisco-annulatis. Anpustatum, laterilnis depressum. Vertex vix latior qiiain longior latitudinem oculi non siiperans ; vertice fusco-quadrimaculato, duabus maculis basalibus, duabus anterioribiis. Pronotiim aniicê punctis brunneis impressis marg-inatum, carinà medià destitiitiim. Hnmelytris abdomine longioribus, apice obliqué rotundatis, irregulariter reticulatis. Affine H. nngusticipi Leth. ; Staiurà majore, forma minus angustatà, homelytris longioribus, posticè minus rotundatis, pro- notoque carinâ destituto,differt. cf. Long. 4 1/4 mill. Ressemble beaucoup pour la forme et les couleurs à VHystero- pter-um angusticeps Leth.; la forme relativement étroite de son vertex le rapproche aussi l)eaucoup de cette espèce ; on le distin- guera facilement à sa taille plus grande, sa forme moins étroite, ses homélytres plus longues, plus obliques et moins arrondies à leur extrémité, et surtout à son pronotum sans carène au milieu. Un seul cf , Tanger, Tettigometra costulata Eieber. .\cocEPHALUS strialus Fabr. Deltocephalus slrialus Linn. ESPÈCES lîs ÉDITES DE LA TRIBU DES HISPIDES par le docteur Félicien Chapuis — SÉANCE nu 6 Janvier 1877 DEUXIÈME PARTIE. Genre MONOGHIRUS Clip. Gênera des Coléoptères. T. XI, p. 330. I. Elyùwum disco nec tuberculoso nec spinulato. 1. M. inermis Zubkoff. Darghestan. Elongatus, opaciis, ater; pronoto longitudine pauio latiori, tenuiter et densissime punctato-ruguloso, jiixta marginem anticura transverse striolato, pilis nonnullis appressis argenteis adsperso, transverse late et leviter bisulcato; elytris sat profunde punctato- striatis, interstitiis alternis 1, 3, 5, 7 subelevatis ; versus apicem irregulariter tuberculatis vel nodosis; marginibus sat dense spinu- latis, spinulis lateralibus brevibus, apicalibus longioribus. Long. 5 mill. II. Elytrorum disco tuberculoso. 2. M. australicus Motschulsky. 3. M. fimbriatus N. sp. Tasmanie. Elongatus, ater, elytris nigro-cseruleis; fronte carinata; pronoto longitudini sequilato, versus apicem rotundato-angustato, ante basin subconstricto, densissime punctulato, breviter canaliculato, pilis brevibus flavis, appressis sparsuto, disco antico Isevi, glabro, postice transverse sulcato, sulco profundo, basi parallelo, in medio transverse subimpresso; elytris elongatis, apice rotundatis, mar- gine toto spinulatis, subregulariter punctato-striatis; humeris 4.S ESPÈCES INÉDITES elevatis, spinulis 4 vol 5 breviorihus seriatim armatis; disco tuber- culis conicis, ver.siis apicein majoribus obsito; femoribus anticis subtus spinulatis. Long. G mill. III. Kliili-oruia disco spiiiulato. 4. M multispinosus Gerinar. ô. M. Germari. Sp. n. Carpentaria. Oblongus, aiur, elytris nigro-cseruleis; ironie subcarinaia; pronoto maxima latitu.line paulo breviori, lateribus medio dilatato- rotundatis, versus basin leviter, versus apicem magis angustato ; tenuiter rugoso-punctato, pilis flavis appressis obsito, linea média longitudinal! laevi, subcanaliculata, transverse bi-impresso; elytris oblongis, apice rotundatis, punctato-.'^triatis, rnargine et disco spinulatis, spinulis marginalibus paulo longioribus ; femoribus anticis medio spinula sat longa subtus armatis. L. 4 mm. 6. M. coarctatus. Sp. n. Sydney. Oblongus, ater, subnitidus; fronte subcarinata; pronoto paulisper longiori quam latiori, basi coarctato, versus apicem angustato, subtiliter irregulariterque ruguloso-punctato, pilis brevibus albidis obsito, linea média longitudinal! sublan^ i, subcanaliculata, disco transverse bisulcato , sulcis subaîquè impressis, augulis posticis acute dentatis; elytris oblongis, apice rotundatis, punctato-striatis, !>pinulatis, spinulis marginis et disci longitudine a'qualibus ; femo- ribus anticis breviter subtus bi- vel trispinulatis. Long. 4 mm. 7. M. callicanthus. Bâtes. GENRE PRIONISPA Chp. C.cnera des Coléopl. T. XI, p. 337. 1. P. fulvicollis. Guérin-Mén. P. nilida Clip. Gen. Coleop. T. XI, p. 338. 2. P. subopaca. Chp. GENRE PLATYPRIA Guér.-Mén. Gênera des Coléo}il. T. XI, p. 336. I. Antcnnis (enuibiis, capUe et pronolo simui su/npUs duplo longioribus. A. Eli/tyoncm rnargine lobis duobus ornalo. (Species ex Asia.) L P. eclîidna Guér.-Mén. DE LA TRIBU DES HISPIDES. 49 2. P. hystrixFabr. 1^. P. subopaca Chp. 4. P. longispina Chp. 5. P. dimidiata Sp. n. Malacca. IJreviter oblonga , rufo-ferruginea ; antennis nigris , apice subfuscis; pronoto Iransvorso, opaco , basi sulcato , sulco vix distincte piinctato, lateribus anticis lobatis, lobo 0-spinato, spinis quatuor majoribus et apice nigris ; angulis posticis dente recurvo armatis ; elytris subquadratis, profunde irregulariter punctato- striatis, nigris, tertia basali parte rufo-ferruginea ; lobo antico nigro rufoque variegato, spinulis 4 longis et nigris armato; lobo postico bispinato; margine inter lobos breviter unispinato; margine apicali spinulato, spinulis longitudine abrupte decresceniibus; disco spinulis 7 vel 8 longioribus ornato. Long. 7 mm, A', Elytrorum margine loho antico ornato. (Species ex Africa.) 6. P. coronata Guér.-Mèn. 7. P. Raffrayi. Sj). n. Zanzibar. Breviter oldonga, subnitida, flava; antennis flavo-rufescentibus; pronoto subtransverso, opaco, raguloso, transverse leviter bisul- cato, fiavo-ferrugineo cum maculis quatuor obscuris, interdum obsoletis ; lateribus anticis lobatis, lobo 6-spinato, s})inulis 4 majo- ribus et apice fuscis ; scutello brunneo; elytris sub'iuadratis, irregulariter et profunde punctato-striatis, fiavis ; lobo 4-spinato, spinula pone lobum longiori, flava, cum apice summo fusco, spinulis apicalibusleniter longitudine decrescentibus; spinulis discoïdalibus validis, sat numerosis ; spinulis marginis et disci, una excepta, rufescentibus et apice plus rainusve fuscis. Long. 5 mm. 8. P. centetes. Guér.-Mén. 9. P. luctuosa. Sp. n. Calabar. Breviter oblonga, subopaca, subtus flavo-ferruginea, supra nigra; antennis flavo-ferriigineis, articulis duobus primis fuscis, pronoto transverso, opaco, parce punctulato, transverse bisulcato, sulco antico subobsoleto, postico profunde, dense punctato; latere utroque antico lobato, lobo 6-spinato, cum margine antico et spinulis duabus primis pallide fuscis, lineola média longitudinal! rufescente, sublaîvi ; elytris subquadratis, mediocriter punctato- striatis, cum margine laterali et apicali tenue pallide fuscis, spinulis omnibus nigris, lobo 4-siiinato; spinulis apicalibus abrupte longitudine decrescentibus. Long. 4 mm. 50 ESPÈCES INÉDITES 10. P. abdominalis. Sp. n. ^ladasrascar. Oblonga, atra, subopaca; antennariini articulis ultimis pilis griseis obsitis ; pronoto transverso, teniiissime undulato-stiiolalo, opaco, margine basali trisinuato, subtoruloso; linea média sublani; lateribus antcrius lobatis, lobo elongato, 6-spinato, spinulis 4 lon- gissimis, 2 brevissimis ; elytris subquadratis, profundius punctalo- sti'iatis, spinulis marginis et disci acute longissirais; lobo tri- spinato; spiniila ponc; lobnm longissima, aliis se(iuentibus longi- tudine decrescentibus; corpore subtus nigro, abdoiiiine rufescente. Long. mm. II. Antennis sat validi.9, capiiis et pronoti longitudini œqualihust.- 11. P. erinaceus. Fabr. GENRE HISPA. Linnèe. Gênera des Coléopt. T. XI, p. 338. SuBGENus Thoracispa. 1. H. Dregei. Dej. N. Sp. Afric. aiistr. Obovata, opaca, nigro-fusca; pronoto subtransvGr«;o, lateribus et margine anlico confusis, disco inaequali, subconcavo , parcius irregulariter punctato, pilis nonnullis appressis fiavis adsperso, disco medio breviter carinato, angulis posticis acute productis, utroque latere anterius lobato, lobo basi constricto, rotundato, pauli.sper concavo, spinulis gracilibus, longis , circiter viginti, radiatim ornato, sjjinulis anticis supra caput subcancellatis; elytris subdepressis, regulariter punctato-striatis, margine ab humero ad apicem, serieque ab humero obli(|uo ad médium ducta spinulis hinc et inde orientibus ; femorum apice, tibiis et tarsis rufo-fuscis. Long. 5 mm. SUBGENUS Hispella. I. Anlennar-uâii ariiculo uno basali spinato. 2. H. sulcicollis. Gyll. 3. H. incerta. Sp. n. Afric. occid. Oblonga, opaca, nigra, elytris nigro-cœruleis, nitidulis ; anten- narum articulis 5 ultimis griseo-sericeis; pronoto transverso, rude, densissime et a3(iualiter ruguloso-punctato, basi transverse subsul- cato ; margine antico spinula bifurcata utrintjue ornato, margine utroque latorali trispinato, spinulis duabus primis basi confusis ; elytris oblongis, punctato-striatis, spinulis marginalibus et discoï- dalibus subœqualibus numero.sis. Long. 3 1;2 mm. DE LA TRIBU DES HISPIDES. 51 II. Antennarum articulis nonnullis basalibus spinatis. 4. H. bellicosa. Guér.-Mén. 5. H. ceylonica, Mots, 6. H. atra. Linn. 7. H. cariosa. Reiclie. 8. H. stygia. Sp. n. Ind. or. Oblonga, opaca, atra; antennarum articulis sex spinulatis,spinula prima 4-iîda, secunrla bifida, aliorum spinula simplici ; pronoto transverso, rude, densissiuie tenuiter ruguloso-punctato, transverse bisulcato, margine antico spinula bifurcata utrinque armato; mar- gine utroque laterali trispinato, spinulis duabus primis basi con- nexis; elytris oblongis, subnitidis, mediocriter punctato-striatis, margine laterali ab liumero ad apicem sat dense spinulato ; disco spinulis et tuberculis conicis, acutis obsito ; pedibus subrufescen- tibus, femoribus anticis subtus brevissime spinulatis, tibiis mediis curvatis. Long. 4 mm. suBGENUS Podispa. 0. H. spinulosa. Gyll. 10. H. armata. Guér.-Mén. SUBGENUS Hispa. I. Antico pronoti margine inermi. A. Pi'onolo distincte pubescenic. 11. H. testacea. Linn. 12. H. algeriana. Guér.-Mén. 13. H. numida. Guér.-Mén. 14. H. occator. BruUé. 15. H. capensis. Thunberg. Cap. bon. Spei. Oblonga, subnitida, rufo-testacea ; antennarum articulis duobus primis fuiscis; pronoto subtransverso, subtiliter et parce punctato, pilis aureis appressis obsito, basi transverse sulcato, antico utroque latere lobato , lobo parvulo 7-spinulato, spinulis fuscis, anticis ômagnis, aîqualibus; duabus posticis basi connexis; elytris oblon- gis, punctato-striatis, pilis flavescentibus moUibus parcius vestitis, spinulatis, spinulis fuscis, longioribus, numerosis, inaequalibus; corpore subtus brunneo, pedibus fiavo-ferrugineis. Long. 3 1/2 mm. 52 ESPECES INEDITES IG. H. pallescens. Guêr-Mèn. 17. H. subhirta. Sp. n. Madagascar. Obloiiga, opaca, nigro-fiisca ; capitis antica parte riifesceiite ; pronoto longitudine paulo latiori, siibtiliter niguloso-punctato, pilis flavo-sericeis parce obsito, medio breviter caiialiculato, iitro- (|ue latere anterius lobato, lobo parvo, G-spinulato, spinula postica breviori, antica suberocta, introrsiim iiiclinata ; eh'ti'is oblongis, irregulariter, pariun proJunde piinctato-striatis, pilis nioUiltus, suberectis parce vestitis, spinulatis, spinulis inai'ginalibu.s sublon- gioribus ; discoïdalibus ina3qualibus ; pedibus rulb-lerrugiin'is , remorum basi obscure lusca. Long, o mm. A'. Pronoto glahro tel parcissime piloso. 18. H. armigera. Oliv. 19. H. Fabricii. Guér.-Mén. 20. H. dama. Sp. n. Ind. or. Lata, oblonga, opaca, nigro-cyanea, abdomine rufo; pronoto longitiidine paulo latiori, transverse bisulcato, rude, indistincte punctulato, latere utroque antico lobato, lobo 10-spinula1o, spinula prima supera, introrsum obliqua, spinulis Iribus posticis brevibiis, basi connexis; elj'^tris oblongo-subquadratis, profunde et dense, parum regulariter punctato-striatis, spinulatis; spinulis discoiMa- libus robustis, longioribus, inœqualibus ; marginalibus altcrnatim longioribus et brevioribus grncilibusque. Long. G mm. 21. H. alternata. Sj). n. Java. Oblonga, subniiida, rufo-brunnt^a, seneo leviter indula; pronoto longitudine paulo latiori, irregulariter parum profunde i)uncta1o, transverse bisulcato, linea longitudinali média lœvi, subnitida, irregulari ; utroque latere lobato et spinulato, lobo 4-spinul.ito, spinula pone lobum breviori ; elytris oblongis, subnitidis, medio- criter punctato-striatis, spinulatis, spinulis discoïdalibus valde inaequalibus, marginalibus longioribus, longitudine alternatis ; pedibus pallide brunneis. Long. 4 mm. 22. H. quadrifida. Gerst. ? Var. Pedibus rufescentibus. India. 23. H. torulosa. Sp. n. Cafrerie. Oblonga, opaca, atra ; pronoto longitudini fera aequilato, versus apicem leviter angustato, opaco, disco medio breviter canaliculato, basi transverse sulcato, margine basali toruloso, torulo utrinque versus basin ramusculi producto; lateribus 5-spinatis, spinis DE LA TRIBU DES HISPIDES. 53 4 anticis e ramusculo brevi, tereti, cruciatim orientibus, spina postica breviori, simplici ; elytris oblongis, subnitidis, profunde et irregulariter punctato-striatis, multispinosis; spinulis discoïda- libus, insequalibus ; spinulis marginalibas longitudine regulariter alternatis. Long. 5 mm. 24. H. ramulosa. Sp. n. Cafrerie, Oblonga, parvula, opaca, atra; pronoto longitudini œquilato, rude, tenuiter ruguloso, disco antico laeviusculo, versus basin leviter et late depresso, in utroque latere ramulo spinulato ornato, spinula parva, bifurcata a basi ramuli orta, extus spinulis 5 longio- ribus, tenuibus, subflexuosis, antica intus spinulas très arcuatas emittente ; elytris oblongis, punctato-striatis, longius spinulatis, spinulis marginalibus longitudine valde alternantibus. Long, vix 3 mm. 25. H. Gestroi. Sp. n. Madag. Oblonga, atra, subopaca; pronoto longitudini sequilato, versus basin subconstricto et supra subsulcato, subopaco, disco medio distincte longitudinaliter sulcato et utrinque punctis nonnuUis impresso ; utroque latere 5-spinulato, spinulis 4 anticis basi con- junctis, quinta simplici, postica ; elytris oblongis, subnitidis regu- lariter punctato-striatis, parcius spinulatis ; spinulis marginis, circiter 8, paulo longioribus; spinulis disci, circiter 11. Long. 4 mm. 26. H. longespinosa. Fairm. IL Pronoti margine antico spinulato. B. Pronoto distincte, interdum parcius piloso. C. Spinulis pronoti appendiculaiis vel setiferis. . 27. H. spinosa. Weber. 28. H. nigripennis. Mots. 29. H. vanikorensis. Mots. 30. H. pallidipennis. Mots. 31. H. puberula. Chp. 32. H. ramuligera. Sp. n. Malacca. Oblonga, subnitida, brunnea; antennarum articulis duobus primis nigro-fuscis ; pronoto transverso, tenuiter et dense undique rugu- loso-punctato, transverse bisulcato, linea longitudinal! média auguste carinata; margine antico utrinque 2-spinulato, spinulis basi conjunctis et ante apicem bifurcatis; margine utroque laterali ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX. 4 54 ESPÈCES INÉDITES 4-spinato, spinulis tribus basi conjunctis, duabus anlicis longio- ribus, in medio longitudinis étante apicem bifurcatis vel appendi- culatis, tertia simplici, multo breviori, quarta libéra postica, prœcedente dimidio breviori ; spinulis prothoracis rufis cum apice summo fusco ; elytris oblongis, nigris, irregulariter et profunde punctato-striatis, longius spinulatis ; spinulis marginalibus longi- tudine valde alternantibus ; pedibus ferrugineis. Long. 4 mm, 33. H. discoYdalis. Sp. n. Celebes. Oblonga, subnitida, rufo-ferruginea ; pronoto transverso, utrin- que medio rotundato-dilatato, densius et fortiter punctato, parce flavo-piloso, transverse leviter bisulcato, plaga transversa, impunc- tata subelevata, discoïdali; margine antico utrinque spinula bifur- cata armato; margine utroque laterali subtrispinato, spinula antica bifurcata, postica breviori, simplici cum antica basi subconnexa ; elytris oblongis, profunde et irregulariter punctato-striatis, nigro- cœruleis cum apice rufo-ferrugineo, sat longe spinulatis, spinulis disci circiter 10, spinulis marginalibus longitudine valde alternan- tibus ; pedibus flavo-ferrugineis. Long. 4 1/2 mm. 34. H. setifera. Sp. n. Batchian. Oblonga, subnitida, rufo-ferruginea ; pronoto transverso, late- ribus producto-rotundatis, densissime parum profunde punctato, transverse bisulcato, sulcis versus latera arcuatim connexis, disco medio transverse elevato, impunctato ; margine antico utrinque spinato, spinula valida, bifurcata ; margine utroque laterali 3-spi- nato, spinulis duabus anticis basi conjunctis, tertia postica, multo breviori, libéra; spinulis prothoracis appendiculatis et setiferis, basi excepta, fuscis ; elytris oblongis, cum spinulis nigro-cœruleis, profunde punctato-striatis, punctis pilo decumbente albido ornatis; spinulis subarcuatis, marginalibus paulo longioribus, cum tuber- culis longe setiferis alternantibus. Long. 5 mm. 35. H. insignita. Sp. n. Ceylan. Oblonga, subnitida, flavo-cinnamomea ; antennis tenuibus, vix corpore brevioribus, articulis duobus primis et ultimis 5 fuscis ; pronoto longitudine fere duplo latiori, transverse bisulcato, maculis duabus disci magnis, densius punctatis, nigris ; linea média longitudinali canaliculata ; margine antico utrinque bi-spinulato, spinula antica ante apicem bifurcata, spinula postica bidenticulata; margine utroque laterali 3-spinato, spinulis duobus anticis longis, bidenticulatis, tertia postica brevissima, simplici ; spinulis protho- racis flavis cum apice et denticulis fuscis ; elytris oblongis, medio- criter punctato-striatis, parce pilosis, sat longe spinulatis j spinulis DE LA TRIBU DES HISPIDES. 55 disci nigro-fuscis ; spinulis marginis, 3 vel 4 exceptis, flavis ; pectoris lateribus nigro-vittatis. Long. 3 1/2 mm. C. Spinulis pronoti simplicibus. 36. H. triflda. Sp. n. Malacca. Oblonga, subnitida, atra ; pronoto transverso, apice angustato, tranverse sat fortiter bisulcato, parce piloso, irregulariter punc- tulato, disco medio sublsevi, breviter canaliculato ; margine antico utrinque bispinulato , spinulis basi connexis ; margine ùtroque laterali 3-spinato, spinulis basi connexis ; postica longiori; elytris oblongis, punctato-striatis, pilis moUibus, suberectis, raris vestitis; sat longe spinulatis, spinulis marginalibus longitudine valde alter- nantibus. Long. 4 mm. 37. H. vittula. Chp. 38. H. Perroteti. Guér.-Mén. 39. H. Leonardi. Rits. 40. H. echinata. Gyll. 41. H. Ritsemae. Sp. n. Madagascar. Oblonga, parvula, subopaca, nigra; pronoto transverso, parce et subtiliter punctulato , parce flavo-piloso , transverse bisulcato , obsolète longitudinaliter canaliculato, disco inter sulcos paulisper elevato, sublsevi, glabro ; margine antico utrinque bispinato, spinulis basi connexis, utroque latere 3-spinato, spinulis duabus anticis basi connexis, tertia postica longiori ; elytris subtiliter punctato-striatis, punctis piliferis, pilis flavis, appressis ; spinulis in margine circiter 8, in disco circiter 13. Long, vix 3 mm. 42. H. seneicolor. Fairm. 43. H. pubicollis. Sp. n. Cap. Bon. Spei. Oblonga, subnitida, flavo-ferruginea ; antennarum articulis duabus primis fuscis; pronoto transverso, apice angustato, undique sat dense flavo-sericeo, in medio longitudinaliter a basi ad apicem sulcato, transverse leviter bisulcato, margine antico utrinque spinato, spinula prope basin bifurcata ; margine utroque laterali 3-spinato, spinulis duabus anticis sequalibus, basi subconjunctis, tertia postica, multo breviori, simplici, ab aliis paulisper remota ; elytris oblongis, profunde punctato-striatis, spinulatis, spinulis discoïdalibus , basi crassis, nigro-fuscis ; spinulis marginalibus sublongioribus, flavis cum apice plus minusve infuscato. Long. 4 1/2 mm. 56 ESPÈCES INEDITES 44. H. mamillata. Sp. n. Cap. Bon. Spei. Oblonga, subnitida, rufo-brunnea vel fusca; antennis brevio- ribus, crassiusculis, pronoto transverso, basi apiceque angustato, parce et subtiliterpunctato pilosoque, disco medio utrinque verruca rotundata, subdepressa, glabra, subimpunctata ornato ; margine antico utrinque bispinato, spinulis basi conjunctis; margine laterali medio trispinato, spinulis -subacqualibus, breviusculis, distinctis, simplicibus ; elytris oblongis profunde punctato-striatis , disco tuberculatis, margine spinulatis; tuberculis conicis, acutis, validis, apice fuscis ; spinulis brevibus, versus apicem dentilbrmibus ; prosferno, pectore et maculis in utroque abdominis latere nigro- piceis. Long. 4 1/2 mm. 45. H. tenuicornis. Sp. n. Cafraria. Oblonga, subnitida, fusca; antennis tenuibus, longioribus, ferru- gineis, articulis duobus primis rufo-fuscis; prosterno transverso, sat dense et fortiter punctato, parce piloso, transverse bisulcato, sulcis versus latera confusis, disco medio toruloso; margine antico utrinque spinulato, spinula bifurcata flava, apice fusca ; margine utroque laterali trispinato, spinulis flavis, apice fuscis, duabus anticis basi conjunctis, tertia simplici, dimidio breviori ; elytris oblongo - subquadratis , sat profunde punctato-striatis, fuscis, lineisque longitudinalibus angustis inter spinulas rufescentibus ornatis, fusco-spinulatis; spinulis marginis lateralis flavo-ferrugi- neis, basi et apice breviter infuscatis; pedibus flavis. Long. 31/2 mm. 46. H. démentis. Sp. n. Oblonga, opaca, sordide flavo-brunnea ; antennis tenuibus, rufo- brunneis; pronoto transverso, sat dense punctato et piloso, trans- verse bisulcato, linea longitudinali média carinulata, basi apiceque abbreviata; margine antico utrinque spinulato, spinula versus basin bifurcata; margine utroque laterali trispinato, spinulis anticis duabus basi connexis, tertia simplici, dimidio longiori ; spinulis prothoracis flavis cum apice summo fusco; elytris oblongis, profunde punctato-striatis, sat dense flavo-pilosis, interstitiis alter- nis subcarinatis, sordide flavis cum plagis nonnullis et spinulis disci fuscis ; spinulis marginis flavis, exceptis 3 vel 4 fuscis ad angulum laterali-posticum positis. Long. 4 1/2 mm. 47. H. brevispinosa. Sp. n. Ind. or. Oblonga, subnitida, atra ; pronoto transverso, undique densius et parum profunde punctato, punctis breviter piliferis, transverse bisulcato ; margine antico utrinque spinato, spinula bifurcata ; margine utroque laterali bi-spinato, spinula antica versus basin bifurcata, spinula postica libéra, dimidio breviori; elytris oblongis. DE LA TRIBU DES HISPIDES. 57 dense et profunde punctato-striatis, punctis capillo brevi, decura- bente, vix distincto ornatis; disco parce tuberculato-spinato, mar- gine breviter spinato. Long. 4 1/2 mm, B'. Pronoto glabro. D. Spinulis pronoti appendiculatis vel setiferis. 48. H. cladophora. Guér.-Mén. 49. H. bipartita. Guér.-Mén. D'. Spinulis pronoti simplicibus. 50. H. sulcata. Sp. n. Oblonga, opaca, atra; pronoto transverso, rude sulco basali punctato, profundo, utrinque arcuatim antrorsum producto, linea longitudinal! média anterius canaliculata , posterius oblongo- foveolata ; margine antico utrinque bispinato, spinula antica recta, postica arcuata, antrorsum recurva ; margine utroque laterali tri- spinato, spinulis basi connexis, duabus posticis sublongioribus, arcuatis ; elytris oblongis, profunde et irregulariter punctato- striatis, punctis albo-setiferis ; disco tuberculato-spinoso; spinulis marginalibus sat numerosis, ab humero ad angulum saturalem subsequalibus. Long. 4 mm. 51. H. apicata. Fairm. 52. H. infuscata. Chp. 53. H. palliata. Chp. 54. H. laticollis. Sp. n. Afric. occid. Oblonga, subnitida, rufo-ferruginea; pronoto fortiter transverso, sat dense parum profunde punctato, subtiliter canaliculato, trans- verse bisulcato,sulcis impressis, versus latera conjunctis ; margine antico utrinque spinato, spinula bifurcata ; margine utroque laterali 5-spinato, spinis 4 basi conjunctis, tribus anticis longioribus, quarta brevissima, quinta libéra, longitudine praecedentis : elytris oblongis, profunde et irregulariter punctato-striatis; spinulis fulvis cum apice fusco, in disco numerosis, aliis longioribus, aliis brevio- ribus intermixtis; in margine longitudine valde alternantibus. Long. 4 1/2 mm. \ ICONOGRAPHIE ET DESCRIPTION DE SIX ESPÈCES DE CHENILLES INÉDITES DES ENVIRONS DE CANNES (A.LPES-MARIT1MES) AVEC LEURS PAPILLONS A PEINE CONNUS Par P. MILLIÈRE — SÉANCE DU 3 MARS 1877 — Mamestra immunda. Evm, Stgr. Cat. 1389. — (Var. halimi, MilL). Cannes et son territoire se recommandent aux naturalistes non seulement par la richesse de leur végétation, mais aussi par leur faune entomologique. Le nombre relativement important de lépi- doptères nouveaux ainsi que d'autres considérés jusqu'à ce jour comme fort rares, certaines espèces que l'on croj^ait exclusives soit à l'Espagne, soit à la Russie, les uns découverts et les autres retrouvés ici, en sont la preuve. ha Manies fra immunda, Evm., dont les premiers états ne sont nullement connus, rapportée de l'Oural méridional par le D' Evers- mann, vient d'être capturée à Cannes même. Cette grande rareté, qui est encore une nouveauté pour la plupart des lépidoptéristes, ne doit avoir qu'une génération. Sa chenille, que je vais faire connaître, éclot ici au commencement de février, époque où se transforme en chjysalyde sa congénère, laCJienopodipJiaga, dont elle partage les habitudes. C'est, en effet, le même arbrisseau, VAfriplex halimus, dont les rameaux inférieurs traînent à terre et sont souvent submergés par les flots de la mer, c'est, dis-je, cet Atriplex qui nourrit les deux espèces de chenilles à cinq ou six semaines d'intervalle. Lors de ses première et seconde mues, la chenille de Mam. immunda est cylindrique, avec le onzième anneau relevé en bosse. DE SIX ESPÈCES DE CHENILLES INEDITES. 59 Elle est entièrement d'un vert blanchâtre avec la tête petite et concolore. La stigmatale est large, blanche et lavée de rose sur les anneaux du milieu. Contrairement à la plupart des chenilles de Noctuides, celle-là possède, dès le premier âge, ses huit pattes membraneuses très développées. Parvenue à toute sa grosseur vers la fin de mars ou les premiers jours d'avril, Vimmunda est médio- crement allongée, pleine, avec la tête petite et le 1 P segment sensi- blement relevé en bosse. Elle est d'un vert très clair tirant un peu sur le bleuâtre; les lignes vasculaire et sous-dorsale sont fines, continues et d'un vert foncé. La stigmatale est large, continue, blanchâtre, lavée de jaune et teintée de rose sur chacun des anneaux du milieu. La tête est concolore, avec les ocelles large- ment entourés d'ochreux vif. Les seize pattes sont concolores et teintées de rose extérieurement. Les stigmates sont fort petits et doublement cerclés de noir. Cette chenille varie en argileux obscur présentant les lignes vasculaire et sous-dorsale brunes. Elle vit à découvert, mais arrivée à sa troisième mue, elle descend pendant le jour au pied de VAtriplex. La Mam.. immunda est délicate et s'élève assez difficilement; elle s'enterre pour se chrysalider. Le papillon éclot en juin. L'insecte parfait, qui mesure 45 à 47 mill., est d'un gris argileux luisant, uniforme ; les lignes transversales ordinaires sont fines, noirâtres, dentées, partant de la costale pour aboutir au bord interne. La ligne subterminale en zigzag, plus dentée que les précé- dentes, est moins vivement écrite ; cependant les taches réniforme, orbiculaire et claviforme sont à peine visibles ; les franges sont concolores. Les ailes inférieures sont d'un sombre enfumé, mais claires à la base; elles sont traversées par une ligne obscure, mal indiquée; la frange est large et de couleur argileuse. Les antennes sont filiformes et brunes ; le thorax et l'abdomen sont robustes et fournis de poils courts. En dessous, les ailes sont plus claires qu'en dessus; le milieu des supérieures est occupé par une large tache obscure, de forme indécise, s'appuyant à la coudée imparfaitement indiquée elle-même. Aux ailes inférieures cette même ligne est beaucoup plus visible qu'en dessus et le point cellulaire est bien marqué. M. Ch. Oberthur qui possède la ilfi^'W. immUnda, laquelle fait partie de la riche collection de lépidoptères, acquise par lui au D' Boisduval, a bien voulu se défaire en ma faveur de l'un de ses trois exemplaires provenant du D' Eversmann lui-même. J'ai pu comparer mon insecte à cette immunda type. La race de notre pays diffère par sa teinte claire de Vimmunda de Russie. M. Stau- dinger, devenu possesseur de la grande collection de feu Lederer, 60 ICONOGRAPHIE ET DESCRIPTION contenant quelques unes de ces rares Mamestra de Russie, j'ai soumis à ce docteur expérimenté mon immunda de Cannes, M. Staudinger a eu d'abord quelque peine à la reconnaitre, tant mon insecte diffère de ceux d'Eversmann; cependant notre collègue m'a affirmé ne voir dans les immunda de France qu'une variété claire de celles de l'Oural ('). Cette race ou variété constante sera ainsi désignée : Mamestra immunda, Evm. Var. halimi. Boarmia subflavaria, Mill. Cat. des Lép. des Alpes-Marit. p. 404. La chenille éclot en automne, passe l'hiver sous son état de larve et atteint toute sa grosseur vers le milieu de mars. C'est toutefois ce que j'ai observé chez moi, à Cannes, en élevant une ponte de cette intéressante Boarmia. La chenille se comporte-t-elle ainsi à son habitat ordinaire, dont la hauteur dans nos Alpes-Maritimes est de 1,400 à 1,500 mètres? La chose est douteuse, car à cette époque de l'année, plantes et chenilles sont peut-être encore sous la dernière neige. Parvenue à son entier développement, la subfiavaria est cylin- drique, atténuée antérieurement, avec dix pattes. La tête est petite, concolore et aplatie en avant. Le fond est d'un argileux clair, lavé de verdâtrc sur les premiers et les derniers anneaux ; les lignes ordinaires sont, sauf la stigmatale, bien indiquées; la vasculaire et les deux sous-dorsales se montrent assez larges, continues et brunes. La ligne stigmatale est à peine visible, bien (jue large et claire. On voit sur les anneaux du milieu une tache rectangulaire blanchâtre qui lie la première paire de trapézoïdaux ; les stigmates sont blancs. Il existe sur le ventre, du 6^ au 9* segment, une large ligne blanchâtre et continue. Cette clienille doit vivre exclusive- ment sur les Genista. Elle a beaucoup de rapports avec la rhom- hoidaria, dont elle a ce caractère important : les caroncules laté- rales du 5* anneau. Les autres caroncules, observées d'abord sur les 9°, 10* et IP anneaux, semblent disparaître chez la chenille parvenue à son entière grosseur. L'insecte parfait est très voisin do la pcrrersaria, Bdv., mais il est ordinairement plus grand ; son envergure jiorfe 42 à 44 m. La suhfla\'aria a le fond des quatre ailes d'un blond argileux et non brunâtre, comme chez la pcrversaria. Les lignes transversales, qui ra})pellent assez celles des espèces congénères rhomboidaria et perversaria, sont mal écrites et le sable obscur qui recouvre l'insecte est fin et peu serré. Cette espèce, qui a peut-être deux (') Parmi les derniers sujets qui me sont éclos celle anndc, plusieurs se sont montrOs de couleur sombre et ]iaraissent assez voisins de Vimmiinda type. DE SIX ESPÈCES DE CHENILLES INEDITES. 61 éclosions, est commune dans la vallée de Thorenc C); mais plutôt au pic de l'Aigle et à Castellas que dans la vallée même. Elle ne commence à se montrer qu'à la hauteur de 1,500 mètres environ. Grapholitha oxycedrana, Mill. Cat. des Alpes-Marit., p. 286. — De Peyer. Pet. Nouv. Entom., n" 164 (15 janvier 1877). Deux chenilles de Microlépidoptères qui ont des mœurs iden- tiques, vivent, aux environs de Cannes, à la même époque, aux dépens des baies du Juniperus oxycedrus. De plus, ces larves se ressemblent tellement qu'il faut une très grande attention pour ne pas les confondre. Cependant elles appartiennent à deux espèces de genres bien différents. La chenille de l'une, celle qui nous occupe, produit la Graph. oxycedrana, et celle de l'autre donne la Gelechia oœycedrella : Icon. III, p. 177, pi. 118, fig. 1 à 6. Voici la description de la chenille de la Grapholitha .- Elle est assez courte, un peu aplatie, d'un blanc d'os mat, faible- ment rosée sur les derniers segments et sans lignes. La tête est rousse ainsi que la plaque du cou; cette plaque est très étroite. Les seize pattes sont concolores. Ce qid distingue cette chenille de la Gelechia oxycedrella, c'est la présence d'une ligne vasculaire imparfaitement indiquée, et celle de deux points bruns placés au bord de la plaque. Elle est aussi moins allongée et moins vive que la Gelechia. \J oxycedrana vit en hiver et atteint toute sa taille à la fin de février. Elle abandonne alors la baie du genévrier pour se transformer dans les détritus tombés à terre (fig. 12). L'insecte parfait, qui n'a qu'une génération, se montre pendant un mois, du 15 juin au 15 juillet. Bien que confondu d'abord avec ma juniperana , il en est, jugé comparativement, fort distinct. Notre collègue, M. de Peyerimhoff, en a donné une description exacte ; je ne puis mieux faire que de la rappeler. « 9-11 mill. Sup. gris brun noirâtre. Une large bande transverse gris blanchâtre, oblique et antémédiane à la côte, verticale et médiane au bord interne, divisée par une ligne à peine plus foncée et souvent nulle, enfin nette et claire en dedans, fondue également en dehors, avec une bande transverse mince, 1 -anguleuse et noirâtre, faisant partie du fond. Tout le tiers marginal de l'aile grisâtre (à la loupe) couvert d'écaillés régulières blanchâtres sur fond noirâtre. Ecusson mal limité, très grand, 3-4 strié de noir intense et bordé de deux larges lignes peu régulières violâtre (^) Vallée haute et d'une grande étendue, située au centre des Alpes-Maritimes. où nul entomologiste peut-être n'a pénétré avant moi. 62 ICONOGRAPHIE ET DESCRIPTION métallique. Stries costales simples, blanchâtres. Liseré marginal noir, intact sous l'apex. » Grapholitha opulentana, Mill. Catal. des Lép. des Alpes- Marit.,p.287. Pendant la plus grande partie de l'année on peut trouver la chenille, aux environs de Cannes, sur les collines boisées, et plutôt aux expositions fraîches que partout ailleurs, sur les Junipo'us oxyced/ms malades ou en train de le devenir. Cette petite larve vit dans les boursouSlures des branches, cachée sous l'écorce, ron- geant en paix l'aubier et, par là, agrandissant la blessure faite à l'arbrisseau, d'où s'écoule, sous forme de gouttelettes, la gomme- résine qui, en s'échappant, épuise la branche et la fait prom})tc- ment mourir ('). La petite chenille a seize pattes; elle est légèrement aplatie, d'un blanc jaunâtre, avec la tête, et la plaque du cou très étroite, d'un rouge obscur. Les lignes ordinaires sont brunes, fines et continues, les pattes écailleuses sont jaunâtres, avec le dernier article brun. La transformation a toujours lieu sur l'arbrisseau, sous' l'écorce, au centre d'une petite coque formée de soie et d'excréments dessé- chés de la chenille. L'insecte parfait cf tient de ses congénères par la coupe d'ailes et les dessins, et de la Carpocapsa amplana par la couleur; cepen- dant on ne saurait le confondre, car en réalité il ne ressemble à aucun lépidoptère connu. Envergure : 5 mill. — Les quatre ailes sont larges et bien déve- loppées; les supérieures sont relativement courtes, d'un fauve vif, avec les lignes très accusées. Celles qui limitent l'espace médian (celui-ci est large dans toute son étendue) sont d'un brun rougeâtre et présentent, la première, un angle vif, la seconde, un coude très arrondi. Cette ligne, dite coudée, se dédouble au milieu de l'aile pour former une sorte de delta plein, brun rougeâtre, lequel appuie un de ses côtés au bord interne de l'aile. Cette ligne est accompa- gnée extérieurement d'un liseré doré qui se prolonge, par en bas, jusqu'à la frange concolore qu'il borde intérieurement dans ses deux tiers. Les ailes inférieures sont entièrement d'un brun rou- geâtre uni. En dessous les quatre ailes sont brunes et luisantes. Les (') Je ne crois pas que ce qui forme les boursoufflures de certaines branches du Juniperus, soit le résultat de la piqûre du petit ■('•pidoptère qui nous occupe. Je pense plutôt que Vopulenlana Ç ne vient déposer un œuf sur la branche qu'après que celle-ci a déjà été attaquée par un petit diptère dont, d'ailleurs on rencontre assez souvent la larve avant qu'ait paru la chenille de Vopulenlana. Je regrette de n'avoir pu encore m'assurer de ce que peut produire celte larve de diptère. DE SIX ESPÈCES DE CHENILLES INEDITES. 63 antennes, la tête et le thorax sont de la couleur des premières ailes. La 9 à'opuleniana, bien que plus petite et beaucoup plus sombre quele d'Cquelques femelles sont presque entièrement d'un brun noir), nous montre, aux antérieures, les diverses lignes transversales qui caractérisent le mâle. Cependant, sur ce fond obscur des ailes supérieures, les lignes et taches métalliques qui devraient, eu égard au fond où elles reposent, avoir plus d'éclat que chez le d* , en ont moins et sont comme souillées par l'obscurité générale. Ees ailes inférieures seraient complètement d'un brun noir si ce n'était la frange d'un gris blanchâtre. Cette charmante espèce a deux éclosions ; la première se montre au mois d'avril et la seconde en été. Fumea nudella, Och. (Var. ? Vestalis). Elle est indiquée dans le grand catalogue de MM. Staudinger et Wocke, n° 866, comme variété? Vestalis ; pectinella, Hb. Vôg. et Schm. 27 (1793) {ininor iota albida). Est-ce une simple aberration? J'inclinerais à voir plutôt en elle une espèce indépendante. Sur ce point, on ne saura bien à quoi s'en tenir qu'après avoir étudié la chenille et le fourreau demeurés inconnus jusqu'à ce jour. Cette jolie Fumea n'a point encore été figurée ; en attendant de connaître la 9, sa chenille et son fourreau, on me saura gré, je pense, de faire représenter aujourd'hui la Vestalis 3vibus ; rufo-ferrugineis, plaga ma- gna et lineola laterali nigris; lineola ab apice ad médium extensa; plaga lineolis duabus flavis ornata, altéra discoïdali, utrinque abbreviata, altéra subsuturali, in discum plus minusve interrupta. Long. 11 mm. 31. bipuncticollis, n. sp. Australie. Rotunflata, convexa, obscure rufo-testacea; pronoto imdique parce et subtiliter punctato, punctis versus latera paulisper majo- ribus ; lateribus vix rotundatis, angulis anticis obtusis, maculis duabus parvis nigro-fuscis in disco; elytris sat dense et fortiter fusco-punctatis, lividis, cum sutura anguste et margine externo late rufo-brunneis ; lineis quinque lœvibus pallide tiavis ornatis, prima scutellari abbreviata, 2 et 5 a basi ad apicem extensis et postice connexis, 3 pone médium abbreviata, 4 pone humerum orta, prsecedente longiori. Long. 11 mm. 32. umbrata, n. sp. Rockhampton. Rotundata, convexa, ferruginea, brunneo-variegata; pronoto punctis insequalibus sat densis; ad latera impresso, punctis majo- ribus et congestis notato; elytris sat fortiter moderato fusco- punctatis, interspatiis punctulatis; lineolis lœvibus quinque, prima scutellari brevi, ornatis ; colore variabili, fusco ferrugineoque variegato. Long. 11 mm. 33. contracta, n. sp. Rockhampton. Rotundata, antice obtusa, convexa, ferrugineo-brunnea; pronoto punctis sat grossis et minutis intermixtis, disco medio lœviusculo, ad latera depresso et ruguloso-punctato; elytris sat dense punc- tatis lineolis quatuor lœvibus et lineola brevi suturali subobsoleta ornatis ; obscure brunneis cum marginibus anticis et lateralibus ferrugineo-tinctis; corpore subtus nigricante, pedibus ferrugineis. Long. 10 ram. DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS, 71 34. abdominalis, n. sp. Murrumbidgee River. Rotundata, convexa, ferruginea; pronoto parce insequaliter punctato; ad latera vix distincte irapresso, punctis majoribus et confertis notato; elytris sutura auguste nigra, sat dense fusco- punctatis, cuni lineolis Isevibus quatuor, externis duabus vix perspicuis; corpore subtus nigro cum pedibus et abdominis latiori limbo ferrugineis. Long. 10 mm. 35. pedestris, n. sp. Wide Bay, Subrotundata, convexa, flavescens; pronoto tenue punctato, versus latera non impresso, densius profundiusque punctato; elytris moderate punctatis, lineis quatuor Isevibus vix distinctis ; sutura et margine basali auguste, puncto humerali, scutelli limbo nigri- cantibus; corpore subtus cum pedibus subtiavo, femorura apice, tibiarum apice et basi, tarsisque nigris. Long. 8 mm. 36. globata, n. sp. Queensland. Breviter ovata, convexa, testacea; pronoto insequaliter et irregu- lariter sat dense punctato, ad latera subimpresso, punctato rugu- loso ; elytris moderate fusco-punctatis, lineolis quinque Isevibus, sat distinctis ornatis ; corpore subtus ferrugineo, brunneo-varie- gato; pedibus testaceis. Long. 9 mm. 37. rubeola, n. sp. Adélaïde. Subrotundata, valde convexa, rufo-testacea ; pronoto convexo, tenuissime punctulato, ad latera non impresso, densius profun- diusque punctato, punctulis minutis multis intermixtis; elytris densius et fortiter punctatis, interspatiis minute punctulatis lineolis quatuor sublœvibus distinctis: rufo-ferrugineis ; corpore subtus concolore. Long. 8 mm. 38. hemisphœrica, n. sp. Australie. Hemispliœrica, valde convexa, rufo-ferruginea; pronoto ad latera subimpresso, undique sat dense et fortiter punctato; scutello punctis nonnullis ornato; elytris crebrius subfusco-punctatis, lineolis qua- tuor segrè perspicuis, undique, interspatiis et lineolis, sat dense punctulatis ; corpore subtus nigro, abdominis apice et pedibus fer- rugineis. Long. 7-8 mm. 39. globulosa, n. sp. Australie. Hemisphœrica, convexa, rufo-ferruginea; capitis vertice nigro ; pronoto dense et foriiter punctato, ad latera subimpresso et punctis majoribus congestis ; scutello punctulato ; elytris valde convexis, sutura auguste nigra, sat dense et mediocriter punctatis, interspa- tiis punctulatis, lineolis sublœvibus, segrè discernendis ; corpore subtus nigro, abdominis apice et pedibus ferrugineis. Long. 5-6 mm. 72 SYNOPSIS 40. semipunctata, n. sp. Clarence-River. Breviter ovalis, brunnea; capite fortiter punctato, punctis lon- gitudinaliter subconfluentibus; pronoto dorso brevi, vel parcissime subtilissimeque punctulato ; ad latera impresso, parce profundius punctato ; elytris versus apicem subdilatatis et convexioribus, ni- tidis, profunde punctatis, punctis vel foveolis raris, hinc et inde subseriatis; disco subimpunctato ; corpore subtus nigro, undique rufo-brunneo marginato. Long. 9-10 mm, 41. hastata, n. sp. King George Sound. Breviter ovata, convexa, subtus cum pedibus nigra, nitida, supra rufo-brunnea, nigro-variegata; pronoto mediolaeviusculo, ad latera non impresso, punctulato, disco utrinque macula parva rotundata ornato ; scutello rufo-brunneo ; elytris parce et subtiliter punctatis interspatiis minute punctulatis, lineolis quatuor sublaevibus; rufo- brunneis, cum sutura in medio abrupte dilatata, ante apicem atte- nuata nigra; macula basali juxta scutellum postice emarginata, macula humerali, fascia in medio v-formi et macula ante apicem oblonga nigris. Long. 7 mm. 42. subovalis, n. sp. Carpentaria. Suboblonga, subconvexa, piceo-brunnea; capite dense punctato; pronoto tenue et parcius punctulato, ad latera non impresso, dense et fortiter punctato ; elytris oblongis, dense et profundius punctatis, interstitiis punctulatis, lineolis duabus sublaevibus distinctis ; cor- pore subtus nigro, abdominis segmentis utrinque rufo-maculatis, pedibus rufis, prosterne convexo, basi subsulcato. Long. 10 mm. 43. oblonga, n. sp. Port Curtis. Oblonga, subconvexa, brunnea ; pronoto disco medio tenuissime punctato, juxta basim et marginem anticum punctato; ad latera non impresso, dense et fortiter punctato; elytris oblongis, parcius et profunde punctatis, punctis juxta suturam substriatis, lineola sublsevi discoïdali unica; corpore subtus nigro, abdominis seg- mente ultimo rufescenti, pedibus rufîs ; prosterno convexo. Long. 12 mm. 44. aeraria, n. sp. Rockingham Bay. Subrotundata, convexa, viridi-agnea; capite punctato - rugoso, antennis brevibus fuscis, basi flavis; pronoto parcius et subtilissirae punctulato, basi apiceque punctulis nonnullis majusculis, ad latera punctis majoribus confertis et obsolète impresso; elytris punctatis, punctis profundis, versus marginem subdensis etpartim subseriatis, in parte discoïdali rarissimis, punctulis nonnullis intermixtis; cor- pore subtus cum pedibus viridi-aîneo ; tarsis rufescentibus. Long. 13 mm. DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. . 73 45. foraminosa, n. sp. Rockhampton Bay. Breviter ovalis, convexa, rufescenti-senea; pronoto parce subti- lissimeque punctulato, basi et apice punctis majusculis nonnullis ornato; ad latera subimpresso, parce punctato, viridi-aineo, late- raliter rufo-limbato ; elytris viridi-seneis, rufescenti-marginatis, punctis raris, profundis, partira seriatim dispositis, partira inordi- natis, seriebus decera, prima brevi, secunda subsuturali, aliis octo gerainatis; corpore subtus rufescenti , in raedio , femoribusque seneo-indutis. Long. 9 mm. 46. perplexa, n. sp. Adélaïde. Oblongo-ovalis, convexa, testacea; pronoto parce et subtiliter punctato, ad latera punctis nonnullis fortiter impressis; elytris punctatis, punctis ad suturam minutis subordinatis, versus latera et apicera profunde impressis et confusis, interspatiis subtilissirae punctulatis, interstitiis (quatuor plus minusve abbreviatis, sub- lœvibus, 1° latiusculo, punctis subinfuscatis; elytris ante apicera obscuris et utrinque ante mediura maculis 3 vel 4 notatis. Long. 6 mm. TROISIÈME GROUPE. Cette division est de beaucoup plus nombreuse. Les élytres pré- sentent constamment dix séries longitudinales de points, plus ou moins régulières, plus ou moins apparentes; de ces séries, la pre- mière, située près de l'écusson, est toujours très courte. La forme, la taille et la coloration varient beaucoup et peuvent servir à l'établissement de subdivisions nombreuses. 47. morio. Fabricius. 48. nigerrima. Germar. 49. tenebrosa, n. sp. Port Denison. Elliptica, moderato convexa, nigra; frontis medio, elytrorum limbo pedibusque rufo-translucentibus; pronoto tenuiter sat dense punctulato, versus latera punctis nonnullis majoribus, fossulaque parva ornato ; elytris moderato punctato-striatis, interstitiis punc- tulatis. Long. 8 mm. 50. stygia, n. sp. Melbourne. Breviter ovata, convexa, nigra, nitida; frontis medio, pronoti margine antico, antennarum basi flavo - rufescentibus ; pronoto densius et tenue punctulato, ad latera fortiter sat dense punctato foveolaque minuta rotundata impresso; elytris posterius subam- pliatis, tenuissirae punctato-striatis, interstitiis itidera punctulatis. Long. 9 mm. 74 SYNOPSIS 51. Iris, n. sp. Ile de l'Éclipsé. Elliptica, dorso subdepresso, nigro, supra nitore metallico viridi vel violaceo induta; pronoto tenue et parce punctulato, ad latera punctis majoribus nonnullis ornato, subdeprosso; elytris punctato- striatis, interstitiis densius punctulatis, versus apicem moderate convexis. Long. 13 mm. 52. fallax. Newman. 53. vittipennis. Boh. 54. alternata. Germ. 55. lineata. Marsh. 56. beata. Newman. 57. rubrosignata. Boh. 58. sexpustulata. Marsh. 59. octosignata. Stâl. 60. mera, n. sp. Port Denison. Breviter ovalis, convexa, obscure rufo-picea; capite sat dense punctato; pronoto parcius subtiliusque punctulato, ad latera toru- losa et flavescentia impresso et grosse punctato ; elytris moderate punctato - striatis , interstitiis punctulatis versus apicem subcon- vexis, piceis, rufo-limbatis et maculis tribus in utroque rulb-iiavis, fusco-punctatis ornatis. Long. 11-12 mm. 61. picta, n. sp. Australie. Ovalis, subconvexa, piceo-nigra; capite punctato, macula ([ua- drata rufa; pronoto dense et fortiter punctato, ad latera flavescen- tia et torulosa impresso et gros.se punctato; disco macula magna transversa, antico emarginata ornato ; elytris satprofunde punctato- striatis, interstitiis subtilissime punctulatis, nigris, maculis tribus fiavis ornatis, prima subbasali, transversa, interdum interrupta; duabus pone médium, ina-qualibus. Long. 10 mm. 62. complexa, n. sp. Ile de l'Éclipsé. Laie ovata, convexa, rufo-picea; capite punctis minutis et majus- culis, rufescente, vertice nigro, rufo-maculato ; pronoto tenuiteret parce punctato, ad latera torulosa et flavescentia Ibveolato punc- tisque majoribus impresso; elytris distincte punctato-striatis, inter- stitiis punctulatis, lineolis quatuor a basi ad apicem maculisque tribus flavis vel rufo-flavescentibus ornatis. Long. 11 mm. 03. ruiapes. Fabr. 04. circumdata. Nowm. 05. Cloelia. Stàl. DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 75 66. agricola, n. sp. Tasmanie. Breviter obovata, nigra; capite subtiliter punctato, flavo-ferru- gineo, dimidia postica parte nigra; pronoto dense et fortiter ruguloso-punctato, ad latera profunde lateque impresso, rugoso, marginibus antico et lateralibus anguste fiavis; elytris postice sub- ampliatis, margine laterali sat dilatato, anguste flavo, substriato- punctatis, seriebus flexuosis, subirregularibus, interstitiis sat dense punctulatis; corpore siibtus cum pedibus nigro-piceo,coxis,genubus tarsisque flavescentibus. Long. 7-8 mm. 67. flavitarsis, n. sp. Tasmanie. Elliptica, subdepressa, nigra; pronoto parce et subtiliter punc- tato, ad latera punctis majoribus subconfertis et foveola parva rotundata, nigro cum margine laterali pallide flavo ; elytris distincte punctato - striatis , interstitiis punctis majoribus sub- seriatim et punctis minutis sparsis impressis; margine laterali flavo -luteo; corpore subtus nigro, abdominis lateribus et tarsis flavo-luteis. Long. 4 mm. 68. ornaticollis, n. sp. Victoria. Flava, obovata, convexa, capite punctato, vertice et linea média longitudinal nigris; pronoto insequaliter irregulariterque punc- tato, ad latera profunde foveolato profundiusque punctato, maculis tribus nigris subrotundatis ornato; elytris pallide flavis, profunde punctato-striatis ; interstitiis omnibus fortiter et parce punctatis, punctis minutis intermixtis, 2, 4, 6, 8, 10 piceo- nigris. Long. 10 mm. 69. conjugata, n. sp. Adélaïde. Obtuse ovata, rufo-ferruginea; pronoto parce subtiliterque punc- lato, macula utrinque fusco-diffusa, ad latera foveola subrotundata, profunda punctisque nonnullis grossis ornato ; elytris dorso sub- depressis, profunde punctato-striatis, interstitiis omnium subtilis- sime punctulatis, interstitiis 2, 4, 6, 8, striisque 1 et 10 fusco-nigris. Long. 12 mm. 70. intacta, Newm. 71. subcostata, n. sp. Tasmanie. Elliptica, dopressiuscula, rufo-castanea ; pronoto fortiter dcnse- que punctato, subruguloso, ad latera foveola rotundata et tuber- cule basali obtuso ornato, rufo-casianeo, foveola et tuberculo picois, margine laterali late flavo ; elytris profunde striato-punctatis, interstitiis valde convexis, punctulatis, brunneis, stria décima picea, margine late flavo. Long. 9-10 mm. 76 SYNOPSIS 72. trimaculata, n. sp. Australie. Ovalis, j)aulispor convexa, postice subampliata; capite tenue punctulato, vertice lineaque média longitudinal bifurcata nigris ; pronoto dense punctulato, nigro-triraaculato, ad latera profunde foveolatoetpunctato; elytris mediocriter striato-punctatis, inter- stitii.s subconvexi.s, punctulatis flavo-ferruginei.s; striis punctatis, nigris; corpore subtusnigro, pedibus ferrugineis. Long. 10-11 mm. 73. gemina, n. sp, Adélaïde. Ovalis, subconvexa, piceo-nigra; capite nigro, punctulato, macula verticis rufa ; pronoto tenue aequaliter punctato; ad latera foveolato et punctis nonnuUis majoribus impresso, rufo-brunneo, juxta basin macula magna transversa, piceo-nigra, ante scutellum rufo-bimaculata; scutello nigro ; elytri.s fortiter punctato-striatis interstitiis parce punctulatis, brunneis, striis punctatis nigris ; corpore subtus cum pedibus nigro-nitido. Long. 10 mm. 74. nigro-vittata, n. sp. Australie. Brevitor ovalis, convexa, testacea; pronoto parce subtiliter punctato, ad latera profundius punctato et late impresso ; elytris mediocriter punctato-striatis, interstitiis punctulatis, striis punc- tatis nigris. Long. 10 mm. 75. basalis, n. sp. Sidney. Obovata, convexa, testacea; pronoto dense et fortiter, sat regu- lariter punctato, ad latera subdeprcsso et ruguloso; scutello punctis nonnuUis impresso; elytris posterius subampliatis sat profunde striato-punctatis, interstitiis moderato convexis, fortiter denseque punctatis, striis pone basin, 1 et lOexceptis, colore livido tinctis. Long. 10 mm. 76. variabilis, n. sp. Adélaïde. Ovalis, convexa, flavo-testacea ; capite tenue punctulato, fronte fusco-maculato, suturis epistomatis fuscis; pronoto dense subtilis- simeque punctulato, ad latera late subdepresso, profundius punc- tato; scutello nigro-marginato; elytris mediocriter jjunctato- striatis, striarum punctis fasciisque duabus macularibus nigris, altéra pono basin, altéra pone médium, interdum subobsoletis, interstitiis tenuitcr punctulatis. Long. 11-12 mm. 77. trivittata, n. sp. Gipsland. Obovata, convexa, rufo-brunnea; pronoto parce et subtilissime punctulato, ad latera parce punctato, profunde foveolato, rufo- brunneo, disco nigro-adunibrato; elytris subampliatis, subtiliter punctato-striatis, interstitiis punctulatis, rufo-brunneis cum vittulis tribus sat latis, nigris, a basi ad apicem, ornatis; corpore subtus cum pedibus nigro, tibiarum basi rufescente. Long. 9 mm. DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 77 78. Clotho. Stàl. 79. brunnea. Marsh, 80. nucea. Erichson. 81. irrisa. Newman. 82. liturata. Marsh. 83. erudita. Newman. 84. minor. Marsh. 85. octo-maculata. Marsh, 86. inspersa. Newman, 87. remota. Germ. 88. pluvialis, n. "sp. Sydney. Ovalis, convexa, pallide testacea; capite parce punctato, vertice obscure ; pronoto subtilissime punctato, ad latera punctismajoribus nonnullis notato, vix depresso ; scutello fusco ; elytris subtiliter punctato-striatis, punctis nigris, aliis majoribus, aliis minutis, punctis marginalibus etiam nigris ; corpore subtus testaceo, pectore fusco ; abdominis segmentis utrinque fusco-maculatis, pedibus ferrugineis. Long. 6 mm. 89. stictica. Marsh. 90. nigrostillata, n. sp, Victoria, Ovalis, convexa, pallide flava; capite parce punctato; pronoto parce et subtiliter punctulato, ad latera subdepresso et punctis nonnullis majoribus notato ; scutello nigro-limbato ; elytris subti- liter punctato-striatis, undique subtilius et subdense punctulatis, striarum punctis nonnullis magnis, foveolatis et nigris ; corpore subtus pallido, pedibus nigris, tibiarum basi excepta. Long, 7 mm. 9L umbrosa, n. sp, Sydney, Nouvelle Galles du Sud. Ovalis, convexa, flavo-testacea; pronoto parce inaequaliter punctato, ad latera subilepresso, sat dense et fortiter punctato ; elytris distincte punctato-striatis, interstitiis parce et subtilius punctatis, striarum punctis fuscis, maculis inaequalibus inter- mixtis; hinc et inde majoribus et confluentibus ; ssepius fascia obliqua maculari pone médium distincta; corpore subtus cum pedibus testaceo-flavo. Long. 5 mm. 92. notatipennis, n, sp. Sydney. Ovata, convexa, pallide testacea; pronoto sat dense subinsequa- liter punctato, utrinque versus latera foveolato et confertim punc- tato; elytris distincte punctato-striatis, punctis fuscis, interstitiis punctulatis, fasciis duabus nigris, macularibus, ornatis, altéra 78 SYNOPSIS semi-circuLari ab humeroad humerum, altéra pone médium strio- laqiie sublaterali versus apicem concolore. Long, vixo mm. 93. interstincta. Clark. 94. transverso -maculata. Clark. 95. nigro-conspersa. Clark. 96. anxia, n. sp. King George Sound. Ovalis, convexa, rufo-testacea; pronoto parcius subtiliter punc- iulato, ad latera vix depresso et punctis nonnullis majoribus notato; elytris posterius subattenuatis, profunde punctato-striatis, in declivitate ad saturam distincte depressis; interstitiis sparsim punctulatis, versus apicem subconvexis et maculis nigris irregu- laribus ornatis. Long. 8 mm. 97. orphanula, .n sp. Tasmanie, Melbourne, Gipsland. Oblonga, subconvexa, rufo-testacea; capite sublœvi; pronoto parce subtiliterque punctulato, ad latera subfoveolato et punctis profundis notato ; elytris fortiter punctato-striatis, seriebus sub- flexuosis, interstitiis latitudine inter se inaequalibus, subtiliter punctulatis, 1 ad suturam, 4, 6, 8 vel omnino vel basi et apice rulb- fuscis. Long. G mm. 98. delicatula, n. sp. Tasmanie, Adélaïde. Ovata, depressiuscula, pallide flava; capite parce fortiter punc- tato; pronoto sublsevi, ad latera foveolato et punctis profundis confertis impresso; macula discoïdali majuscula maculisque minutis lateralibus diffuse fuscis, notato ; elytris dorso subdepressis, distincte [lunctato-striatis, lineola laterali irregulari et fasciolis macularibus quatuor fuscis ornatis ; subtus pectore et abdomine fusco-nigris, pedibus ferrugineis. Long, vix 3 mm. 99. obovata, n. sp. Sydney, Tasmanie, Gipsland. Breviter obovata, convexa, supra testacea; capitis vertice infus- cato; pronoto parce insequaliter punctato, ad latera late depresso, densius profundiusque punctato, signaturis fuscis ornato ; scutello fusco-limbato; elytris postice subdilatatis, distincte substriato- punctatis, punctis subirregulariter ordinatis; interstitiis pau- lisper convexis, punctulatis; corpore subtus cum pedibus nigro, femorum ettibiarum basi flavescente. Long. 6-7 mm. 100. vulgaris, n. sp. Clarence River, A^'ictnria, Wide-Ba}^ Brisbane. Breviter obovata, convexa, supra testacea; capite punctato, linea média longitudinal! antice bifurcata fusca ; pronoto parce et subti- liter irregulariterque punctato, ad latera depresso et fortiter DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 79 parum dense punctato, supra fusco cum signaturis flavo-subauratis; elytris moderate punctato-striatis, interstitiis parcissime punctu- latis, margine laterali fortiter fusco-punctato; corpore subtus cum pedibus nigro, femorum basiflavescente. Long. 6-7 mm. 101. hectica. Boisd. Tasmanie, Victoria. Breviter ovata, convexa, flavo-testacea; capite punctato ; pronoto satj dense fortiterque punctato, ad latera subfoveolato punctisque nonnullis profundis impresso; elytris posticesubampliatis, distincte punctato-striatis, interstitiis punctulatis, striarumque 1 et 10 punctis fuscis; ssepius sutura et margine basali plus minusve flavo- lividis; corpore subtus nigro, abdomine pedibusque ferrugineis, femorum apice nigro-maculato; interdum (apud 9^) corpore subtus cum pedibus flavo-ferrugineo. Long. 7-8 mm. 102. citrina, n. sp. Sydney. Breviter ovata, flavo-citrina ; capitis vertice nigro ; pronoto subinsequali, parcius et subtiliter punctato, ad latera distincte late- que depresso, punctato-rugoso; scutello nigro-limbato ; elytris subtiliter punctato-striatis, punctis minutis nigris, subregulariter seriatis, interstitiis parce punctulatis; marginis lateralis punctis etiam minutis ; corpore subtus nigro, femorum basi pallide flavo. Long. 8 mm. 103. aequalis, n. sp. Gipsland. Ovalis, minus convexa, supra testacea ; pronoto subtilissime et parce punctato, ad latera punctis nonnullis majoribus foveolaque parva, profunda et rotundaia ornato; elytris nitidis, punctato- striatis, interstitiis parce punctatis; punctis striarum, interstitio- rum et marginis lateralis œqualibus, minutissimis, nigris; corpore subtus flavo, pedibus nigris, tibiis obscure flavis. Long. 8 mm. 104. deflorata, n. sp. King George Sound. Ovalis, convexa, albido-flavescens; capitis vertice nigro ; pronoto parce subtiliterque punctato, ad latera distincte foveolato et punc- tato rugoso; maculis nonnullis parvis notato; elytris subtiliter punctato-striatis, punctis nigris, interstitiis parce et subtilissime punctulatis, versus apicem subconvexis; corpore subtus cum pedibus nigro, tibiis obscure luteis. Long. 9 mm. 105. elliptica, n. sp. King George Sound. Elliptica, convexa, supra testacea; capite inaequaliter punctato, flavo-rufescente., vertice obscuro; pronoto sat dense subtiliter punctulato, ad latera distincte foveolato punctisque nonnullis majusculis, confluentibus ornato ; elytris subtiliter punctato- striatis, punctis fuscis, oblongiusculis, interstitiis subconvexis. 80 SYNOPSIS punctulatis, punctis in séries duas dispositis, aliis sparsis; corpore subtus cum pedibus nigro, tibiis obscure testaceis. Long. 10 mm. 106. maculicollis. Clark. 107. pachyta, n. sp. Sydney. Breviter ovalis, valde convexa, rufo-tostacea; capite tenue et dense punctato; pronoto parcius, vix distincte punctulato, ad latera late depresso et punctato ; elytris subtiliter punctato-striatis, interstitiis tenuiter et sat dense punctulatis; corpore subtus cum pedibus pallide testaceo. Long. 10 mm, 108. flaveola, n. sp. Port Denison. Breviter ovata, convexa, flavo-citrina ; pronoto parcissime sub- tiliter punctulato, ad latera subimpresso et punctis majoribuscon- fluentibus notato ; elytris distincte punctato-striatis ; punctis impressis, fusco-nigris, remotis ; corpore subtus cum pedibus pal- lide flavo. Long. 6 mm. 109. albicans, n. sp. Queensland. Ovata, viridi-alba; capite punctulato, medio longitudinaliter punctulato ; pronoto tenue inaequaliter punctulato , ad latera impresso et Ibrtius punctato, albido-virescente cum signaturis lividis et profundius punctatis ; elytris punctato-striatis, seriebus primis subtilioribus, punctis primse et decimse nigris ; interstitiis dense punctulatis. Long. 7 mm. 110. interstitialis, n. sp. Australie. Ovata, testacea; capite tenuiter sat dense punctulato; i)ronoto inœciuali et inaequaliter sat den.se punctato , ad latera oblique depresso et profundius punctato-rugoso; elytris distincte punctato- striatis, interstitiis punctatis, punctis in utrisque œqualibus, pro- fundis et fusco-nigris. Long. 7 mm. 111. proxima, n. sp. Queensland. Ovata, tostacea; capite tenuissimo punctulato; pronoto œquali, dense subtiliterque punctulato, ad latera late et leviter impresso, punctis majoribus nonnullis notato ; elytris distincte punctato- striatis , j)unctis discretis , interstitiis densissime punctulatis , humeris nigro-i'uscis. Long. 9 mm. 112. incerta. Chp. tcslacca. Marsham. 113. testacea. Olivier. 114. debilis, n. sp. Tasmanie, King George Sound. Ovata, convexa, nitidula, albido-flavescens : pronoto parcius, subinsequaliter et tenue punctato , ad latera late non profunde DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 81 impresso, fortiter punctato subrugoso ; elytris moderate punctato- striatis, seriebus primis ad suturam subtilioribus, subreguiaribus, punctis nigro-fuscis, ad marginem majoribus. Long. 7 mm. 115. lucidula, n. sp. Sydney, Victoria. Oblongiuscula, parum convexa, testacea, nitida; capite subtiliter punctulato, pronoto parce subtiliter punctato, ad latera auguste, parum profunde impresso, punctis majoribus notato ; elytris mode- rate punctato-striatis , interstitiis vix distincte punctulatis, 3, 5 et 9 paulo latioribus pallidioribusque. Long. 5 1/2 mm. 116. fastidiosa, n. sp. Sydney, King George Sound, Rockhampton. Obovata, flavo-testacea; pronoto subtiliter disperse punctato, ad latera oblique impresso et profunde subdense punctato ; elytris versus apicem subdilatatis,sat profunde punctato-striatis, interstitiis vix distincte punctulatis; marginis lateralis punctis grossis et sat confertis. Long. 6-7 mm. 117. cernua, n. sp. Sydney. Oblongo-ovalis, convexiuscula, rufo-testacea ; capite irregula- riter punctato, fusco-trimaculato; pronoto distincte et insequaliter punctato, punctis fusco-nigris, punctulis minutis intermixtis, ad latera impresso , vix profundius punctato ; quinque - maculato , macula minuta ante scutellum, aliis majusculis rotundatis trans- versim positis; elytris oblongis, testaceis, profunde punctato-striatis, seriebus et interstitiis œqualiter et fusco-punctatis, seriebus valde irregularibus, subflexuosis; corpore subtus fusco-testaceo; pedibus ferrugineis, femoribus fusco-maculatis. Long. 13 mm. 118. conferta, n. sp. Adélaïde, Darling River. Breviter ovalis, testacea; capite irregulariter punctato, fusco flavoque variegato; pronoto insequaliter fortiter punctato, ad latera depresso et varioloso, testaceo subinfuscato, disco lineolis longitu- dinalibus flavo-aureis ornato ; elytris subtiliter punctato-striatis, striarum punctis confertis, irregulariter dispositis, interstitiis punctulatis. Long. 7-8 mm. 119. chlorotica. Olivier. 120. bimaculata. Olivier. 121. decolorata, n. sp. Sydney, Brisbane. Ovalis, flavescens; pronoto remote punctulato, ad latera subde- presso, densius profundiusque punctato-subrugoso; elytris distincte punctato-striatis, seriebus multipunctatis, punctis nigro-fuscis ; interstitiis punctulatis. Long. 7-8 mm. 82 SYNOPSIS 122. variicollis, n. sp. Victoria, Tasmanio. Obovata, tostacoa, vel flava; capitis vertice nigro; pronoto fiisco- variegato, inaequali, subremote punctato, ad latera depresso, pro- fiindiuspnnctato-rugo.so; elytris postico subdilatatis, fortiter pimc- tato-striatis, punctis nigro-fuscis, congestis, irregiilariter ordinatis; corpore subtus cum pedibus nigro, femorum tibiarumque basi rufo- testacea. Long. 10 mm. 123. irina, n. sp. Port Denison. Oblongo-ovalis , parum convexa, atra; fronte obscure rufo- raaculata; pronoto parce et subtiliter punctulato, ad latera punctis nonnullis majoribus impresso; elytris regulariter punctato-striatis, punctis profundis, discretis, versus apicem et latera majoribus, interstitiis subconvexis, parce subtiliterque punctulatis, nigro- submetallicis, viridi vel violaceo-nitentibus. Long. 9 mm. 124. nigrita, n. sp. Adélaïde. Breviter ovata, convexa, atra; pronoto sat dense punctato, punctis insequalibus, versus marginera anticum et versus latera prsecipue ad angulos anticos majoribus et subconfluentibus; elytris moderato punctato-striatis, interstitiis punctulatis. Long. 8 mm. 125. seneipennis, n. sp. Rockhampton. Ovata, convexiuscula, flavo-testacea; vertice viridi-aeneo; pronoto parce, subtilissime punctato, ad latera punctis nonnullis majoribus; elytris aeneo-viridibus, nitidis, vix distincte punctato-striatis, inter- stitiis planis punctatis, punctis in utrisque sequalibus, sparsis, oblongiusculis. Long. 4 mm. 126. discoïdalis, n. sp. Queensland. Subrotundata, minima, rufo-testacea ; capite parcius punctulato, nitido, dimidia postica parte aeneo-viridi ; pronoto subtiliter et parce punctato, absque punctis lateralibus, obscure brunneo cum nitore viridi-aeneo; elytris tenue punctato-striatis, interstitiis vix distincte punctulatis, aeneo-viridibus cum macula rotundata rufes- centi ante médium ; corpore subtus rufo-testaceo, pedibus ferrugi- neis, femoribus seneo-viridi nitore indutis. Long. 2 mm. 127. partita, n. sp. Australie. Ovata, convexa, nigraj pronoto sat dense subtiliter punctato, punctis ad latera majusculis et confertis, testac«'0, nigro-trimacu- lato; maculis inierdum obsoletis; elytris moderato punctato- striatis, nigris, iascia ante médium flava, lata, interrupta, vitta marginali concolore cum angulo suturali connexa; corpore subtus cum pedibus fusco-nigro, tibiarum apice et tarsis ferrugineis. Long. 5 mm. DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 83 128. tritœniata. Stâl. 129. festiva, n. sp. Victoria. Ovalis, convexa, nigra ; pronoto rufescente, subtiliter et parce pimctato, versus latera punctis confertis et majoribus; elytris moderate punctato-striatis, rufescentibus, plaga suturali basi dila- tata et ante apicem abbreviata nigra lineolaque concolore in ii troque latei*e, in medio emarginata, cura opposita et cum plaga suturali ante apicem conjuncta; corpore subtus nigro, abdominis mar- gine rufescente, pedibus nigris tibiis extus tarsisque flavescentibus. Long. 4 mm. 130. pallida. Olivier, 131. rufescens, n. sp. Sydney. Breviter ovalis, convexa, testacea cum capite et pronoto rufescen- tibus; pronoto densius punctato, punctis versus latera majoribus et confertis ; elytris posterius subampliatis, distincte punctato-striatis, interstitiis sat dense punctulatis, humeris punctisque striarum et marginis livide fuscis. Long. 8 mm. 1.32. tenella, n. sp. Australie. Subrotundata, rufo-testacea; capite tenue punctulato; pronoto parce tenuissime punctato, ad latera punctis nonnullis majoribus ; elytris tenue punctato-striatis, interstitiis densius et omnium sub- tilissime punctulatis, ad latera punctis vix majoribus. Long. 7 mm. 133. mitis, n. sp. Australie. Subrotundata, flavo-alba ; vertice rufescente ; pronoto subtiliter sat dense punctulato, versus latera punctis majusculis, confertis; elytris moderaie punctato-striatis, punctis subfuscis, interstitiis parce punctulatis ; marginis lateralis externa parte fortiter punc- tata; tarsis subferrugineis. Long. 4 1/2 mm. 134. virens, n. sp. Victoria. Breviter ovalis, flavo-viridis; pronoto parce subtiliterque punc- tato, punctis versus latera majoribus, sparsis, non confertis; elytris mediocriter punctato-striatis, punctis subinfuscatis ; interstitiis densissime punctulatis; marginis lateralis parte externa fortiter punctata et série subregulari ab interna separata. Long. 5 1/2 mm. 135. modesta, n. sp. King George Sound. Elliptica, subconvexa, flava, marginibus pronoti et elytrorum angustissime fuscis ; pronoto parce et subtiliter punctulato, punctis versus latera majoribus, confertis, subconfluentibus; ehtris mode- rate punctato-striatis, punctis fuscis, discretis, interstitiis parce, subuniseriatim punctulatis ; sutura fusco-nigra. Long. 3 mm. 84 SYNOPSIS 136. viridula, n. sp. Sydney. Oblonga, subconvexa, flavo-viridis ; pronoto sublaevi, versus latera punctato, punctis prœcipue ad angiilos anticos confertis; elylris versus apicem subattenuatLs , punctato -striatis, punctis partira infuscatis, interstitiis vix distincte punctulatis; pedibus viridibus. Long. 2 1/2 mm. 137. subsenescens, n. sp. Nouvelle Galles du Sud. Breviter ovata, convexa, testacea, nitore œneo induta ; pronoto parce subtilissime punctulato, punctis versus latera nonnuUis majo- ribus insequalibus ; elytris distincte punctato - striatis , interstitiis parcius vage punctulatis. Long. 4 1/2 mm. 138. aemula, n. sp. Australie. Ovalis, subconvexa, testacea; fronte punctato, medio laevi et infuscato; pronoto punctulato, punctis versus latera majoribus, subconfertis , non confluentibus ; elytris mediocriter punctato - striatis, punctis pro magna parte fuscis; interstitiis sat dense punctulatis rugulisque transversis sat dense impressis. Long. 4 mm. 139. substriata, n. sp. Australie. Ovalis, testacea; capite sat dense punctato, vertice rufo-fusco ; pronoto densius punctulato, versus latera punctis paulo majoribus et subconfertis, margine antico infuscato ; elytris testaceo -viri- dibus, profunde punctato-striatis , punctis fuscis, interstitiis dense punctulatis. Long. 5 mm. 140. interrupta, n. sp. Nouvelle Galles du Sud. Subrotundata, testacea; pronoto parce punctulato, punctis versus latera majoribus, confertis, linea longitudinali média castanea, interdum obsoleta; scutello fusco-limbato; elytris punctato-slrialis, testaceis, interstitiis, 2, 4, 6, 8 castaneis, interstitiis, 3, 5, 9 pallide flavis, sublatioribus. Long. 3 mm. 141. jucunda, n. sp. Swan river, King George Sound. Breviter ovalis, testacea ; capite nigro ; pronoto parce subtiliter punctato, punctis versus latera paulo majoribus, vix confertis; scu- tello nigro ; elytris fortiter punctato-striatis, interstitiis biseriatim punctatis, testaceis cum signaturis nigris; maculis duabus sutura- libus, tertia humerali, quarta discoïdali, quinta elongata, arcuata, laterali, ante apicem ; corpore subtus testaceo cum parapleuris,vitta utrinque abdominali, femoribusque nigris. Long. 4 1/2 mm. 142. venustula, n. sp. Australie, Ovata, subconvexa; capite rufo-fusco, punctulato; pronoto punc- tato et versus latera punctis majoribus, sat confertis, rufo-fusco, DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 85 basi ante scutellum flavescente ; elytris distincte punctato-striatis, flavo-testaceis, interstitiis imparibus fusco-brunneis, flavo-notatis; corpore subtus nigro, pedibus ferrugineis. Long. 3 mm. 143. amabilis, n. sp. Queensland. Rotundaia, flavo-fusca; capite grosse punctato, testaceo; pronoto flavo, pallide fusco-variegato, siibtiliter punctato, pimctis versus latera profundis, subconfertis ; elytris punctato-striatis, punctis fuscis, impressis, interstitiis punctatis, fasciis duabus ornatis, altéra subbasali utrinque interrupta, altéra pone médium irregulari. Long. 3 mm. 144. fuscitarsis, n. sp. Australie. Ovata , pallide testacea ; pronoto parcius subtiliter punctato, versus latera punctis nonnullis majoribus; elytris distincte punc- tato-striatis, punctis subfuscis, interstitiis sat fortiter punctatis, 2, 4, 6, 8 vittulis nigro-fuscis a medio ductis et ante apicem abbre- viatis'ornatis ; corpore subtus cum pedibus testaceo, tarsis fuscis. Long. 5 mm. 145. amœnula, n. sp. Australie. Breviter ovata, flava; capite rufescente, vertice nigro ; pronoto subtiliter punctulato, punctis versus latera majoribus et confertis; elytris mediocriter punctato-striatis, punctis fuscis, interstitiis sub- biseriatim punctulatis , flavis et plaga magna discoïdali communi nigro et rubro-picta ornatis. Long. 3 mm. 146. stillatipennis, n. sp. Australie. Breviter ovata, valde convexa, testacea ; capite macula frontali fusca ornato; pronoto sat dense subtiliter punctulato, versus latera punctis indistincte majoribus; elytris flavis, subglobosis, undique sat dense punctulatis, regulariter punctato-striatis, punctis inaequi- distantibus, nigris, maculariformibus. Long. 5 1/2 mm. 147. obliterata, Er, 148. subfasciata, n. sp. Adélaïde. Ovata , testacea ; pronoto subtiliter et parce punctato , punctis versus latera majoribus, subconfertis, testaceo cum angulis anticis et margine antico late pallide flavis ; elytris flavis, profunde punc- tato-striatis , punctis confertis, nigro-fuscis, fasciis macularibus nigris duabus ornatis, altéra in medio, altéra pone médium. Long. 5 mm. 149. fuscula, n. sp. Australie. Ovata, convexiuscula, obscure testacea; pronoto sat dense et fortiter punctato, versus latera punctis profundis nonnullis; elytris ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELaïQUE, T. XX. 86 SYNOPSIS profunde punctato-striatis , punctis confertis, fusco-contiuentibus, interstitiis sat dense punctulatis ; maculis qiiinque diffusis fuscis notatis, una commuai, duabus utrinque versus apicem, altéra in 4°, altéra in 8° interstitio. Long. 5 mm. 150. defecta, n. sp. Australie. Ovata, pallide flava; capite punctato, vertice nigro; pronoto parce et subtiliter punctulato, punctis ad latera majoribus ; eiytris profunde punctato-striatis, punctis fuscis et maculis concoloribus nonnullis oblongiusculis ornatis. Long. 5 mm. 151. subapicalis, n. sp. Australie. Ovata, convexa, pallide flava, nitida; capite nitido, punctulato, nigro, medio flavescente; pronoto tenue et parce punctulato, ad latera punctis nonnullis majoribus ; eiytris subtiliter punctato- striatis; interstitiis tenuissime subuniseriatim punctulatis, macula rotundaia nigra ante apicem in utroque elytro ; corpore subtus flavo, metasterno abdomineque utrinque nigro- vittato. Long. 4 mm. 152. coadnuta, n. sp. Sydney. Ovata, convexiuscula, nitida, testacea; pronoto subtilissime et densius punctato, ad latera punctis majoribus sat confertis; eiytris profunde punctato-striatis, seriebus subflexuosis, basi et apice vario modo conjunctis, punctis fuscis, interstitiis parce punctu- latis, 1° pone médium, 6" in medio, 8° basi et apice infuscatis. Long. 5 1/2 mm. 153. fraterna, n. sp. Australie. Ovalis, paulisper convexa, nitida, flavo-testacea ; capite fortiter punctato, rufescente, vertice nigro ; pronoto tenue parce punctulato, ad latera punctis majoribus confertis; eiytris profunde punctato- striatis; interstitiis subuniseriatim punctatis; striarum et intersti- tiorum punctis aequalibus; sutura nigra, medio et apice rufo- vittata, in utroque elytro vittula discoïdali nigra, medio valde interrupta; corpore subtus flavescente, suturis obscuris. Long. 4 1/2 mm. 154. lepida. Erichson. 155. trifasciata. Boisduval. 156. medio vittata. Clark. 157. suturalis. Germar. 158. scutellata, n. sp. Sydney. Nouvelle Galles du Sud. Oblongo-ovalis, convexiuscula, pallide testacea; capitis vertice rufescente; pronoto parcius subtiliusque punctato, ad latera punctis DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 87 majoribus nonnullis; scutello longitudine paulisper latiori, sub- semicirculari ; elytris profunde punctato-seriatis , punctis fuscis et ante apicem profundioribus et magis infuscatis. Long. 7 mm. 159. Hera. Stâl. 160. turbata, n. sp. Champion Bay. Subelongata, depressa, flavo-testacea; vertice nigro; pronoto irregulariter tenue pimctato, ad latera punctis paulo majoribus, confertis ; elytris moderate punctato - striatis ; punctis confertis, fuscis, seriebus 8, 9, 10 turbatis, interstitiis punctulatis; sutura anguste fusco - nigra , macula humerali concolore diffusa, plus minusve versus apicem abducta. Long. 7 1/2 mm. 161. scaphula, n. sp. Sydney. Nouvelle Galles du Sud. Oblongo-ovalis, depressa, testacea; capite punctato, infuscato; pronoto dense subtiliier punctulato, punctis ad latera majoribus, confertis, confluentibus, linea longitudinali fusco -nigra; elytris profunde punctato - striatis , punctis fuscis, sutura fusco -nigra, interstitiis punctulatis, 3 latiusculo, 4 et 6 apice connexis , leviter infuscatis; corpore subtus medio plus minusve late infuscato. Long. 7. mm. 162. navicula, n. sp. Australie. Oblongo-ovalis, subdepressa, fia va; capite irregulariter punc- tato, rufescente; pronoto parce subtilissime punctato, ad latera punctis majoribus sat confertis; elytris punctato - striatis , punctis pone médium impressis, interstitiis vix distincte punctatis, versus apicem subconvexis; in utroque elytro maculis duabus fuscis, diffusis, altéra subbasali, altéra ante apicem. Long. 3 1/2 mm. 163. Hamadryas. Stâl. 164. depressa, n. sp. Queensland. Ovata, lata, depressa, rufo-brunnea, pronoto parcius subtiliusque punctato ad latera punctis majoribus, impressis ; elytris regulariter profunde punctato-striatis, punctis fuscis, interstitiis minute pun*^- tulatis, macula discoïdali ante médium nigra. Long. 6 mm. QUATRIÈME GROUPE. Les dix séries de points qui caractérisent le troisième groupe, sont dédoublées dans le groupe actuel. Dans une bonne partie des espèces, on constate aisément la pré- sence de vingt séries de points, parce que celles-ci sont plus ou moins régulièrement gémellées. Dans d'autres, chez lesquelles les séries sont bien distinctes, quoique non gémellées, il est encore 88 SYNOPSIS facile de les reconnaître et de les compter. Mais chez un grand nombre , il faut des recherches attentives ; il arrive même que les séries sont assez rapprochées et assez irrégulières pour faire paraître la ponctuation confuse. Cependant, avec un peu d'habi- tude, les cas où le doute serait permis sont, en réalité, peu nom- breux. Ce groupe renferme deux types bien marqués; dans l'un, les séries de points sont plus ou moins régulièrement gémellées, la taille est petite, la coloration généralement vive, à dessins bien tranchés, le pronotum ne présente aucune trace de dépression vers les bords latéraux. Dans l'autre type, les séries de points ne sont pas gémellées ou ne le sont que d'une manière indistincte; le pronotum offre de chaque côté une impression appréciable; presque toujours la colo- ration est d'un brun rougeâtre ou noirâtre; les élytres sont ornées de saillies variées, de granulations, de papules, de tubercules, de côtes interrompues ou de rugosités transversales. 165. M-fuscum. Boheman. 166. Lachesis. Stâl. 167. basicollis, n. sp. Sydney, Clarence River, Breviter ovata, flavo-rufescente; capite punctato, utrinque late nigro: pronoto sat dense subtiliter punctato, ad latera punctis non- nullis majoribus, utrin([ue basi plaga transversa ornato; elytris subtiliter punctato-striatis, sutura, margine apicali et in utroque maculis 6 magnis nigris; femorum apice nigro -maculato. Long. 4 1/2 mm. 168. spectabilis, n. sp. Parao River. Breviter ovata, convexa, flavo-rufescente, capite nigro, medio rubro; pronoto densius sat fortiter punctato, ad latera punctis majoribus, disco utrinque macula parva transversa nigra notato; scutello rufescente ; elytris moderate punctato - striatis ; punctis, sutura et signaturis nigris : in utroque elytro maculis duabus basa- libus, una posthumerali , fascia in medio, et maculis duabus ante apicem ; abdomine medio nigro-fusco. Long. 4 1/2 mm. 169. rubiginosa, n. sp. Adélaïde. Breviter ovata, liava; capite vertice subrufescente; pronoto sub- tiliter et dense, ad latera grosse punctato; elytris profunde punc- tato-striatis, punctis fusco-nigris, maculis duabus basi, duabus ante médium et plaga magna subapicali rubiginosis ; interstitiis versus apicem convexis; mesosterno utrinque nigro -plagiato. Long, 5 mm. DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 89 170. suturella, n. sp. Australie. Elliptica, testacea; capitis vertice nigro - bimaculato ; pronoto subtilissime punctato, ad latera punctis majoribus, inœqualibus ; scutello nigro-limbato ; elytris moderate punctato-striatis, punctis fuscis; interstitiis punctulatis, puncto humerali et sutura paulo pone médium abbreviata, nigris; corpore subtus testaceo, utrinque fusco-maculato. Long. 4 1/2 mm. 171. tetraspilota, n. sp. Adélaïde. Melbourne. Breviter ovata, nigra; pronoto parcius subtiliterque punctato, ad latera punctis confertis et majusculis; elytris moderate punc- tato-striatis, in utroque maculis duabus magnis ferrugineis, altéra basali, altéra pone médium ; antennis tarsisque ferrugineis. Long. 5 mm. 172. picturata, n. sp, Sydney. Clarence River. Breviter ovata, nigra; pronoto parce et subtiliter punctato, ad latera punctis majoribus sat densis, rufo-ferrugineo, plaga maxiraa in medio et utrinque plaga subrotundata nigris ; elytris moderate punctato-striatis, in medio disci fascia transversa, utrinque abbre- viata rufo-ferruginea ; antennis, palpis tarsisque fusco-ferrugineis. Long. 4 1/2 mm. 173. nigropicta. Clark. 174. dimidiata, n. sp. Sydney. Breviter ovata, convexa, rufo-ferruginea; capite utrinque laie nigro ; pronoto parce punctulato, ad latera punctis majoribus et sat densis, utrinque plaga basali transversa nigra; elytris distincte punctato-striatis, nigris, basi late maculaque subapicali ferrugineis. Long. 4 mm, 175. pulchella, n. sp, Australie. Breviter ovata, nigra; capitis rufî vertice nigro ; pronoto parce sat fortiter punctato, ad latera punctis majoribus nonnullis, rufo- ferrugineo cum maculis quatuor transversim positis, maculaque in medio marginis antici nigris; elytris moderate punctato-striatis, rufo- ferrugineis, vittulis nigris, latis, altéra suturali et utrinque altéra discoïdali nigris ; corpore subtus nigro, pedibus ferrugineis, femorum dimidia externa parte nigra. Long. 4 1/2 mm. 176. pallidula, n. sp. Adélaïde. Breviter ovata, flava; capitis vertice subrufescente; pronoto sub- tiliter et dense, ad latera grosse punctato; elytris profunde punc- tato-striatis, punctis fusco-nigris, seriebus subregulariter geminatis, interstitiis versus apicem convexis. Long. 5 mm. 90 SYNOPSIS 177. livida, n. sp. Adélaïde. Breviter ovata; capitis vertice fusco-nigro; pronoto parce et dis- tincte punctato, ad latera punctis nonnullis majoribus et fuscis, obscure flavescenti, lusco-variegato ; scutello flavo ; el3tris fusco- lividis, distincte punctato -seriatis, punctis fusco-nigris ; subtus capite, prosterne et mesosterno albido-flavis ; metasterno abdomi- neque flavo-fuscatis, femoribus albido-flavis, tibiis et tarsis infus- catis. Long. 4 1,2 mm. 178. tigrina, n. sp. Sydney. Breviter ovata, convexa, testacea ; pronoto subtiliter parcissime punctulato, ad latora punctis raris majoribus, testaceo flavo- varie- gato; scutello fusco; elytris sat profunde punctato-striatis, testa- ceis, fusco et nigro-variegatis. Long. 5 mm. 179. ioptera. Baiy. 180. multiseriata, n. sp. Sydney. Ovata, convexa, testacea; capite dense punctato, rufo-testaceo, vertice nigro ; pronoto sat dense et fortiter punctato, ad latera subdepresso et punctato -subrugoso, i ufo - testaceo cum maculis quatuor transversim positis nigris; scutello nigro-fusco; elytris sat profunde punctato-striatis, punctis fuscis, interstitiis punctulatis, testaceis, undique subirregulariter fusco-maculatis; corpore subtus nigro-fusco, pedibus ferrugineis. Long. 7-8 mm. 181. obscurella, n. sp. Parao River. Obovata, convexa, rufo-castanea ; pronoto dense et fortiter punc- tato, ad latera subimpresso, rugoso-punctato; elytris postice sub- dilatatis, profunde punctato-striatis, punctis fuscis, interstitiis punctatis, aliis fortiter et dense, aliis pallidioribus rufo-ferrugineis, subtilius punctulatis ; corpore subtus cum pedibus piceo. Long. 8 mm. 182. arcula, n. sp. Australie. Ovata, convexa, rufo-castanea, capite dense rugoso-punctato, antice nigricante; pronoto densius fortiter punctato, ad latera depresso et rugoso-punctato, rufo-castaneo obscurius limbatoj elytris fortiter et dense punctato-striatis, transversim subrugu- losis, macula communi sat magna nigra ante médium, interstitiis punctatis, nonnullis subelevatis. Long. 9 mm. 183. orbicularis, n. sp. Sydney. Nouvelle Galles du Sud. Subrotundata, rufo-castanea; capite dense punctulato, vertice nigro-maculato, pronoto fortiter parce punctato, ad latera distincte depresso et fortiter punctato-rugoso; maculis quatuor nigris trans- versim positis ; elytris profunde punctato-striatis; interstitiis DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 91 quinque angustis rufo-castaiieis, fusco siibinterruptis ; interstitiis quatuor latioribus nigro-fuscis, maculis rufescentibus notatis; cor- pore subtus fusco-piceo, pedibus ferrugineis. Long. 7 mm. 184. sublineata. Boheman. 185. diffusa, n. sp. Australie. Subrotundata, convexa, rufo-castanea ; pronoto parce subtiliter punctato, ad latera vage impresso, punctis majoribus confertis, disco utrinque maculis duabus nigris ornato; altéra parva rotun- data, altéra longitudinali oblonga; elytris profunde punctato- striatis, interstitiis vix distincte punctulatis, sutura, huraeris maculisque diffusispiceo-nigris; pedibus ferrugineis. Long. 6 mm. 186. papuligera. StâL 187. papulenta. Chp. {papulosa Stâl.) 188. scabra, n. sp. Australie. Oblonga, utrinque obtusa, subconvexa, obscure rufo-castanea; capite rugoso-punctato, vertice nigricante; pronoto profunde vario- loso-punctato , utrinque oblique bi-impresso, ad latera rugoso- punctato ; elytris profunde punctato-striatis, interspatiis striolatis, interstitiis subcostatis, tertio elatiore; rufo-castaneis nigro-varie- gatis, impressione discoïdali sat profunda, subquadrata, nigra; corpore subtus rufo-piceo. Long. 7 mm. 189. impressa, n. sp. Sydney. Subrotundata, rufo-castanea; pronoto parce et subtiliter punc- tato, ad latera profunde impresso, subrugulose punctato ; elytris profunde punctato-striatis, bumeris elevato-gibbosis , punctatis, interstitiis valde irregulariter elevatis , basi longitudinaliter subcarinatis, in medio transverse elevato-rugosis, versus apicem tuberculatis; impressione discoïdali parum profunda. Long. 8 mm. 190. rugosa, n. sp. Gipsland, Victoria. Subrotundata, convexa, flavo-subaurantiaca; vertice nigro-bima- culato; pronoto insequali, parcius punctato, ad latera profunde impresso grosse rugoso-punctato ; maculis 3 vel 5 diffusis, nigris ; scutello fusco ; elytris profunde et irregulariter punctato-striatis, punctis fuscis, hinc et Inde nigro-variegatis, tuberculis obtusis vel papulis undique obsitis; depressione discoïdali parva. Long. 8 mm. 191. aspera, n. sp. Sydney. Port Denison. Oblonga, convexiuscula, rufo-testacea; pronoto parce et fortiter punctato, ad latera depresso, punctato-rugoso, lateribus paulisper dilatatis anie apicem subemarginatis , angulis acutis, extrorsum mucronatis; elytris profunde punctato-striatis, interstitiis dense et 92 SYNOPSIS fortiter granulato-tuberculatis, alternantibus, aliis magis, aliis moderate tuberculatis ; rufo-testaceis, basi apice et in medio extus nigricantibus. Long. 9 mm. 192. rugulosa. Boisduval. 193. ferrugata, n. sp. Tasmanie. Oblongo-ovalis, rufo-castanea ; capite dense punctato-rugoso, vertice medio et utrinque nigro-maculato ; pronoto subinœquali, dense fortiter punctato, ad latera rugoso, vix depresso; eljtris l)rofunde parum regulariter punctato-striatis, interstitiis subele- vatis, 3 elatiore, versus apicem et latera subtuberculatis; corpore subtus testaceo et fusco-variegato. Long. 9-10 mm. 194. caliginosa, n. sp. Port Denison, Nouvelle Galles du Sud. Ovata, rufo-castanea et picea ; pronoto parce inaequaliter punc- tato, ad latera punctis majoribus, late depresso et tuberculo obtuso noiato, rufo-castaneo cum tuberculo et macula utrinque diffusa nigro-piceis ; elytris profunde punctato-striatis, rufo-castaneis, piceo-indutis, interstitiis convexis, tuberculatis, tuberculis insequa- libus, rotundatis vel oblongis, corpore subtus nigro-piceo. Long. 8 mm. 195. piceola, n. sp. Australie, Ovata, convexa, rufo-castanea, piceo tincta; pronoto sequali, sat dense et fortiter punctato, ad latera depressiusculo, rugoso-punc- tato et subtuberculato; rufo-piceo, versus latera rufoscente; elytris piceo-nigris, rufo-castaneo-limbatis et variegatis, profunde punc- tato-striatis, interstitiis novem sublatioribus, versus apicem tuber- culatis; corpore subtus rufo-piceo, pedibus ferrugineis cum femo- ribus quatuor posticis obscuris. Long. 9 mm. 19G. melanospila, n. sp. Gipsland, Sydney. Ovata, convexa, nigro-picea; capite rugoso-punctato , vertice medio et fronte antica nigricante; i)ronoto fortiter sat dense punc- tato, ad latera depresso, rugoso-punctato, obtuse tuborculato, rufo piceoque variegato ; scutello subrugoso; elytris flavo-ferrugineis, piceo-maculatis, profunde punctato-striatis, punctis piceis, tuber- culis concoloribus obtusis vel papulis seriebus novem plus minusve distinctis dispositis. Long. 9 mm. 197. seriata, Germar. 198. coriaria, n. sp. Melbourne. Ovata, lata, fusco-picea, capite punctato-rugoso ; pronoto dense et fortiter punctato, subrugoso, ad latera impresso, profundius punctato-rugoso, tuberculo obtuso nolato; linea média longitudinali laevi, subelevata, utrinque abbreviata ; elytris rufo-fuscis, piceo- DES ESPECES DU GENRE PAROPSIS. «ô variegatis, profunde punctato-striatis, interstitiis omnibus subae- qualibus, altérais versus apicem tuberculatis vel nodulosis. Long. 10 mm. 199. convexicoUis, n. sp. Parao River. Late ovata, obscure brunnea ; capite dense punctato, linea média longitudinali sublsevi, vertice et fronte antica nigricantibus ; pronoto convexo, dense fortiter et regulariter punctato, linea média longitudinali obsolète elevata, versus latera vix perspicue impresso, fortiter punctato-rugoso; scutello punctato; elytris obscure brun- neis; tuberculis nonnullis fusco-piceis; profunde punctato-seriatis, punctis paulo minoribus undique sparsis, interstitiis novem subla- tioribus, leviter convexis, plus minusve regulariter tuberculatis. Long. 10 1/2 mm. 200. litigiosa, n. sp. Port Denison. Ovata, convexa, rufo-brunnea; capite irregulariter punctato, vertice obscure ; pronoto longiori, parcius insequaliter punctato, punctis minutis intermixtis, ad latera obsolète depresso, punctis majoribus confertis, marginibus et disco utrinque piceis; scutello laevi; elytris profunde punctato-seriatis, interstitiis novem rufo- brunneis, versus apicem sat fortiter tuberculatis, 3 et 5 paulo latioribus. Long, 10 mm. 201. exarata, n. sp. Rockhampton, King George Sound. Late ovata, convexa, flavo vel rufo-brunnea ; capite dense punc- tato, longitudinaliter rugoso; pronoto parcius grosse punctato, interspatiis striolatis et punctulatis, ad latera depresso, punctis majoribus confertis ; scutello punctulato; elytris fortiter punctato- striatis, interspatiis punctulatis; testaceis et maculis in utroque quatuor nigris, interstitiis novem sublatioribus, paulo pone basin tuberculatis. Long. 9 mm. 202. catenata, n. sp. Sydney, Melbourne, Nouvelle Galles du Sud. Breviter ovata, rufo-brunnea; capite punctulato, macula média nigra, subtrigona; pronoto parce subtiliter punctato, ad latera impresso et punctis majoribus confertis, disco utrinque vitta nigra longitudinali a basi ad apicem extensa; elytris moderato punctato- striatis, interspatiis subtilissime punctulatis; interstitiis novem obtuse tuberculatis, vitta laterali maculisque tribus nigris notatis. Long. 8 mm. 203. infuscata, n. sp. Australie. Subrotundata, la;te ferruginea; pronoto parcius et irregulariter punctato, interspatiis punctulatis, ad latera punctis latis, parum profundis, confertis, vix depresso et tubercule obtuse, lato, macu- 94 SYNOPSIS lisque duabus nigris ornato ; elytris brunneis, opacis, moderate punctato-striatis, undique omnium .subtilissime punctato-granulatis, interstitiis alternis minute tuberculatis et vittulis quatuor nigris plus minusve distinctis. Long. 8 mm. 204. fusco-notata, n. sp. King George Sound. Oblongo-ovata, convexa, rufo-brunnea; pronoto sat dense subti- liter punctato ad latera punctis nonnuUis majoribus, depresso et tuberculo obtuso, nigro, ornato ; scutello punctulato ; elytris moderate punctato-striatis, sutura et tuherculis vel verrucis longi- tudinaliter subordinatis nigris. Long. 5 1/2 mm. 205. serpiginosa, Ericlison. 206. explanata, n. sp. Rivière des Cygnes. Oblongo-ovata, subconvexa, nigro-picea; pronoto sat dense et fortiter punctato, ad latera late depresso, varioloso-punctato ; elytris profunde punctato-striatis, postice dilatatis, interspatiis seque et dense punctatis; interstitiis nonnullis subelevatis, abbre- viatis, versus apicem nodulosis, vel tuberculatis; in disco trans- verse rugulosis, margine laterali valde dilatato, subreflexo. Long. 15 mm. 207. papulosa. Erichson. 208. sublimbata, n. sp. Adélaïde. Late ovata, convexa, nitida, rufo-brunnea, pronoto parce et subtiliter punctato, medio longitudinaliter obsolète carinato, ad latera profunde et late depresso, rugoso-punctato, macula utrinque magna irregulari nigra; scutello subruguloso, medio subcarinato; elytris subtiliter punctato-striatis, interstitiis omnibus tubercu- latis; tubercLilis valde inaequalibus nonnullis versus apicem subin- fuscatis; sutura et vitta laterali, inter discum et marginem, nigris; corpore subtus cum pedibus ferrugineo. Long. 11 mm. 209. punctata. Marsh. 210. tuberculata, n. sp. Nouvelle Galles du Sud, Port Denison, Adélaïde, Sydney. Late ovata, convexa, subnitida, rufo-brunnea; pronoto parcius subtiliter punctato, punctis minutis intermixtis, ad latera late et profunde depresso, punctis majoribus confertis ; scutello subpunc- tato ; elytris subtiliter punctato-siriatis, interspatiis sparsim punc- tulatis, interstiliis novem fere a basi ad apicem obtuse tuberculatis. Long. 9 mm. 211. spilota, n. sp. Australie. Breviter ovata, convexa, nitida, brunnea; capite dense punctu- DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 95 lato, vertice medio nigro; pronoto parce fortiter punctato, ad latera subdepresso et punctis majoribus confluentibus; scutello ruguloso, nigro ; elytris moderate punctato-striatis, interspatiis punctatis, interstitiis novem verrucis nigris, insequaliter obsitis ; humeris nigro-maculatis. Long. 8 mm. 212. incurva. Clark. 213. cancellata, n. sp, Brisbane. Ovata, convexa, rufo-brunnea; pronoto remote, sat fortiter punc- tato, punctis minutis intermixtis, ad latera depresso et punctis majoribus subconfertis, plaga média a basi ad apicem nigra; elytris subopacis, punctato-striatis, punctis parvis et raris, interstitiis novem (1° ad scutellum obsolète) tuberculis vel papulis obsitis, maculis tribus, vitta sublaterali, taberculisque nigris ; corpore subtus cum pedibus ferrugineo. Long. 9 mm. 214. asperula, n. sp. Rockhampton. Ovata, convexa, subnitida, rufo-brunnea; capite ruguloso, parce punctato ; pronoto fortiter et remote punctato, punctis minutis dense intermixtis, ad latera depresso et punctis majoribus confertis, plaga média lata a basi ad apicem extensa, nigra; elytris subnitidis, profunde punctato-striatis, interspatiis remote punctulatis, inter- stitiis novem (1° ad scutellum obsolète), tuberculis remote obsitis et maculis tribus ornatis ; corpore subtus rufo-brunneo. Long. 9 mm. 215. verrucicollis, n. sp. Sydney. Ovata, convexa, rufo-picea; capite dense punctato, fronte rufes- cente, pronoto parcissime subtiliter punctato, ad latera subdepresso, punctis majoribus confluentibus; obscure rufo, linea média ver- rucisque quatuor transversim ante médium positis, nigris ; scutello convexo, nigro ; elytris fortiter punctato-striatis, punctis subre- motis, interstitiis irregularibus, inpequalibus, primis basi convexis, versus apicem, ut aliis, tuberculatis, obscure rufescentibus, nigro- piceo-variegatis ; corpore subtus cum pedibus piceo-nigro. Long. 7 mm, 216. perparvula. Clark. 217. granaria, n. sp. King George Sound. Rotundata, convexa, rufo-brunnea ; pronoto densius subtiliter punctato, ad latera obsolète d<3presso, punctato-rugoso , disco utrinque plaga magna ante liumerum nigra ; scutello sat dense punctato; elytris moderate punctato-striatis, punctis minoribus intermixtis, rufo-brunneis et sutura auguste, macula humerali 96 SYNOPSIS tuberculisque minutis sparsis, ordinatis, nigris; corpore subtus nigro-piceo; abdomine partim et pedibus ferrugineis. Long. 6 mm. 218. nodosa, n. sp. Sydney, Victoria. Subrotundata, convexa, rufo-brunnea; pronoto dense subtiliter punctato, punctis minutis numerosis intermixtis, ad latera obsolète depresso, tuborculo obtuso ornato; scutello subcarinato, punctis nonnulis sparsuto; elytris subtiliter coriaceis, profunde punctato- striatis, punctis minutis intermixtis ; paulo ante médium subde- pressis, depres^ione et tuberculi.s nonnullis sparsis nigris ; corpore subtus ferrugineo. Long. 5 mm. 219. scalaris, n. sp. Victoria, Gipsland. Subrotundata, rufo-brunnea; pronoto dense et fortiter punctato, punctis minutis intermixtis, ad latera depressione vix perspicua, punctis majoribus confertis et confluentibus, disco utrinque nigro- plagiato; scutello Isevi et punctis nonnullis impresso; elytris pro- funde punctato-striatis, punctis minutis intermixtis, sutura inaequa- liter nigra, maculis duabus basi et plagi.s majusculis vel parvis irregularibus, nigris, notatis ; corpore subtus nigro, abdomine et pedibus subferrugineis. Long, 4 1/2 mm, 220. graphica, n. sp, Sydney. Late ovata, nigro-picea, rufo-variegata ; capite subrugoso, vertice nigro ; pronoto parce sat fortiter punctato, ad latera depresso, rugoso-punctato, maculis quatuor nigris, duabus discoïdalibus, duabus lateralibus parvis notato; scutello la?vi; elytris profunde punctato-striatis, punctis minutis intermixtis, rufo-brunneis, lineis longitudinalibus circiter novem nigro-picois ; interstitiis rufo- brunneis, pra3cipue versus apicem calloso-tuberculatis ; corpore subtus nigro-piceo, pedibus rufescentibus. Long. 12 mm. 221. costipennis, n. sp, Sydney. Ovata, convexa, nigro-picea, rufo-variegata; pronoto parce et subtiliter punctato, subtilissimealutaceo, ad latera depresso et grosse punctato, maculis quatuor, subelevatis, transversim positis, ornato; scutello l?evi, nigro ; elytris dorso subdepressis, profunde punctato- striatis , interstitiis novem interrupte costatis ; corpore subtus piceo-nigro. Long. 8 1/2 mm. 222. corrugata, n. sp. Sydney. Breviter ovata, nitida, rufo-brunnea; pronoto dense, tenue, subir- regulariter punctato, ad latera depresso, punctato-rugoso, obtuse tuberculato ; eh^tris subtiliter punctato-striatis , dorso obsolète depressis, versus médium distincte transversim rugulosis, inter- stitiis fere omnibus pone basin et versus apicem granuloso-tuber- DES ESPÈCES DU GENRE PAROPSIS. 97 culatis; corpore subtus flavo-ferrugineo, piceo-variegato. Long. 7 mm. 223. strigosa, n. sp. Parao Riv. Ovato-rotundata, rufo-brunnea; capite punctulato, medio nigro- maculato ; pronoto subtiliter et densius punctulato, ad latera obsolète depresso cum punctis majoribus confluentibus, utrinque macula magna nigra et tubercule obtuso notato ; elytris profunde punctato-striatis, medio transverse substrigosis ; sutura et lineolis quatuor longitudinalibus , angustis, nigris ; interstitiis novem, 1 obsolète, tuberculatis ; corpore subtus flavo-ferrugineo. Long. 7 mm. 224. semiglobosa, n. sp. Adélaïde. Rotundata, rufo-testacea ; pronoto parce subtiliter punctato, ad latera depresso, cum punctis majoribus partim confluentibus et tubercule obtuso nigro utrinque ornato; scutello punctulato; elytris moderato punctato-striatis et punctis minutis sat nume- rosis intermixtis, medio leviter parce strigosis, maculis duabus nigris ponebasin; altéra humerali, altéra inter primam et scutellum; versus apicem papulis nonnullis nigro-fuscis ; pectore nigro, abdo- mine et pedibus ferrugineis. Long. 4 mm. 225. rufo-nigra, n. sp. Australie. Subrotundata, convexiuscula, rufo-nigra; capite punctato, rufo, basiapicequeobscuro; pronoto parcius subtiliter punctato, punctulis minutis intermixtis, ad latera subdepresso, cum punctis majoribus et tuberculo obtuso ; elytris moderato punctato-striatis, interstitiis nonnullis hinc et inde elevatis, nitidis, versus apicem noduloso- costatis, obscure rufis, piceo-variegatis. Long. 5 mm. 226. pardalis, n. sp. Australie. Ovata, pallide flava; capite punctato, nigro-variegato ; pronoto dense et fortiter punctato, punctis minutis intermixtis, ad latera grosse punctato, depresso et obtuse tuberculato, disco utrinque nigro-bimaculato; elytris sat profunde punctato-striatis, inter- stitiis alternis tuberculis nigris vix elevatis, vel papulis oblongis,a basi ad apicem subirregulariter ornatis. Long. 5 1/2 mm. 227. tessellata. Clk. TABLE ALPHABÉTIQUE DES ESPÈCES 34. abdominalis, 5. aciculata. œgrata Boisd. (17.) 138. aemula. 125. teneipcnnis. 103. aequalis. 44. aeraria. 66. agricola. 109. albicans. 54. allernata Gerniar. 443. amabilis. 0. amboinensis Fabr. 0. arnica Ncwm. 0. amœna Clk. 145. amœnula. 96. anxia. 0. apicata Clk 183. arcula. 191. aspera. 214. asperula. 180. assimilis. 0. alomaria Oliv. 13. atomaria Marsb. Atropos Slâl (29). 0. auslralasia3 Fabr. 75. basalis. 167. basicollis. 56. beata Newm. 120. bimaculata Oliv. biplagiata Bobem (29). 31. bipuncticollis. 79. brunnea Marsh. 194. caliginosa. 213. canccllata. 0. capliosa Clark. 20. carnosa Baly. 0. cassidoïdes Boisd. 0, castanca Marsh. 202. catcnata. 117. cernua. Charybdis Stûl. (13). 119. chlorolica Oliv. 28. Circc Stâl. 64. circumdala Ncwm. 102. citrina. 65. Cloelia Stâl. 78. Clotho Stâl. 152. coadnuta. 0. coccinclloïdes Oliv. 62. complc.xa. 118. conforta. 69. conjugata. 18. consimilis Baly. 33. contracta. 199. convcxicollis. 198. coriaria. 222. corrugata. 221. costipennis. 10. crocata Boisd. 114. debilis. 121. decolorala. 150. defecta. 104. deflorata. 98. delicatula. 164. dcprcssa. 185. diffusa. 9. dilalata Erichs. 174. dimidiata. (') Les chiffres indiquent, non la page, mais le numéro d'ordre des espèces. Les noms en caractères italiques sont des synonymes. Les noms accompagnés du signe indiquent les espèces qui me font défaut et que je désirerais oblenir par échange. SYNOPSIS DES ESPECES DU GENRE PAROPSIS 99 426. discoïdalis. 141. jucunda. 405. elliptica. 166. Lachesis Stâl. 83. erudita Newm. 0. Isesa Germ. 201. exarata. 154. lapida Erichs. 206. explanata. 0. lignea Erichs. 52. fàllax Newm. 55. lineata Marsh. H6. fastidiosa. 200. litigiosa. 193. ferrugala. 82. liturata Marsh, 129. festiva. 177. livida. 108. fiaveola. 0. Lownei Baly. 67. flavilarsis. 115. lucidula. 45. foraminosa. 17. lutea Marsh. 27. formosa. 15. maculata Marsh. 153. fraterna. 106. maculicollis Clark. 11. fulvoguttata Baly. 14. marmorea Oliv. 144. fuscilarsis. 156. mediovittala Clark. 204. fusconotata. 165. M-fuscum Boh. 149. fuscula. 196. melanospila. 73. gemina. 60. mera. 0. geniculata Boisd. 0. metallica Mots. 16. geographica Baly. 0. miliaris Boisd. 36. globata. 84. minor Marsh. 39. globulosa. 133. mitis. 217. granaria. 135. modesta. 220. graphica. 0. morbillosa Boisd. 163. Hamadryas Stâl. 47. morio Fabr. 41. hastata. 181. multiseriata. 101. hectica Boisd. 162. navicula. 38. hemisphserica. 0. nervosa Clark. 159. Hera Stâl. 48. nigerrima Germar. imtnaculata Marsh (29). 0. nigripicta Baly. 189. impressa. 124. nigrita. incarnata Erichs. (8). 0. nigritula Clark. 112. incerta. 95. nigroconspersa Clark 212. incurva Clark. 173. nigropicta Clark. 203. infuscata. 6. nigroscutata. 86. inspersa Newm. 90. nigrostillata. 70. intacta Newm. 74. nigrovittata. 0. interlila Newm. 0. nobilitata Erichs. 140. interrupta. 218. nodosa. 110. inlerstitialis. 0. notata Oliv. 93. interslincla Clark. 92. notalipennis. 179. ioplera Baly. 80. nucea Erichs. 123. irina. 0. obliterata Erichs. 51. Iris. 43. oblonga. 81. irrisa Newm. 99. obovata. 26. irrolata. 182. obscurella. lUU SYNOPSIS 22 obsoleta Oliv. 24 roseola Baly. 0. octolincata Gory. 37. rubeola. 85 octomaculala Marsh. 469 rubiginosa. 59. oclosignala Slâl. .57. rubrosignala Boh. 484. orbicularis. 434. rufcsccns. 25. ornaia Marsh. 63. rufipcs Fabr. 68. ornaticollis. 225. rufo-nigra. 0. orphana Erichs. 42. rufilarsis. 97. orphanuIa(<). 490. rugosa. 407. pachyta. 492. rugulosa Boisd. 430. pallida Oliv. 0. sanguineolincla Clark. 476. pallidula. sanguinipennis Germ. (8) 0. panlherina Fauvel. 488. scabra. 24. Paphia Slâl. 249. scalaris. 487. papulenla Chp. 464. scaphula. 486. papuligcra Slâl. 458. scutellata. 207. papulosa Erichs. 224. scmiglobosa. papulosa Slâl (487). 40. scmipunctata. 226. pardalis. 497. seriala Germ. 0. Parryi Baly. 205. serpiginosa Erichs. 427. parlila. 58. sexpustulata Marsh. 35. pcdeslris. 0. signala Boisd. 246. perparvula Clark. 447. sparsuta. 46. perplexa. 468. spectabilis. 29. picea Oliv. 244. spilola. 495. piceola. 0. splcndens Mac-Lcay. 64. picta. 30. Stûli. piclipennis Boh. (84). 89. sticlica Marsh. 7. pictipes. 446. stillalipcnnis. 472. picturala. 223. slrigosa. 88. pluvialis. 50. stygia. polyglypta Germ. (70). 437. subœnesccns. 23. porosa Erichs. 454. subapicalis. 49. propinqua Baly. 74. subcostata. 444. proxima. 448. subfasciala. 475. pulchella. 208. sublimbala. 209. punctala. 484. sublineala Boh. 0. punclulata Boisd. 42. subovalis. 0. purpurcoaurca Clark. 439. subslriata. 0. purpurcoviridis Clark. 0. suspiciosa Baly. 0. 4-maculata Marsh. 457. suturalis Germ. 0. 5-maculala Baly. 470. sulurclla. 87. remotaGerm. 0. sydncycnsis Fauvel. 8. reliculala Marsh. 2. lasmanica Baly. (') Par suite de la comparaison des lypcs, celle espèce est identique à P. orphana d'Erichson (Aucl.). DES ESPECES DU GENRE PAROPSIS. lui -13-2. tcnella. 0. uslulala Gliv. 227. tcssell&ta Clark. 76. vaciabilis. 49. tenebrosa. 122. variicollis. 143. Icstacea Oliv. 4. variolosa Marsh. totocm M àrsh. (442). 142. vcnusliila. testacea Germ. (3?). 245. vciTucicollis. 471. tctraspilota. G. verrucipennis Clark 478. tigrina. G. vcrrucosa Marsh. 94. t ransversomaculata Clark . G, vicina Boisd. 155. tritasciata Boisd. 434. virens. 72. trimaculata. 436. viridula. 428. tritaeniata Stâl. 53. vittipcnnis Doli. 77. trivittata. 400. vulgaris. 240. tuberculata. G. Wallacci Daly. 160. turbata. 4. WaLerhousci Daly, 32. umbrala. 3. Wilsoni Baly. 91. umbrosa. ANNALES DE LA SOC. KNTOM. DE BELCUQUE, T. XX. ESSAI MONOGRAPHIQUE DU GENRE MACROMERUS, DE SCHONHERR Par AUGUSTE CHEVROLAT. — SÉANCE UU 4 AOÛT 18T7 — Ce genre a été établi par Schcmherr. (Curculionidwn Dispositio melhodica, 1826, p. 285) sur les trois espèces suivantes: P Pœciima crinitarsis, Germar; 2° Rhynchœnus lanipes, 01., syn. : R. chi- maris, Fab., et 3° Macromerus triangularis, Bhn., syn.: Tïionachus, Sch. Cette dernière doit en être distraite et appartient à un groupe nombreux de Cryptorhynchides à élytres de forme conique. Gyllenhal et Boheman, deux de ses compatriotes, qui ont coopéré au grand ouvrage publié par Roret, à Paris {Gênera et Species Cur cuHonidum, tomes lY etYlU) , ont mentionné ou décrit neuf espèces. Erichson a i>\ihViè {Wiegmanns Archiv, 1847, p. 133) le Macro- merus nwmenius du Pérou. Ces dix espèces font partie de ma collection. On trouvera ci-après la description de 13 nouvelles. La collection de Curculionides de feu Th. Lacordaire, que j'avais acquise peu de temps avant sa mort, et très-précieuse en raison de son immense travail sur le Gênera des Coléoptères, ne m'a procuré que deux espèces. Grâce aux communications qui m'ont été faites par MM. Aug. Salle et de Mniszoch, deux autres espèces cf et 9 sont venues s'ajouter aux miennes. Je désirais, afin de faciliter les recherches, classer ces insectes par patries; ayant reconnu depuis que plusieurs se retrouvent à la fois dans divers pays, je n'ai pu suivre à la lettre cette méthode. ESSAI MONOGRAPHIQUE, ETC. 103 En effet, le M. stigmaticu.9, du Mexique, est aussi propre au Brésil, le M. aquilinus, de Cayenne, habite aussi le Brésil. Quant au M. insignis, que je place provisoirement dans ce genre, je le possède de la Nouvelle-Grenade; dans la collection de M. de Mniszech, il est indiqué du Mexique, et deux variétés remarquables de Venezuela appartiennent à M. Salle. Les caractères généraux de ce genre consistent dans la longueur du rostre qui est glabre, arqué, uni- ou multicaréné à la base, et dans la longueur des pattes antérieures des mâles : les cuisses et les jambes sont d'égale longueur, les premières sont toutes armées à l'intérieur d'un éperon plus ou moins large, long et aigu, et les secondes sont arquées et quelquefois renflées et cambrées vers le sommet, leurs tarses offrent des franges à longs poils. Les genoux des pattes postérieures des mâles dépassent toujours les éljtres ; chez les femelles, les genoux les dépassent le plus souvent ou sont d'égale étendue, comme chez : M. clavipes, bisi- gnaius, amazonus, aquilinus et stigmaticus, femelles. Lacordaire a placé ce genre entre Pezichus Waterh. et Mero- psihis Gemminger (Psilomerus Fahrseus). D'après les lobes prothoraciques qui recouvrent en partie les yeux, ce genre doit avoir des mœurs nocturnes, ou du moins crépusculaires. • ANTILLES. 1. Macromerus lanipes. 01. Oblongo-ovatus, ater, thorace profunde sat crebre rugoso-punctato; carinula longitudinali abbre- viata notato, maculis tribus baseos lineaque apicali retrorsum flexa, niveo-squamosis, ornato; elytris niveo-fasciatis et maculatis; pro- funde punctato-striatis, interstitiis convexis, granulatis; pedibus anticis longis, femoribus omnibus dentatis. Long, cf 15, lat. 7 mill. — 9 10. — 5 mill. Rhynchœnus lanipes, 01. Encycl. méth., V. 506. Ent. V, 83, p. 169, pi. ll.fig. 130. Curaalio cîmnaris, Fab, Syst., Ent. p. 424. Herbst. Kœf, VI, 209, t. 74, f. 9 cf. Rhynchœnus chimaridis, Fab. Syst. El. 2, 462. Bhn.inSch. IV, 1, 184. Mac. longitnanuSy Dej. Cat. 2, p. 294. Ins. Santa-Lucia et Guadulpia. 4 ex. 2. Macromerus clavipes. Boh. Rhombicus, niger, squamulis cervinis atrisque variegatus ; thorace profunde remote punctato, carinato, utrinque vitta pallida notato ; elytris profunde punctato- 104 ESSAI MONOGRAPHIQUE sti'iatis, intcrstitiis subolevatis, granulatis, macula supia-humurali fasciaque postica, dilute ochraceo-squamosis, decoratis. cf Pedibus anticis longissimis. cf Long. 14, lat. 7. 9 Long. 9, lat. 4 1/2. Ins. Cuba. 3 ex. Macrom. davipcs, Bhn. in Scli. IV, 1, p. 185. Dej. Cat. 3, p. 319. Brachialus Kl. Dej. Cat. 3. Macromerus Lherminieri. Boh. Subovatus, niger, squa- mulis silaceis adspcîrsus; rostro basi carinato, utrinque striolato- punctato; thorace antice subito angastato, medio carinato, dorso anlico lateribusque remote granuloso ; elytris fascia postica trans- versa communi, ramulum latum posterius emittente, dense silaceo- squamosa, ornatis, anterius profunde remote, posterius subtilitcr punctaio-striatis, interstitiis granulatis 9 . il/. Lherminieri, Bhn in Scli. IV, 1, p. 186. Ins. Guadulpia. Long. 12, lat. G, mill. Typus in Mus. auctoris. MEXIQUE. 4. Macromerus stigmaticus. Boîi. Sulirliomb'cus, l?pte cervino-S(iu imosus; rostro arcuato,basi carinato; thorace anterius subito angustaio, lat.M'ibus posterius lere i-ecto, remote granulato, medio carinula valde abbreviata instructo ; elytris dorso subim- pressis, obtuse quadrituberculati^, [lone me liuin plagatransver.^a, atra, decoratis, paruni prol'unde punclato-striatis, interstitiis remot'j granulatis; tibiis anticis medio reflexis, apicem versus crassioribus. cf 9. Mexico. Typus. M. stigmaticm, Bhn in Scli., IV, p. 18.^. Long. 11-12, l:it.5-51/4 mill. ex Mus. auctoris. Mus. Salle. 2 ex. La iemelle est un peu élargie et les cuisses postérieures dépassent seulement d'un mill. et demi le corps. Cette espèce se retrouve au Brésil. Long. 7-9, lat. 4 1/2-5 mill. 5. Macromerus succinctus, nov. sp. Ovalis, squamo:>us, brunneo-fuscus, nigro-varius, prothorace vittis 2 obliquis (aliquoties antice junctis), elytrorum macula humerali postice angulata, fas- ciaque transversali postica, albis. Bostro dense jjunctulato, antice subcarinato, antennis (clava lusca) oculisque (ochraceo-limbatis) nigris; capite vage punctato; protho- race nigro, vage tuberculato, carina longitudinali intégra, postice depresso, ibique punctato ; scutello rotundato, albo; elytris lusco- rubidis, nigro-variis, punctato-striatis, striis ultra médium minute punctatis,liinc indcnigro-tuberculatis; pectore squamulis griseiset DU GENRE MACROMERUS. 105 nlbidis tecto, punctato, punctis albo-pupillatis, abdomine nigro, squ imiilis gTiseis miniitis et brevibiis; pedibus nigris, anticis in mare longi.ssimis, femoribiis calcaratis, tibiis punctulatis, rugosis, apice ciirvatis et crassis, tarsis anticis dense et longe flavo-lanatis. Long, cf 17, lat. 71/4 mill. — 9 '8, — 41/4mill. Mexico ad. Guex missiis. Mus. Salle. 4 ex. GUYANE FRANÇAISE. Corps étroit, pattes fort longues. 6. Itîacromerus innoxius, Herbst. Subrhombicus, niger, squamulis silaceis adspersus ; rostro tenui, ferrugineo, basi carinato; thorace riigulis transversis sub-remotis obsito , medio obsolète carinato, guttulis dense Isete silaceo-sqiiamosis decorato ; scutello silaceo-squamoso ; elytris mediocriter punctato-striatis, interstitiis transversim rugosis et granulatis, parce sulpliureo-guttatis ; femo- ribus incrassatis, valide dentatis. Long, cf 14 1/4, lat. 6 3/4 milL — 9 11 1/2,— 5 12milL Cajenna. 3 ex. Curculio innoxius, Herbst. Kœf. VI, p, 146, tal). 70, f. 1. .;/. innocuus, Bhn in Sch., lY, 1, p. 189. Dej. Cat. 2, p. 194. C>"jptorhynchus adspersus. Dej. Cat. 1, p. 55. 7. Macromerus grallipes, Bhn. Subrliombicus, niger, squa- mulis atris cervinisque variegatus, antennis dilute ferrugineis ; rostro tenui, valde arcuato, basi carinato, fusco-ferrugineo; thorace subconico, remote granulato ; eh' tris dorso depressis, remote medio- criter punctato-striatis, interstitiis sub-convexis, basi remote gra- nulatis ; p dibus omnibus elongaiis, femoribus calcaratis. Long, cf 10, lat. 5 mill. — 9 10 1/2, — 4 milL Cayenna. 5 ex. M. graUipcs, Bhn in Sch. lY, 1, p. 1^^7. 8. Macromerus aquilinus.Bhn. Subrhombeus, niger, opacus, parce griseo-squamosus; rostro basi striolato-rugoso; thorace anlico subito angustato, lateribus versus basin subrecto, sat crebre punc- tato, remote granulato, medio carinato ; elytris profunde punctato- striatis, interstitiis angusiis, subconvexis, rugulosis et obsolète gi'anulatis; femoribus acute spinosis, tibiis anticis longe et dense nigro-hirsutis cf. Cf Long. 13, lat. 5 2/3 mill. 9 — 8,-4 1/2 mill. 106 ESSAI MONOGRAPHIQUE Cayenna, Brasilia; a D. A. Devrolle o])latus. M. aquilinus, Bhn in Sch. IV, 1 , p. 190. 9. Macromerus discicollis. Nov. sp. Validus, squamosus, griseus, rostre (basi usque versus médium carinato), antennis (clava elongata fusca) oculisque nigris; capite griseo, anticefusco; protho- race macula discoïdali rotundata postica liolosericeo-fusca, antice posticeque lateribus tuberculato, antice breviter carinato ; scutello oblongo, albo; elytris usque ad médium fortiter atque rotunde punctato-striatis, basi griseis, dein late brunneis, in diraidio postico, minute punctato-striatis cervinis; pectore griseo, punctis ocellatis planis, abdomine nigro, squamulis brevibus, elongatis, albis; pedibus griseis, longis.femoribus omnibus calcaratis; tarsis anticis breviter fulvo-cirrosis. cf Long. 14, lat. 6 1/2 mill. Cayenna, a D. Ecoffet missus. 10. Macromerus similis. Nov. sp. M. dincicoUi valdeaffinis, sed minor, rostro (basi niulticarinato) oculisque nigris, cervino marginatis , antennis lerrugineis , clava elongata fusca ; capite cinereo-fusco-variegato, antice tuberculato, carinula brève signato; prothorace pallide fusco, macula discoidali rotundata postica, holo- sericeo-brunnea, antice et lateribus minute tuberculato, antice bre- viter carinato; scutello rotundato, albido; elytris usque ultra médium fortiter rotunde striato-punctatis, brunneis, in disco infra scutellum cinereis, in parte postica vix distincte punctato-striatis, ultra médium fascia lataalbidula, quarta parte apicali brunnea, fla- vido terminata; pectore griseo, punctis ocellatis planis signato ; abdomine nigro, squamulis brevibus, griseis et minutis dense tecto. pedibus griseis, sat validis feraoribus, omnibus calcaratis, tibiis pos- ticis extus serratis. 9 Long. 11, lat. 5 1/2 mill. Patria ignota, a D. Géhin donatus. Cet insecte a tellement de points de ressemblance avec le M. disci- coUif, que je pencherais à le réunir à cette espèce; la trompe distinctement multicarénée et la bande bien tranchée des élytres m'ont décidé à le décrire. Corps épais, ovalaire. 11. Macromerus Gehini. Nov. sp. Validus, ovalis, squamosus, griseus, rostro (basi multicarinato) et oculis (rubido marginatis) nigris, antennis nigris, nitidis, clava elongata fusca ; capite lurido- fusco, asperato, carinula antica; prothorace in utroque latere cinereo, punctis scabris densis tecto, macula discoidali rotundata brunneo-holosericea, antice breviter carinato ; scutello albo; elytris DU GENRE MACROMERUS. 107 ultra médium fortiter punctato-striatis, punctis fere quadratis, basi griseis, medio fasciato-brunneis, in dimidio postico, minute punctato-striatis cervinis,fusco subfasciatis; pcctore lurido, punctis ocellatis planis, abdomine squamulis min.utissimis luridis adsperso ; pedibus validis cervinis, femoribus punctatis, calcaratis. Ç Long. 11, 13, lat. 5-6 mill. Cayenna, Mus. Lacordaire, 2 ex. 12. Macromerus pupillatus. Nov. sp. Oblongus, validus, griseo-obscuroque varius, rostro (inter oculos squamoso, carinato et foveato) oculisque nigris, antennis nigris; capite anguste sulcato; prothorace basi biarcuato, transversim sulcato, griseo, punctis nigris inaequaliter impressis, carina longitudinal!, aniice abbreviata, postice depressa; scutello rotundato; elytris punctato- striatis, punctis albo-pupillatis, griseis ; obscuro-nebulosis, fasciam obsoletam albam ultra médium efficiente, interstitiis alternis et prsesertim versus suturam et in apice elevatis ; corpore infra squa- mulis luridis, punctis pectoralibus planis ocellatis; pedibus validis, anticis elongatis, femoribus calcaratis, tibiis anticis distortis. Long. 14 1/2, lat. 5 1/2 mill. A D. Broussais acceptus. PARA. Co7'ps assez étroit, pattes allongées. 13. Macromerus angustatus.Nov. sp. Elongatus, squamosus, fuscus, griseo-mixtus, rostro nitido, basi carinato-squamoso, ocu- lisque nigris, antennis ferrugineis, clava fusca; capite parvo, squa- moso, vage tuberculato; prothorace basi biarcuato, transversim sulcato, griseo, punctis nigris subrugatis et impressis, carina lon- gitudinali in basi alba ; scutello albo ; elytris foveato-striatis, punc- tis subquadratis, griseo clathratis, ante apicem obsolète et anguste griseo -unifasciatis , interstitiis carinatis, corpore infra griseo- squamoso, nigro-punctato ; pedibus sat elongatis, femoribus acute calcaratis, tarsis anticis in mare minute pilosis, flavidis, latis. cf 9 Long. 7, lat. 4. A D. Depuiset impetratus. AMAZONE. Corps ovalaire; pattes antérieures longues, postérieures modè- rément allongées. 14. Macromerus amazonus. Nov. sp. Ovalis, squamosus, fusco-obscurus, griseo-mixtus, rostro basi carinato, oculisque nigris. 108 ESSAI MONOGRAPHIQUE antennis ferrugineis, clava ovali fusca; capite coiivexo, pallide fusco, squamulis niiniitis albis irrorato, parce granuloso ; protho- race obscuro, grosse ifunctato, lineola tranversali in medio, lineis duabus basalibiis griseis juncta, carina longitudinali antice abbre- viata; scutello olongato albo; elytris usijue ultra médium fortiter punctato-striatis, postice minutius punctaio-slriatis, obscuris, gri- seo parce variegatis, ante apicem apiceque griseo-unifasciatis, inter- stitiis tertio et quinto elevatis; corpore infra squamulis umbrinis et griseis tecto, pedibus validis piceis, sijuamulis pilil'ormibus griseis femoribus acute calcaratis, tarsis aniicis in mare planis, late- ribus pallide cirratis. Long. 12, lat. mill. Amazona, a D. Stevens emptus. BRÉSIL. 15. Macromerus crinitarsis. Germ. Pedibus anticis longis- simis, tibiis serratis, fuscus, coleopteris fascia postica fulva, tarsis aureo-villosis. Poecilma crinitarse. Germar, Sp. p. 252, 384. Cryplorhynchus — Sturm Cat. 1820, p. 128. Macroonerus — Dej. Cat. 2 éd. p. 294. Crypiorhynchus macropus. Dej. Cat. 1 éd. p. 85. Macromcms crinitarsus. Blin. in Sch. lY, 1 p. 184. Rio Janeiro. "Var. gi'if^eus. Elytris nigro-irroratis, fascia postica albida. Santa Catharina, Brasilia^ Long, cf 15, lat. 7 mill. - 9 11. — 4 1/2. 16. Macromerus collaris. Nov. sp. Oblongus, s [uamosus, obscuro-fuscus, rostro, basi carinato, oculisque (albido cincti.s) nigris; capite convexo, fusco, squamulis aureis variegato, fovea elongata supra oculos; prothorace sat fortiier punctato, punctis satirregulariter dispositis, fusco, vitlis duabus lalis, obliquis C(>rvi- nis, carina longitudinali intégra, antice cervino-limbala; scutello rotundato albido ; elytris fusco-obscuris, nigro cinereoque varie- gatis, usque ultra médium fortiter punctato-striaiis, punciis fere quadratis, interslitiis tribus exiernis in apice elevatis ; corpore infra nigro, ochraceo-maculato ; pedibus nigris, anticis longissimis; femoribus annulo ocliraceo notatis, calcaratis; tarsis vix pilo- sis. cf Long. 13, lat. 5 1/2 mill. Brasilia, ex Mus Lacordaire. DU GENRE MACROMEKUS. 109 NOUVELLE GRENADE. Corps allongé, assez étroit. 17. Macromerus leuconotus. Blin. Subrliombeus, niger, squamulis albidis parce adsrersus; rostro tenui, valde arcnato, basi ragoso-punctato, extrorsiim obsolète pimctulato, tîiorace anterius angustato, lateribus recto, confertim riigoso-punctato, argiite carinato ; elytris dorso depressis, profimde piinctato-striatis, inter- stitiis angustis, carinatis, granulatis;femoribusanticisacute,poste- rioribus breviter dentatis. cf Macromerus leuconotus, Bhn in Sch. VIII, p. 357. Nov. Granata, Bogota. Typus aiictoris cf 9 Long, cf 12,lat. 4 3/4milL — 9 11, — 41/2min. 18. Macromerus bisîgnatus. Nov. sp. Validus, ovalis, squa- mosiis, fuscus, griseo-flavoque parce variiis; rostro (basi tricari- nato) oculisque (ochraceo marginatis) nigris; antennis ferrugineis, clava ovata, triarticulata, fusca; capite convexo, antice riige punc- tato; prothorace minute tuberculato, maculis duabiis basalibus rotundatis, glabris, antice vage punctatis, carina longitudinal! intégra, in utroque foveato-punctato, maculis tribus basalibus albi- dis; scutello rotundato albo; elytris punctato-striatis, punctis albo-notatis, macula lata dorsali postica et altéra ante apicem ochraceis, interstitiis rotunde elevatis ; corpore infra nigro, squa- mulis brevibus leucophfeis dense tecto; pedibus nigropiceis, rugatis, femoribus minute calcaratis, apice ochraceis, tarsis ru- tilis. 9 Long. 14, lat. 7 mill. Nova Granata Bogota. A D. Lebas mi.ssus. Typus auctoris. Cliez cette espèce et ce sexe les genoux postérieurs dépassent à peine l'extrémité des élytres. 19. Macromerus? insignis. Nov. sp. Elongatus, veloblongus, squamosus, griseus, nigro-punctatus et tuberculatus : in prothorace vittis duabus, in elytris macula infra basin in m.edio, fasciis ue duabus nigris ; dimidio postico elytrorum albo. Rostro punctulato, basi multicarinato, antennis (clava ovata, apice fusca) oculisque (albo-cinclisl nigris ; capite convexo, cinereo-strigoso, vitta longi- tudinali alba medio sulcata, inter oculos foveola elongata impresso ; prothorace subtriangulari, griseo, lineis duabus nigris, apice atto- nuatis, signato, tuberculis parvis, passim dispersis nigris, carina longitudinali nigra, basi alba; scutello oblongo albo; elytris usque ultra médium rotunde atque sat fortiier punctato-striatis, punctis 110 ESSAI MONOGRAPHIQUE nigris albo-pupillatis; griseis, in utroque macula basali fasciaque média, externe abbreviata, nigris ; dimidio externo minute seriatim punctato, albido, ante apicem fasciola transversa nigro-obscura, medio interrupta, callo rotundato albo; corpore infra nigro, in pec- tore dense leucophaeo-squamoso ; pedibus sat elongatis, piceis, squamulis piliformibus tectis, femoribus breviter calcaratis, tarsis anticis fulvis, lateribus brevissime setosis. Long. 13-14, lat. 5 1/2-8 mill. Nova Granata. Bogota. Typus auctoris. Mexico, Mus. Mniszech. La collection de M. Aug. Salle renferme 2 exemplaires 9 ^6 Venezuela de forme plus large, de couleur plus foncée, ayant deux taches basales plus allongées, noires, et la bande dorsale anguleuse sur la suture. C'est avec doute que je classe cette espèce dans ce genre. Corps subovalairCy atténué à ses extrémités. 20. Macromerus bifasciatus. Nov. sp. Ovalis, squamosus, fusco-rubidus, nigro-punctatus, elytrorum fasciis duabus albidis, Rostro basi tricarinato, antennis (clava ovata fusca) oculisque (ochraceo-cinctis) nigris ; capite convexo, punctato et tuberculato, nigro, squamulis tenuibus ochraceis tecto; intra oculos foveato; prothorace basi modice biarcuato, transversim profunde sulcato, nigro, ochraceo-variegato, punctis profundis impresso, carina lon- gitudinal! ochracea, antice elevata et abbreviata ; scutello rotun- dato; elyiris punctato-striatis (punctis nigris, centro albis), nigris, rubro-clathratis, albo-bifasciatis (fascia basali et secunda ultra médium) insterstitiis elevatis; corpore infra nigro, squamulis leu- cophfeis dense tecto, pectore punctis sat majoribus nigris, albo- pupillatis signato; pedibus anticis longissimis, femoribus omnibus minute calcaratis, tibiis anticis distortis, apice clavatis, intusque serratis; tarsis anticis maris cirratis all)is, feminaî supra albo-hir- sutis. cT 9 Long. 13, lat. 5 1/2-53/4 mill. Venezuela. In Mus. D. A Salle. 21. Macromerus subauratus. Nov. sp. Elongato-oblongus, squamulis flavo-aureis dense vcstitus, nigro-punctatus et tubercu- latus, rostro basi carinato (lateribus ochraceo, punctato et strio- lato), oculisque (flavido marginatis) nigris, antennis nigro-ferrugi- neis, scapo clavato, apice rubro, articulisfuniculi pilosis, clava ovata fusca; capite convexo, strigoso, punctato, pilis brevibus aureis tecto ; prothorace basi modice biarcuato, medio, transversim sulcato, subaurato, tuberculis nigris, aliquot antice punctis minutis impres- sis, in mare antice breviter carinato, sed in femina carinam longi- DU GENRE MACROMERUS. 111 tudinalem, in dorso maculas 4 nigras efficiente; scutello elongato cinereo; elytris elongatis, punctato - striatis (punctis nigris, in fundo albis), infra basin in medio tuberculis duobus, fasciaque inde- terminata dorsali ultra médium, nigris ; corpore infra ochraceo- squamoso, nigro-punctatn, sed in prothorace tuberculato ; pedibus nigris, anticis in mare longissimis, femoribus breviter calcaratis; tibiis anticis curvatis, intus serratis, atque tarais planis, rufo-cir- ratis. Long, d* 13, lat. 43/4mill. — 9 10, — 3 3/4 mill. America mer. Ex Mus. Mniszech descriptus, 22. Macromerus Bolivianus. Nov. sp. Ovatus, supra dense squamosus, fuscus; rostro (basi squamoso, tricarinato) oculisque, (rubro-marginatis) nigris ; antennis ferrugineis, clava ovata fusca ; capite convexe, fortiter punctato ; prothorace nigro, lineis nervu- lisque ferrugineis profunde punctato, carina longitudinali intégra; scutello rotundato albo ; elytris fortiter punctato-striatis, in dimi- dio antico minute albo-pupillatis, fasciola humerali angusta et altéra indeterminata, ultra médium albido-ochraceis, interstitiis elevatis, série granulatis; corpore infra pedibusque piceis, tenue flavido-squamosis; femoribus minute, sed acute calcaratis, tibiis anticis medio crassiusculis ; tarsis anticis dense et longe flavo-cir- ratis. cf Long. 11, larg. 5 1/2 mill. Bolivia. Typus auctoris a D. Cuming impetratus. Mus. auct. 23. Macromerus numenius. Er. Oblongo-ovatus, niger, cervino-squamulosus, prothorace profunde punctato, medio cari- nato, utrinque vitta albida, ssepius obsoleta; elytris punctato- striatis, interstitiis asperato-tuberculatis, macula basali fasciaque maculari pone médium albidis; femoribus omnibus obtuse dontatis. Long. 4 1/2-6 mill. Mas pedibus anticis elongatis, tibiis apice incrassatis. Erichson in Wiegra. Arch., 1847, pag. 133. Hab. Peru. cf Mus, auct., a D. .Jekel oblatus. LISÏ OF AQUATIC COLEOPTERA COLLECTED uY M. CAMILLE VAN VOLXEM IN POKTL'GAL & MAROCCO O/kVID SHA.RP m. u. — Séance du 1" Septembre 1877 — DYTISGIDJE. 1. Pelobius Hermanni Fab. Portugal. 2. Oxynoptilus cuspidatus Kiinze. Tanger. 3. Hyphydrus ovatus Mn. Portugal 4. — variegatus Aube. PortugaL Tanger. 5. Hydroporus bicarinatus Ciairv. Portugal. Tanger. 6. — geminus Fab. Carregado. 7. — G'Oudoti Cast. Portugal, Tanger. 8. — parallelogrammus Ahrens. Portugal. 9. — confluens Fab. Portugal. 10. — duodecimpustulatus. L. Tanger. 11. — caRal'.culatus Lac. Malrid, Coimbra. 12. — Geresyi Aube. Portimao. 13. — carinatus Aube. Guadarrama. 14. — mœstus Fairm. Coimbra. 15. — flavîpes 01. Portugal, Portimao. Tanger. 16. — varius Aube. Villa real, Portimao, Caldas de Monchique, Carregado. 17. — lineatus de Geer. Portugal. 18. — vicinus Aube. Portugal. 19. — formosus Aube. Portugal. 20. — lepidus 01. Villa real, Portimao. Monchique. 21. — erytlirccephalus Lin. Portugal. 22. — piceus Steph. Portugal. 23. — obscurus Sturm. Portugal. LIST OF AQUATIC COLEOPTERA. 113 24. — lituratus Fab. Carregado. Villa real. • 25. — pubescensGyll. Portimao, Foya,Villareal. 26. — decipiens n. sp. Ovalù, crebrius eviclenter pubescens, sal niiidus-, nigci', elyb-is fusco-nigris, basi signaiuris testaceis, pedibus i^ufw, antennis fusco-ief^taceis, basi testaceoj dp tris crebrius subtiliter, sed evidenter , punctatis; coxis poste- rioribus crebrius sat fortiier pimctatis ; abdomine dense sed subobsolete punctato, fere opaco. Long. 3 1/2 — 33/4 mm. This species is very closely allied to Hydroporus analis Aube, but is more elongate and the coiour of the upper surface is less variegate, the testaceous marks on the elytra being limited to their base; the S''*^ joint of the front tarsus is very small, and by this the species may be distinguished from Dytiscusplanus Fab., to some varieties of which it lias much resemblance ; the dense sculpture of the ventral segments distinguishes it readily from Hyplujdrus pubescens Gyll. I hâve seen but few individuals and notice no sexual distinctions. Found by Camille van Volxem at Monchique, and by myself in the Guadarrama. 27. Hydroporus Eonnairii î'airm. Villa real, 15, 6, 71. 28. Laccophilus interruptus Aube. Portugal, ^îonchique. 29. — testaceus Aube. Villa real, Portimao, Carregado. 30. Noterus sparsus Aube. Portugal. 31. — crassicornis Aube. Portugal. 32. Hydrocantlius notula Fr. 'langer. 33. Liiopterus agilis Fab. Portugal. 34. Agabus brunneus Fab. Villa real, Moncdiiqae, Carre- gai lo. 35. — bipustulatus Lin. Cintra, Carregado, Coimbra Monchique, Tanger. 36. — didymus 01. Villa real, Carregado. 37. — bipunctatus Fab. Villa real. 38. — n. sp. ? As I hâve not ^-et critically studied ail ihe European species of Agabus, I leave wilhout name for the présent, what I believe to be an undcscribed species, found by M. van Volxem at Monchique. I hâve found the same spe 'ios in ihe Gua- darrama and at Reynosa. 39. Agabus nitidus Fab. Santa Olalla. 40. Colymbetes collaris Payk. PortugaL 41. — fuscus Lin. Portugal, Tanger. 42. — coriaceus Cast. Monchique, Foya. 114 LIST 43. Hydaticus bilineatus de Geer. Portugal. 44. — Leander Rossi. Tanger. 45. Cybister Rœselii Fab. Tanger. 46. Dytiscus pisanus Cast. Madrid, Tanger. 47. — circumflexus. Tanger. HALIPLID^. 1. Cnemidotus rotundatus Aube. Portugal. 2. Haliplus lineatocollis Marsh. Carregado, Coimbra, Mon- chique, Villa real. GYRINID^. 1. Gyrinus urinator 111. Monchique, Villa real, Cintra. 2. — Dejeani P>rullé. Villa real, Tanger. 3. — strigosus Aube. Alte. HYDROPHILID^. 1. Hydrophilus pistaceus Cast. Coimbra. 2. Hydrobius convexus P)rullê. Tanger. 3. Philhydrus melanocephalus 01. var. Rio Tinto. 4. — maritimus Tlioms. 5. Helochares lividus Forst. Coimbra. 6. Anacsena globulus Payk. Monchique, Carregado. 7. Hydrobius aeneus Germ. var. ? [Paracymus Thoms.) Portimao, Lagos. Under the name of Hi/drobius œneus, there exist in collections two or three distinct species, (vide Redten- bacher Faun. Aust. 2"^ éd. p. 104) of which the sjnonymy will be very difficult to unravel; the one found by M. van Volxera is perhaps the H. pimctulatus Sturm, which is perhaps erroneously considered a synonym of H. œneus. 8. Limnebius papposus Muls. Portugal. 9. — nitidus Marsh. Carregado. 10. Laccobius nigriceps Th. Carregado, Monchique, Villa real. 11. — viridiceps Rott. Portugal, Villa real. 12. Berosus spinosus Stev. Portimao. 13. — affinis Brullé. Portugal, Tanger. 14. Helophorus aquaticus Lin. Carregado. 15. — frigidus Graells, Escorial. OF AQUATIC COLEOPTERA. 115 16. — glacialis Villa, var. Portugal. 17. — griseus Herbst. Carregado, Coimbra. 18. Hydraena gracills Germ. Monchique. 19. Octhebius corrugatus Rosenh.Portimao.wSix individuals of a remarkable little Octhebius found by M. van Volxem at this locality agrée well with Rosenhauer's description, except that they hâve the elytra of a testaceous colour, while Rosenhauer says in corrugatus the elytra are dark brassy, 20. Octhebius Volxemii n. sp. Oblongus, niger, parciusbre- viterque albido-pubescens , supra capiie thoraceque aureo-œneis, elytris œneis; capite nitido, sublœvi, vertice bifoveolato; protho- race transverso^ posterius angustato, sed lateribus menibrana pellucida auctis, nitido, fere impunctato , 'medio canaliculato, foveis subobsoletis notato; elytris dense, obsolète, irregulariterque punctatis; antennis, palpis, pedibusque testaceis. Long. 2 mm. This species is allied to 0. «X'f'tt^M.çSteph., but differs therefrom in colour, and in the sculpture of the elytra, for thèse, instead of bea- ring a few rows of fine obsolète punctures, are covered with densely placed, indistinct punctures, which are not arranged in distinct séries. In other respects the two species are very similar. Portimao and Lagos. 21. Cyclonotum hispanicum Kûst. Madrid, Villa real, Coimbra. 22. — orbiculare Fabr. Portugal. 23. Sphseridium scarabœoides Lin. Caldas, 24. Cercyon obsoletum Gyll. Mafra. 25. — melanocephalum Lin. Santa Olalla. — — e=îs.iS±2.*===s^ AQUAFIG COLEOPlERA COLLECTED BY M. CAMILLE VAN VOLXEM IN BRAZIL DAvm siiriLîiP m. o. — SÉANCE DU 1" Septembre 1877 — L Cybister laevigatus (OL) Aube. M. C. van Volxem has ibund a large numhor of individiials of this variable species at Santa Cruz, 10 to 17 oct. 1872; tliey are a variety in which tliô female has onlj^ some short, tleep, linear marks on the elytra about theshoulders; the spécimens shew a little, but only a little varia- tion as to the extent of thèse marks. 2. Cybister n. sp, M. C. van Volxem found at Sania Cruz five individiials of a Cybister similar in size and form to C. cos- talis, but the female has the elytra quite smooth. It is possildy a new species, but as I am at présent engaged in revising the family, and as the species of Dytiscidaî are very dilficult to make ont, it will he better to leave the point undetermined for a little. 3. Acilius circumscriptus (Aube) var. {Thermoncclus suu- fasciaius; Doj.) Hio de .Janeiro, Santa Cruz, 10 to 17-10-72. 4. Acilius succinctus Aube. Entre Rios, Sania Cruz, 10 to 17-10-72. 5. Acilius margineguttatus Aube, Santa Cruz 10 to 17- 10-72. 6. Acilius incisus Aube, var. Three individuals from Santa Cruz must at présent be rcferred to this species, which according to Aube is an excessively variable one. 7. Colymbetes ïrroratus (BruUé) Aube. Buenos Ayres. 8. Colymbetes calidus (Fab.) Aube. Santa Cruz, Rio Janeiro, Entre Rius. AQUATIC COLEOPTERA. 117 9, Laccophilus cayennensis Aube. Entre Rios, Santa Cruz. M. van Volxem's spécimens represent two varieties, one agreeing with the type in Dejean's collection mentioned by Aube, wliile tlie other is almost without marks on the upper surface. 10. Hydrocanthus laevigatus (Brullé) Aube. Santa Cruz, a single individual. 11. Hydrocanthus sp. ? A single individual oî a. Hi/clrocanthus found at Entre Rios, difïers from any species as yet known to me, and is perhaps a new species. 12. Goptotomma argentina Reiche. Buenos Ayres, a single individual. 13. Gelina aculeata Aube. Santa Cruz, 10 to 17. 10. 72. a single individual. 14. Hyphydrus n. sp. A single spécimen from Santa Cruz agrées with spécimens I hâve received from Rio Janeiro ; the spe- cies will be described in my Revision of the family. 15. Vatellus lentus Dej. Santa Cruz. GYRINID-Œ. 1. Enhydrus sulcatus Wied. Botafogo, a single indivi- dual, 2. Gyretes dorsalis Aube. Santa Cruz. 3. — cinctus Germ. Rio Janeiro, one individual. 4. Gyrinus apicalis n. sp. Ovatus, conveœus, haud elongatus, sat latus, supra œneo-chalybeus, "niarginibus œneis ; suhtus fer- rugineus, prothoracis, elytrorum lateynbus pedibusque testaceis ; elytris ad latera subtiliter striato-punctatis, interne lœvigaiis, angulis externis roiundatis, tnargine apicali onarginaio. Long. 5 mm. lat. 2 2/3 mm. Above of a steel colour strongly tinctured with brassy ; this aeneous tinge is very conspicuous at the sides of the elytra, so that there there is no appearance of the steel Icolour ; the elytra at the sides bear rows of fine punctures, of which even the external ones become obsolète before the apex, and the seventh row from the outer margin is represented only by a few very fine punctures at the base, inwards from this the punctures hâve quite disappeared ; the outer apical angle is quite rounded, and the raised latéral margin of the elytra, is continued round the apex to the suturai angle, which is also rounded, but less broadly so than the outer angle. The species is allied to Gyrinus gibbus Aube. Found by M. C. van Volxemat Santa Cruz, 10-17, 7. 72. Some ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE UELUItjUK, T. XX. H 118 AQUATIC COLEOPTERA. spécimens found by M. C. van Volxem at Rio Janeiro probably belong to the same species as the Santa Cruz individuals, but they are in such a condition of decay, that they cannot be properly examined. Spécimens from Entre Rios, and Porto Novo do Cunha, are rather broader, hâve the upper surface more comple- tely covered with the brassy tinge, and the punctures on the elytra are a littlefîner; but thèse spécimens I cannot consider to be a spe- cies distinct from the Santa Cruz one. I hâve two or three other closely allied species from South America in my own collection. The species is easily distinguished from G. ovatus Aube by the completely rounded outer hind angle of the elytra. 5. Gyrinus ovatus Aube. Three spécimens from Santa Cruz seem to be small individuals of this species. 6. Gyrinus derasus n. sp. Ovatus, sat conveocus, laiuSy haud elongatus, supra versus latera olivaceo-œneus, versus suturant nigro-chalyhescens, sutura œnea,- subius niger, elytromm mar- gine nigro-œneo, pedibus piceis; elytris margine explanato lato, angulo externo obtuso, minus rotundato, apice haud marginato ; versus latera seriebus punctorum obsoletis. Long. 6 3/4 mm. lat. 3 3/4 mm. This species is closely allied to Gyrinus chalybeus (Perty) Aube, but will be easily distinguished by the above diagnosis. M. C. van Volxem found four individuals of this species at Bar- bacena. HYDROPHILIDJE. 1. Hydrophilus ater Fab. Santa Cruz 10 to 17. 10. 72. 2. Tropisternus collaris (Fab.) Cast. Rio Janeiro, Santa Cruz : a considérable séries shews mucli variation in the extent of the metallic mark of the thorax, and less as to the lines of the elytra. M. van Volxem found a very remarkable form at Buenos Ayres, in which thèse marks are very much reduced in extent, as this form also shews some other différences, it is highly pro- bable that it is a différent species, but the difficulties in determi- ning the species of Tropisternus are so very great, that it would be difficult to décide such a point. 3. Tropisternus lateralis Fab. {Hydrophilus.) Buenos Ayres, Santa Cruz, Rio Janeiro. In the case of this species, and also in others of the genus, I find extrême difïiculty in guessing whether the différent forms existing in collections form numerous species or only a few highly variable ones. M. van Volxem's spé- cimens represent two or three varieties. AQUATIC COLEOPTERA. 119 4. Tropisternus platensis Reiche. Buenos Ayres, Santa Cruz. 5. Cyclonotum globulosum Muls. Buenos Ayres, a single spécimen. 6. Berosus truncatipennis Cast. Castelnau's description (Hist. nat. Il p. 56), applies pretty well to the maie o^ a. Berosus found in abundance by M. van Volxem at Santa Cruz, but there are also some other closely allied South American species to which it would be equally applicable ; the females in thèse species hâve the suturai angle of the elytra, more acute than it is in the maie. M. C. van Volxem also found in the same locality two other species of Bero- sus with the elytra not spined ; the species of the genus are nume- rous in South America, and as descriptions hâve been made by seve- ral authors without any common standard of comparison, it will be very difficult to make out to what' species thèse descriptions apply, until authentically named individuals can be procured for comparison. AQUATIC COLEOPTERA COLLECTED BY M. J.-C. PURVÈS IN ANTIGOA, DURING THE SUMMER OF 1872 DiliVID SHiliRP M. O. — SÉANCE DU 1" Septembre 1877 — DYTISCID^. 1 . Cybister Lherminieri Cast. 2. Cybister laevigatus 01. 3. Acilius circumscriptus (Latr.) Aube. The spécimens found by M. Purves belong to two varieties, in one of which the female is deeply, in the other only very slightly sculptured. 4. Acilius margineguttatus Aube. 5. Laccophilus americanus Aube. G. Suphis cimicoides Aube. 7. Hyphydrus n. sp. A widely distributed species belonging like the other New World Hyphydri to a genus distinct from that of the Old World species. The species found by M. Purves occurs also in Mexico and will be described in my Revision of the family. HALIPLID-ffi. Haliplus robustus n, sp. Rotundaio-ovaHs, postcrius acïimi- nalus, ferrugineus, elylris minus distincte nigro-lineaiis , et suh- maculaiis, seriatim punciatis, interstitiis parce punctatis. Long. 3-3 1/2 mm. lat. 1 2/3-2 1/4 mm. Head rather paler than the thorax, yellow, sparingly punctured, the eyes not very widely distant. Thorax much narrower than the elytra, greatly narrowed towards the front, darkish yellow, with an obscure fuscous spot on the middle of the front margin, and AQUATIC COLEOPTERA. 121 with the base more or less infuscate, it is rather coarsely punctu- red, the punctures across the middle being more sparing than at the base and in front ; there is no impressed stria. Elytra with the shoulders prominent, of a dark testaceous or ferruginous colour with the séries of punctures placed in black, but not conspicuous lines, and with still more indistinct black spots ; the lines of punctures becoming coarser towards the side, and the insterstices are only very sparingly punctured; the sides of the epipleurae appear finely serrate. The prosternai process has the sides acutely raised. The species is very closely allied to Haliplus gramdus Aube, but is not quite so broad nor so dark in colour, and not quite so coarsely punctured. GYRINID^. 1. Dineutes metallicus Aube. A large séries of spécimens shews very little variation, except that between the sexes there is much différence. 2. Gyretes morio Aube. A single individual Ç . HYDROPHILID^. 1 . Hydrophilus insularis Cast. 2. Tropisternus corvinus Chev. A single individual appears to differ but little from a Mexican species bearing this name in collections. 3. Tropisternus lateralis Fab. {Hydrophilus.) Besides the above, there are also in M. Purves' collection four species oîBerosus,dinà a Philhydrus represented by single indivi- duals, which I am unable to détermine. COMPTES-RENDUS DES SÉANCES DE LA. SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE. ANNÉE 1877. A.8Beiublée mensuelle du 6 Janvier IS». Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 2 décembre 1876 est approuvé. Il est donné lecture du procès-verbal de l'assemblée générale du 26 décembre 1876, qui est également provisoirement adopté. Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance du 3 jan- vier, a continué dans leurs fonctions de vice-président, secrétaire et trésorier : MM. Weinmann, Preudhomme de Borre et Pologne. Dans la même séance, quatre nouveaux membres effectifs ont été admis : M. Jules Bourgeois, membre de la Société Entomolo- gique de France, à Rouen, présenté par MM. Preudhomme de Borre et H. Donckier de Donceel ; M. Aug. Simson, à Hobart- Town (Tasmanie), présenté par MM. Morton Allport et Preud- homme de Borre ; M, le Dr Nilis, à Ixelles, et M. le Dr Manuel Francisco d'Oliveira, à Rio de Janeiro, ces deux derniers présentés par MM. Crick et Preudhomme de Borre, Le Conseil, en vertu des décisions prises dans la dernière assem- blée générale, a également admis un membre associé : M. Jules Branquart, étudiant, à Bruxelles, présenté par MM. Donckier de Donceel et Preudhomme de Borre. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. àNMàLGS de la soc. ENTOM. de BELGIQUE, T. XX. a Il MM. Roelofs et de Borre donnent lecture de leurs rapports sur un mémoire de M. le D' Chapuis : Espèces inédites de la Tribu des Hispides. L'assemblée vote l'impression de ce travail dans nos Annales. M. le Dr Chapuis adresse une deuxième partie de ce travail, qui est soumise aux mêmes commissaires, M. Lethierry adresse un mémoire : Relevé des Hémiptères recueillis en Portugal et en Espagne par M. Camille Van Volxem en 'inai et juin 1871. MM. Pierret et de Borre sont désignés comme rapporteurs. M. Tournier adresse le manuscrit d'un Tableau synoptique des esxjèccs du genre Fœnus. MM. Puis et Tosquinet sont désignés pour l'examiner. M. Putzeys fait la communication suivante : M. Miedel a pris cet été dans la Campine limbourgeoise Brady- cellus placidus Gy 11. Cet insecte, nouveau pour notre faune, était très abondant. M. Lichtenstein, à propos d'une communication faite dans une séance antérieure par M. Bolivar, écrit pour maintenir que c'est bien le Caloptenus italiens qui a exercé de grands ravages dans certaines provinces d'Espagne cette année. 11 joint à l'appui de sa lettre des exemplaires de l'insecte. Ils sont, ainsi que la lettre, remis pour examen à M. de Selys-Longchamps. M. de Marseul adresse le travail suivant : HISTERIDES RECUEILLIS PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM DANS SES VOYAGES. lo Portugal et Tanger. HoLOLEPTA Payk. plana Fuessly, Mars. Fr. 53. 143. Portugal (6 exempL). Platysoma Leach. depressum F. M. 271. Portugal (6 ex.). oblongum Payk. M. 275. Bussaco (1 ex.). angustatum, Hoffm. M. 277. Mafra (5 ex.). HisterL. major L. M. 173. Portugal, Tanger, Casa-blanca, Cap Saint-Vin- cent (9 ex.). A-maculatus L. var. noire. M. 704. Portugal, Leiria, Foya (3 ex.). amplicol lis Er. M. 208. Portugal (4 ex.). m unicolor L. M. 261. Portugal (6 ex.). cadaverinus Hofira. M. 291. Portugal (1 ex.). terricola Germ. M. 294. Portugal (1 ex.). fimetarius Herbst M. 528. Portugal (3 ex,). stercorarius Hoffm. M. 546. Portugal (4 ex.), sinuatus Illig. M. 553. Faro, Foya, Portimao, Tavira (8 éx.). hipunctatus Payk. M. 555. Tanger (1 ex.). sordidus Aube. M. (61) 117. Foya (4 ex.). bimaculatus L. var. M. 583. Tavira (2 ex.). \2-siriatus Schrank. M. 586. Portugal, Tavira (13 ex.). corvinus Germ. M. 588. (1 ex.). Epierus Er. complus Illig. M. 699. Portugal (3 ex.). Paromalus Er. complanatus Illig. M. 109. Portugal (1 ex.). pay^allelipipedus Herbst. M. 116. Bussaco, Mafra (19 ex.), Saprinus Er. semipunctatusF. M. 377. Portugal, Tavira, Villa Real (69 ex.), m^rer Mots. M. 222. Tavira (1 ex.). nitidulus Payk. M. 402. Portugal, Tavira, Villa Real (48 ex.). speculifer Latr. M. 411. Villa Real (1 ex.). œneus F. M. 413. Portugal (3 ex.). chalcites Illig. M. 445. Villa Real, Tavira, Portimao (27 ex.) rufipes Payk. M. 692. Tavira (1 ex.). conjungens Payk. M. 694. Tavira (1 ex.). rugifrons Payk. M. 721. Portimao (4 ex.). dimidiatus Illig. M, 730. Portimao (49 ex.). 2° Brésil et La Plata. HoLOLEPTA Payk. sublucida Mars. 149. Therezopolis (2 ex.), Hister L, lissm-Ms M. 275. Buenos-Ayres (1 ex.). Epierus Er. lucidulusEr. M. 695. Entrerios, Portonuevo(6ex.). honariensis M. 429. Rio Janeiro, Buenos-Ayres (25 ex.). connectens Pa^^k, M. 432. Buenos-Ayres (2 ex.). pavidus Er. M. 482. Buenos-Ayres (3 ex.). M. F. Cornet, ingénieur et membre correspondant de l'Académie Royale de Belgique, à Cuesmes, signale à la Société les ravages très considérables causés cette année aux cultures de pois des environs de Mons par le Bruchus pisi. La séance est levée à 8 1/2 heures. IV il^seemblée mensuelle du 3 février ISY'T'. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès- verbal de l'assemblée mensuelle du 6 janvier est approuvé. Le Président annonce la perte regrettable que la Société vient de faire de l'un de ses membres effectifs, le Révérend Père Auguste Bellynck, de la Compagnie de Jésus, professeur de sciences natu- relles au Collège Notre-Dame de la Paix, à Namur, où il est décédé le 14 janvier dernier. M. Bellynck avait publié de fort bons ouvrages didactiques sur la botanique et la zoologie, ainsi que plu- sieurs travaux de mérite sur des sujets du domaine de ces deux sciences. Depuis la dernière séance, un nouveau membre effectif a été admis : M. Félix-Léon Despret, à Ath, présenté par MM. Le Comte et Preudhomme de Borre. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. MM. Roelofs et de Borre donnent lecture de leurs rapports sur la deuxième partie du mémoire de M. Chapuis : Espèces inédites de la Tribu des Hispides. Conformément à leurs conclusions, l'assemblée vote l'impression de ce travail dans les Annales. M. Pierret donne lecture du rapport suivant sur un mémoire de M. Lethierry : » Je crois que ce travail mérite bien largement l'insertion dans nos Annales, car non seulement M. Lethierry nous a donné la liste de 198 espèces portugaises et espagnoles et de 64 prises à Tanger par notre regretté membre, M. Cam. Van Volxem, mais il a décou- vert parmi elles 5 nouvelles espèces, et même un genre nouveau pour la faune européenne. Vous pourrez constater qu'en effet cette nomenclature enrichit l'ordre des Hémiptères de deux nouvelles Lygseides : Oœi/carenus roseus et Bycanistes cosialis, d'une nou- velle Capside : Phytocoris miridioides, d'un nouveau Naucore, le Naucoris angusiior, genre dont on ne connaissait que deux espèces européennes (Catalogue Puton, 1875), d'une nouvelle Naucoride, constituant un genre nouveau pour l'Europe, le Borbocoris Volœemi, et enfin d'une Fulgoride nouvelle : Y Hi/sleropto-v^m maroccanum. » » Le travail que M. Lethierry nous a communiqué en fort peu de temps contient, en outre, des notes très intéressantes, relatives à la rareté de certaines espèces et à la nouveauté de quelques autres pour la faune de la Péninsule Ibérique. Je proposerai donc, non seulement l'impression, dans nos Annales, du manuscrit de M. Letliierry, mais des remercîments à son auteur. » Ces conclusions, appuyées par M. de Borre, second commis- saire, sont adoptées par l'assemblée, qui ordonne aussi l'impression du rapport de M. Pierret. Le Secrétaire donne lecture des rapports de MM. Puis et Tosquinet, concluant à l'impression, le premier dans les Annales, le second dans le Bulletin, du travail de M. Tournier : Tableau synoptique des espèces du genre Fœnus. M. Puis dit que l'auteur, à la suite des Fœnus Esenbeckii Westw. et dorscdis Westw., aurait pu encore mentionner le F. erythrosto7nus Dahlb., de Suède (Dahlbom. Exercitationes hymenopterologicse. Part. VI, p. 78. 1831). Dans son rapport, M. Tosquinet reproche à l'auteur : 1° D'avoir établi deux espèces {laticeps eiopacus)^MY une seule femelle chacune ; 2° D'al)user des noms propres comme noms d'espèces (Goberti, Freyî) ; car c'est un véritable abus que de donner à un insecte le nom de celui à qui le hasard l'a fait trouver ; 3" De se servir, pour diviser les insectes en deux groupes, d'un caractère (longueur relative de la tarière) qui ne se trouve que dans un des sexes. M. de Selys-Longchamps demande la parole pour combattre cette dernière objection ; car, dit-il, on se verrait souvent dans l'impos- sibilité de classer certains groupes d'insectes, si on devait exclure les caractères qui n'appartiennent qu'à l'un des sexes. Il ne peut dire si tel est le cas pour les espèces dont s'est occupé M. Tournier, mais certainement il est en entomologie bien des cas oîi l'on se trouve à regret forcé de faire comme lui. Quant au reproche d'emplo3^er les noms propres, c'est une question d'appréciation personnelle, où peut-être M. Tosquinet se montre trop exclusif. M. Putzeys prendà son tour la parole pour abonder dans le sens de M. de Selys. Il fait remarquer que parmi les Carabiques, les grands genres de Latreille et Dejean, dont plusieurs sont devenus des groupes supérieurs et des groupes naturels incontestables, sont établis sur des caractères propres au sexe mâle seulement. L'assemblée, après la clôture de cette discussion, décide qu'elle sera insérée au Compte-rendu, ainsi que le résumé des opinions des rapporteurs. Elle vote ensuite l'impression, dans le Compte-rendu de la séance, du travail de M. Tournier. VI TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPECES EUROPEENNES DU GENRE Fœnus Fabr. (Hyménoptères) par n. Xournier. Il y a quelque temps, j'ai entrepris la monographie du genre Fœnus Fabr. ; je présumais pouvoir terminer promptement ce tra- vail ; mais je comptais sans les nombreux matériaux qui me sont adressés chaque jour et me forcent à retarder la publication de ce mémoire. Cependant, ces insectes étant généralement mal nommés, je crois utile de donner actuellement un tableau synoptique des espèces qui me sont connues, afin que, s'il en existe d'autres dans les collections, elles puissent m'être communiquées. Les Fœnus sont de taille et de coloris si similaires, que j'em- ploierai rarement les caractères qui en découlent ; ils ne seraient pas suffisants pour établir la limite des espèces. Les 9 de ces insectes sont pourvues d'une tarière non rétractile, par suite, toujours appréciable dans toute sa longueur ; les cf , outre qu'ils sont dépourvus de cet organe, diffèrent encore fré- quemment des 9 > surtout chez les espèces du premier groupe, par la longueur relative des articles des antennes ; le 3e, par exemple, est plus court chez eux que chez l'autre sexe ; souvent aussi la taclie blanche que l'on observe sur le premier article des tarses postérieurs, chez les 9 ^^ certaines espèces, n'existe pas chez les cf. Jusqu'à ce jour, huit espèces ont été décrites ; il est à remarquer qu'aucun catalogue ne les cite totalement, pas même celui de M. Léop. Kircliner; j'en signale ici neuf nouvelles, et, malgré ce nombre qui peut paraître élevé, je suis convaincu que lorsqu'on connaîtra mieux les espèces des contrées méridionales, telles que la Sicile, l'Espagne, etc., il s'élèvera encore notablement. Quelques unes des espèces décrites ne peuvent prendre place dans le tableau que je donne aujourd'hui, parce que les descrip- tions des auteurs ne sont point suffisantes et dépourvues des caractères nécessaires à leur mise en ordre ; je dois donc attendre d'avoir les types sous les yeux pour leur assigner une place certaine. Ce sont : Fœnus Esenbeckii Westw. Ann. of. Nat. Hist. VII. p. 537, d'Alle- magne. Fœnus dorsalis Westw. 1. c. p. 537 sans indication de patrie ; mais en 1843 le même auteur, Transact. of the Entom. VII Soc. of London, III, p. 237, assigne à cette même espèce l'Espagne. L'auteur ne donne pour ces deux Fœnus que des descriptions si tronquées, qu'elles mériteraient d'être mises en oubli; je crois pou- voir dire cependant, en consultant ces deux descriptions, qu'elles devront se rattacher à une seule et même espèce et se joindre au Fœnus rubricans Guérin. Fœnus caucasicus Gnèvin. Iconog. Règ. Anim. I. p. 406 ; qui, par sa longue tarière, devra prendre place dans la section I. de mon tableau. I, Tarière de la Ç aussi longue que tout le corps; extrémité des filets qui lui servent de gaine, tachée de blanc. A. cf 9 . Tête marquée exactement au devant de son bord posté- rieur d'une ou plusieurs fossettes bien visibles. B. cf 9- Bord postérieur de la tête très fortement relevé en forme de collerette ; une fossette devant le milieu de ce bord est flanquée de chaque côté, d'une impression ana- logue. G. Pattes antérieures et intermédiaires totalement d'un rouge ferrugineux vif; pattes postérieures noires. Taille la plus grande du genre. 2. 9 . Mont de Marsan. Je dois cette espèce à M. le D"" Go- bert. Long. 22 mill. (i) Goberti Tourn. C. Pattes antérieures et intermédiaires au moins en partie noires. D. Prothorax et mésothorax grossièrement ponctués-cha- grinés; écusson finement coriace, marqué de quelques gros points et limité latéralement par une suture cré- nelée, relativement large et profonde. Pattes noires, tous les tibias et tarses postérieurs tachés de blanc à leur racine. 9 . Aoste en Piémont. Long. 15 mill. pedemontanus Tourn. B-. 9 cf. Bord postérieur de la tète étroitement relevé en forme de collerette ; une fossette devant le milieu de ce bord est flanquée de chaque côté d'une impression ana- logue. (') Les longueurs indiquées sont prises du vertex à rcxtrémité de l'abdomen. VIII C. Tarses antérieurs et intermédiaires noirâtres, les posté- rieurs tachés de blanc ; prothorax et milieu du mésotho- rax grossièrement et très densément ponctués, la ponc- tuation un peu confluente transversalement, ce qui produit, sur ces parties, des rudiments de rides ; bords latéraux du mésothorax chagrinés, moins fortement sculptés que le dos; 3e article des antennes presque deux fois aussi long que le 2e. 1 cf , 2 9 • Peney près Genève. Long. 15 mill. terrestris Tourn. C . Tous les tarses tachés de blanc : protliorax, mésothorax et écusson également et régulièrement couverts de fines rides transversales; .3e article des antennes d'un tiers environ plus long que le 2e. cf 9- Suisse, France (Bordeaux, Ferez), Italie. Long. 9-15 mill. jaculator Linn. B". 9 (probablement aussi cf). Bord postérieur de la tète non relevé en collerettfe, mais seulement rebordé ; fossette du bord postérieur de la tête petite, sans impression ana- logue à ses côtés. Prothorax et mésothorax grossièrement et fortement ponctués ; pattes noires, tibias ettarses postérieurs tachés de blanc à leur racine. 1 9. Italie. Long. 16 mill. laticeps Tourn. A'. Tête sans fossette près de son bord postérieur; celui-ci plus ou moins fortement rebordé. B. Tète mate; prothorax et mésothorax coriaces, sans ponc- tuation, ni rides appréciables. Pattes noires, brunâtres par places, mais sans taches blanches. 1 9 • Peney près Genève. Long. 11 mill. opacus Tourn. B', Tête brillante, très obsolètement ridée transversalement; prothorax et mésothorax fortement et densément ponctués, rugueux. Pattes antérieures et intermédiaires brunâtres, plus claires près des genoux ; pattes postérieures noires, racine des tiliias (9 cf ) et l'^'" article des tarses 9 tachés de blanc. cf 9- Rare en Suisse, paraît plus abondant aux environs de Bordeaux, d'où je l'ai reçu de M. Pérez. Long. 11-14 mill. granulithorax Tourn. 11. Tarière de la 9 plus courte que le corps ; filets qui enveloppent la tarière jamais tachés de blanc à leur extrémité. IX A. Tarière de la 9 aussi longue que l'abdomen, cf Ç , tête large, à surface lisse, brillante; dos du thorax fortement, grossièrement et densément ponctué-chagriné ; pattes noi- râtres, quelque peu testacées par places ; 3e article des antennes aussi long que le 4e. cf 9 • Suisse, France, Italie. Long. 12-15 mill. pyrenaicus Guérin. Icon. Règ. Anim. I. 406. = intennedius Fôrst. == Chevrieri Tourn. in litt. A'. Tarière de la 9 toujours beaucoup plus courte que l'ab- domen. B. Tarière de la 9 ^iii peu plus longue que le 1er segment abdominal. C. Pattes postérieures, entièrement noires, dos du thorax assez fortement chagriné, cf 9 • Suisse, Italie. Long. 11-12 mill. nigripés Tourn. C. Pattes noires, tibias et tarses postérieurs tachés de blanc à leur racine. Prothorax transversalement cha- griné, ridé. cf 9. Sierre en Valais; découvert par M. Frey-Gessner. Long. 10 mill. Freyi Tourn. B'. Tarière de la 9 un peu plus courte ou au plus égale à la longueur du premier segment abdominal, C. Pattes noires ou brunâtres, jamais d'un testacé clair ; mandibules noires ou brun foncé, jamais rouge de rouille. D. Tête et thorax très mats; la première sans sculpture appréciable, le dernier bien coriace chez la 9 . faible- ment ridé transversalement chez le cf. 2e article des antennes obconique, pas plus long que large, cf 9- Europe. Long. 10-11 mill. affectator Fabr. D' Tête et thorax très mats, très finement coriaces. 2e article des antennes obconique, un peu plus long que large. XVIII Les quatre espèces indiquées par M. de Selys à la précédente séance sont représentées parmi ces orthoptères. Il communique ensuite une lettre de M. Lichtenstein, de Mont- pellier, annonçant le désir d'échanger des hyménoptères de Pro- vence contre des insectes du même ordre, originaires d'autres contrées. La séance est levée à 9 heures. i%.sseiublée mensuelle du 7 ax'ril IS^T. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de la séance mensuelle du 3 mars est approuvé. Le Président annonce que, depuis la dernière séance, la Société a eu à déplorer la perte d'un de ses membres fondateurs, M. le baron Ch. de Thysebaert, de Bruxelles. M. de Thysebaert avait été l'un des membresles plus assidus aux séances jusqu'à l'époque où son grand âge et ses infirmités l'obligèrent, il y a quelques années, à ne plus quitter sa demeure. Pendant plusieurs années, M. de Thysebaert fit partie de notre Conseil d'administration, et fut vice-président de la Société de 185S Jusqu'en 18G0. M. de Thysebaert ne publiait pas, il se contentait modestement d'être un collectionneur distingué de Lépi- doptères d'Europe exclusivement. Mais sa collection, entretenue avec un soin rare, est une des plus complètes qui existent ; M. de Thysebaert ne reculait devant aucune dépense pour se pro- curer des spécimens de toute espèce nouvelle qui s'ajoutait à la faune décrite des Lépidoptères d'Europe. Sous le rapport des qua- lités personnelles, son ex(|uise courtoisie, l'affabilité de ses manières et une bienveillance qui ne se démentait jamais, ne lui avaient fait que des amis parmi nous. Sa mort n'a été connue de ses collègues que trop tard ; aussi regrettons-nous vivement cette circonstance, d'où il est résulté qu'aucun de nous n'a pu assister à ses funérailles. On ignore encore la décision que prendront ses neveux et héritiers relativement à sa belle collection (j[ui, espérons- le, ne se perdra pas pour la science. Deux membres effectifs ont envoyé leur démission -. MM, Théo- phile Deyrolle et Jules Migneaux, de Paris. Dans sa séance de ce jour, le Conseil a admis deux membres associés : MM. B. Geirnaert, à Sleydinge (Flandre orientale), XIX présenté par MM. Putzeys et Preudhomme de Borre, et Fr. Carion, à Saint-Josse-ten-Noode, présenté par MM. Lecatte et Preudhomme de Borre. Le Président invite la Société à s'occuper de choisir la date de l'excursion annuelle. Sur la proposition de M. Weinmann, l'assem- blée choisit le 20 mai, dimanche de la Pentecôte, et décide que le point de départ sera la gare du Luxembourg, à l'heure du premier train du matin. MM, Pologne et Capronnier, rapporteurs pour l'examen d'un travail de M. P. Millière sur des espèces rares ou nouvelles de Lépidoptères, concluent à l'impression de ce mémoire dans nos Annales, ainsi qu'à l'exécution des figures par le procédé de la gravure coloriée, ainsi que le demande l'auteur. Ils proposent de voter des remeircîments à celui-ci pour la part qu'il veut bien prendre dans la dépense que cette gravure occasionnera. Ces conclusions sont adoptées par l'assemblée. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. Weyers demande la parole pour manifester le désir que les espèces nouvelles d'Hémiptères recueillies en Portugal et au Maroc, par feu Camille Van Volxem, et qui viennent d'être décrites par M. Lethierry, soient représentées sur une planche. M. Lethierry a acquiescé à cette idée. La Société décide que, s'il y a utilité à donner les figures de ces espèces, une planche lithographiée sera ajoutée au Mémoire de M. Lethierry, qui sera prié d'examiner les dessins avant l'exécution. Le Secrétaire donne lecture d'une note adressée par M. Abeille de Perrin, au sujet de la discussion qu'avait .soulevée, dans la séance du 3 février, le rapport de M. le D^ To.squinet sur un travail de M. Tournier : ... Je demande -seulement l'autorisation de prote.ster contre les deux autres reproches dont M. de Selys a seulement effleuré le second. 11 est, en effet, toujours désirable de ne fonder des espèces nouvelles que sur un certain nombre de sujets réunissant les mêmes caractères. Il est cependant un premier cas qui me paraît devoir faire exception à cette règle de prudence : c'est lorsque le sujet décrit comme type d'une nouvelle espèce est évidemment distinct de ses congénères, soit par sa structure, soit par ses mœurs -. bon nombre d'espèces hypogées, par exemple, rentrent dans ce cas. Mais on comprend qu'ici l'appréciation individuelle du descripteur joue un très grand rôle et ces faits peuvent plutôt donner lieu A des discussions spéciales qu'à l'émission d'une règle générale. Mais il est un second cas où, à mon avis, le descripteur a presque le XX devoir de se prononcer sur une forme aberrante et doit déclarer formellement, même lorsque cette forme ne repose que sur un échantillon unique, s'il la considère ou non comme espèce ; c'est dans le cours d'un travail monographique , et cela pour deux raisons : d'abord, parce qu'un monographe, par l'étude sérieuse à laquelle il s'est livré, a acquis une expérience qui lui donne une grande autorité ; ensuite, parce que, s'il n'a vu qu'un seul sujet d'une forme caractéristi([ue, ce fait exceptionnel doit d'autant plus exercer son acuité qu'il a vu les formes voisines représentées par un nombre souvent considérable de spécimens. Je ne comprendrais pas un monographe qui, poussant le système de M. Tosquinet à l'excès, ne décrirait que les formes typiques, sans se préoccuper des extrêmes. Le caractère d'une bonne monographie est précisé- ment la fixation exacte de la délimitation spécifique. Quant au second reproche contenu dans le rapport, l'accusation d'abuser des noms propres, je ferai remarquer d'abord que ce n'était pas ici le cas, puisque sur treize noms, deux seulement sont dédiés à des entomologistes. Peut-on appeler cela un abus ? Mais ce qui me paraît plus que contestable, c'est la raison que donne M. Tosquinet de sa manière de voir : c'est, dit-il, un véritable abus que de donner à un insecte le nom de celui à qui le hasard l'a fait trouver. Il est certain que le hasard joue toujours un certain rôle dans la décou- verte d'une espèce. Mais n'y a-t-il là que du hasard et faut-il compter pour rien la patience, l'adresse et souvent la sagacité du chasseur ? Est-ce le hasard qui fait que l'on va explorer quelquefois, aux dépens de sa santé, les localités éloignées, difficiles ou même dangereuses? que l'on invente tous les jours des ruses et des procédés nouveaux ? que l'on se livre à des éducations et qu'on recherche quels peuvent être les parasites inconnus d'une espèce connue ? L'ensemble de ces qualités, qui ressemblent même parfois à de l'instinct, constitue le mérite du chasseur et lui donne droit, ce me semble, à une récompense positive. Mais il est une autre considération qu'il ne faudrait pas négliger non plus. Le nom donné par le descripteur à une espèce nouvelle est d'autant mieux choisi qu'il rappelle un de ses caractères. Or, les noms des inventeurs contiennent deux indications fort utiles -. lo indication approximative de la patrie de l'espèce : ainsi, dans le cas actuel, si je vois sur un catalogue les Fœnus Goberti et Freyi, il est très probable que ces espèces sont originaires des Landes et de la Suisse française. Les noms de Gallicus et à'Helveticus seraient loin d'être aussi précis, la France et la Suisse étant fort étendues et composées de régions fort diverses ; 2° cela permet, si l'on a plus tard intérêt soit à contrôler les types, soit à avoir des explications sur le modus vivendi d'une espèce, de recourir à XXI l'inventeur avec autant et plus de chances de succès qu'en s'adres- sant au descripteur. — Comme conclusion, j'estime que les noms propres donnés aux insectes non seulement sont toujours mieux choisis que ces noms incolores tels que frater, dislinguendus, affinis, insperatus, etc., mais qu'ils constituent une juste récom- pense pour le chasseur habile et renferment un sens utile pour l'homme qui étudie. M. Achille Costa adresse le travail suivant : NOTE SUR QUELQUES FŒNUS DE L'iTALIE MÉRIDIONALE. En voyant le tableau synoptique des espèces européennes du genre Fœnus, publié tout récemment dans le Compte-rendu de notre Société par M. Tournier, j'ai été naturellement induit à examiner les Fœnus de la collection entomologique des provinces napolitaines. Car je savais conserver des espèces indéterminées et que j'avais même étiquetées comme nouvelles, sans cependant oser les publier. Maintenant j'ai, en effet, trouvé décrites par M. Tour- nier la plupart de mes espèces inédites, et j'ai constaté, pour quelques-unes, que la patrie est plus étendue qu'on ne le croyait. Ainsi, on a trouvé dans le midi de l'Italie le F. pedemontanus , désigné d'Aoste, le granulithorax de Suisse et de Bordeaux, et le 7^ubricans de Suisse et de la France méridionale. Et quant au pedemontanus y dont M. Tournier a connu la femelle seulement, j'ajouterai que, dans le mâle, les tarses postérieurs ne sont pas tachés de blanc. Mais ce qui m'a engagé le plus à présenter cette note, c'est l'envie de faire connaître une espèce non comprise dans le tableau de M. Tournier, et dont je n'hésite pas à donner la description : Fœnus vagepunctatus, n. sp. F. capite sublevi, vix nitidulo, ante wMrginem posticuw, ele- vatum haud foveolato; pronoto et mesonoto subtilissime coria- ceis, punctis minutis impressis sparsis, secundo in porte média postica punctato-rugoso terehra corpore longiore, setis latera- lihus apice alhis ; niger, abdomine femtgineo-cincto ; pedibus anterioribus tibiis extus basi apiceque albidis ; posticis annulo in tibiarum basi et in ta^^sorum, articulo primo albo. Femelle. Longueur du corps 12 milL, de la tarière 14. Tête presque lisse, très peu brillante, sans fo.ssettes avant le bord postérieur relové en collerette. Dos du prothorax et du mésothorax très finement coriace, parsemé de petits points XXII imprimés : 1g second un peu rugueux dans la partie postérieure moyenne. Ecusson coriace, très peu rugueux, limité des deux côtés par un(} suture profondément ponctuôe-crénelée. Tarière un peu [ilus longue que le corps tout entier. Couleur : Corps noir : la face au dessous des antennes sur les côtés recouverte d'un duvet argenté. Abdomen avec l'extrémité du deuxième anneau, et la base et l'extrémité du troisième d'un rouge ferrugineux. Pattes noires; les quatre antérieures avec un peu de blanchâtre à la base et à l'extrémité de la face extérieure des tibias; les deux postérieures avec un anneau près de la base des tibias et un autre vers l'extrémité du premier article des tarses blancs. Filets latéraux de la tarière blancs. Recueilli aux environs de Naples et sur les hautes montagnes des Calabres. D'après le tableau de M. Tournier, ce Fœnus doit prendre place entre Vopacitfi et le granulilhurax. 11 se distingue du premier par la coloration des pattes et par la ponctuation du thorax ; du second, par le dos du thorax non granuleux. La séance est levée à 8 1/2 heures. A.sscinblée mensuelle du S» mai 1ST>. Pri^sidence DR M. Weinmann, vice-président. La séance est ouverte à 7 3/4 heures. Le procès-verbal de la séance du 7 avril est approuvé. Le Président annonce l'admission de deux nouveaux membres effectifs : MM. Alexandre Maurocordato, à Athènes, présenté par MM. Lange et Preudhomme de Borre, et Max de Troostembergh, à Louvain, présenté par MM. Maurissen et Preudhomme de Borre. Un membre associé a également été admis, M. Fi'itz Kuhl, à Verviers, présenté par MM. H. Donckier de Donceel et Preudhomme de Borre. M. le Ministre de l'Intérieur invite la Société à la distribution solennelle des récompenses décernées à l'occasion de l'Exposition internationale de Philadelphie. L'assemblée charge le secrétaire de la représentera cette cérémonie, et de recevoir la médaille obtenue par la Société. XXIII M. de Borre annonce, de la part de l'administration du Musée Royal d'Histoire naturelle, que la famille de feu notre collègue, M. le baron Ch. de Thysebaert, a fait don à cet établissement de sa riche collection de Lépidoptères. Elle est actuellement installée dans une des galeries du Musée. Elle comprenait, avec les doubles, plus de 15,000 exemplaires. Quelques jours après, notre collègue, M. Weinmann, a aussi donné au Musée sa belle collection de Lépidoptères d'Europe, comprenant au delà de 7,000 exemplaires. Ces accroissements mettent le Musée en possession d'une des plus belles collections qui existent de Lépidoptères de la faune euro- péenne. Il est seulement à regretter que, pour de telles richesses, il ne se trouve pas des locaux plus spacieux et mieux appropriés. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. Dans une lettre adressée à M. de Borre, M. Mac Lachlan donne quelques détails sur les Phryganides des collections de feu Camille Van Volxem, qu'il étudie en ce moment : « J'ai déjà trouvé quelque chose d'intéressant. Un Serico- stoma d*, de Laeken, est mon S. mem^orahile, dont j'ai trouvé un seul exemplaire l'année dernière dans les Alpes, à ■ environ 6,000 pieds d'altitude, et qui se trouve décrit dans la V" partie de mon ouvrage, p. 229. Les couleurs sont plus pâles, mais la struc- ture est identique. Il faudra que je visite Laeken. " Une découverte plus importante est celle du Calamocerus mar supins Brauer (Reise der Novara), ou une autre espèce du même genre. J'avais toujours considéré le type de ce genre, éti- queté Gibraltar, comme introduit par erreur dans la faune d'Europe. Mais il s'en trouve deux exemplaires dans la collection Van Volxem, placés côte à côte, l'un porte l'étiquette Coïmbra, l'autre est étiqueté Alie. Je suppose que cette dernière localité est Alte en Algarve, bien près de Gibraltar. » M. de Borre ajoute que Camille Van Volxem a effectivement chassé à Alte, en Algarve ; quant à l'exemplaire de Coïmbra, il peut l'y avoir pris lui-même, ou bien l'avoir reçu de M. Pauline de Oliveira, avec lequel il a été en rapports. Le Secrétaire donne lecture de la notice suivante, adressée par M. Albert Fauvel, deCaen ; XXIV STAPHYLINIDES DU BRÉSIL ET DE LA PLATA, RECUEILLIS PAR CAMILLE VAN VOLXEM. TRIBU PIESTINI. 1. Leptochirus scoriaceus Germ., Ins. Sp. nov., 35, pi. 1, fig. 1.— Er., Gen., 825. — Fauv., Notic. EnL, II, 1864. 12; Bull. Soc. Linn. Norm., 1865, IX, 16, pi. 1, fig. 1. Brésil, Thérézopolis. 2. L. brunneoniger Perty, Del. Anim., 32, pi. 7, fig. 7. — Fauv. Notic. EnL, 1864, II, 13; Bull. Soc. Linn. Norm., 1865, IX, 17. Brésil, Porto Nuovo da Cunha, en septembre. 3. L. maxillosus Fabr., Si/sL EL, II, 93. — Er., Gen., 2c — Fauv., Notic. Ent., 1864, II, 14; Bull. Soc. Linn. Norm. 1865, IX, 18, pi. 1, fig. 2. — bicolor* Lucas. Voi/. Cast. Amer. JSud, 51. Avec le précédent. 4. Eleusis fasciata* Lee, New JSpec. Col., 1863, I, 59. — pallidipennis* Fauv., Notic. Ent., 1864, II, 36 ; Bull. Soc. Linn. JVorm., 1865, IX, 40. Brésil. TRIBU OXYTELINI. 5. Osorius ater Perty, Del. Anim., 30, pi. 7, fig. 1. — Er., Gen., 754. — cornuius Cast., Ann. Ent. Fr., 1832, 395. Brésil, Rio Janeiro, Barbacena, Thérézopolis. 6. Oxytelus nitens*. 0. laqueato Marsh, magis quam cœteris vicinus, sed omninc alius; dimidio ferè minor, nitidus, niger, thorace vix nigro-piceo elytris disco toto latissimè pedibusque fulvo testaceis, mandibulis rufis; antennis brevioribus, minus crassis; capite in cf transversim subquadrato, fronte média antice cornu brevi apice truncato pro- ducto relevata, post cornu impressa, impressione utrinque quasi vix tuberculatim elevata, postice usque ad verticem subsulcata, fronte latius utrinque supra oblique impressa, supra antennas rele- vata, intra oculos minutes vix marginata, vertice medio punctis 3 notato, medio anteriore, punctura disco subtilissima, post oculos majoribus et vertice utrinque fortiore ; thorace fortissime trans- verso, capitis latitudine, circa basin sat fortiter angustato, dorso subtiliter trisulcato, sulco medio tenui, lateribus latius parum XXV profunde impressis, sat dense subtiliter, utrinque vix striolatim punctato ; elytris subquadratis, fortins vix densius, lateribus crebrius vix striolatim, abdomine parcius obsolète punctatis; abdorainis segmento 1° subtus apice latissime profundeque emar- ginato; 9 minor et angustior; capite raulto minore, utrinque impresso, vertice unipunctato, thorace angustiore longioreque maxime distincta. Long., 3 mill. La Plata (v. Voixem); Montevideo, Pampas (Germain). Ma collection et celles des Musées de Bruxelles et de Gênes. TRIBU STENINI. 7. Stenus cupreus Casteln., Ètud. Eut., 1, 124. — ariolus Er., Gen. 742. Brésil, Barbacena. 8. S. speculifpons*. St. calloso satis vicinus, sed dimidio ferè major et latior, inter omnes propinquos pedibus rufo-piceis abdominisque segmentis basi non constrictis, sed tantum supra sulcato-crenulatis, vage subtilissime punctulatis distinguendus; niger, nitidus, palpis prseter apicem fuscum antennisque praeter clavam piceam, rufo- testaceis, capite multô profundius quam in calloso bisulcato, fortius punctato, callis magis elevatis, lateralibus integris; thorace multô breviore, antice fortius angustato, dimidio fortius parcius- que punctato, disco medio callisque utrinque duobus Isevibus sube- levatis, lateribus medio capite paulô latioribus, fortiter dilatatis; elytris multô amplioribus, capite dimidio latioribus, fortius par- ciusque punctatis utrinque circa scutellum torulosis, Isevioribus; abdomine multo crassiore, fortiter conico; cf segmento 5° subtus posticè supra 6°"" producto, latè arcuatim emarginato, incisura utrinque quasi tuberculo terminata, intus dense albido-ciliata; 7° subtus late profundeque subtriangulariter inciso, incisura circa basin vix marginato-impressa. — L,, 3 mill. Montevideo (Brendel, V. Voixem) ; Pampas (Germain). Collection du Musée de Bruxelles et la mienne. Obs. — Les caractères cf de cet insecte sont bien remarquables. TRIBU P^DERINI. 9. Taenodema villosum *• Sahlb., Act. Soc. Se. Fenn., 1847, II, 795. Rio Janeiro. Obs. — L'exemplaire recueilli par M. Van Voixem est identique XXVI au type que M. John Sahlberg a bien voulu me communiquer. L'espèce est d'ailleurs très distincte. 10. Psederus coarctatus, Er., Gen., 6CG. Brésil, Thc^rézopolis. 11. P. mandibularis, Er., Gen., 659. Brésil, Santa Cruz, en octobre. 12. P. brasiliensis, Er., (rcn., 658. Brésil, Barbacena, Baependy. TRIBU STAPHYLININI. 13. Xantholinus chalybeus, Mann., Brach., 35 —Er., Gen., 309. — saphyreufi Perty, Del. Anim., 31, pi. 7, fig-. 5. Brésil, Thérézopolis, Barbacena, San Joao del Rey. 14. X. episcopalis *. Xanth. aulico Er., ut videtur, satis vicinus, licet omnino dis- tinctus ; X. glahrato forma subsimilis sed dimidio major et caîteris totus alius ; parallelus, elongatus, subconvexus, capite thoraceque violaceis, acumine subtilissime alutaceis, minus nitidis, illo subtus cupreo; elytris flavo-testaceis; scutello, abdomine supra subtusque pectoreque viridibus, hoc nitidissimo ; antennis, genubus tarsisque rufo-testaceis, illis articule 1" piceo-maculato ; segmentis 6-7 summo apice rufescentibus ; pedibus nigro-piceis : antennis arti- culis 7-10 transversis , 11° oblique emarginato; capite oblongo, basi parum truncato, sulcis duobus antennariis brevibus, parum profundis, oculariis potius foveolatis, viridibus, puncto majore notatis, puncto alio minore ad oculi angulum posticum interiorera, duobus aliis majusculis basi summa utrinque notatis, subtus medio profundè sulcato, puncto utrinque ad angulum posticum obtusum ; thorace capitis latitudine, tertià parte longiore quam latiore, circa basin sat angustato , puncto magno utrinque propè angulum anticum notato, sulculo brevissimo subtili média basi impresso, angulis omnibus rotundatis , posticis magis ; scutello subtilis- sime alutaceo , punctis 3 vel 4 notato ; elytris thorace paulo latiaribus , vix longioribus , parum dense subtiliter punctatis , seriebus 3 punctorum majorum, alia suturali 7, intrahumerali 9, laterali multipunctatis ; abdomine parcius parum fortiter utrinque punctato, segmentis 2-5 basi transversim impresso-sulcatis, série punctorum prope transversa. — L., 15mill. Brésil, Thérézopolis. Collection du Musée de Bruxelles et la mienne. XXVII 15. Emus variegatus, Mann., Brach., 20. — Er., 6ren.,351. Brésil, 16. Staphylinus Volxemi *. St. antique satis vicinus , corpore antico magis senescente , punctura capitis thoracisque triplo densiore subtilioreque, elytro- rum alutacearum dimidio densiore et subtiliore, abdominis paulo densiore; piibe omnino alia, insigni, thoracis fulva densiore et longiore, elytrorum multo subtiliore densioreque circa basin et latera prsesertim subviridi-cinereo nebulosa , scutelli alutacei densiore nigro-virescente, abdominis sericea, minime pilosa, den- sissime subtilissima, segmentis utrinque plagiatim , medio basi maculatim, aureo-argentea ; antennis circà apicem crassioribus, minius piceis ; capite breviore latiorèque, transversim quadrato, lateribus ferè parallelis; thorace paulo breviore; elytris apice multo minus sinuatis ; abdomine toto obscure nigro vix viridulo ferè opaco, segmentorum marginibus summis annuloque angusto 6i Tique anteapicali supra subtusque plus minusve obscure rufis ; linea pectorali arcuata etiam rufa ; femoribus anticis saepius rufo maculatis; tarsis anticis subtus flavis, alis fuscis; cf segmento 7° apice late parum profundè emarginato. — L., 12-16 mill. Brésil, Barbacena, S. Joao d'El Rey (V. Volxem); S^ Catharina. Collection du Musée de Bruxelles et la mienne. Obs. — Extrêmement distinct à première vue de Vantiquus et de toutes les espèces du groupe par la couleur et la pubescence de l'abdomen, l'insecte est sujet à varier pour la coloration de l'avant- corps qui passe au violacé, au bleuâtre et surtout au verdâtre. Les lignes rousses de l'abdomen et de la poitrine sont remarquables. 17. St. fuscicornis, Germ., Ins. Spec. nov., 33. — Er., Gtn., 389. — lugubrù, Nordm., Si/mb., 49. — .scabr osus Cnrtis, Trans., Linn. Soc, XVllI, 196. — nigrescens, Blanch., Voy. d'Orbigny col., 79. — tristis, Blanch., l. c. 81. Buenos-Ayres. 18. Xanthopygus cyanelytrius , Perty, Del. Anim., 30, pi. 7. fig. 3. Rio Janeiro. 19. Philonthus figulus, Er.. Gen., 464. Rio .Janeiro. 20 Belonuchus rufipennis, Fabr., Syst. Eleut., II, 597. — for7nosus, Grav., Mon., 72. ~ Er., Gen., 426. —pallipes, Melsh., Proc. Acad. Phil., Il, 35. Rio Janeiro. XXVIII TRIBU ALEOCHARINI. 21. Homalota conformis, Er., Gen., 108. Rio Janeiro. 22. Aleochara fuscipes, Fabr., Syst. Eut., 266. — Er., Gen., 159. Buenos-Ayres. 23. Al. duplicata, Er., Gen., 167. Buenos-Ayres. L'assemblée s'occupe ensuite de l'itinéraire à suivre dans l'excur- sion de la Société le 20 mai. Il est entendu que le point de départ sera Watermael, d'où l'on se dirigera sur Rouge-Cloître pour revenir dîner à Boitsfort. La séance est levée à 8 1/2 heures. il.s8etnblée mensuelle du S Juin IS^T. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de la séance du 5 mai est approuvé. Le Président fait connaître que le Conseil d'administration a admis, au nombre des membres effectifs de la Société : M. Gus- tave Michelet, ingénieur, président de la Société belge de Micro- scopie, à Bruxelles, présenté par MM. Weyers et Giron, Le Conseil a reçu la démission de M. le D' L. Fredericq, de Gand. Le secrétaire donne lecture de la correspondance. Le Secrétaire donne lecture du passage suivant d'une lettre de M. le D' Horvath -. " Ma note sur les Saldides belges (Compte-rendu du 3 mars 1877) contient une erreur que je m'empresse de rectifier. L'insecte cité comme Salda conspicua Dougl. et Scott n'est pas cette espèce, mais seulement une variété plus obscure de la Salda saltatoria L. La véritable Salda conspicua Dougl. et Scott est pourtant une habitante de notre continent ; je la possède des Carpathes centrales (Hongrie), où elle a été prise sur les bords d'un lac alpestre à une hauteur de 1,500 mètres s. m. •< XXIX En réponse aux observations faites par M. Abeille de Perrin et reproduites au Compte-rendu de la séance du 7 avril dernier, M. le D"" Tosquinet nous envoie une note dont il est donné commu- nication à l'assemblée -. M. Tosquinet estime qu'en n'approuvant point la création de deux espèces établies sur un seul spécimen chacune, il n'a fait qu'émettre un principe mis en pratique par presque tous les grands entomologistes qui nous ont précédé. Il fait remarquer aussi que nos maîtres en entomologie ont très rarement employé des noms propres pour désigner les espèces ; Gravenhort, Nées ab Esenbeck, Wesmael, etc., se sont montrés très circonspects à cet égard. M. Weinmann rend compte de l'excursion annuelle qui a eu lieu le 20 mai. Y ont pris part : M^l. Carion, Colbeau, H. Donckier de Donceel, Lallemand, Lecatte, Maurissen et Weinmann, membres de la Société, auxquels s'étaient joints MM. Sommerhausen et Wein- mann, fils. Réunis le matin à la station de Waterraael, ces Messieurs se sont dirigés d'abord vers Auderghem et, ensuite, vers le centre de Boitsfort. Le temps, qui avait déjà été très défavorable pendant les deux ou trois jours qui ont précédé le 20 mai, n'a pas été meilleur ce jour- là; il a plu presque constamment, de sorte que la chasse aux insectes a été difficile, sinon impossible ; aussi, les résultats sont insignifiants. La plupart des chasseurs sont retournés chez eux avant la fin de la journée. D'accord avec M. Weyers, M. Weinmann propose une nouvelle excursion qui aurait lieu dans la Campine, aux environs de Calmp- thout. Des explorations faites précédemment dans ces terrains ont amené d'excellents résultats. Cette proposition est accueillie par un grand nombre de membres et il est entendu que l'excursion aura lieu le 24 juin. Réunion, à 6 heures du matin, station du Nord, à Bruxelles. M, H. Donckier de Donceel fait la communication suivante : •> Le D' Mathieu (tome IV des Annales, page 17) indique comme espèce belge le Criomorphus fulcratus Fabr. L'année dernière, M. Van Segvelt signala néanmoins comme nouveau pour notre faune Vlsarthr^on luridum Lin. Les principaux auteurs, tels que : Gemminger et de Harold, s'accordent actuellement à réunir ces deux espèces et une autre encore VIsarthron aulicuin Fabr., sous le nom de Tetropiuîn luridum Lin. Les formes fulcratum et aulicum sont considérées comme de simples variétés. « XXX M. H. Donckier de Donccel signale, en outre, la présence à Loen, près Visé, de VExocentrus adspersus Muls. Deux exem- plaires de cet insecte y ont été capturés, en 1873, par notre collègue M. Quaedvlieg. M. le Président fait connaître que M. Capronnier tient à la dispo- sition des membres de la Société des œufs ^^ Antharœa Pcrnyi. Les chenilles de ce beau lépidoptère sont faciles à élever. On trou- vera à ce sujet des renseignements très détaillés dans notre bulletin de 1876, page XLV. La séance est levée à 8 1/2 heures. i%.sseiiiblée mensuelle du T Juillet \^'7"7 . Présidenck dk m. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 2 juin est ap- prouvé. Le Président annonce la réception de deux nouveaux meml)r(>s effectifs :M. Leslie Alexandre Lee, professeur d'histoire naturelle au Bowdoin Collège, à Brunswick (Maine, Etats-Unis) et M. Teir- linck, professeur à l'école normale, à Schaerbeek, présentés par MM. Preudliomme de Borre et Donckier de Donceel. Le Conseil a reçu la démission de M. le D"" Tosquinet. Le Secrétaire présente à l'assemblée le diplôme que la Société a obtenu à l'Exposition internationale de Philadelphie. — Sur la proposition de M. Weyers, il est décidé que ce diplôme sera encadré et placé dans la salle des séances. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. M. Weyers annonce que nous recevrons dans quelques jours, pour les Annales de la Société, un manuscrit de M. le D'' Chapuis, intitulé : Sf/nopsis des espèces du genre Paropsis, prodrome d'un travail monographique de ce groupe. Il propose de nommer des rapporteurs, dès à présent , afin que l'impression puisse être ordonnée, s'il y a lieu, dans une prochaine séance. Cette proposition est accueillie : MM. Sauveur et H. Donckier de Donceel sont nommés rapporteurs. MM. de Selys-Longchamps, Jacobs et Weinmann entretiennent l'assemblée de l'excursion annoncée au bulletin précédent, et XXXI qu'ils ont faite à Calmphout le 24 juin dernier, en compagnie de MM. Mac-Lachlan, Dietz, Donckier de Donceel et Weyers. Le temps, sans être pluvieux, est resté couvert une grande partie de la journée, de sorte qu'en somme, La chasse n'a pas produit tous les résultats qu'on pouvait espérer. M. de Selys-Longchamps communique la liste ci-après des Névroptères Odonates qu'il a recueillis avec M. Mac-Lachlan : Libellula quadrimaculata. — depressa. — cancellata. — cœrulescens. Diplax fiaveola. — striolaia. — sanguinea. Leucorhinia dubia. Epitheca metallica. Gomphus vulgatissimus? (vu). Anax formosus. Càloptey^yx virgo. — splendens. Lestes nympha. — sponsa. Ischnm^a elegans. Enallagma cyaihigerum . Agrion pulchellum. — lunulaiwm. — scitulum. Pyrrhosoma ienellum. Notre savant collègue fait suivre cette communication d'observa- tions ainsi conçues : » Les 21 espèces qui viennent d'être citées forment le tiers envi- ron de celles qui, pendant toute une saison, peuvent être prises en Belgique ; c'est un nombre respectable qui prouve la richesse de la localité. " Presque toutes ont été recueillies sur les bords du très gfand étang nommé Stappens Ven. « Plusieurs méritent une mention spéciale ; ce sont .- Libellula quadrimaculata, dont la belle variété prœnubila Newm. était assez commune. Leucorhinia dubia V. d. Linden, espèce commune ici et sur les Hautes Fagnes, est rare et locale dans le centre do la Belgique. XXXII Agrion lunulatum. Charp. Assez fréquente, commune éga- lement dans les hauts marais près d'Arlon, mais dont je n'ai vu que de rares individus en quelque sorte égarés à Longchamps-sur-Geer, en Hesbaye. 11 est heureux de con- naître une localité où l'on est certain de la rencontrer. Cette espèce et la précédente sont en général alpines ou subalpines. Agrion scitulum Ramb. Très local. Observé seulement à Calmpthout et à Longchamps. Pyrrhosoma tenellum, de Villers. Observé déjà ici et aux environs de Maeseyck. Je n'en ai jamais vu qu'un seul exemplaire à Longchamps. " Nous avons pris un Anax formosus qui volait en tenant dans ses pattes une Libellula quadrimaculata dont il avait dévoré la tête. « Par compensation, une autre L. quadrimaculata emportait une Pieris rapœ, tandis que La seule Diplax flaveola observée enlevait comme proie un Agrion pulchellum. « M. Mac-Lachlan a pris les espèces suivantes de Névroptères non odonates. Planipennes : HemeroMus inconspicuus. — micans. — limbatus. Chrysopa dor salis. — perla. — aspersa. Trichoptères : Phryganea stynata. — varia. Limnophilus ^narmoratus. — flavicornis. — fuscus. — auricula. Trinœodis bicolor. • La capture d'un seul Chrysopa dorsalis (voisin de Perla) con- stitue une addition importante pour la faune de Belgique. Il n'était connu dans notre région que par un exemplaire pris à Rodenhof (grand-duché de Luxembourg) par notre regretté collègue Camille Van Volxem, qui le donna à M. de Selys. Il en prit un autre à Kreuznach (Allemagne), qui est déposé maintenant au Musée royal de Bruxelles. L'espèce semble fort rare. " VHemerohius inconspicuus ne figurait pas non plus dans le XXXIII catalogue manuscrit des Névroptères de Belgique que M. de Selys a préparé pour notre Société. « M. de Selys-Longchamps donne ensuite la liste de quelques lépidoptères rhopalocères observés ; ce sont : Gonopteryx rhamni. Pieris brassicœ. — napi?{Yu). Thecla rubi. Lycœna jEgon. Argynnis Selene. ^ Vanessa urticœ. Cœnonytnpha Davus, var. Phylloxenus. Epinephele JUnira. Hesperia Sylvanus. Parmi les coléoptères les moins vulgaires qui ont été recueillis on peut citer les suivants, dont la liste est communiquée par M. Jacobs : Cicindela hybrida, var. vert bronzé. — var. avec lunule humérale interrompue ou peu distincte. — maritima. — sylvatica. Agonum versuium. Pœcilus lepidus. Lagarus vernalis. Argutor diligens. Calathus melanocephalus. Clivina collaris. Dytiscus punctulatus. Elater gilvellus. Telephorus fulvicollis. Geob^pes vernalis. Anoonala Juliiy var. Frischu. Pœderus ruflcollis. Philonthus varius. var. à élytres noires. Parnus auriculaius. Lagria hvHa. Otiorhynchus ligneus. Rhinomacer attelaboides. Ceuiorhynchus assimilis. Erir/ùnus iœniaius. ANNALES DK LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX. C XXXIV Spondylis buprestoides. Criocephalus rusticus. Cryptocephalus dispar. var. bipunctatus. — sericeus. — viitatus. Coccinella variabilis var. L. de Mulsant. Mysia oblongoguttata. M. Jacobs donne ensuite la liste des Hyménoptères : Anomalon perspicuwn Wesm, Pogonius hyalinatus 9 Dahlb. Pompilus pulcher Fabr. Amonophila sabulosa L. Psammophila affinis Thunb. Trypoxylon figulus Lin. Odynerus reniformis Lepell. Bombus inuscor^m Fab. Tenthredo blanda 9 Panz. Notnada lateralis cf Panz var.? En fait de Diptères, M. Jacobs n'a pris que : Dioctria Rheinhard Meig. Ptychoptera contaminata 9 Fabr. Dasypogon hirtellus Fall. Syrphus umbellatoymrïi Fab. Syrphus cinctus Meig. Chrysogasier violacea Meig. Quant aux Hémiptères, sa chasse a été plus pauvre encore; il ne cite que : Collocoris histrionicus. Aphrophora abbreviata. M. H. Donckier de Donceel demande la parole et annonce, au nom de son père, la capture que ce dernier a faite le 10 juin, sur la route de Dolhain à la Gileppe, de Erastia Venustula Hubn., lépi- doptère rare, qui n'a encore été cité en Belgique que deux fois, la première dans la forêt d'Héverlé près de Louvain, le 13 juillet 1858, par feu Ch. Defré, et la seconde en 1871, dans les environs de Bruxelles, par feu le D' Breyer. M. Roelofs fait la communication suivante : Notre regretté collègue le D' Breyer m'avait offert il y a quelques XXXV années un petit nombre de Curculionides reçus de Port Adélaïde en Australie. Dans cet envoi se trouvaient plusieurs exemplaires de ÏOiio- rhynchus sulcatus. Fab., espèce répandue, comme on sait, dans l'Europe boréale et intermédiaire. J'ai retrouvé le même insecte dans un envoi de Tasmanie au Musée de Bruxelles ; il paraît, par conséquent, que l'espèce est intro- duite dans différentes localités de l'Australie; car on ne saurait songer dans le cas actuel qu'à l'introduction par l'homme. On sait que la larve de l'O. sulcatus est décrite et qu'elle vit, selon Bouché et Westwood, dans les racines de diverses plantes : Saxifraga, Seclum, Trollius, etc. (i). Je trouve dans le catalogue de Gemminger et Harold comme synonymie de l'O. sulcatus.- 0. api- culatus. Say, in litt. Massachussets. L'espèce est donc probablement également introduite aux États- Unis. A la demande de M. Roelofs, M. H. Donckier de Donceel fait passer sous les yeux des membres présents deux boîtes d'insectes appartenant aux collections du Musée de l'État et qui contiennent des Sagra Boisduvalii Dupont, dans les différentes phases de leur existence -. larves, nymphes et insectes parfaits. Ces brillants coléoptères, de la tribu des Sagrides, famille des Phytophages, proviennent des Indes néerlandaises et ont été offerts au Musée, il y a quelques années déjà, par M. Suyckerbuyck, de Java. La femelle pond ses œufs sur l'écorce d'un arbre {Dioscorus sp?) et les larves, en se développant dans l'intérieur des tissus ligneux, y provoquent une hypertrophie très marquée qui permet de recon- naître aisément la présence de l'insecte. La communication de M. Donckier offre surtout un caractère intéressant, parce que les boîtes soumises à l'examen de l'assemblée renferment de grandes parcelles de bois dans lesquelles, au moyen de découpures très ingénieusement faites, on peut suivre tous les développements successifs des Sagra. La larve, ni la nymphe, n'ont pas encore été décrites, mais notre collègue M, Van Segvelt s'est chargé récemment de faire ces descriptions, La séance est levée à 9 heures. * Voy. V Abeille (1872) : Monographie des Otiorhyncliides. XXXVI A.88emblée mensuelle du ^ août IS'yy. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 7 juillet est approuvé. Le Président annonce l'admission d'un nouveau membre effectif: M. J.-A. Lintner, conservateur du Musée d'histoire naturelle de l'État de New-York, à Al])any, présenté par MM. Preudhorame de Borre et H. Donckier de Donceel. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. Il est donné lecture des rapports de MM. Sauveur et H. Donckier de Donceel sur le travail de M. le D' Chapuis -. Synopsis des espèces du genre Paropsis. L'assemblée, conformément aux conclusions des rapporteurs, vote l'impression de ce travail dans nos Annales. M. Chevrolat adresse un mémoire sur le genre Macromerus Schônherr, famille des Cryptorhynchides. — MM. Roelofs et Putzeys sont nommés rapporteurs. M. de Selys-Longchamps donne lecture d'une note ainsi conçue : NOTE SUR l'insecte FOSSILE DÉCRIT PAR M. P. DE BORRE SOUS LE NOM DE BREYERIA BORINENSIS par M. R. Mae L/ren. lia Meliicva arihemis et VErebia médusa étaient complètement fanées. Nous ne vîmes aucune autre espèce de Rhopalocère digne de remarques. {Pap. machaon. — Leuconea craiœgi. — Pieris hrassicœ — napi — rapœ. — A/-g. selene. — Melit. athalia. — C. pamphilus. — Hesp. sylvanus. XXXIX En Odonates, je vis -. LihelL cancellata. — Leucorh. dubia (très- commune). — ^. grandis (une). — Agrion puella. — Pijrrh. Pendant les trois jours de notre excursion, M. Mac Lachlan constata la présence de différents Névroptères non Odonates, dont plusieurs méritent une mention honorable. Voici la liste : (G indique le lac de la Gileppe; F les Fagnes ; S Spa). Planipennes. Chrysopa vittata, S. — flava, S. — alba, G. F. — tenella, S. ? — aspersa, G. F. S. — ventralis, G. F. S. — perla, G. F. S. Osmylus chrysops, S. Notochrysa fulviceps, G. — Un seul exemplaire. Panorpa alpina, G. F. S. — germanictty G. S. Trichoptères. Phryganea striata, I^ . S. Grammotaulius atomarius, Fab. F. Limnophilusflavicornis,¥dh. F. S. — lunatus, Germ. F. — submaculatus, Ramb. F. _ centralis, Curt. F. S. — vittatus, Fab. F. S. — affmù, Curt. F. S. — auyncula, Curt. F. S. — griseuf^yhmn. F. — luridus, Curt. F. — sparsus, Curt. F. Stenophylax luctuosus, Villers. G. Sericostoma personaium, Spence. S. — turhalum , Mac Lach. G. Odontocerum albicorne, Scop. G. Lepiocerus aterrimus, Degeer, S. Mysiacides azurea, Degeer, S. Polycentropusfiavomaculaius, G. S. Philopotamus montanus. G- S. Rhyacophilu^^cpimtrionis, G. — (n, spec.) S. XL La capture la plus importante, parmi les Phryganides, est celle du Linnnophilus submaculatus de Rambur. Lorsque M. Mac Lachlan publia, en 1875, la description de cette espèce dans son grand ouvrage {Monographie Révision and Synopsis of the Trichoplera of the European Fauna), on n'en connaissait que trois exemplaires, tous mâles, savoir : les deux types de Rambur (de Montpellier) qui sont dans ma collection et celui de M. L. Pic- tet, de San lldeibnso. Depuis, je lui en communiquai trois que j'avais pris au Longloup, près du Hockai. Dans notre excursion actuelle, mon fils Raphaël en prit un sur un buisson de la Fagne, près des sources de la Hoegne et nous eûmes la cliance heureuse d'en rencontrer plusieurs autres des deux sexes, en battant les broussailles le long de ce ruisseau jusque près du Longloup. Tels senties résultats, modestes d'ailleurs, de notre excursion. Je me suis plu à les détailler, parce que le sommet de nos Ardennes forme une sorte d'île subalpine d'un caractère spécial, dont il y a utilité et intérêt à faire une sorte de monographie. Je suis entré dans cette voie en rendant compte (t. XIV de nos Annales) de l'excursion que la Société a faite à la Baraque Michel, du 8 au 11 juillet 1871 ; puis, de ma course à Hockai, avec M. L. de Borchgrave, le 9 août suivant (même volume, du juil- let 1872) ; enfin de mon excursion avec le professeur Steenstrup, les 2 et 3 septembre de la même année. Nos Annales renferment d'autres matériaux qui étendent nos connaissances sur la faune de cette contrée. Ils sont dus principa- lement aux observations de MM. Ch. Donckier de Donceel, Quaed- vlieg, le D"" Chapuis, Putzeys et Weyers ('). M. Putzeys donne lecture du travail suivant : DESCRIPTION DE QUELQUES CLIVINIDES DE l'INDE. M. Dohrn m'a communiqué une série de Clivinides provenant de Calcutta et de Birmanie. Les espèces ci-après sont nouvelles. L Dyschirius porosus, n. sp. Long. 1 2/3. — El. 3/4. — Lat. 1/2 m. Tête et corselet d'un brun bronzé, les parties de la bouche, la base des antennes, les bords du corselet, les pattes et les élytres testacés ; ces dernières portent en dessous du milieu une bande transversale obscure qui, chez les individus bien colorés, s'étend (') Voir les Comptes-rendus des assemblées mensuelles des "2 septembre 1871 cl 5 octobre 1872. XLI jusqu'au bord externe; au premier quart de l'élytre, on voit une autre bande plus large qui remonte plus ou moins distinctement vers les épaules. Le dernier article des palpes est très-dilaté inté- rieurement et sa pointe est fort aiguë ; les mandibules sont assez longues pour le genre, régulièrement courbes, planes en dessus, très-aiguës à l'extrémité. Les antennes ne dépassent pas les angles postérieurs du corselet; leur l" article est gros, une fois et demie aussi long que large ; le 2% un peu moins épais que le 1", est un peu plus court; le 3" est aussi long que le 1", mais beaucoup plus étroit, de même que le 4*; les suivants, presque globuleux, grossissent successivement. Le labre est échancré. L'épistome est en demi-cercle ; les petites ailes sont avancées, étroites; l'élévation antérieure forme un triangle dont la pointe se prolongejusqu'au delà de la suture basale de l'épistome. Les yeux sont médiocrement sail- lants, — Le corselet est transversalement globuleux, très-convexe, parsemé de points gros et profonds qui ne s'étendent pas jusqu'à la base. Le rebord marginal est complet jusqu'à la base, mais très-peu marqué au-dessus du point marginal inférieur; le sillon longitu- dinal est complètement indistinct. — Les élytres sont ovales, plus larges aux épaules, qui sont arrondies^ qu'à l'extrémité, qui n'est point sinuée. Les stries marquées de gros points sont moins profondes à l'extrémité, surtout les stries externes ; la première seule part de la base où elle prend naissance dans un gros point ombiliqué. — Les tibias antérieurs sont plutôt bisinués que dentés extérieurement; la digitation terminale est longue et fortement recourbée à l'extrémité; les tarses sont très-grêles.. — En dessous, le corselet est grossièrement ponctué. Birma. 4 ind. Cette espèce peut être placée à la suite des Dyschirius euro- péens. La ponctuation du corselet la distingue de toutes les espèces connues. 2. D. Schmidti, n. sp. Long. 2 3/4. — El. 1 1 2. — Lat. 3/4 m. Très-voisin de D. interpunctatus, constamment plus grand et d'une couleur moins jaunâtre et plus rouge. Le corselet est un peu moins convexe, ses angles antérieurs sont droits et légèrement avancés, tandis qu'ils sont obtus chez V interpunctatus ; la suture des élytres n'est point enfoncée comme dans cette espèce. Calcutta. 4 ind. 3. Clivina grammica, n. sp. Long. 3 12. — El. 2. — Lat. 1 1/8 m. Ferrugineux ; derrière de la tête et extrémité des mandibules bruns ; })alpes ot antennes testacés. Labre court, tronqué. Epistome XLII ayant la forme spéciale au 8^ groupe, c'est-à-dire son bord anté- rieur composé de deux lignes obliques qui se réunissent en arrière ; cependant l'angle formé par cette réunion est moins aigu que, par exemple, dans la C. lobata ,- les angles latéraux sont relevés en pointe obtuse ; les petites ailes sont un peu reculées, écartées et présentent un petit tubercule arrondi. Les antennes sont courtes, ne dépassant pas les angles postérieurs du corselet, grossissant notablement du 2'^ article jusqu'à l'extrémité. Les yeux sont grands, saillants, faiblement enchâssés en arrière. I^a tête porte au sommet une ibvéole oblongue et, à sa partie posté- rieure, quelques points vaguement disposés; les yeux sont longés par une carène qui s'en écarte vers la base. On ne distingue que sur les côtés un faible étranglement du col; il n'y a point de bour- relet comme dans les Cliv. obesicollis, etc. — Le corselet est carré, non élargi en avant, arrondi aux angles antérieurs ; la base est prolongée ; le bord antérieur n'est point échancré; l'impression transversale, qui le longe de très-près, est nettement marquée et entière ; les angles de la base font saillie en forme de petit tuber- cule ; le point piliière qui les avoisine, est très-gros ; les fossettes basales sont allongées, ponctuées et se divisent en une ligne de points bifurquée comme chez la C. Ypnlon. — Les élytres sont allongées, parallèles, non sinuées à l'extrémité, tronquées à la base; le huitième intervalle se prolonge beaucoup au delà des épaules, qui sont arrondies; les stries sont fortement ponctuées; les intervalles, surtout les premiers , sont relevés ; le troisième porte quatre points pilifères contre la 3" strie. — Le dessous de la tête est grossièrement ponctué; les côtés du corselet, en dessous, sont ridés transversalement et parsemés de gros points. La pointe sternale, non canaliculée, est extrêmement rétrécie entre les hanches. Les segments abdominaux sont ponctués sur les côtés ; le dernier l'est entièrement, sauf à l'extrémité. Les cuisses antérieures sont épaisses, faiblement dentées ; les tibias ne sont pas striés en dessus; leurs digitations sont très-longues. Les tibias intermé- diaires sont longuement éperonnés. Calcutta, 5 ind. 4. G. pluridentata, n. sp. Cette espèce forme le type d'un nouveau groupe qui se place avant le 8*; ses caractères senties suivants : La dent du menton est carénée au centre ; les lobes latéraux sont tronqués obliquement. Le dernier article des palpes, un peu rétréci à la base, est fusiforme. — Les mandibules sont courtes, larges et assez planes. — Les antennes sont plus courtes que dans le 8" groupe; elles grossissent notablement à partir du :> article ; les XLIII 9« et 10^ sont carrés. — L'épistome est échancré très-angiilaire- ment, ses angles sont fort avancés, en forme de dents larges, obtuses, relevées à l'extrémité. Les petites ailes sont situées un peu en arrière, larges, très-creusées au milieu, de sorte que leurs angles forment également deux dents relevées ; les grandes ailes sont peu arrondies en avant, elles portent même à leur angle externe un prolongement dentiforme. L'élévation antérieure est nulle. On ne distingue aucun sillon à la base de l'épistome. — La tête est entièrement lisse ; elle ne porte même aucune dépres- sion au sommet. Les yeux sont très-saillants. La partie postérieure de la tête n'est point renflée en bourrelet suivi d'un sillon profond comme dans le 8* groupe. Le corselet est carré, très-convexe, nullement élargi en avant, tronqué au bord antérieur; les côtés de la base sont courts et arqués ; les angles sont saillants, mais ils ne sont distincts que sous un certain aspect ; le point pilifère inférieur en est assez éloigné ; l'impression transversale antérieure est indistincte. — Les élytres sont allongées, tronquées au milieu de la base; leurs épaules, arrondies, sont assez relevées; le 8"= intervalle ne se prolonge pas au delà des épaules autant que dans le 8*^ groupe. — Les cuisses anté- rieures ne sont pas renflées ; les tibias sont larges, non sillonnés en dessus, largement bi-digités au-dessus de la digitation terminale. — Les tibias intermédiaires portent un éperon long et tronqué. Long. 6. — El. 3 3;4. — Lat. 1 3/4. m. L'insecte est entièrement d'un ferrugineux clair, sauf les pattes, qui sonttestacées; l'extrémité des mandibules et les dents de l'épi- stome sont noires. La tête est convexe, parfaitement lisse, sans dépression ni sillons, portant seulement le long des yeux une carène qui ne dépasse pas l'étendue de ceux-ci. Les yeux sont hémi- sphériques, dépourvus d'un orbite postérieur saillant.— Le corselet à peine un peu plus large que la tête avec les yeux, carré, à côtés parallèles, légèrement arrondis avant les angles antérieurs; les côtés de la base sont courts et très-arqués ; le bord antérieur est faiblement échancré; le milieu de la base l'est distinctement; le rebord marginal est finement marqué ; le sillon longitudinal est bien et régulièrement enfoncé dans toute son étendue, mais on ne distingue aucune trace des impressions transversales. La surface est convexe ; elle paraît lisse, quoiqu'elle soit couverte d'une granu- lation extrêmement fine; de chaque côté de la base, on voit à peine la trace des fossettes basales, qui sont étroites et remontent jusqu'au milieu. Les élytres ne sont pas plus larges que le corselet, allongées, cylindriques, non sinuées à l'extrémité, arrondies aux épaules; les stries sont entières, munies de points assez gros, mais peu profonds; les intervalles sont un peu relevés, tubercules à la XLIV base; le troisième porte, contre la 3*= strie, quatre petits points, dont le deuxième occupe le milieu de lelytre. Calcutta, 3 ind. 5. C. semicarinata, n. sp. Long. 6. — EL 3 1/4. — Lat. 2 m. D'un noir brillant, palpos, antennes et pattes d'un testacé un peu rougeâtre. Mandibules larges, planes, recourbées et aiguës à l'extrémité; les antennes atteignent la base du corselet; elles grossissent de la base à l'extrémité; le 2" article est plus long que les suivants, dont les 3" et 4" sont pyriformes, et les 5—11 presque globuleux. L'èpistome est échancré angulairement; ses angles sont droits et dépassent le niveau des petites ailes qui sont arron- dies. L'élévation antérieure est en fer à cheval, bordée en arrière par un sillon transversal ; le sommet de la tête porte une dépres- sion profonde et allongée, des deux côtés de laquelle se trouvent deux carènes se dirigeant en divergeant jusqu'au sillon transversal du col ; mais ces carènes sont interrompues au milieu et leur partie postérieure forme une sorte de tubercule allongé. Les yeux sont très- saillants, moins cependant que chez la C. obesicollis, et enchâssés en arrière. La partie postérieure de la tête est renflée le long du sillon transversal du col; ce sillon est profond et un peu ponctué. Le corselet est de moitié plus étroit que la tête avec les yeux, en carré un peu transversal, plus étroit en avant qu'aux angles de la base qui forment une petite dent bien marquée ; les angles sont très-petits, un peu saillants et obtus ; les côtés sont très-faiblement arqués ; les côtés de la base, en dessous des angles postérieurs, sont prolongés obliquement ; la base même est légèrement échancrée; la surface est convexe; le sillon longitudinal est profond et complet; l'impression transversale antérieure est très-rapprochée du bord, qu'elle atteint des deux côtés; la partie déprimée de la base est couverte de stries transversales. Les élytres sont oblongues-allongées, presque parallèles jusqu'au milieu, après lequel elles se rétrécissent jusqu'à l'extrémité, qui est très-faible- ment sinuée ; les épaules sont très-arrondie^ ; le 8' intervalle se prolonge jusqu'au milieu de la base et s'y réunit au 4* intervalle. Les stries sont profondes et ponctuées, s' étendant de la base à l'extrémité ; les intervalles sont un peu relevés; le 3* porte quatre gros points pilifères : le premier dans la première moitié, les trois autres dans la moitié supérieure, — La pointe sternale est très- rétrécie et creusée entré les hanches, mais s'élargissant ensuite jusqu'à l'extrémité. — Les tibias antérieurs sont larges et non sillonnés en dessus; ils portent extérieurement deux digitations (indépendamment de la digitation terminale, qui est fort longue) et XLV une dent obtuse. Les tibias intermédiaires présentent quelques dents courtes et obtuses, mais pas d'éperon. Malgré ses affinités assez nombreuses avec les espèces de mon 10'' groupe (Rév. générale desCliv. p. 132), celle-ci s'en éloigne sous plusieurs rapports. Une comparaison sommaire avec la C. obcsi- collis fera mieux ressortir ces divergences. Le bord antérieur de l'épistome, au lieu d'être tronqué, est formé de deux parties obliques qui se réunissent en arrière en un angle ouvert; les angles latéraux sont, par conséquent, plus avancés et débordent les petites ailes qui en sont très-nettement séparées; l'élévation antérieure porte au milieu une carène en demi-cercle ; le sommet de la tête, au lieu d'un simple point, porte une dépression profonde et allongée ; les deux carènes qui longent les yeux sont interrompues au milieu; il n'en reste que la base; les yeux sont moins gros et moins saillants. — Chez la C. obesicollis, le corselet est transversal, court, très-arrondi antérieurement, où les angles sont fortement déprimés; chez la semicarinata, il est notablement plus étroit, plus long, ses côtés sont à peine arqués et les angles ne sont point déprimés, ils sont même un peu avancés ; les côtés de la base sont moins obliques; la surface est lisse et dépourvue des rugosités transversales qui caractérisent Vobesicollis. Les élytres sont plus étroites, plus allongées ; leurs intervalles sont plus relevés ; le deuxième point du S'' intervalle est situé plus bas, c'est-à-dire dans la moitié postérieure. Calcutta. 2 ind. < 6. C. truncata, n, sp. Long. 6. — El. 3 1/2. — Lat. 2 1/2 m. Couleur de poix brunâtre, tête et corselet presque noirs; palpes, antennes, pattes intermédiaires et postérieures testacés. Cet insecte diffère de la plupart de ceux du 10^ groupe par son épistome intimement uni aux ailes qui sont arrondies sur les côtés, par ses antennes plus grêles à la base et dont le 2* article est un peu plus long que le 3*. L'élévation antérieure porte au centre une dépression transversale; les carènes obliques sont très-peu mar- quées ; le vertex est parsemé de petits points. Le corselet est plus étroit, moins convexe, beaucoup moins arrondi sur les côtés, et les angles intérieurs, nullement déprimés, sont distinctement saillants. Le sillon longitudinal est moins profond. Le rebord marginal est très-fin. Toute la surface est parsemée de très-petits points. Les élytres sont oblongues-allongées, moins larges à la base que celles de Vobesicollis, mais avec les épaules moins arrondies; elles sont beaucoup plus longues que dans cette espèce ; les intervalles sont plus convexes ; la ponctuation des stries est un peu moins distincte; XLVI les digitations des tibias sont un peu plus grêles; le dessous du corps est plus finement ponctué; le dernier segment abdominal porte de chaque côté deux points pilileres très-écartés. Amboine. 3 ind. trouvés par le D"" Beccari. PsiLUS nov. gen. Dent du menton aiguë, plus courte que les lobes latéraux qui sont tronqués obliquement, de sorte qu'ils sont plus élevés et angu- leux extérieurement. La languette est étroite, très-dépassée par ses paraglosses qui sont étroites, recourbées intérieurement et obtuses à leur extrémité. — Les palpes labiaux ont leur dernier article oblong, atténué dans sa moitié supérieure, tronqué à l'extré- mité. Les palpes maxillaires sont allongés; leur 3^ article est dilaté intérieurement presque en forme de liache ; le 4\ qui est plus long et s'y applique exactement à sa base, se rétrécit graduellement jusqu'à l'extrémité, qui est aiguë. — Les mandibules sont longues, étroites, recourbées et aiguës à l'extrémité. — L'épistome est très- long, tronqué en avant, uni à ses ailes qui sont sur la même ligne, longé de chaque côté par un sillon très-profond. — Yeux sail- lants. — Un bourrelet en arrière des yeux. — Corselet convexe, {)resque carré, distinctement denté aux angles de la base. — Élytres oblongues, dentées en dessous des épaules. — Cuisses épaisses. Tibias antérieurs longuement digités. Tibias intermé- diaires non éperonnés, 7. P. acutipalpis. n. sp. Long. 3 l;4. — El. 2. — Lat. 1 m. Brun clair, les élytres plus foncées; palpes et antennes testacés. Labre arrondi, portant de chaque côté trois points pilifères. Tête longue, lisse. Les antennes dépassent les angles postérieurs du cor- selet. Épistome très-allongé, tronqué en avant, mais l'abaissement de son rebord le fait paraître un peu échancré au centre ; les petites ailes font corps avec lui ; elles sont arrondies et épaissies sur les côtés ; les grandes ailes sont très-prolongées en arrière : entre elles et l'épistome on voit de chaque côté un sillon fort profond ; entre les yeux, deux autres sillons moins larges, réunis à la base de l'épistome, vont en divergeant jusqu'à l'étranglement du col qui est très-prononcé ; au sommet de la tête, une fossette un peu trian- gulaire. Les yeux sont très-saillants. — Le corselet est moins long que large, se rétrécissant un peu en avant à partir des angles de la base; le bord antérieur est tronqué, ses angles sont arrondis; ceux de la base sont saillants ; le rebord marginal, moins élevé au quart antérieur, se prolonge sur les côtés de la base ; celle-ci est entière- XLVII ment ponctuée ; l'impression transversale antérieure est relevée ; elle atteint le bord antérieur à ses deux extrémités; le sillon lon- gitudinal est profond et n'atteint pas le bord antérieur. La surface est ridée et marquée de quelques petits points disposés en deux rangées. — Elytres un peu plus larges que le corselet, très-régu- lièrement ovales-oblongues; la base est très-arrondie ; son rebord, élevé, forme une dent obtuse en dessous des épaules à son point de réunion au bord marginal. Les stries sont entières, profondes et finement ponctuées; la d>^ se prolonge jusqu'au milieu de la base. Il n'y a pas de trace d'une strie préscutellaire ; chacun des seg- ments abdominaux est fovéolé au côté externe. — Les tibias anté- rieurs portent extérieurement deux digitations (dont la terminale est la plus longue et recourbée) et une grosse dent aiguë. Calcutta. 2ind. Le Secrétaire communique à l'assemblée une lettre adressée à M. Preudhomme de Borre par M. Huart, de Chicoutini, province de Québec. Elle est ainsi conçue : « Je dois vous remercier beaucoup d'avoir eu l'obligeance de m'envoyer le Compte-rendu de l'assemblée du 3 février de la Société Entomologique de Belgique, où M. Hagen répond à la partie de ma lettre insérée dans le n° 32 des Comptes-rendus. » Il me faut maintenant prouver ce que j'affirmais dans cette lettre ; je l'aurais fait plus tôt si je n'avais pas été obligé d'entretenir quelque correspondance à ce sujet. « En écrivant ma lettre de novembre 1876, je m'appuyais sur certaines allégations du Naturaliste Canadien, vol. VII, publié en 1875. Ainsi à la page 173, livraison de juin, l'abbé Provancher dit, au sujet de l'insecte en question {Doryphora lO-lineaia): "... Aujourd'hui il s'est déjà montré dans le voisinage de Toronto, « causant partout ses dégâts habituels, etc. - Ces paroles me sem- blent indiquer que la Doryphora n'était pas encore arrivée dans la province de Québec, en juin 1875. En outre, à la fin du même article, l'abbé Provanclier proteste contre l'assertion d'un journal de Québec, disant que l'insecte aurait été rencontré à Sillery, près Québec; le journal affirmait ce fait dans l'été de 1874. « Dans la livraison de juillet 1875, page 218, le rédacteur con- state la première capture de la Doryphora dans notre province. Racontant une promenade à Saint-Hyacinthe, province de Québec, il s'exprime ainsi : •> Parmi les coléoptères, la pièce la plus intéres- •I santé pour nous, sinon la plus désirable, fut la Chrysoraèle de la « pomme de terre, Doryphora \0-lineata, Say, qu'on avait prise " vivante, il n'y avait que quelques jours. On n'en avait qu'un spé- " cimen, mais il est bien probable que l'individu n'a pas dû dos- XLVIII f " cendre seul des chars qui, sans doute, l'ont apporté. Depuis notre * retour ici (au Cap-Rouge, près de Québec), on nous a transmis " une fiole d'Ottawa avec des feuilles de pommes de terre sur « lesquelles se trouvaient trois individus de la même Chrysomèle. « Ces derniers n'étaient encore qu'à l'état de larves, mais celle de " Saint-Hyacinthe était une femelle à l'état parfait, et de très-forte " taille,. , Voilà donc cette peste rendue chez nous. « A la page suivante, on lit ces mots -. « L'insecte étant encore inconnu ici... >> " Je crois donc n'avoir pas émis une affirmation téméraire, en vous disant que •< ce n'est qu'en 1875 que la Doryphora a fait sa « première apparition dans notre province de Québec. « " Voici maintenant ce que m'écrivait, le 31 mars dernier, l'abbé F. X. Burque, du séminaire de Saint-Hyacinthe -. » Je vous " donne d'autant plus volontiers mon témoignage que je suis le f premier en Bas-Canada qui ait constaté la présence de la " Doryphore. Vous avez parfaitement raison : l'insecte n'est apparu " en Québec qu'en 1875. Je l'ai trouvé le 13 juin 1875. » - Je puis aussi vous communiquer le témoignage de l'abbé Pro- vancher, rédacteur du Naturaliste Canadien. Il m'écrivait en date du 11 avril : 1 II est certain que la Doryphora lO-lineata n'a pas été ren- « contrée dans la province de Québec avant 1875. En cette » année 1875, M. Burque en a pris une seule à Saint-Hyacinthe. " En 1876,elle est àfoisonaux Trois-Rivières, à Montréal et autres " endroits, non cependant à Québec. M. Bethune a sans doute été " induit en erreur par un correspondant du Mercury, publié à » Québec, qui disait, en 1873, l'avoir rencontrée à Sillery. Mais j'ai " pu me convaincre quelques jours plus tard, qu'on avait pris les « larves de la Lema trilineata pour celles de la Doryphora. <• « Je maintiens, en conséquence, tout ce que je vous ai écrit à ce sujet, en novembre dernier. Je ne puis, sans doute, blâmer M. Hagen de s'être appuyé sur le rapport du président delà Société Entomologique d'Ontario ; mais il reconnaîtra qu'il a été induit en erreur. D'ailleurs, quand il s'agit d'observations dans une province, les entomologistes qui y résident doivent mériter plus de confiance que ceux de la province voisine. Lorsqu'il sera question de la con- statation de certains faits dans l'Etat du Massachussets, le témoi- gnage de M. Hagen aura pour moi une bien plus grande valeur que les affirmations contraires d'un entomologiste résidant dans un autre État. » M. H. Donckier de Donceel fait passer sous les yeux de l'assemblée quelques exemplaires vivants de la Doryphora dece.ynlineata ^ h l'état de larve et d'insecte parfait, dont l'éducation se fait au Musée XLIX royal d'histoire naturelle, à la demande de M. Ronnberg, directeur général de l'agriculture au Ministère de l'Intérieur. Ces coléoptères ont été pris à Mullheim, près de Cologne, dans un champ de pommes de terre. 11 paraît qu'ils s'y trouvaient déjà en assez grande abondance pour y exercer des ravages et que plu- sieurs champs voisins commençaient à être infectés lorsque des mesures ont été prises pour la destruction de ce dangereux coléoptère. Les journaux ont mentionné ce fait il y a peu de temps. La séance est levée à 9 heures. iVasemblée mensuelle du 1^' septembre ISTT. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 3/4 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 4 août est approuvé. Le Président annonce la perte que la Société vient de faire d'un de ses membres effectifs, M. Ch. de Francquen, décédé à Huy le 22 août dernier. Une lettre de condoléance a été adressée à sa famille. Deux nouveaux membres effectifs ont été admis par le Conseil d'administration : M. le R. P. Victor Van Tricht, professeur de sciences naturelles au Collège de la Paix, à Namur, présenté par MM. Preudhomme de Borre et H. Donckîer de Donceel; et M. Victor-Lopez Seoane, avocat et ancien professeur d'histoire naturelle, au Ferrol (Espagne), présenté par MM. de Selys-Long- champs et Preudhomme de Borre. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. Après avoir entendu les rapports de MM. Roelofs et Putzeys, l'assemblée ordonne l'impression aux Annales du travail de M. Chevrolat .m/' le genre Macromerncs Schh. M. D. Sharp adresse les manuscrits suivants : 1" Coléoptères aquatiques recueillis par M. Purves à Antigua, pendant rété de 1872; 2° Liste des Coléoptères aquatiques recueillis par M. Camille Y an Volœem en Portugal et Maroc; S° Coléoptères aquatiques recueillis par M. Camille Van Volœem au Brésil. MM. de Borre et Weyers sont nommés rapporteurs pour l'examen de ces trois petits travaux. ANNALES OB LA SOC. ENTOM .DE BELGIQUE, T. XX *i M. Capronnier demande la parole et lit la note suivante : Dans le XVIP vol. de nos Annales (1874), j'ai. publié une notice sur les Lépidoptères américains recueillis par feu notre regretté collègue Camille Van Volxem. Le tome P' des Aciacle la Academia de ciencias exaclas en la Universidad de Cordova (1875) contient un travail du D" Berg sur des lépidoptères patagoniens, et à la page 67, il pressente une espèce nouvelle de Pierù qu'il nomme AcJiamaniis ; mais, dans un supplément audit volume, il a reconnu, en prenant connaissance de ma notice, que son espèce nouvelle e^imo. Pieris Van Volxemii. En présence de cette priorité, il conserve ma dénomination, mais, en l'adoptant, il fait plusieurs restrictions que j'énumère : 1° Ma description ne serait pas très-exacte ; 2° L'insecte ne serait pas de Buenos- Ayres, mais de la Patagonie ; 3° Je n'aurais pas placé le lépidoptère dans un groupe conve- nable. M. le D"" Berg en décrivant le dessous des ailes inférieures du lépidoptère dont il s'agit, indique, entre autres, une raie étroite de couleur orange, placée au bord costal, puis la base de la première cellule ayant une même couleur orangée, etc. Or, comme dans ma description, je ne cite pas cette couleur orange, le Docteur préfère attribuer les différences entre nos descriptions à une inattention de ma part, plutôt que de rechercher s'il ne s'agit pas d'une autre espèce. Quoiqu'il en soit, je réponds que ma description est exacte. Comniej'ai jointàma notice une planche fort bien peinte, repro- duisant l'insecte, chacun peut se convaincre de la justesse de mon assertion. Par ce qui précède, je dois supposer que M. Berg n'a pas vu ma planche. L'insecte que j'ai décrit est un cf, il pourrait se faire que celui du Docteur fût la 9 ; nous avons plusieurs exemples dans les Piérides, où les 9 sont plus colorées que les cf. Le jaune chez P. Monusle, Lin. 9 ^st plus foncé que chez le cf , P. Ilav-e, God, offre le même phénomène. C'est un point qu'il y aura lieu d,'éclaircir plus tard. Quant à la patrie de notre insecte, M. Berg ne l'ayant jamais reçu que de Patagonie et ne l'ayant jamais vu aux environs de Buenos- Ayres, conclut que Van Volxem, ayant été en relations avec le D" Moreno, de Buenos- Ayres, a pu le recevoir de ce dernier, qui en possède de Patagonie. Je réponds que Van Volxem ne s'occupait pas de lépidoptères et ne savait donc pas les distinguer. Tout ce qu'il a recueilli était à mon intention.' Chaque insecte était placé respectivement dans des papillotes sur lesquelles les provenances et les dates étaient indi- LI quées avec le plus grand soin ; celle qui nous occupe portait l'anno- tation : Buenos- Ayres y 21 décembre. Du reste, ma notice a été publiée du vivant de notre jeune natu- raliste ; en vo}' ant une espèce qui lui était dédiée, son attention a dû nécessairement être attirée, et s'il y avait eu quelques incidents de la nature de ceux indiqués, il n'aurait certes pas manqué de m'en faire part. Ma Pieris Van Volxemii est certainement de Buenos-Ayres. Ensuite, M. le D' Berg avance que mon lépidoptère, que j'ai placé à côté de Autodice, Hûbn., devrait figurer plutôt dans le groupe de P. Mœnacte, Bdv. Les espèces du groupe de Autodice, CcUlidice, etc., ont le bord marginal des ailes supérieures légère- ment concave, puis ladite bande terminale se compose de légères taches sagittées et la tache noire discoïdale est caractéristique. Le groupe indiqué par M. Berg, P. Mœnacte, a au contraire les ailes supérieures plutôt convexes; ils n'ont pas de bandes marginales tachetées et il y a absence complète de la tache discoïdale. Par conséquent, je maintiens ma Pieris â la place où je l'ai mise, ayant par le dessin des ailes supérieures tous les caractères identiques à Autodice. Je ne comprends pas que M. Berg place l'insecte, dans son supplé- ment, à côté de P. Mœnacte, tandis que, dans sa description, p. 67, il le place à côté de Daptoyioura Ilaire, God., ce qui était beaucoup plus rationnel par l'analogie de la forme des ailes supérieures. M. Berg, continuant à s'occuper de mes espèces de Buenos- Ayres, ne trouve pas convenable que j'aie donné le nom de Heli- ceoïdes à une var. Ç de Colias Pyrrothea, Hiibn. se basant sur cette argumentation qu'entre le type et la variété soufrée il se trouve une certaine quantité d'intermédiaires. Dans ma notice, je me suis arrêté sur Colias Pyrrothea , en faisant ressortir l'affinité qu'il y a entre l'espèce américaine et notre Edusa, Lin. M. Boisduval, dans son species, p. 641, dit à propos de Pyrrothea .• » Cette espèce a aussi sa var. Hélice. . . « Par conséquent, sans tenir compte des intermédiaires, dès que l'espèce 9 se pré- sente de couleur soufrée comme notre var. Hélice, j'ai proposé dans ma notice de l'appeler Heliceoïdes, ce que je maintiens comme utile. M. de Borre fait la communication suivante : Dans notre dernière séance, M. H. Donckier vous a exhibé de ma part un insecte parfait et une larve de la Doryphora, puisque le public s'obstine à conserver ce nom impropre à la Leptinotarsa lO-lineata. Ces deux exemplaires, reçus vivants de MuUheim-sur- Rhin, où tous les journaux ont signalé leur apparition, m'avaient LU été confiés par M. Ronnberg, directeur général de l'agriculture au Ministère de l'Intérieur, dans le but de les élever en vase clos et d'étudier, le cas échéant, leur développement et leurs métamor- phoses. Le lendemain même de notre séance, le 5 août, M. Donckier constatait que l'insecte avait commencé à pondre. Ses œufs, ovoïdes, un peu acuminés aux deux bouts, étaient d'une couleur positive- ment orangée, tandis que toutes les figures où je les ai vus repré- sentés, leur donnent une teinte jaunâtre. Du 5 au 11 août, l'insecte pondit tous les jours, et le nombre d'œufs fut de 120. Le 19 août, après une semaine d'intervalle, il pondit encore 4 œufs. J'ignorais d'abord si l'accouplement avait eu lieu et si ces œufs seraient féconds. Le 15 août, M. Donckier aperçut déjeunes larves fraîchement écloses ([ui commençaient à brouter les feuilles de pomme de terre, dont on fournissait chaque jour les bocaux conte- nant les insectes en expérience. L'éclosion des larves continua jusqu'au 18 août. On peut donc admettre qu'cà cette saison de l'année, les œufs, de la ponte à la sortie de la larve, n'ont besoin que d'une huitaine de jours. Le nombre de larves écloses fut loin de répondre à celui des œufs. 11 n'y en eut pas plus de 32. Le 19 août, les premières écloses changèrent de peau pour la première fois. La seconde mue eut lieu le 26 août, mais une dizaine de larves périrent au moment de la subir. Aujourd'hui, l*"" septembre, quinze larves seulement survivent, dont douze semblent avoir acquis tout leur développement et ont une couleur beaucoup plus claire que trois autres plus petites et qui ne sont pas arrivées encore au même point de développement que leurs aînées. Quant à la mère qui, depuis le 19, a cessé de pondre, elle est tou- jours vivante, mais a beaucoup perdu de son activité. La larve que j'avais reçue de M. Ronnberg le 30 juillet, s'était enfoncée en terre le 2 août. Elle y est restée vingt jours et est sortie de terre le 22 à l'état d'insecte parfait. Ce second exemplaire, s'il est aussi une femelle, ce que j'ignore, n'a pu naturellement être fécondé. Il s'obstine à s'enfoncer dans la terre placée au fond du bocal où il est captif. Voilà donc où en est cette petite expérience. Je dois faire remar- quer qu'elle s'est faite dans des conditions assez défavorables, et où l'on ne réussirait guère à élever beaucoup de nos espèces phy- tophages indigènes. Les insectes et les larves ont vécu au milieu de quelques feuilles de pomme de terre sur un peu de terre sèche dans de très-petits bocaux placés dans un local fort obscur et très- LUI mal aéré. Je crois pouvoir en conclure que la Doryphora a une vitalité très-robuste et que, si elle s'implante en Europe, comme les faits récemment constatés permettent de le craindre, elle ne s'y multipliera que trop facilement et nous donnera autant de mal à la combattre qu'elle en donne aux Américains. M. de Borre fait en même temps voir à l'assemblée les insectes et les larves dont il vient de l'entretenir. Il fait ensuite voir un exemplaire de la Fulgora lalernaria L., envoyé de Rio-Janeiro par notre collègue, M. le D"" M. -F. d'Oliveira, qui en écrit ce qui suit : « ... C'est un insecte très-rare à Campos, où il a fait son appari- tion il y a trois ans , mais qui abonde dans les provinces du nord du Brésil. C'est un insecte très-venimeux, dont la piqûre produit, d'après ce qu'on raconte, la mort presque instantanée de l'individu ; on l'appelle \c\ jequitinaraboin , et son apparition dans un endroit quelconque est une cause de terreur. <• C'est peut-être la première fois, ajoute M. de Borre, que nous entendons accuser d'être si dangereux cet hémiptère, connu depuis longtemps à Cayenne et dans la Guyane. C'est évidemment une de ces accusations calomnieuses que le peuple en tout pays répand si volontiers contre tous les animaux à physionomie un peu bizarre, et sans doute notre collègue, qui annonce l'intention de l'étudier plus complètement, ne tardera pas à être convaincu que cet insecte est parfaitement inofiensif. Plusieurs membres prennent la parole pour rappeler les observa- tions faites au siècle dernier, par M"^ Sibylle Mérian, sur cette même espèce, et le doute qui subsiste encore quant à la question, si la grande ampoule qu'elle porte à la tête est, ou non, phospho- rescente, au moins à certaines époques. 11 y a des témoignages pour et contre parmi les voyageurs et les savants qui en ont parlé. 11 serait bon que M. d'Oliveira élucidât aussi cette question par des observations personnelles. La séance est levée à 8 1/2 heures. /kasemblée mensuelle du 13 octobre IST'Î'. Présidence de M. Weinmann, vice-président. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 1" se})tembre est approuvé. LIV Le Président annonce la réception d'un nouveau membre effectif : M. le chevalier Edouard de Thibault , présenté par MM. Capronnier et H. Donckier de Donceel, Deux membres associés ont également été admis; ce sont : M. Alfred Lemonnier, étudiant à Mons, présenté par MM. Preud- homme de Borre et H. Donckier de Donceel, et M. René Stevens, d'Ixelles, présenté par MM. H. Donckier de Donceel et Preudhomme de Borre. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. Adoptant les conclusions des rapports de MM, Preudhomme de Borre et Weyers, l'assemblée ordonne l'impression aux Annales des travaux de M. Sharp sur les coléoptères aquatiques recueillis par MM. Purves à Antigua et Camille Van Yolxem au Portugal, au Maroc et au Brésil. Elle décide en outre que les travaux de M. Sharp seront imprimés dans la langue usitée par l'auteur. (Les diagnoses sont en latin, mais les remarques et observations en anglais.) M. de Selys-Longchamps fait les communications suivantes au nom de M. R. Mac Lachlan : DESCRIPTION d'un PSOCIDE NOUVEAU DE LA BELGIQUE. Caecilius hirtellus, Mac Lachl. Sp. nov. Très petit, taille du C. pedicularius . D'un jaune très pâle, le corps revêtu de poils courts blancliàtres. Yeux noirs. Ocelles brunâtres. Antennes pâles, très longues, garnies de poils blan- châtres très longs. Sur chaque côté du thorax est une ligne étroite noirâtre, un peu interrompue. Pieds revêtus de poils blanchâtres assez longs, surtout sur les tibias et les tarses, où chaque poil a son origine dans un tubercule noir microscopique. Ailes hyalines, les supérieures presque arrondies au bout ; les nervulesun peu testacées, très longuement ciliées, ainsi que le bord de l'aile; ces cils, pour la plupart pâles, provenant de tubercules microscopiques noirs. Chez les individus les mieux marqués il y a, sur les bords de l'aile, à la fin de chaque nervure, un petit trait fuligineux et la base du secteur ainsi que la nervule.quien part pour rejoindre le cubitus, est également fuligineuse ou même presque noirâtre. — Mais, chez les autres individus, on ne voit pas d'indica- tion deces traits obscurs. Le ptérostigma est très long,àpeine dilaté. La cellule libre du bord postérieur est presque en demi-cerclo. F.a fourche de la tige supérieure du secteur fortement dirigée en haut. Aux ailes postérieures on voit des indications des traits fuligineux, mais moins marqués. Longueur du corps, 1 1/2 mm. Envergure, à peine 4 mm. LV Je vois onze individus de cette petite espèce dans la collection de feu M. Camille Van Volxem, déposée aujourd'hui au Musée royal de Bruxelles. La localité n'est pas indiquée K Je crois qu'il n'existe pas de description de cette espèce presque microscopique, mais elle paraît avoir des rapports avec le Psocus pecUcularius, Burmeister (Handbuch.p. 776 — necpedicularius L. etauct.). Le professeur Burmeister décrit son espèce : » Rufb/ulvus, unicolor, alis superiorihus griseis, stigriiate pallidOyVenis omni- bus hirtis. Long, antenn. et alar. 1'". « Le mot y-ufofulvus ne s'accorde pas avec le jaune pâle de notre insecte, et c'est seulement l'indication des nervures longuement ciliées qui donne un peu à penser. En tout cas, l'espèce de Burmeister est à renommer, le pedicularius des auteurs étant différent. hhirtellus ne peut être confondu avec le vrai pedicularius, à cause de la couleur, les cils des ailes, la forme du ptérostigma, etc. Sur tous les points, c'est avec le Ccecilius Dalii Me Lachl. qu'elle a le plus de rapports ; mais cette dernière espèce est presque moitié plus grande, son envergure étant de 6 mm. à 6 1/4 mm. NOTE SUR LA PERLA SELYSII, Pictct. En 1841, M. Pictet de la Rive a décrit et figuré dans son ouvrage sur lesPerlides(p.208, pi. XVII, f. 5), sous le nom àe Perla Selijsii une espèce remarquable de Perla, recueillie dans les environs de Liège par notre collègue M. de Selys-Longchamps. Cette espèce est restée peu connue. Je ne l'avais jamais vue dans les nombreuses collections de Névroptères d'Europe qui ont passé sous mes yeux, et M. de Selys m'a dit que le type même n'existe plus dans sa collection, s'étant sans doute égaré. C'est donc avec une grande satisfaction que j'en vois trois exemplaires femelles dans une collection de Névroptères appartenant au Musée de Bruxelles que M. de Borre m'a prié de déterminer. L'un d'eux provient de la collection de feu M. Camille Van Volxem et ne porte pas d'indication de localité; un second, indiqué de Dave (entre 1 Les onze exemplaires examinés par mon ami M. Mac Lachian apparlienncnl sans doute, à l'espèce que le regrette Camille Van Volxem trouva en grand nombre sur des palmiers dans une serre à Laeken et qu'il pensait nouvelle. Lorsque je donnai la liste des Psocidcs de Belgique, je ne la décrivis pas sous le nom que Van Volxem proposait de lui donner, parce que M. Mac Lachian supposait alors que ce pouvait être son Cœcilius Dalii, d'après l'examen d'un cxonqilairc en assez mauvais état cl un croquis que j'en avais fait. Je me bornai donc, dans la liste citée, à l'énumérer sous le nom de C. Dalii, mais avec doute. Quoi qu'il en soit, il est assez probable que c'est une espèce exotique, intro- duite dans les serres. {Note de M. de Selijs-Longchamps.) LVl Namur et Dinant), a été pris par M. Donckier de Donceel, le 20 juin 1877; le troisième provient d'Hastière (aussi près de Dinant), au printemps de 1870, par M. Yanden Broeck. L'espèce est remarquable par ses couleurs plombacées ternes et l'espace (area) costal d'un jaune blanchâtre très distinct. Les soies caudales portent des poils longs, verticillês, comme chez les espèces du genre Diclyopleryx, tandis que chez toutes les autres espèces de Perla d'Europe les soies sont presque dépourvues de poils. La valvule ovifère est à peu près en cône à bords épaissis, jaunes. L'exemplaire de Dave présente une déformation des segments du ventre, sans être pour cela gynandromorplie. 11 est à regretter que le mâle ne soit pas encore connu. La description et la figure données par M. Pictet sont en général excellentes. NOTE SUR l'himantopterus fuscinervis, Wcsmael. Me trouvant récemment à Bruxelles, j'ai examiné minutieuse- ment et dessiné le type de V Himantopierus fuscinervif^, l'une des choses les plus précieuses du Musée de cette capitale, attendu ([u'il est jusqu'ici unique, et que l'on a mis en doute que sa place fût parmi les Lépidoptères, auxquels Wesmael l'a associé. Cet entomologiste l'a décrit dans les Balldins de V Académie de Bruxelles (t. III, p. 162) en 1836, mais la figure qu'il en a donnée n'est pas très bonne. Il ne doute pas que ce soit un Lépidoptère, tout en mentionnant avec raison que les palpes et même les pieds (les hanches exceptées) manquent. Ce type provient de Java. En 1843, M. Edward Doubleday a décrit et figuré dans le Zoo- logisl (vol. I, p. 197) un Lépidoptère du nord de l'Inde, sous le nom de Thymara zaida, en ajoutant qu'il est allié à VHimantopteruf!, dont il reproduit en môme temps la figure. Mais en 1866 le docteur Hagen, dans son Synopsis Hemerobi- darum, synony'mica,iv2irvi^^oY\eVHvmantopteriis parmi les Névro- ptères planipennes, comme formant un sous-genre des Nenwptera, en plaçant aussi le Nemoplera filipennis de Westwood dans le même sous-genre. Il m'est impossible de comprendre cependant comment il est arrivé à associer ces deux insectes, car la fdipennis est une vraie Nemopie)'a (peut-être un sous-genre) à réticnlation transversale abondante, et ce caractère ainsi que les palpes concordent avec ceux des autres espèces de Némoptérides. — Mais je suis convaincu que VHimantopterus est un vérital)le Lépidoptère de la ti'ibu des Bombyces, très anormal sans doute, mais trouvant ses analogues . LVII chez la Thym ara zaida et chez une autre espèce de l'Afrique orien- tale décrite par Walker sous le nom de papiiionaria. M. Butler considère ces deux espèces et Y Ilimantopiei us comme appartenant à la famille des Chalcoridées. En laissant de côté la forme «ies ailes postérieures, l'insecte a tout à fait l'aspect d'un Lépido})tère à réticulation un peu anor- male. Il n'existe pas de réticulation transversale, excepté une seule veinule discoïdale. Les antennes sont finement denticulées en dedans, le corps, fort robuste pour la taille de l'insecte, court et hérissé de poils, est muni d'une brosse anale assez marquée. Il m'a été permis de placer sous le microscope un fragment du revêtement des ailes antérieures et j'ai constaté que s'il existe beaucoup d'écaillés sous forme de poils, il y en a aussi un no-mbre considé- rable qui sont courtes et larges comme celles des Lépidoptères, mais plus profondément divisées que d'ordinaire jusqu'à leur tiers basai en trois ou quatre lanières lancéolées. Il n'y a donc plus en question que la forme des ailes postérieures qui sont tout à fait comme celles des Nemoptera ordinaires d'Eu- rope, et dépourvues de toute dilatation basale. Chez les Thymara, la partie basale dilatée est déjà petite, tandis que la queue est très longue. Chez VHimaniopterus il ne reste que la queue même. Ma conclusion est qu'il faut retirer ce genre des Névroptères et le replacer parmi les Lépidoptères, ainsi que l'avait jugé le profes- seur Wesmael. Dans l'une des dernières séances de la Société Entomologique de Londres, j'ai indiqué le résultat auquel m'a conduit l'étude de VHimantopterus. Le professeur Westwood, qui était présent, a déclaré à son tour qu'ayant examiné l'insecte en 1876, il était arrivé à la même conviction que moi quant à sa classification. A propos d'une brochure sur la Boyyphora récemment publiée par le Ministère de l'intérieur, M. Candèze présente les observa- tions suivantes : Le Ministère de l'intérieur vient de publier un brochure (qu'il a fait tirer à 20,000 exemplaires, paraît-il) intitulée : Le fièau de In, pomme de terre. — La Doryphora decemlineata. Cette publica- tion est, comme l'indique un sous-titre, un extrait de l'ouvrage sur le même sujet de M. Charles Riley, entomologiste de l'Etat de Missouri (États-Unis). On ne peut qu'applaudir au zèle louable (|u'appor1e le départe- ment de l'intérieur à prémunir le pays contre l'invasion possible d'un insecte nuisible à une culture aussi importante que celle de la pomme de terre. Il y a une incontestable utilité à faire connaître Lvni aux habitants des campagnes tout ce qui concerne les habitudes, la transformation, les époques d'apparition et surtout les moyens de destruction des insectes nuisibles, sur lesquels il rogne encore, même dans le public instruit, tant de notions fausses et de pré- jugés. Cela dit, qu'on nous permette de faire à cette notice quelques critiques qui s'adressent plutôt à M. Riley, son véritable auteur, qu'à notre honoral)le ministre de l'intérieur, qui n'a fait que prendre sous son patronage et donner, dans notre pays, une publicité consi- dérable à l'écrit de l'entomologiste américain. Nous avons toujours pensé, et nous pensons plus que jamais, que la crainte de voir la Dorijphora devenir un fléau de ce côté-ci de l'Atlantique est, sinon chimérique, tout au moins fort exagérée. Les lois qui ont été édictées, les circulaires ministérielles et les affiches officielles qui ont été répandues partout, aussi bien dans ce pays que dans les pays voisins, ne tendraient à rien moins qu'à faire croire au public que l'arrivée de lâDori/phora serait pour l'Europe quelque chose aussi funeste qu'une nouvelle invasion du choléra ou la recrudescence de la peste bovine. Or, il est loin d'en être ainsi. N'en déplaise à M. Riley, nous ne pouvons nous défendre de l'idée que ses écrits sont empreints d'une certaine exagération; d'autant plus que nous savons, d'autre part, que l'émoi causé en Europe par les cris d'alarme de cet entomologiste ont produit quelque surprise dans son propre pays. Hàtons-nous de dire toutefois que nous tenons pour réels la plupart des faits reprochés à l'insecte en question. Nous ne le regar- dons pas seulement comme un épouvantait du genre des bâtons flottants. Certes, non ! C'est un insecte nuisible, soit. Mais encore est-il bon, nous dirons même est-il prudent, de ne pas tomber dans des exagérations en sens opposé, et tant qu'il ne nous sera pas démontré par des chifi'res irrécusables que ce terrible dérastafeicr, ce redoutable fléau des pommes de terre, n'en a pas fait seulement hausser le prix sur les marchés de New-York et de Philadelphie, nous nous tiendrons en garde contre certains récits d'outre-mer qui le représentent comme menaçant l'existence même de cette pré- cieuse denrée. Il est bien question, il est vrai, d'une augmentation dans le prix des pommes de terre, à Saint-Louis, pendant l'année 1873; mais l'auteur de notre brochure l'attribue tout autant à h\ suppressio7i de culture qu'aux ravages de la Dcn-yphora, bien des fermiers, dit-il, n'osant plus planter de pommes de terre (voy. p. 26). Notons que Saint-Louis est la ville où M. Riley réside et publie ses articles. LIX Certes, M. le ministre de l'intérieur serait bien surpris, et non sans raison, si les publications do son département, en effrayant nos iermiers plus que do raison, allaient produire l'année prochaine le même résultat! Un autre reproche que nous faisons à cette brochure, c'est de préconiser, pour détruire la DorypJiora , un agent dont le manie- ment est des plus redoutable. Tout le monde connaît les accidents graves causés par le vert de Paris à ceux qui en respirent les pous- sières. On s'est élevé avec juste raison contre son emploi dans les arts industriels. Les médecins en ont vivement déconseillé l'usage dans l'ornementai ion des tapisseries et des étoffes. Ce n'est donc pas sans surprise que nous voyons donner le conseil d'en saupou- drer largement les champs de pommes de terre, d'en abandonner le maniement à des centaines de mains inexpérimentées. C'est le cas de dire que le remède siérait pire que le mal. M. Riley nous assure, à la vérité, ((ue l'arsénite de cuivre se décompose et ne peut plus nuire une fois qu'il est déposé sur la terre. Mais auparavant? 11 nous dit bien que son (im])\o\ judicieux ne présente aucun inconvénient (p. 47), Nous nous permettons de ne pas être de son avis. Et puis, peut-on compter sur la prudence judicieuse d'un garçon de ferme à qui serait abandonné, dans la plupart des cas, le soin d'arséniquer les champs de pommes de terre ! M. Mélise donne lecture du passage suivant d'une lettre adressée par M. Scudder à notre secrétaire M. Preudhomme de Borre -. " Il sera intéressant pour vous d'apprendre que je suis de retour d'un voyage très fructueuxaux Montagnes Rocheuses,où, dans deux localités distantes l'une de l'autre de plus de 300 milles, j'ai trouvé de riches gisements d'insecles fossiles dans un très bon état de conservation. Je m'en suis déjà expédié plus de 7,000, dont j'attends en ce moment l'arrivée; et ceux qui continuent les fouilles pour moi m'ont promis de dépasser le nombre de 20,000 insectes avant le mois de janvier. Je ne doute pas qu'ils n'y réussissent. » Plusieurs membres expriment le désir d'obtenir des renseigne- ments plus détaillés sur les découvertes annoncées par M. Scudder; il serait intéressant notamment de savoir à quels genres appar- tiennent les insectes recueillis, la nature du sol, celle des gise- ments, l'âge géologique, etc. M. H. Donckier de Donccel fait connaître que son père a pris encore cette année une dizaine do chenilles du Cacullin hjclinilis\ Rbr. Staàdinger, n" 1714. M. Ch. Donckier de Donceel a capturé, il y a trois ans, un exemplaire de Cœnonympha Daims, var. Ph'/l- loxenus, sur l'emplacement actuel du nouveau lac de la Gileppe. LX Ce fait démontre une fois de plus la grande similitude qui existe entre la faune et la flore de la Campine et celles de l' Ardenne. M. Nilis annonce qu'il a fait récemment un voyage aux îles Shetland et qu'il nous communiquera la liste des insectes qu'il y a recueillis. M. H. Donckier de Donceel fait connaître que M. Stevens a trouvé à Watermael, le 24 mai dernier, une variété intéressante du Necro- phofus! germanicus. L'exemplaire est mis sous les yeux des mem- bres de la société. Cette variété, caractérisée par quatre taches rouges sur les élytres, a déjà été signalée par Gyllenhall, PaykuU, Illiger, etc., mais elle est rare partout. La séance est levée à 9 heures. A.80emblée mensuelle du 3 novombre ISTT. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. M, le Président annonce que le conseil a reçu la démission de M. Cornet. M. Weyers donne lecture d'une note de M. de Selys-Longchamps, ainsi conçue : ENCORE l'aCRIDIUM PEREGRINUM. (L.) Dans la séance du 3 février de cette année, à propos de l'examen de quelques Acridides d'Espagne, envoyés par MM. Lichtenstein et Bolivar, j'ai parlé de VAcridiwn peregrinum communiqué par ce dernier savant, qui mentionne que des nuages entiers se sont abattus en novembre et en décembre 1876, à Gibraltar, Cadix et Huelva. M. Bolivar supposait qu'ils sont venus du Sénégal, opinion que j'ai trouvée d'autant plus vraisemblable que ces exemplaires appar- tiennent à la race ou variété rose ou carmin, tandis que celle qui ravage l'Algérie est teinte àe jaune citron. J'étais fort curieux de connaître à laquelle des deux races se rapportent les individus observés, en 1866, aux Iles Ioniennes et, en 1869, dans les lies Britanniques. Conformément à la promesse que j'ai faite à la Société, je lui communique les renseignements qu'ont LXI bien voulu m'adresser à ce sujet, MM. R. Mac Lachlan et Brunner de Wattenwyl. 1° Iles Ioniennes. M. Brunner m'écrit : - Comme vous l'avez présumé, c'est la variété jaune qui se trouve à Corfou, la même qui provient de l'Algérie et de l'Egypte. Je ne sais pas si vous avez remarqué que V Acridium peregrinum porte une physionomie très-américaine et quil rentre dans le genre Schistocerca de Stàl, ayant les appendices anals très-aplatis et la lame sous-génitale fendue ou profondément émarginée. Je possède une douzaine d'espèces bien caractérisées, toutes provenant de l'Amérique septentrionale ou méridionale. Le peregrinum seul se trouve dans l'ancien monde, mais je l'ai reçu également (sa variété rose) du Mexique ainsi que de Buenos- Ayres; cependant, il paraît que, dans le nouveau monde, elle ne se montre pas à l'état de fléau destructeur. » 2° Iles Britanniques. Notre collègue M. Mac Lachlan m'a répondu, de son côté, que les exemplaires observés en Angleterre appartiennent à la variété rose, ainsi que je le prévoyais, pensant que leur apparition était analogue à celle qui s'est produite en Espagne quelques années plus tard. Il y a peu de jours, je recevais par la gracieuseté de l'auteur, M. W. Denison Roebuck, un mémoire extrait du recueil T}ie Salu- ralist, publié cette année sous le titre de : LocusLs in Yorkshire, dans leiiuel je trouve ce renseignement important : • C'est en 1869 qu'on observa pour la première fois le peregrinum dans le Comté de Cornouailles. 11 était abondant sur les bords de la mer, depuis Plymouth jusqu'à Penzance et s'étendit dans les Comtés de Wor- cester, Warwick, Derby, Siafford et Nottingham, ainsi que près de Birmingham. Un exemplaire fut même recueilli à Waterford, au sud-est des côtes de l'Irlande, et plusieurs à Burton-on-Trent. • (M. Roebuck ignorait quei'espèce avait été déjà signalée en Europe, à Corfou.) Des renseignements que j'avais demandés et que MM. Brunner et Mac Lachlan ont bien voulu me transmettre, je conclus que VAc/'idin/n peregrinuni étant admis à titre de visiteur accidentel dans la Faune d'Europe, il y est représenté par ses deux races, savoir : La variété jaune, originaire du nord de l'Afrique (Egypte, Algérie). — Ob.servée à Corfou en 18G6. La variété rose, originaire du Sénégal (et se trouvant également au Seiinaar et dans l'Inde). — Observée dans les Iles Britanniques, surtout en Cornouailles, en 1869, et en 1876 dans le sud-ouest de l'Espagne. J'ose émettre une supposition assez hardie que me suggère la LXII lettre de M. Brunner de Wattenwyl. Puisque le peregrinwn existe aussi au Mexique et à Buenos- Ayres, et qu'il appartient à un sous- genre composé de toutes espèces américaines, ne pourrait-on penser . que cette espèce si dévastatrice dans l'ancien monde, où elle accom- plit d'énormes voyages, est originaire elle-même d'Amérique, d'où elle peut avoir traversé l'Océan, transportée par des bourrasques? Ce ne serait pas le premier insecte qui, peu nuisible dans son aire d'origine, serait devenu dévastateur dans les contrées où il est arrivé accidentellement d'abord, témoins la Doryphora et la Phyl- loxéra. Parmi les insectes américains qui ont été importés dans l'ancien monde, on peut citer encore plusieurs espèces de Blattes, transportées avec les plantes et les marchandises, et la Bmiaïs Archippus dont l'acclimatation toute sjjontanée n'eût jamais été soupçonnée si elle se fût produite avant ces dernières années, où les renseignements ont pu être recueillis, i^râce au développement qu'ont pris en Australie, en Asie et en Afrique, les études entomo- logiques. M. Mélise communique le travail suivant envoyé par M. Stâl, de Stockholm : ESPÈCES NOUVELLES DE PHASMIDES, DÉCRITES PAR C. STAL. Carausius. Stàl. 1. C. Mercurius. — Fuscus,superne griseo- vel albicanti-indutus; caput, dorsum thoracis et metasternum granulis tuberculisque parvis inaequalibus, acutiusculis, plurimis nigris, conspersa; dor- sum abdominis remotius, obtusius et obsoletius granulatuni; venter anterius remote nigro-granulatus ; caput anterius tuber- culis duobus sat magnis, late subtriquelris, antice excavatis, trun- catis, apice extus acuminatis, armatum ; carina subtilis dorsalis per mesouotum, metanotum et abdomen extensa; segmentum medianum et segmenta quinque anteriora dorsalia abdominis apice ruga Iransversa abbreviata, in medio elevatiore, instructa; seg- mentum quintum abdominis pone médium tumidum, lateribus rugosum, segmentum nonum segmente octavo nonnihil longius, angulis apicalibus leviter prominulis ; segmentum ventrale sexlum apice in lobum acute triangularem productum. Operculum poste- rius tumidum et carinatum, apice depressum, obtusum ; femora inermia, postica apicem segmenti seciindi abdominis nonnihil supe- rantia; tibise antic?o superne sat compressa) et lobo medio magno posterius altiore et rotundato, antrorsum sensim humiliore, instructse; articulus primus larsorum anticorum superne com- presso-elevatus. ç . Long. corp. 123, cap. 4 1/2, thor. 51, pron. 4 1/2, Lxin meson. 26, raetan. 20 1/2, fem. ant. 27. fem. interm. 19, fem. post. 21 mill. Onchestus. N. G. {Cyphocrania p. Westw. et Lopaphus p. Westw.). A Bactrododema, cum quo génère forma partiura plurimarura et arraatura pedum congruit, differt parte capitis ocelles ferente haud vel levissime elevata; articulo basali antennarum latiore; pronoto spinis duabus divergentibus, distantibus, oblique posilis, armato; femoribus anticis superne in carina interiori dentibus latis, foliaceis, instructis; femoribus posterioribus subtus in carina média dentatis; operculo longiore, fortins convexe ; segmente dorsali ultimo abdominis breviore et per majorem partem longitudinis sensim angustato; nec non cercis brevissimis, compressis. Ad hoc genus pertinent Lopaphus Gorgus Westw. et Cyphocrania Pasi- machus Westw. Vetilia. Stâl. 1. V. Eurymcdon. — V. Encclado simillima, distinctissima autem pronoto tuberculis numerosioribus, quatuor et viginti, omnibus conicis, armato ; femoribus anticis in carina dorsali per maximam partem longitudinis acute denticulatis; femoribus poste- rioribus superne in carinis ambabus ante médium densius et in carina interiore etiam pone médium licet parcius denticulatis; carina inferiore média tibiarum posteriorum etiam prope basin denticulata; C3rcis loagioribus, apicem versus sensim levissime ampliatis, apice obtuse rotundatis. 9 Long. 183 mill. Patria : Cape York Australise. Obs. V. Enceladu!^ pronoto tuberculis minus numerosis, qui- busdam parvis et obtusis; femoribus superne inermibus vel denti- culis paucissimis armatis; parte basali carinœ inferioris tibiarum posteriorum inermi ; cercis brevioribus, apicem versus tbrtiter ampliatis, apice rotundato-truncatis insignis. 2. V. TJioon. — y. Encclado ei Eurymedoni iàmxWuwQ., ab illis autem magnitudine minore ; tuberculis pleurorum sternorumque multo minoribus; pronoto tuberculis quatuor et viginti armato ; elytris alisque brevioribus, illis mesonoto vix longioribus, his vix ad médium segmenti abdominalis quarti extensis ; femoribus anticis proportionaliter brevioribus, pronoto mesonotoque unitis longitu- dine re [ualibus; femoribus posticis quam femoribus anticis vix brevioribus; segmente dorsali quinto abdominis retrorsum leviter ampliato; cercis angustioribus, apicem versus vix ampliatis, apice minus obtuse rotundatis; femoribus anticis in carina dorsali et in LXIV margine inferiore exteriore per fere totam longitudinem distinctius denticulatis; femoribus posterioribus siiperne ante médium in carinis ambabus, in carina interiore etiam pone médium licet par- cius, denticulatis; carina inferiore média tibiarum posteriorum longe versus basin armata; operculoque breviore, apicem abdo- minis tantum altingento; quoad formam et longitudinem cercorum, armaturam pedum, nec non numerum tuberculorum pronoti ad V. Eurymedonem magis quam ad V. Encelaclum appropinquat. 9. Long. 159 mill. Patria : Rockhampton Australiae. Gênera ad typum Diurœ referenda lioc modo dispono : A. cf Ç . Mesothorax et metathorax supra subtusque punctati, tuber- culis granulisve destituti; corpus apterum; etc. (vide Stàl, Rec. orth. 3. p. 'SQ.) — ArphaxSikl. A A. cf9- Mesothorax et metathorax granulati, tuberculati vel spinosi, haud punctati. B. cf 9- Femora et tibiae simplices; femora postica apud feminas rarissime dilatata ; latera segmentorum quarti, quinti et sexti abdominis haud, vel levissime ampliata; tibiae intermediae subtus in margine exteriore inermes. C. çf9.0cellinulli. I). cf 9 • Femora antica femoribus posticis longiora. — Diura Gray, Stâl. 1)D. Femora antica et postica longitudine subœqualia. E. 9- Tropidodero affine genus, differt corpore pedi- busque gracilioribus; mesothorace multo magis elon- gato ; elytris alisque fortiter abbreviatis, illis ovalibus, pone metanotum levissime extensis, pono médium obtuse tuberculatis; abdomine graciii, segmenlis omnibus lon- gioribus quam latioribus, anterioribus plus duplo lon- gioribus quam rationibus; pedibus minus dense spinosis; femoribus posterioribus simplicibus, haud dilatiitis ;tibiis posterioribus subtus in utroque margine inermibus; operculo brevi, apicem segmenti octavi abdominis attingente, obtuse subtectiformi. — I,ysicles^i-à\, N. G. EE. cf9- Corpus marium gracile, feminarum crassum; mesothorax metatliorace multo brevior; elytra et alœ longa; segmenta anteriora abdominis apu-i mares multo LXV longiora quam latiora, apud feminas transversa ; pedes dense spinosi ; tibiœ posticae subtiis in margine inte- riore spinulosse ; operculum maximum, cymbiforme, apicem abdominis superans. — Tropidoderus Gray, Stâl. ce. cf 9- Ocelli distinctissimi; elytraetalse longae, illa longe ultra basin abdominis extensa. F. 9 Mesothorax sat elongatus, metathorace longior, postice leviter ampliatus, spinulis vel tuberculis parvis acutis parce armatus; elytra fere pone médium latissima, anguste subovalia; segmenta sex anteriora abdominis minus brevia ; operculum apicem abdo- minis longe superans; pedes minus brèves; tibise pos- teriores subtus in carina média et in margine inte- riore spinosae, in margine exteriore inermes; carina dorsalis interior tibiarum posticarum spinosa, apice ampliata. — Eurycnema Serv. FF. cf9. Mesothorax brevis, anterius angustus, pos- tice Ibrtiter ampliatus, tuberculatus ; elytra ante médium latissima ; segmenta anteriora abdominis femi- narum brevia; pedes brèves; tibiae posteriores superne inermes, subtus carina destitutse et in linea média inermes ; tibise intermedise subtus in margine exteriore inermes ; tibise posticae in utroque margine inferiore spinulosse. — Podacanthus Gray, Stàl. BB. cf 9- Femora et tibise, nec non latera segmentorum quarti, quinti et sexti abdominis dilatata, foliacea. — Ectatosoma Gray. Lysicles. Stâl. 1. L. Hippolytus. — Virescens, gracilis, mari Tropidoderi Childreni quoad habitum sat similis, antennis autem brevioribus, capite minore et retrorsum angustato, mesotliorace longiore et ceteris divergens ; antennarura articulus primus nonnihil longior quam latior, basi leviter angustatus, articulus secundus fortiter transversus, brevissimus ; mesothorax, metapleura et metasternum distinctius et minus remote, metanotum et dorsum abdominis sub- tilius et remotius granulata, granulis pleurorum série irregulari dispositis, granulis reliquis haud multo di.stinctioribus, minoribus quam in mare Tropidoderi -, elytra pone médium fusco-variegata ; aise nonnihil pone elytra extensse, area anali in vivis forte rosea; metapleura postice lineola oblique longitudinal nigra notata; seg- menta tria apicalia dorsalia abdominis longitudine subsequalia; femora antica in carinis inermia, non nisi obsoletissime serrulata; ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX. e LXVI lemora posteriora in carinis dorsalibus obsoletissime serrulata, subi us in marginibus et in carina spinis acutis, apice nigris, reinotis, parviusculis, in carina paucioribus, armata; femora inter- niedia apicem segnienti primi abdominis subattingentia ; femora postica apicem segmenti tertii abdominis haud attingentia; tibise anteriores in carinis marginibusque omnibus inermes; tibiai posticae subtus in carina média per maximam partem longitudinis spinosse, praeterea inermes ; operculum apicem segmenti octavi abdominis vix attingens, apice rotundatum; cerci longi, angusti, compressi, lineares, apice rotundati. 9 • Long. corp. 135, cap. 5, proth. 4 1/2, mesoth. 23, metath. 17, segm. med. 11, ant. 13, fera. ant. 32, fera. interm. 20, fem. post. 32, opère. 8 1/2, cerc. 11 1/2 mill. Patria : Peak Downs Australia). Diagoras. N. G. Cum Hermarcho in characteribus plurimis conveniens, ab illo génère autem corpore pedibusque gracilioribus differt ; pronoto apud feminas lateribus subparallelis instructo, haud gibboso; metanoto plus duplo longiore quam latiore; segmente médiane metanoto circiter dimidio breviore; margine laterali mesosterni et metasterni ad coxas inermi; dentibus marginum inferiorum femorum majo- ribus et subfoliaceis ; nec non coxis inermibus. 9 • 1. D. EphiaUes. — Virescens; caput retrorsum nonnihil angus- tatum ; thorax supra subtusque inermis; pleura spinis parvius- culis remotis série positis armata ; femora antica in carina dorsali et in margine inferiore exteriore, femora posteriora in marginibus inferioribus per maximam partem longitudinis dentibus majusculis armata; femora posteriora superne ante médium denticulis paucis instructa, subtus in carina média remote spinosa ; femora antica in carina inferiore ante médium spinis paucis armata; tibiœ an- ticae inermes ; tibise posteriores in marginibus acute denticulatse, in carina inferiore dentibus majusculis prœditœ, in parte basali inermes; operculum longissimum, parte prominula segmentis quatuor ultimis abdominis unilis nonnihil breviore, apice subam- pliata; mesonotum pronoto plus quintuple longius, femoribus pos- ticis vix brevius; femora postiea segmentis tribus basalibus abdo- minis unitis nonnihil longiora; segmenta sex anteriora dorsalia abdominis leviter dilatata. 9 Long. 202 mill. Patria : Insulae Palau. Nisyrus. N. G. Genus insigne, Xerodero et Epicharmo affine. Corpus fortiter depressum, latiusculum. Caput brève. Dorsum thoracis et pleura LXVII spinosa vel tuberculata. Pronotum subquadratum, angulis anticis acuminatis, prominulis. Mesothorax pronoto circiter duplo lon- gius, retrorsum sensim levissime ampliatum. Metanotum brève, segmento mediano brevius. Prosternum brève, latura, transver- sum, anterius obtuse rotundatum. Segmenta abdominis transversa, carina subtili média instructa, lateribus fortiter dilatatis, lobatis, lobis retrorsum productis ; segmentum dorsale nonum tricari- natum, posterius angustatum, apice truncatum vel sinuato-trun- catum. Lamina supra-analis transversa, triangularis, carinata. Operculum leviter convexum, apicem abdominis attingens, poste- rius sensim angustatum. Pedes brèves. Coxse spina armat?e. Femora et tibise tetragonae, magis minusve depressœ, in marginibus inferio- ribus dentatse vel lobato-dentatœ; illa subtus in linea média série granulorum vel spinarum praedita. Tibiae anticse femoribus bre- viores. Tarsi longi, tibiis haud multo breviores, articule primo in marginibus inferioribus denticulis duobus vel uno armato. Elytra brevia, ovalia, pone metanotum leviter extensa. Aise apud feminas brèves, elytris nonnihil longiores. Metapleura lobis lanceolatis, fîmbriatis, basi angustissimis, série positis, instructa. 9 • 1. N. spinulosus. — Ferrugineo-fuscus; caput, thorax et seg- menta quatuor vel quinque dorsalia anteriora abdominis spinis breviusculis armata; alarum area analis obscure cœrulea, anterius fusco-hyalina ; femora et tibiae minus depressse, subtus levissime dilatatse, in marginibus dorsalibus dentibus parvis, in marginibus inferioribus dentibus majoribus armatae, subtus in linea média spi- nulosse; articulus primus tarsorum vix dilatatus; cerci longius- culi, compressiusculi, apice angustati, pone médium extus exca- vati; carina dorsalis segmentorum septimi et octavi abdominis posterius cristato-dentata. Ç . Long. 83 mill. Patria : Insulse Viti. 2. N. amplnhms. — Prsecedenti maxime affinis, differt capite inermi ; spinis dorsi thoracis et pleurorum minus elevatis, obtu- sioribus, plurimis tuberculiformibus; lobis lanceolatis marginalibus metapleurorum majoribus ; segmentis quinque anterioribus abdo- minis spinis destitutis, postice série tuberculorum parvorum instructis; carina média segmentorum penultimorum haud cris- tata; pedibus magis depressis et magis dilatatis, posterioribus in carinis dorsalibus dentibus paucioribus et multo minoribus arma- tis; tibiis posterioribus superne inermibus vel subinermibus; den- tibus marginisinferiorisexterioris femorum tibiarumque majoribus, fortius lobiformibus; articule primo tarsorum distincti dilatato; cerci mutili in exemple descripto. 9- I-iong. 76 mill. Patria : Insulse Tonga. LXVIII Obrimus. Stâl. 1. 0. cavernosus!. — 0. bu font maxime affinis et cum hacspecie forma et armatura corporis pedumque nonnihil variabili conve- niens, dislinctissimus autem metasterno utrinque fovea laterali magna et profundissima instructo. 9 • Long. 100-105 mill. Patria : Insulae Philippinse. 2. 0. echinatus. — 0. Imfoni affinis, distinctissimus autem capite etiam anterius inter oculos spinis duabus armato ; occipite fortiter tumido et elevato; mesothorace breviore; segmente médiane et sogmentis anterioribus abdominis disco et anterius spinulis plu- ribus et ad marginem posticum spinis quinque nonnihil majoribus armatis; segmentis abdominis brevioribus; dentibus femorum pau- cioribus et plurimis majoribus. 9 • Long. 77 mill. Patria : Insulae Philippina?. Ther amenés. Stâl. 1. T. dromedariuss . — T. olicaceo simillima, pronoto autem in angulis basalibus tubercule conico instructo, segmentis basalibus duobus abdominis longioribus, segmentis secundo et tertio apice sat profunde sinuatis, nec non pedibus validioribus divergens. Olivacea; spinis inferioribus femorum apici proximis nigris. cf. Long. 58 mill. Patria : Insulae Philippinse, Enbulides. N. G. Therameni affine genus ; corpore graciliore, magis tereti ; pro- noto et metanoto apud mares posterius obtuse leviterque tumescen- tibus, tubercule alto destitutis; pleuris loco spinarum série tuber- culorum parvorum instructis ; pedibus gracilioribus, obtuse tetra- gonis, angulis teretibus, haud carinatis; tibiis subtus carina média instructis. 1. E. alulaceus. — Olivaceus; caput et pronotum parce obsole- teque granulata, illud postice quadrituberculatum ; mesothorax et metathorax distincte densissimeque alutaceis; margo anticus pro- noti quadrituberculatus ; femora omnia subtus in utroque margine spinosa, postica quoque superne prope basin tuberculis duobus parvis marginalibus prœdita; mas gracilior, segmentis quinque anterioribus abdominis haud transversis; femina mare major et latior, segmentis abdominis fortiler transversis, lamina supra-anali et opercule fortiter angusteque productis. cf9. Long, cf 52, 9 73 mill. Patria : Insulae Philippine. LXIX M. H. Donckier de Donceel fait voir un exemplaire du Purpu- ricenus Kœhleri Linn. qu'on lui a dit avoir été trouvé à Jodoigne. MM. Weyers et Mélise font remarquer que depuis longtemps déjà on a signalé la présence de ce beau longicorne à Liège. M. Mélise en possède plusieurs dans sa collection, qui proviennent du jardin botanique de cette ville. M. Roelofs annonce la capture, à Putte, de deux nouveaux Calo- soma seynceum Fabr., dont il avait déjà trouvé im exemplaire au même endroit, l'année dernière. Ce fait est de nature à bien con- firmer l'habitat de cet insecte en Belgique ; il est même probable qu'il n'est pas absolument rare dans cette partie de la Campine. Il a été trouvé aussi dans la Campine limbourgeoise. M. H. Donckier de Donceel fait connaître que l'un des plus bril- lants coléoptères exotiques, le Chrysochroa ocellata, très-rare encore dans les collections, il y a quatre ou cinq ans, et qu'on ne parvenait à se procurer qu'à des prix excessivement élevés, est devenu plus commun. Il en est arrivé ici des quantités énormes, que l'on utilise dans le commerce des modes. Ce magnifique Bupreste, qui jadis se vendait une centaine de francs, vaut aujour- d'hui trente centimes. M. Donckier en fait voir quelques-uns à l'assemblée. La séance est levée à 8 1/2 heures. A.sseniblée mensuelle du 1'^'° décembre IST'T'. Présidence de M. Roelofs. La séance est ouverte à 7 1/2 heures. Les procès-verbaux des deux dernières assemblées mensuelles sont approuvés. M. le Président annonce l'admission d'un nouveau membre effectif : M. Ed. Steinheil, Président de la Société Entomologique de Munich, présenté par MM. Candèze et Weyers. M. I. Bolivar y Urrutia, de Madrid, membre effectif, a été nommé membre à vie, après avoir efi'ectué le payement de deux cents francs fixé par les statuts. Le Conseil a reçu la démission de M. Eug. De Keyn. Le Secrétaire donne lecture de la correspondance. LXX M. Stevens montre un exemplaire d'une aberration très-remar- quable de la Vanessa Cardui, qu'il a pris à Uccle, le 22 septembre dernier, ainsi qu'un exemplaire de Pieris Daplidice, pris le 20 sep- tembre, dans la même localité. M. Lambrichs fait voir une autre aberration de Vanessa Urticœ, voisine de Ichnusoides, qu'il a prise récemment. M. de Selys-Longchamps fait connaître que M. Mac-Lachlan lui a écrit pour le prier d'ajouter à la note sur V Himanloplerus (séance du 13 octobre dernier), que c'est M. Wesmael lui-même qui a dit au D"" Hagen que cet insecte était une Nemoptcra^ en ajoutant que le type n'existait plus. De sorte que le D'' Ilagen n'avait pas examiné l'insecte et avait dû s'en rapporter à l'opinion nouvelle (mais erronée) du professeur créateur du genre, qu'il vit à Bruxelles en 1857. C'est après cette entrevue que le D' Hagen écrivit, dans la Gazette de Stettin (1859, p. 412), cette phrase qui est conforme à la rectification que nous venons de faire et qui couvre la responsabilité scientifique de notre savant collègue le D'' Hagen : « Himanlopiey^s ist seiner jetzische Ansicht nach eine Nemo- ptera. Die type ist nicht vo7'handen. « M. de Selys-Longchamps donne lecture d'une lettre de M, Lich- tenstein, ainsi conçue : Ea Société Entomologique Belge a été la première à publier les Notes pour servir à r histoire du Phylloxéra, dans lesquelles j'ai émis quelques idées nouvelles sur le mode de reproduction et les migrations d'un groupe particulier d'Homoptères. Le mot (V Homoptères anthngénèsiques , dont je me servais alors pour la première fois, désignait des insectes caractérisés par une forme particulière, pupifère, destinée au transport des enveloppes, d'où sortent les sexués. Je disais, en terminant ce travail, « les Adelges, les Chermis de Linné, les Pemphigus, dont on ignore encore l'histoire complète, pourraient bien nous offrir des formes pupifères, méconnues ou inconnues jusqu'à présent. « Je puis aujourd'hui apporter quelques nouveaux faits à l'appui de mon opinion. Les Pemphigus souterrains, espèces -. Boyeri Passerini et cœ- rulescens id., se trouvent sous forme ailée, en mars, aux racines des graminées. Cette forme est pupifère. Elle donne naissance à des insectes sexués, qui s'accouplent, mais dont je n'ai pu avoir les œufs. \J Aclerda suhterranea Koch., offre aussi en mars la forme ailée LXXI pupifère, produisant des sexués. C'est une Tetraneura par les nervures. La Vaccuna dryophile Heyden, paraît comme forme ailée pupifère ^om^ les feuilles du Quercus puhesicens . ¥A\e pond là de petits pucerons de deux dimensions et de couleur différente. Cette ponte a lieu vers la mi-novembre. Aujourd'hui, ces pucerons qui sont mâles et femelles, aptères et très-ressemblants au Phyl- loxéra (sauf l'antenne de cinq articles au lieu de trois), s'accouplent en grand nombre. Mais celui que j'ai pu le mieux suivre, est le Schizoneura corni (le puceron du Cornouiller), qui paraît sur cet arbre, deux fois par an. En juin, il est, comme ailé parthénogénésique, sur les ombelles ou fleurs, et pond des petits agames noirs ; puis tout disparaît... Une seconde forme ailée apparaît tout d'un coup en novembre et couvre le dessous des feuilles du Cornouiller déjà flétries et prêtes à tomber. Cette fois-ci, ce ne sont plus des insectes agames, mais de vrais mâles et femelles, que dépose cette nouvelle forme ailée, qui est ainsi pupifère; les femelles sont blanchâtres, avec une tache foncée sur le dos ; les mâles, plus petits, sont tout rouge-brun. Après une ou plusieurs mues, l'accouplement a lieu, mais la feuille tombe dans l'intervalle et le vent l'emporte. Je soupçonne une migration bien plus curieuse que celle dont j'ai fait l'histoire pour le Phylloxéra du Chêne. Là, il ne s'agissait que de la migration du puceron, d'une espèce de chêne à une autre. Ici, je penserais à une migration du Schizoneura de l'arbre aux graminées. Voici ce qui me le fait croire: Peu de temps avant l'apparition de l'insecte ailé, en novembre, je trouve les racines de graminées couvertes de pucerons, me don- nant une forme ailée toute pareille à l'insecte du Cornouiller. Une femelle fécondée sur la feuille du Cornouiller et mise dans un tube où j'avais planté une petite touffe de gazon, a déposé son œuf sur une feuille de cette graminée (Holcus). Ce n'est pas encore une certitude, mais il y a quelque probabilité à l'hypothèse que je présente, sous toutes réserves, et qui résou- drait un problème cherché bien souvent, depuis Réaumur, De Gecr et Bonnet. Les genres Pemphigus^ Schizoneura et probablement aussi Tetraneura, dont les métamorphoses étaient inconnues, sont des Homoptères anthogènèsiques, vivant l'hiver aux racines des graminées et émigrant en été, ou même en été et en automne (Schizoneura), sur les arbres où plusieurs espèces forment des Galles (Ormeau, Peuplier). M. H. Donckier de Doncecl communique le travail suivant, envoyé par M. Tournier, de Gejiève. LXXII Le Musée Royal d'Histoire naturelle de Bruxelles ayant bien voulu, par l'entremise de son aimable et savant conservateur, M. A. de Borre, me proposer de déterminer les Curculionides, récoltés en Portugal, en Espagne et au Maroc, par le regretté feu Van Volxem, j'ai accompli ce désir. C'est le résultat de ce travail que je viens vous soumettre. Je rappellerai que les localités explorées par Van Volxem sont énumérées en tête du travail que M. Putzeys * a donné pour les Cicmdélides et Carahiques, récoltés dans les mêmes contrées et par le même entomologiste; je n'y reviendrai donc pas ici. CURCULIONIDES {Coléoptères) RÉCOLTÉS AU PORTUGAL, EN ESPAGNE ET AU MAROC par feu C "Van Volxem. Cneorhinus prodigus, Fabr. Mafra, Tanger. — ludiffcator, Gylh. Bussaco, Monchique. — Pl/riformis, Bohem. Escorial, 2 cf , 1 9- — dispar, Graëlls. Escorial, 1 9 . — tarsalis, Tourn. Madrid, 1 9 • — cjD-inirosiris, Bohem. Coïmbra, I. Strophosomus erinaceus, Chevrol. La Granja. — elongatus, Mart. Caldas, Monchique. — poricollis, Fairm. Tanger. Caulostrophus àberrans, Fairm. Monchique, 1 cf , Tanger, 1 9 . Braghyderes lusitaniens, Bohem. Santo-Domingo, cf 9 ; Foya, cf 9 ; Santa-Clara, d* 9 ; Castro Verde, çf; Carre- gado, 9 ; Monchique, cf9. — suiuralis, Graëlls. Albarracin, cf9- — 5cwte//«m, Seidl. Santa-Clara, cf9. — sparsutus, Fairm. Sagres, cf9; San-Bartholomeo de Messine, cf ; Santa-Clara, cf, variété. — gracilis, Bohem., = alboguttatus , Chevrol. Esco- rial, cf9. — Gougeleti, Fairm. Tanger, cf9- SiTONES gressorius, Fabr, = giganteus, Fairm. Caldas de Mon- chique; Foya; Villa-Real; Monchique. — vestitus, Walk. Santa-Clara ; Castro- Verde ; Santo-Do- mingo. ^ A7m. Socîél. Ent. de Belgique, 1874, t. XVII, p. 47. LXXIII SiTONES variegatus, Fahr. Portimao. — bituberculatus , Motschoulsky. Casa-branca; Cintra; Beja. — flavescens, Marsh. Saint-Barth. de Messine. — cinnaniomeus, Ail. Tanger. — geniculatus, Fâlir. Carregado; Portimao ; Villa-Real; Saint-Barth. de Messine. — discoideus , Gylh. Tavira. — crinitus, Oliv. Boolo. SciAPHiLus carinula, Oliv. = cristatus Graëlls. Escorial; Bussaco. PoLYDROSUS mollis, Bohem. Monchique; Santa-Clara. — cîwysomela, Oliv. ? Exemplaire en trop mauvais état pour être déterminé sûrement; il lui manque les antennes. Portimao. — Van Volxemi, nov. spec. Mafra; Carregado ; Leiria; Sagres; Cintra. Long, cf 9 4 1/2 — 5 mill., larg. cf 1 1/2 miU., 9 2 mill. Noir ; bouche, antennes, racine des cuisses, tibias et tarses ferru- gineux. Corps paré en dessus d'écaillettes brillantes, d'un beau vert clair ; ces écaillettes sont éparses sur la tête; au thorax, elles forment de chaque côté une bande longitudinale assez bien limitée; sur les élytres, elles couvrent densément les interstries 3 et 7 et forment ainsi sur chacune d'elles deux bandes longitudinales, très-régulières, d'un beau vert; les interstries 8, 9 et 10, ainsi que la racine des 2, 4, 5 et 6, offrent encore quelques écaillettes éparses de même couleur; outre cette vestiture, le dessus et le dessous du corps, ainsi que les pattes, sont revêtus d'une courte et fine pubescence grisâtre. Tête assez forte, rostre pas plus long qu'elle, rétréci antérieurement, offrant dessus, entre le point d'insertion des antennes, un espace égal à la moitié environ de celui existant entre les yeux; surface densément et assez finement chagrinée. Antennes longues et grêles, funicule à articles tout au moins deux fois aussi longs que larges, 1 et 2 les plus longs, égaux entre eux ; massue allongée, grêle, aussi longue que les 3 articles précédents réunis. Thorax un peu plus large que long, bords latéraux régu- lièrement arqués, bord antérieur droit, de même largeur que le bord postérieur, ce dernier faiblement et largement échancré; surface peu convexe, densément et finement rugueuse, offrant sur le disque la trace d'une faible carène longitudinale, lisse. Elytres, cf 3 fois, 9 2 1/3 fois aussi longues que larges, k épaules bien con- formées; surface striée, stries assez fortes, ponctuées, les points forts, surtout antérieurement; interstries un peu relevés, très-fine- ment coriaces. Pattes assez longues, cuisses fortes, faiblement den- tées. LXXIV Observations. Quelques exemplaires sont plus richement parés d'écaillettes vertes, celles-ci envahissent les interstries des élytres qui, chez le type, se montrent noirs, mais alors les interstries 3 et? apparaissent très-brillants et se détachent nettement en clair. Cette espèce est voisine du P. chrysotnela-, mais, outre son coloris, on la reconnaîtra à la structure de ses antennes. Chez P. chrysomela, l'article 1 du funicule est un peu plus long que 2 et les 3 à 7 sont à peine ou pas plus longs que larges, surtout 6 et 7. PoLYDROSUS interstitialis , Perris. Madrid. — confiuens, Steph. Guadarrama. — setifvoïis, Duv. Madrid; Santa-Clara. — Martinezi, Perez. Madrid. — variegatus, Desb. Leiria. Thylacites turbaius, Gylh. Madrid. — punicus, Desb. Tavira; Tanger. Otiorhynchus truncatellus, Graëlls. La Granja. — squamifer, Bohem. Tanger. Peritelus parvulus, Seidl. Caldas de Monchique. Barypeites sulcifrons, Bohem. La Granja. Cathormiocerus Chevrolati, Seidl. Escorial. — horrens, Gylh. Escorial. Phyllobius tuberculifer, Chevrol. Escorial. — ligurinus, Gylh. Mafra. ScYTROPUS glabratus, Chevrol. Madrid. Brachycerus Pradieri, Fairm. Escorial. — (indéterminable). Faro. — plicatus, Gylh. Variété. Faro; Tanger. — barbayus, Linn. Variété lateralis Gylh. Portimao. — barbarus, Linn. Tanger. Rhytirhinus interruptus, Brisout. Escorial. — Kirschi, Tourn. Tanger. — similaris, Tourn. Rio-Tinto. — variabilis, Brisout. Aranjuez. Anisorhynchus marocanus, Desb. Tanger, 9- — barbares, Bohem. Tanger. — galliciis, Desb. Variété. Cintra. — monachus, Germ. Faro. Hypera fasciculata, Herbst. Portimao. — pimctate, Fabr. Tavira; Tanger. — nigrifosiris, Fabr. Portimao; Mertola. — hispanica, Cap. Escorial ; Foya. — 7neles, Fabr. Portimao. LXXV Hypera (indéterminable). Sagres. CoNiATUS répandus, L. Saint-Barth. de Messine. Stephanocleonus nebulosus, L. Tanger. — eoccoriatus, Gylh. Casa-branca; Tanger. Mecaspis cinereus, Schrank. Saint- Vincent. — cunctus, Gylh. Tanger. — fîmbriatus, Chevrol. Tanger; Tavira ; Portimao ; et 3 exempL, sans patrie exacte. — coenobita, Oliv. Tanger. Pachycerus Faldermanni, Fabr. Villa-Real. — albarius, Gylh. Portimao. Larinus cynarœ, Fabr. Mazagan. — scolymi, Oliv. Faro ; Tavirà; Villa-Real et 5 exempl. sans patrie exacte. — ursus, Fabr, Leiria. — turbinatus, Gylh. Santa-Olalla. Lixus angustatus, Fabr. Loulé; Portimao; Carregado; Leiria; Pombal; Tanger. — mucronaius, Oliv. Tolède. — guttiventris, Bohem. Santa-Olalla. — 7'ufltarsis, Bohem. Evora. Pissodes notatus, Fabr. Mafra. Pachytychius hœmaiocephalus, Gylh. Belem. Styphlotychius scdbricollis , Rosenh. Escorial. Barytychius squamosus, Gylh. Escorial. Erycus acridulus, L. Boolo. Apion Wenckeri, Brisout. Castro-Verde ; Monchique ; Santa-Clara; Santo-Domingo ; Escorial. — cretaceum, Rosenh. Madrid. — Putoni, Brisout. Escorial. — fuscii'ostre, Fabr. Cintra. — astragali, Payk. Monchique. — rufirostre, Fabr. Cintra. — Truquii, Reiche. Tanger. — gracilicolle, Gylh. Monchique ; Foya; Evora; Castro-Verde. — limonii, Kirby. Faro. — sedi, Germ. Villa-Real. — brevirosire, Herbst. Villa-Nova de Portimao. — humile, Germ. Portimao. — hydrolapalM, Kirby. Carregado. — violaccum, Kirby. Aranjuez; Casa-branca. — aterrimum, Schh. Beja. LXXVI Apio-s rufulum , Wenck. Santa-Clara. Attelabus curculionoïdes , Linn. Cintra. AuLETES politus, Bohem. Evora. Magdalinus harbicornis, Latr. Leiria. Anthonomus spilohis, Redt, Casa-branca ; Beja. Tychids venusius, Fabr. var. genisiœcola, Chevrol. Escorial. SiBiNiA Heydeni, Tourn. Puerto Santa-Maria; Séville. — cana, Herbst. Coïmbra. — Silènes, Perris. Casa-branca ; Beja. — poteniillœ, Germ. Saint-Barth. de Messine. — attalica, Gylh. Tanger. CioNUS Oliviet^i, Rossch. Grenade. — blattariœ, Fabr. Moncliique. Nanophyes hemisphœricus, Oiiv. Tanger. — Chevrieri, Bohem. Lagos; Carregado. Gymnetron heccabungœ, Linn. Saint-Barth. de Messine. — vestitum, Germ. Casa-branca; Portugal. MiARUS graminis, Gylh. Grenade. — meridionalis. Bris. Santa-Clara. Rhamphus œneus, Bohem. Mafra. MoNONYCHDS salvtœ, Germ. Monchique. Ceutorhynghus echii, Fabr. Castro-Yerde ; Casa-branca; Leiria Santa-Clara; Beja. — Andreœ, Germ. Casa-branca; Beja. — peregrinus, Gylh. Tanger. — leucorhamma, Rosenh. Madrid. — œneicollis, Germ. Madrid. — sulcicollis, Gylh. Beja ; Casa-branca. — fallax, Bohem. Beja; Casa-branca, — picitarsis, Gylh. Coimbra ; Beja. Rhinoncus Castor, Fabr. Coimbra. Baris quadraticollis , Bohem. Faro; Portugal; Tanger. — nitens, Fabr. Villa-Real ; Alcobaço ; Saint-Barth. de Messine — cuprirostris, Fabr. Tanger. — cœmlescens, Scop. Tanger. Sphenophorus piceus, L. Tanger. — abbrematus, Fabr. Lagos. — mutilatus, Laich. Escorial. SiTOPHiLus oryzœ, Linn. Saint-Barth. de Messine. Rhyncolus gracilis, Rosenh. Pombal. La séance est levée à 9 heures. LXXVII iUssemblée générale du »6 décembre ISTT. Présidence de M. Roelofs. Présents : MM. Candèze, Capronnier, H. Donckier de Donceel, Pologne, Fondu, Jacobs, Lallemand, Mélise, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire. MM. de Selys-Longchamps, Thyes et de Troostembergh ont fait excuser leur absence. La séance est ouverte à 12 1/2 heures. Le procès-verbal de l'assemblée générale du 26 décembre 1876 est approuvé. Le Président prend la parole et s'exprime comme suit : Messieurs, MM. Leconte et Horn viennent de publier un ouvrage, ayant pour titre : The Rhynchophora of America north of Mexico (les Rhynchophores de l'Amérique au nord du Mexique) (*). Les deux savants entomologistes caractérisent dans ce travail plus de cent nouveaux genres et y décrivent environ quatre cents nouvelles espèces; c'est le travail le plus complet sur la famille pour l'Amé- rique septentrionale. Le grand intérêt de l'ouvrage consiste cepen- dant, non-seulement dans l'application d'une nouvelle classification qui, dans l'esprit des auteurs, devra permettre, en la développant, de classer la famille dans un ordre plus naturel, mais aussi dans l'exposé de leur opinion sur ce qui était regardé jusqu'à présent comme n'étant qu'une famille ou plusieurs familles de coléoptères et qu'ils considèrent comme foncièrement séparé des autres familles de cet ordre d'insectes. A part le développement de ce nouveau point de vue, l'ouvrage contient des vues générales d'une grande portée pour l'étude des insectes en général. Ce sont ces considérations et la valeur scientifique des auteurs (*) L'ouvrage a paru en 1876; le travail fail partie des Proceedings of tlie American Philosoph. iS'oc.vol. XV, déc. 1870. M. Leconte avait déjà communiqué son nouveau système de classification dans une notice lue à l'Acadéniie Nationale des Sciences, Washington, 21 avril 1874, et publiée dans V American Naluralist, July 1874. Le savant entomologiste y parle avec éloge des idées sur la classifi- cation de M. H. Jekel et des œuvres de M. C.-G. Thomson. Le premier de ces entomologistes a donné un aperçu et une appréciation favo- rable avec quelques observations sur la première notice de M. Leconte, dans ses Coleoptera Jekeliana, etc. Livraison IL 1875. Lxxvm qui m'ont engagé, Messieurs, à essayer de vous donner un court aperçu de ce travail important. Comme je viens de le dire.MM.Leconte et Horn considèrent les Colèopières-Rhynchophores, c'est-à-dire les Curculionides, Anthri- bides, BrenUiides et Scolytides des autres auteurs, comme devant former un groupe séparé des autres coléoptères; ils croient, en outre, y reconnaître un type d'organisation inférieure (•)• Voici les caractères sur lesquels ils basent cette opinion. La tête des Rliynchophores (je garde la dénomination donnée par M. Leconte aux insectes dont il est question) présente toujours en dessous la trace distincte d'une suture médiane correspondant aux sutures gulaires des autres coléoptères. Dans ces derniers, ces sutures sont divergentes, soit en avant, soit en arrière, et rarement {Silphidcs et Siaphylinides) rapprochées au milieu de leur par- cours. Le prothorax difiere de celui des autres coléoptères en ce que ses épimères se joignent sur la ligne médiane en dessous, de manière à former, en arrière, une ligne au bout du prosternum. Dans les autres coléoptères (à l'exception du genre Cossyphus et d'un petit nombre de Colydiides), le prosternum finit par un espace uni, ou se prolonge de manière à participer à l'articulation entre les segments pro- ^ métathoraciques (*). On pourrait borner la définition du groupe à ces deux caractères fondamentaux; il y en a cependant de secondaires, communs à tous ou presque tous les Rhynchophores ; ce sont les suivants : 1° Il ne se trouve, parmi eux, point de formes molles, ressem- blant à des larves ou imparfaitement coriacées (chitinised), point avec des élytres courtes, laissant les élytres découvertes, point dont les articles des antennes sont fort multipliés, comme il s'en présente fréquemment parmi les coléoptères normaux ; 2° Il n'y en a point chez qui les côtés du prothorax sont séparés du pronotum par une suture et fort peu chez qui la ligne margi- nale même est indiquée; chez plusieurs, les sutures prosternales sont distinctes; chez quelques-uns, celles-ci même sont oblitérées; 3" Aucune espèce ne possède des cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière, quoique parfois la lame cornée formée par les épimères soit fort étroite et que, dans d'autres cas (Baris, etc.), la partie postérieure du prosternum soit plus épaisse et couvre la suture médiane, mais sans venir en contact avec le mésosternum ; {*) M. Leconte cite, à l'appui de cette opinion, celle de L. Oken, dans les Élé- ments de Physiophilosophie. (*) Voyez, pour les deux paragraphes se rapportant à la tête et au prothorax : The American Naturalist, Fcb. 1875. Vol. IX, 142 et 113. LXXIX 4° Les segments abdominaux ne sont jamais au nombre de plus de cinq ; le premier et le deuxième sont d'ordinaire plus grands, souvent même soudés, offrant une suture partiellement oblitérée ; le cinquième est parfois plus long que le quatrième, parfois de lon- gueur égale ; 5" Lorsqu'il existe une différence appréciable entre les sexes, elle consiste d'ordinaire dans la plus grande longueur du rostre chez les femelles, indiquant son usage comme organe accessoire de génération ; l'insecte se servant du rostre pour faire la perfo- ration dans laquelle l'œuf est déposé ensuite par l'ovipostor, de consistance molle, et poussé plus avant par le rostre; ' 6° L'autre différence sexuelle consiste dans l'addition d'un étroit segment dorsal (ou anal) chez les mâles ; ce caractère cependant n'est pas évident dans plusieurs familles, le représentant morpho- logique de ce segment anal étant complètement rétréci et couvert par le pygidium. Dans d'autres familles, le segment en question est seulement visible en dessous, simulant ainsi un sixième segment abdominal ; 7° L'occurrence fort rare d'éperons articulés au bout des jambes; il est en effet rare qu'il y ait plus d'un seul mucro fixe. Chez les espèces où les tarses sont insérés latéralement près de l'extrémité, ce mucro est souvent allongé et recourbé ; l'angle extérieur de la jambe se prolonge dans ce cas assez souvent en une dent (') recourbée, comme la dent terminale aux tibias antérieurs de quel- ques Scariticles de la famille des Carabiques ; 8° La tête est très-souvent prolongée en avant des yeux et forme un rostre, d'ordinaire plus étroit que le front et souvent fort mince. Une prolongation aplatie de la tête se rencontre dans quel- ques genres de Cucujides, de Pythides et à'Œdèmérides, mais nulle part ailleurs chez les coléoptères normaux ; 9° Dans la grande majorité des espèces, le labre est absent. Chez certains Scolytides, il est faiblement développé, mais ne présente de forme normale que chez les Rhinomacèrides et les Anthri- bides ; lOo Les palpes sont courts, rigides, avec leurs articles diminuant de taille, excepté chez les Rhinomacèrides et les Anthribides, où ils sont étroits et flexibles comme chez les coléoptères normaux ; 11° Dans les genres où les tibias sont tronqués et émarginés au bout, formant une surface, nommée corbeille (Lacordaire), cette surface peut être glabre ou couverte d'écaillés. Chez les coléo- ptères normaux, elle est toujours glabre; chez Hypocephalus seul, elle est densément couverte de poils ; (*) Digilation. LXXX 12° Une rainure particulière à la surface intérieure des élytres, dans laquelle vient s'ajuster le bord montant des épimères mêta- thoraciques et des segments abdominaux, donne une grande fer- meté à la partie postérieure du corps. Cette rainure fait rarement défaut et ne se trouve, autant que j'ai pu examiner, que dans cer- tains Buprestides. L'ensemble de ces caractères, joint aux caractères fondamen- taux, mentionnés en premier lieu, indique, d'après M. Leconte, une profonde différence d'organisation, qui isole le groupe de tous les autres coléoptères. Il en résulte la nécessité de le classer à l'aide d'autres caractères que ceux qui sont efficaces pour définir les séries et les familles des coléoptères normaux. La grande ressemblance dans l'apparence générale des insectes de ce type (ressemblance sur laquelle nous reviendrons), jointe aux efforts qui étaient la conséquence de ne voir dans ce groupe qu'une famiille dans la série des coléoptères, a été cause que les caractères employés dans l'ouvrage actuel n'ont pas été appréciés à leur valeur réelle ou sont restés inaperçus. Sans entrer, Messieurs, dans les détails de la classification, qui n'intéressent que les entomologistes s'occupant de Curculionides , je signalerai cependant un fait d'un intérêt plus général. Les Curculionides proprement dits (^) présentent deux types de mandibules ; ces organes sont larges, en forme de tenaille (Lacor- daire) et paraissent alors plutôt propres à broyer qu'à découper les aliments, ou ils sont moins épais et en forme de pince. Les mandibules du premier type offrent vers l'extrémité une grosse saillie, tronquée au bout, ou mieux, comme l'appelle M. Leconte, une cicatrice. On remarque chez certains individus une tige en forme de crochet, qui, implantée sur cette cicatrice, peut s'en détacher sans trop d'effort. Les mandibules du second type, en forme de pince, n'offrent rien de pareil. Ces particularités n'avaient pas échappé aux observateurs, mais étaient mal interprétées par eux, quand Lacordaire (^) présuma que les tiges en question pouvaient être un restant d'organe propre à un des états antérieurs de l'in- secte et, comme la larve n'ofllrait rien de pareil, devaient être cher- chées sur la nymphe, tandis que l'insecte parfait les perdait ou les conservait indifféremment. L'examen de la collection do larves et de nymphes de i\I. Perris confirma le savant entomologiste dans sa conjecture, mais il ne tirait qu'un parti limité, pour sa classification, de la forme des mandibules, (') Otiorhynchidœ et Curculionidœ ; sensu Leconto cl llorn. (*) Lacordaire, Gênera, l. VI, p. 5, note i. LXXXI MM. Leconte et Horn s'en servent, au contraire, pour diviser en deux l'immense groupe des Curculionides qui, avec des segments abdominaux inégaux dans les deux sexes, possèdent des tarses larges et pubescents en dessous. Si je me suis arrêté un peu plus à ce caractère, c'est que nos auteurs font entrer par lui dans la classification des coléoptères, un élément qui mérite de fixer l'attention, comme se rattachant aux premiers états de l'insecte. Ils insistent d'ailleurs sur la néces- sité de l'étude des larves et il n'y a pas de doute qu'il faudra tenir compte des états successifs des insectes, dans une mesure plus large qu'on ne l'a fait jusqu'à présent, pour arriver à des classi- fications plus naturelles (<). M. Leconte fait également entrer davantage dans son système les caractères se rattachant aux mœurs, comme on a pu en faire la remarque, par l'observation jointe à l'indication de la forme diff"érente du rostre des femelles, dont la plus grande longueur s'explique par les nécessités de la ponte. Le savant entomologiste considère les formes anormales, com- posées, synthétiques, non différenciées, comme étant les survivants d'autres âges géologiques, et indique, par cela, des vues plus larges et d'une portée plus grande à la science entomologique. Les RhynchopJiores sont pour lui un type inférieur aux autres coléoptères et, par conséquent, plus ancien. Ce type est, en soi, plus uniforme que celui des autres ordres, représenté comme on sait par un nombre immense d'espèces, et offre des modifications géné- riques très- variées. Considérant, dit-il, la fixité des types d'insectes, comme elle est démontrée par la ressemblance des formes anciennes avec celles d'aujourd'hui, l'uniformité de nourriture et de manière de vivre, en même temps que l'immense quantité de genres de ce groupe, nous avons le droit de prévoir qu'il y aura proportionnellement un nombre plus grand de survivants, descendants non changés des espèces et genres qui étaient introduits d'abord. Nous aurons, par conséquent, une série plus parfaite de formes liées entre elles, qu'on n'en saurait trouver dans d'autres ordres d'insectes, qui, par leur mode de vie, sont plus exposés à la des- truction ou à la modification par les circonstances extérieures. L'arrangement adopté dans l'ouvrage montre une forme de structure dominante typique dans les grands groupes ou tribus, avec des variations dans le sens de telle modification qui devient dominante et définitive dans d'autres tribus. (') Voy. Huxley Lin. Soc. Dec. 4. •1874, et Von Baer, Entwickelungs- Geschichte der Thiere, cité par lui. ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE DELOIQUB, T. XX. T LXXXII Il arrive ainsi qu'en négligeant les caractères essentiels de la tribu à laquelle doit appartenir l'espèce, la description d'un genre peut ressembler beaucoup à celle d'un autre genre appartenant à une partie tout à fixit distincte de la série. En d'autres mots, les genres appartenant à des tribus diffé- rentes auront entre eux les mêmes caractères, pour ce qui regarde les caractères subordonnés aux caractères de tribu. Ce qui vient d'être dit pour les genres s'applique également aux espèces; la forme, la sculpture, la couleur sont souvent répétées dans des espèces de tribus différentes, quand leur distribution géo- graphique éloigne toute idée de dérivation commune. Je n'ai point de théorie à proposer (ajoute l'auteur), concernant ce système fort complexe de ressemblances mutuelles; elles ne sauraient être le résultat de ce qu'on a appelé imitation (mimicry); probablement elles ne le sont pas davantage de sélection naturelle ou de telle autre idée suggérée jusqu'à présent. Une connaissance plus pro- fonde de la nature permettra peut-être à nos successeurs de donner un jour une explication plus raisonnable de ces ressemblances. Je suis loin. Messieurs, de croire pouvoir expliquer ces phéno- mènes, qui m'ont bien souvent frappé dans l'étude des Curculio- nides, mais je crois pouvoir faire remarquer que des exemples de ressemblances dans la forme extérieure, accompagnées d'une orga- nisation intime fort dissemblable, se rencontrent fréquemment dans toute la série zoologique et paraissent résulter de l'adaptation de l'organisme à un autre milieu que celui dans lequel vivent les con- génères, mais où vivent les êtres, auquel il emprunte leur aspect extérieur. Il suffira, comme exemple, de citer la similitude de formes des cétacés et des poissons. Ici, la forme du mammifère est adaptée à un autre milieu que celui où vivent les autres espèces de la classe et arrive à ressembler, dans ses traits généraux, à l'appa- rence des êtres vivant exclusivement dans ce nouvel élément, les poissons. N'est-il pas probable que les ressemblances parmi les insectes résultent également d'une adaptation de l'espèce ou du genre, déterminée par un milieu différent de celui de ses congé- nères? Laissant de côté ces questions, le phénomène nous apprend à nous défier d'une ressemblance superficielle, de ce qu'on pourrait appeler un faciès trompeur. Elle nous ferait courir le danger de regarder comme voisines, des espèces fort étrangères les unes aux autres par leurs caractères supérieurs, et comme fort éloignées entre elles, d'autres espèces en effet voisines. C'est ainsi, Messieurs, que l'appréciation plus saine de la valeur des caractères rendra nos classifications plus naturelles et qu'elles nous présenteront un tableau plus fidèle de la nature organisée. Lxxxm Maintenant, Messieurs, je vous présenterai le rapport sur la situation de notre Société, exigé par l'article 14 de nos statuts. Nous avons reçu 17 nouveaux membres effectifs et le nombre de nos membres associés s'est élevé à six. Le nombre des membres effectifs, qui était l'an dernier de 160, dont 75 résidant en Belgique, est actuellement de 152, dont 74 rési- dant dans le pays. Cette diminution est surtout le résultat d'une mesure que nous avons cru devoir prendre à l'égard des membres qui ont négligé, depuis quelques années, de s'acquitter envers la Société. Nous avons dû rayer leurs noms, conformément à nos statuts et sur l'avis con- forme de la Commission des comptes. Quatre membres effectifs sont membres à vie. Le nombre des membres honoraires est, comme dans le passé, de 11, celui des membres correspondants de 21. Les décès (i) et les démissions nous ont fait perdre 12 mem- bres. Les sociétés savantes, avec lesquelles nous sommes en relation d'échange, s'élèvent environ à 145. Pour ce qui concerne nos travaux, nos bulletins paraissent régu- lièrement et permettent la publication immédiate de communica- tions intéressantes. Pour ce qui regarde nos Annales, on peut citer parmi les travaux qui forment le XX" volume de cette publication : les trois mémoires de M. Chapuis sur des Phytophages; le travail de M. Lethierry, sur les Hémiptères du voyage de notre regretté collègue C. Van Volxem ; celui de M. Sharp, sur les Coléoptères aquatiques prove- nant de la même source ; le travail de M. Millière. sur de nouveaux Lépidoptères du midi de la France, et la monographie du genre Macromerus, par M. Chevrolat. La situation financière de notre Société est excellente, le tréso- rier vous en soumettra l'exposé. Nous pouvons espérer. Messieurs, que la considération dont la Société continue à jouir, aidera à développer le goût pour les sciences naturelles et fera de plus en plus apprécier l'utilité des études entomologiques. {Applaudissements.) Après avoir communiqué l'approbation donnée aux comptes arrêtés de l'année 1877 parla Commission de vérification, le tréso- rier présente ces comptes, portant en recettes : fr. 3,118-^1, en dépenses : fr. 2,891-51, et laissant un reliquat de fr. 22G-70. ^ Il donne ensuite lecture d'un exposé de la situation financière de (*) MM. Bcllynck, de Franqucn, Pellot et de Thysebacrt. LXXXIV la Société et dépose, au nom du Conseil d'administration, le projet de budget pour l'exercice 1878, Les comptes de l'exercice 1877 sont approuvés par l'assemblée. La discussion s'ouvre ensuite sur les articles du budget, en com- mençant par le chiffre de la cotisation pour 1878. M. Weinmann proj)ose de le porter à 20 francs. Il fait valoir à l'appui de sa proposition, non la situation financière de la Société, qui a continué à être très-satisfaisan.te, mais la nécessité où il est d'avis que se trouve la Société de se créer des ressources, et pour publier plus de planches dans ses volumes, et pour enricliir sa bibliothèque d'ouvrages généraux propres à permettre aux débu- tants l'étude et la détermination de leurs chasses, catégorie d'ou- vrages dans laquelle il faut reconnaître que notre bibliothèque, si bien fournie en publications de sociétés savantes et en travaux d'un caractère plus spécial, est extrêmement pauvre. 11 fait remarquer que la Société est menacée dans son avenir par l'absence d'une jeune génération, destinée à remplacer la génération actuelle quand elle s'éteindra, et il appelle l'attention sérieuse de ses collègues sur la nécessité de descendre un peu des régions de la haute science pour préparer ce recrutement d'entomologistes, de diriger les forces de la Société dans ce sens, et de majorer les ressources financières dans ce but. M. de Borre demande la parole pour combattre toute proposition d'augmenter encore la cotisation. Si nous venons, dit-il, de devoir rayer treize membres qui, depuis plusieurs années, avaient cessé de nous envoyer leur cotisation, si nous avons la perspective de devoir probablement en exécuter autant l'année prochaine, remar- quons que tous ces arrérages ont commencé à la suite de l'éléva- tion de la cotisation de 12 à 16 francs. On n'a pas reçu pour cela davantage de démissions, nous disaient, l'année suivante, les parti- sans de cette mesure. Effectivement, mais beaucoup de membres cessaient de solder régulièrement leurs cotisations, ce qui revenait absolument au même. Quant aux craintes de M, Weinmann pour le recrutement des entomologistes dans le pays, elles sont peut-être exagérées. Il fau- drait attendre le résultat du développement donné depuis deux ans seulement à l'étude de l'histoire naturelle dans l'enseignement moyen et primaire ; il est encore trop tôt pour juger de ce que cela pourra produire. Au Musée , où actuellement beaucoup d'in- sectes, autant que l'exiguïté du local le permet, sont constamment exposés, il y a continuellement des élèves des collèges et écoles étudiant et prenant des notes, sans parler de ceux qui y viennent en troupes, amenés par leurs professeurs. Il y a loin de là à ce que nous avions, il y a quelques années, quand il n'y avait ni leçons de LXXXV zoologie, ni collections publiques d'insectes. Nous avons déjà pris, de notre côté, une bonne mesure en créantla catégorie de nos membres associés. Il est possible et même probable que nous devrons cher- cher d'autres mesures pour soutenir et développer le mouvement intellectuel qui s'est produit, et le guider vers l'entomologie ; il y a là des besoins scientifiques à satisfaire, mais je pense qu'il faut le faire avec tact, de manière à les concilier avec les autres néces- sités scientifiques de notre Société. Nous ne devons pas déchoir de notre rang dans la science vis-à-vis de l'étranger, et si nous nous sacrifions aux jeunes entomologistes et à leurs débuts dans la science, en portant vers là tous nos efforts et nos publications, nous tomberons infailliblement de ce rang que nous occupons. Dans les autres pays, les entomologistes en herbe forment entre eux des Sociétés d'un ordre inférieur, telles que plusieurs Sociétés d'études scientifiques en France; ils ont des revues plus spécialement à eux destinées, comme la Feuille des Jeunes Naturalistes. Venons en aide à ces jeunes gens, tant que nous le pouvons, par des leçons, des conférences, des travaux écrits par eux, etc., mais ne leur sacrifions pas notre Société et le rang qu'elle occupe aujourd'hui. MM. Candèze, Roelofs, Jacobs et plusieurs autres membres pren- nent part à la discussion. Ils combattent tous la proposition de M. Weinmann d'élever la cotisation, mais sont tous d'accord avec lui pour reconnaître que la Société doit se préoccuper, tout en sau- vegardant son rang dans la science, des nécessités qu'il a signa- lées, d'aider les débuts des jeunes entomologistes livrés à eux- mêmes. M. Roelofs insiste sur l'idée de donner des conférences, idée qu'il a déjà émise et essayé de mettre en pratique, il y a quelques années. Il pense qu'il serait bon d'y revenir. M. Jacobs pense que la Société pourrait consacrer chaque année une somme à acquérir ces ouvrages généraux dont M. "Weinmann nous signale l'absence dans noire bibliothèque. La cotisation reste fixée à seize francs et le prix du volume à dix-huit francs, de même que l'année précédente. A propos de la somme à porter pour l'impression de planches, M. Weinmann fait remarquer que, lorsque la Société fait graver à l'étranger une planche, elle nous coûte autant que plusieurs plan- ches exécutées dans le pays. Il demande que la société décide que toutes les planches des Annales devront désormais être gravées, lithographiées ou chromolitliographiées dans le pays. M. Capronnier prend la parole pour combattre cette motion. Il est certes d'avis d'employer le plus possible les artistes indigènes; mais il est des cas, et nous en avons eu des exemples pour les planches de microlépidoptères, où il est certain que nous n'aurions LXXXVI pu obtenir d'aucun graveur belge une exécution satisfaisante, alors que l'étranger nous a donné des œuvres ayant un vrai cachet artistique. Plusieurs autres membres prennent part à la discussion et font, entre autres, observer que si rien n'empêche un artiste belge d'être aussi capable qu'un étranger d'exécuter finement les planches gra- vées d'entomologie qui exigent un talent particulier, un tel artiste ne trouverait pas une rémunération suffisante dans l'exercice de son art chez nous, et ne tarderait pas à s'établir dans un plus grand centre, tel que Paris ou Londres. Nous manquons aussi en Belgique de bons coloristes. Il n'y a que la chromolithographie, la gravure sur pierre et la gravure sur bois où nous trouvions chez nous les ressources suffisantes. Il résulte de cette discussion que l'assemblée ne croit pas pou- voir adopter la proposition de M.Weinmann.Mais elle décide qu'il y a lieu de prendre pour règle de confier l'exécution de nos plan- ches à des artistes belges, et de ne se départir de cette règle que très-exceptionnellement. De plus, si cela se fait à la demande des auteurs, celle-ci ne sera admise qu'à condition qu'ils participent largement dans les frais. Pour satisfaire, dans la mesure du possible, à la proposition faite par M. Jacobs, l'assemblée, majorant l'allocation budgétaire pour reliures de la bibliothèque et brochage de volumes d'Annales, décide que le Secrétaire, en s'entendant avec le Conseil d'administration, pourra, quand des occasions se présenteront d'acquérir avantageu- sement, pour la bibliothèque, des ouvrages pratiquement utiles pour les études de nos jeunes collègues, y consacrer une partie de l'allocation. L'ensemble du budget, montant, tant en recettes qu'en dépenses, à la somme de fr. 8,420-08, est mis aux voix et adopté. L'ordre du jour appelle l'élection d'un membre honoraire, en remplacement de feu G. Wesmael. Le Président donne connaissance d'une liste de trois candidats dressée par le Conseil d'administration. Il est procédé au scrutin, et M. J.-O. Westwood, professeur à l'Université d'Oxford, ayant obtenu l'unanimité des suffrages, est proclamé membre honoraire. Il est ensuite procédé à l'élection de trois membres du Conseil. M. Fondu déclare qu'ayant cessé d'habiter Bruxelles et ne pou- vant, par conséquent, assister régulièrement aux séances du Con- seil, il lui serait impossible d'accepter un nouveau mandat. Le scrutin ayant eu lieu , MM. Preudhomme de Borre et Weyers sont réélus, et M. le D' Jacobs est élu en remplacement de M. Fondu. Lxxxvn MM. A. De Lafontaine, Putzeys et Thyes sont réélus membres de la Commission de vérification des comptes. MM. Pologne, Lallemand, Pierret, "Weinmann et Weyers sont réélus membres de la Commission des collections. L'assemblée s'occupe enfin de choisir le lieu de l'excursion de la Société en 1878. Sur la proposition de M. Candèze, elle adopte à l'unanimité le bassin de la Gileppe. La séance est levée à 2 1/2 heures. CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ ÉNTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE DIVISION I. Entomologie générale ; Entomologie appliquée ; Ouvrages traitant d'Insectes de plusieurs ordres , ou d'Articulés de plusieurs classes. FASCICULE II. N" de rinvent. général. Armistead (Wilson). — On Galls. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1865.) 51 — Observations on Galls. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wieu, 1867.) 41 Bail. — Ueber Epidemieeu der Insecten durch Pilze. (Stett. Ent. Zeit., 1867.) 50 Bâtes (H.-W.). — On the Variation of Species. (Entom. Annual, 1864.) 54 Becker (A.). — Ueber die Wirkung-en einig-er Pflanzensiifte, die durch Verwundung- in den Kurper der Insekten g-ebracht wurden. (Stett. Entom. Zeit., 1858.) 50 Bellevoye. — Sur diverses espèces d'insectes qui habitent les coquilles d'Hélix. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 — Sur plusieurs Articulés nouveaux appartenant au Musée de Metz. (Ib. ib.) » ANNALES DB LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX. » — ^2 — BiDiE. — Extracts of the Report on the ravag-os of the borer (Xylotrechus quadripos Chevr.) in the coffee- plantatious of Mysore and Coorg. (Traus, Ent. Soc, Proc. Loud. 18G8.) 51 BiLiMBK (D.). — Fauna der Grotte Cacahuamilpa in Mexico. Vei-h. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.) 41 BoHEMAN (C.-H.) — Spetsbergens lusekt-Fauna. — Stockholm, 18G5, 1 broch. iu-8°. 642 — Bidrag- till Gottlands Insekt-Fauua. — Stockholm, 1867, 1 broch. in-8°. 643 BoNNAiRE (baron). — Notice nécrologique sur G. Capiomout. (Ann.Soc. Ent. France, 1871.) 48 BouLATOFF. — Sur la sériciculture dans le gouvernement d'Elisabethpol, Transcaucasie. (Hor. Soc. Ent. Ross., VIII.) 32 Brackenridge Clemkns. — Thoughts on Species. (Ent. Aunual, 1860.) 54 Brauer (Fr.). — Betrachtungen ûber die Verwandlung der Insekteu imSiunederDescendenz-Theorie. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1869.) 41 Briggs (T. -H.) — Remarks against the theory of M. Lowne ou the developmeut of the sexual organs in insects. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc, 1871.) 51 voM BRucK(E.)etMiNK (W.). — Reiseudurch dassûdhcheFrank- reich und die Pyreuiien, in den Jahren 1857 und 1858. (Stett. Eut. Zeit. 1859.) 50 Burmeister (H.). — Brief ans Buenos-Aires iiber Insecten- regen. (Ib. 1872.) » Ch arrière (A.). — Conservation des grains et destruction des charançons, alucites et fausses-teignes, au moyen de l'acide carbonique. (Aun. Se. Phys. et Nat. etc. Lyon, sér. lY, I.) 676 Chatirand. — Note sur les dégâts causés par les larves de Han- neton. (Ib. ib.) » — Sur les procédés séricicoles de M. Dufour. (Ib. Sér. 111, VIII.) » Chevrolat (Aug.)— Notice sur Charles Laurent. (Aun. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Claudon. — Sur l'utilité d'établir des jardins installés eu vue de l'étude des mœurs et des métamorphoses des insectes. (Ib. 1870.) » Clos (Domin.). — Note sur les galles du Pistacia Terebinthus. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXIV.) 546 CoHN (F.). — Ein neuer Haferfeind. (Stett. Ent. Zeit. 18G9.) Cornélius (C). — Vog-eluester und Insecteu. (Ib. ib.) — Lichtreiz der weissen Farbe, besonders in Beziehung auf Insecten. (Ib. 1860.) Cox. — Notes on the application of Photography to Entomology . (Trans. Ent. Soc. Londou, Proc. 1863.) Darwin (Ch.). — Entomologisches aus Cliarles Darwin's natur- wissenschaftlichenHeisen ; deutsch von D'"E. Dief- fenbach. (Stett. Ent. Zeit. 1866,) Dei (Ap.) — Utilita dell' Entomologia applicata all'Agricoltura. (Bull. Soc. Ent.Ital.,III.) — Sui danni degli lusetti nelle campagne Senesi durante lanuo 1871. (Ib. ib.) Desmarest(Eug.) — Note biographique sur Frivaldsky. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) Deyrolle (Em.). — Sur des essais d'éducations en plein air de la Saturnia Yama-maï aux environs de Rennes. (Ib. ib.) DiECKHOFF (L.-A.). — Nekrologvon W.-L.-E. Schmidt. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) DiETZE (C). — Ueber einige Beispiele von Nachahrnung bel Insecteu. (Ib. 1871.) Dobner. — Briefliche Mittheilung ûber das Putzeys'sche che- mische Problem. (Ib, 1859.) DoHRN (Ant.). —Die Darwin'sche Théorie und das Experiment (Ib. 1865.) — Physiologische und biologischeNotizen. (Ib. 1866.) — Eugcreon Boeckingi und die Généalogie der Arthro- poden. (Ib. 1867.) — Ueber « A.-S. Packard's jr. M.-D. Guide to the Study of Insects and a Treatise on those injurions and bénéficiai to crops. Sec. edit. Salem. 1870. » (Ib. 1871.) Dohrn(C.-A.) Neujahrsiiovelle pro 1858, nebst Preisfragen. (Ib. 1858.) — RedezurStiftungsfeierdesentomologischenVereins, am 8 November 1857. (Ib. ib.) . — Neujahrs-Supplik eines zerknirschten Novellen- schreibers. (Ib. 1859.) — Rede zur Stiftungsfeier des cntoraologischen Vereins am 7 November 1858. (Ib. ib.) — Einige Diagnosen von Klug und Erichson. (Ib. ib.) 50 51 50 35 48 50 Dohrn (C.-A.) Nachruf au unser Ehrenmitglied Alexander von Humboldt. (Ib. ib.) 50 — Redezur Stiftungsfeierdesentomologischen Vcreins, gehalten am 7 November 1859. (Ib. 1860.) » — Reminiscere II. (Ib. ib.) » — Neujahrs-Parag-losse. Denkschrift der Kerfe an Pan . (Ib. 1861.) » — Rede am Stiftungsfest des entomologischen Vereins. Sonutag, den4 November 1860. (Ib. ib.) » — Salve, Lector! (Ib. 1862.) » — Rede, gehalten zur Stiftungsfeier des Vereins am 3 November 1861. (Ib. ib.) » — Danlcbliittchen. (Ib. 1864.) » — Neujahrs-Scabiose. Yucca gloriosa Franco furti, eine Entomologische wahre Raub und Mordgeschichte. (Ib. 1865.) » — Rede zur Stiftungsfeier am 6 November 1864. (Ib. ib.) » — Tandem aliquando. (Ib. ib.) t — Ueber « Die Parasiten der Honigbiene und die durch dieselben bedingten Krankheiten dièses Insects. Nach eigenen Erfarhuugen und dem ueuesten Standpunkt der Wissenschaft von D"" Ed. Ass- muss. )) (Ib. ib.) i — Zur entomologischen Nomenclatur. (Ib. ib.) » — Neujahrs-Dialog. (Ib. 1866.) . — Rede zur Stiftungsfeier am5 November 1865 (Ib. ib.) » — Notiz ûber Lodewyk de Geer und Karl baron de Geer. (Ib. ib.) i — Antilocale Bedenken. (Ib. ib.) » — Ueber entomogripische Aberrationen. (Ib. ib.) » — Unpolitische Neujahrs-Maculatur. (Ib. 1867.) » — Rede zur Stiftungsfeier am 18 October 1866. (Ib. ib.) » — Epistel an einen Dilettanten. (Ib. ib.) » — Ceterum quidem censeo. (Ib. ib.) » — Gastronomisch-eutomologischer Excursus. (Ib. ib.) » — Gratias. (Ib. ib.) » — Neujahrs-Malz-Extract aus dem Moniteur Entomo- logique de la Lune. (Ib. 1868.) » — Rede zur Stiftungsfeier am 12 October 1867. (Ib. ib.) » — Ueber « Landwirthschaftliches Ungeziefer, dessen Feinde und Vertilgungsmittel. t (Ib. ib.) » — Ein Todtenkranz. B.-W. Westerman. (Ib. ib.) » — Verlorene Worte. (Ib. ib.) » Dohrn (C.-A.) Neujahrs-Strauss. (Ib. 1869.) 50 ■— Rede zur Stiftuug-sfeier des Vereins am 1 november 1868. (Ib. ib.) , — Doctor und Apotheker (weniger ein Romisches Singspiel vou Dittersdorf als vielmehr eine tra- gisch-kritische Jérémiade. (Ib. ib.) » — Sendschreiben an D' Hagen. (Ib.) , — Curiosum. (Ib. ib.) , — Nachtrâgezum Neujahrs-Strauss. (Ib. ib.) i — Zwei Krondiamauten. (Ib. ib.) » — Linnaeana. (Ib. 1869 et suiv.) » — Gedenkblâttchen. (Ib. 1870.) „ — Rede zur Stiftungsfeier des Vereins, gehalten am 7 november 1869. (Ib. ib.) » — Vom Meere zu den Felsen. Reminiscere III. (Ib. iK) » — Eine Lesefrucht. (Ib. ib.) , — Insecten-Regen. (Ib. ib.) » — Neujahrs-Proponendum 1871. (Ib. 1871.) » — Aus Parthenogonien. (Ib. ib.) » — Rede zur Stiftungsfeier, gehalten am 6 November 1870. (Ib. ib.) « — Erlebnisse. (Ib. ib.) ^ — Welsche Jagdgeschichten. (Ib. ib.) » — Sala de' Putti. Ein Extrablâttchen. (Ib. ib.) » — Entomische Ornamentik. (Ib. ib.) * — Neujahrs-Bebelei. (Ib. 1872.) „ — Rede zur Stiftungsfeier, gehalten am 5 novem- ber 1871. (Ib. ib.) . — Asperula. Reminiscere IV. (Ib. ib.) » — Aus Napoli. (Ib. ib.) i Dohrn (H.). Aus seinem Reisejournal, mitgetheilt von C.-A. Dohrn. (Ib. 1865 et 1866.) » DouRS (A.). — Notice nécrologique sur le D"" Sichel. (Mém. Soc. Linn. Nord, France, 1869-71.) 578 DuFouR (Léon.). — Note sur les Galles du Pistacia Terebinthus. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXIV.) 546 DuNNiNG. — On swarms of insects observed during the autumn 1869. (Trans. Ent. Soc. London, Proc, 1869.) 51 DuSETGNEUR (E.). — Maladie des vers à soie. Inventaire de 1862. (Aun. Se. Phys. Agr. Ind. Lyon, S. III, vu.) 676 — Idem. Inventaire de 1863. (Ib. S. III, viii.) » — Idem. Inventaire de 1864. (Ib. S. III, ix.) — Idem. Inventaires de 1865 et de 1866. Ib. S. III, x.) i — 6 — Elditt. — Proben von in der Provinz Preussen gewonnener Seide. (Schr. Phys. œkou. Ges. Konigsberg, III.) 11 Erber (J.). — Ueber die auf der Seestrandskiefer : Pinus hale- pensis Mich. lebeuden schadlichen lusekten. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wieu, 18G5.) 41 — Ueber seine Reise nachCorfu. (Ib. 18G6.) • Faivre. — Sur l'action de quelques plantes aromatiques sur les vers à soie. (Ann. Se. phys. Agric. Ind. Lyon. Sér. III, VIII.) 676 Fallon (J.). — Sur l'emploi de l'eau pulvérisée dans l'éduca- tion des chenilles et des larves. (Ann Soc. Ent. France, 1870.) 48 — Note nécrologique sur M. Warion. (Ib. 1871.) » Fereday. — Note ou varieties. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1862.) 51 Fischer (L.-H.) — Zur Catalogs-Literatur. (Stett. Eut. Zeit. 1861.) 50 von Frauenfeld (chevalier G.) — Entomological Travel in Norway. Ent. Annual, 18G5.) 54 — Beitrag zur Insectengeschichte. Aus der dalma- tinischen Reise. (Verh. Zool. Eot. Ges. Wien, 1855.) 41 — Beobachtungen ûber Insectenmetamorphosen. (Ib.) » — Ueber exotische Pflanzenauswuchse, erzeugt von Insecten. (Ib. 1859.) » — "Weiterer Beitrag* zur Fauna Dalmatiens. Dipteren und Neuroptereu. (Ib. 1860.) » — Beitrag zur Insekteugeschichte aus dem Jahre 1861. (Ib. 1862.) — Beitrag zur Metamorphosengeschichte aus dem Jahre 1862. Verschiedene Metamorphosen. (Ib. 1863.) » — Insekteneier in einem australischen Farne. (Ib. 1864.) » — Ueber einige Pflanzenverwuster eingesendet von S'Durchl. Ftirst CoUoredo-Mannsfeld. (Ib. ib.) » — Vergrosserung der Eiei- bei Nematus fuscus Lep., Tenthredo spec. und Lixus turbatus Gyll. (Ib. ib.) » — Eine Galle auf den Blattern von Tilia grandifolia Ehr. (Ib. 1865.) » — Ableben der H. .Jos. Fischer von Rôsslerstamm. (Ib. 1866.) — 7 — von Frauenfeld (chevalier G.) Die orientalische Manna Tihal und ein Auswuchs auf der persischen Bur- gendsche, (Ib. ib.) 41 — Bemerkung-en und vorlilufige Notizen; als Anre- gung fur weitere Ermittlung. (Ib. ib.) « — Ueber die bisher eingelangten diessjahrigen Be- richte von landwirthschaftlichen lusektenschâ- den.(Ib. ib.) » — Das Insektenleben zur See. (Ib. 1867.) » — Ueber einege heuer haufiger aufgetretene Insekten. (Ib. ib.) — Ueber einen Zerstôrer der Baumwollkapseln in Egypten. (Ib. ib.) ,, — Verschiedene Metamorphosen. (Ib. 1868.) p — Ueber verschiedene in Sûdtirol, Judicarien und Kâruten beobachtete Metamorphosen. (Ib. 1869.) » — Ueber einige Pflanzenverwûster des Jahres 1869. (Ib. ib.) — Zwei neue Auswûchse , ersteer aus Shanghaï in China, letzteser aus Erezi an der Donau. (Ib. ib.) » — Ablage der Eier von Heuschrecken und Cicaden. (Ib. ib.) Fréter (C.-F.) Erinnerung an Jacob Hûbner aus Augsburg. (Stett. Ent. Zeit. 1861.) 50 FucHS (Waldemar). — Zwei Worte liber das Tudteu der Insekten. (Berl. Ent. Zeit., XV.) 49 Garnier (J.). — Les Insectes dans l'antiquité et au moyen-âge- (Mém. Soc. Linn. Nord France, 1867.) 578 Ghiliani (V.). — Acclimazione spontanea. (Bull. Soc. Ent. Ital., I.) 35 — Un consiglio agli agricoltori. (Ib. IV.) » Girard (M.). — Sur le parasite nommé oudji ou ougi, qui attaque les vers à soie au Japon. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 — Observation relative auxAbeilleSa (Ib. 1871.) « — Note de sériciculture : 1° Vers à soie du mûrier (Sericaria mori) ; 2" Vers à soie du chêne du Japon (Attacus ya-ma-maï Guér.-M.) ; 3" Vers ù soie de l'ailanthe (Attacus cyutliia Drury, vera Gucr. Mén.). (Ib. ib.) GiRAUD (J.). — Mémoire sur les Insectes qui vivent sur le roseau commun, Phragmites communis Triu. (Arundo phragmites L.), et plus spécialement sur ceux de l'ordre dos Hyménoptères. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1863.) 41 _ 8 ~ GiRAUD(J.)- Notice sur les déformations galliformes du Triticum repens et sur les insectes qui les habitent, et description de trois espèces nouvelles du genre Isosoma Walk. (Ib. ib.) 41 — Sur une maladie de la vigne. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Gluge, Poelman et Schwann. — Rapports sur le travail de M. F. Plateau ; Recherches physico-chimiques sur les Articulés aquatiques. (Bull. Acad. Belg. S. II, XXX.) 3 GuÉNÉE (A.). — L'Écheuillage. — 1 broch. in-8». 652 — Rapport sur l'excursion entomologique faite dans les montagnes de l'Ardèche, et en particulier à Celle-les-Bains, de mai à juillet 1869. (Ann. Soc. Ent. France. 1870.) 48 Hagen (H.). — A Comparison of the Fossil Insects of England and Bavaria. (Ent. Ann. 1862.) 54 — Ueber die Sinne der Gliederthiere, vorzûglich der Insekten. (Schr. Phys. OEk. Ges. Kunigsb. I.) 11 — Ueber die Tône der Insekten. (Ib. VIII.) » — Ueber Landois' Gesetz der Entwickelung der Ge- schlechter bei den Insekten. (Ib. ib.) » — Bastardzeugung bei Insekten. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Zusatz zu dem Berichte ûber lusecten-Bastarde. (Ib. ib.) » — Imbibition als Hiilfsmittel bei des Anatomie der Insekten. (Ib. ib.) » — Die beiden Hoefnagel, die ersten deutschen Entomo- logen und Inseztenmaler im 16 Jahrhundert. (Ib. ib.) « — Beitrag zur Bastardfrage. (Ib. ib.) » — Drury's Sammlung. (Ib. ib.) » — Zur Bastardfrage. (Ib. ib.) » — Georgi's Fauna Russlands. (Ib. 1859.) » — Bastarde. (Ib. ib.) » — Georgi's Beschreibung von S'-Petersburg. (Ib. ib.) » — Ueber « Reductions-Tabbelen, enthaltend Verglei- chungeu des Micrometer-Punktes mit der Pariser Duodezimallinie uud dem Millimeter und umge- kehrt. Zur Benutzung bei micrometrischen Mes- sungen Messungen berechnet von L. Finger, » (Ib. ib.) . Hagen (H.). Bericht ûber die in der Provinz Preussen von 1857 bis 1859 schildlich aufgetretenen Insekten. (Ib. 1860.) 50 — Ueberinsektenzuge. (Ib. 1861.) » — Insekten-Zwitter. (Ib. ib.) > — Ueber die Insekten in « Histoire naturelle du Jorat et de ses environs et celle des trois lacs de Neu- châtel, Morat et Bienne, etc., par M. le comte G. de Razoumowsky. » (Ib. ib.) « — Insekten im sizilianischen Bernstein im Oxforder Muséum. (Ib. 1862.) » — Schadlicher Einfluss der Zuckerfabriken auf die Bienenzucht (Ib. 1864.) » — Ueber Léon Dufour. (Ib. 1866.) » — Notiz ûber die entomologische Sammlungen in dem Muséum der vergleichenden Zoologie in Cam- bridge. (Ib. 1868.) . — Ueber rationelle Benennung des Geaders in den Flugeln der Insekten. (Ib. 1870.) , — Necrolog. Benjamin D. Walsh. (Ib. ib.) » — Letter ou Hybrids. (Ent. Weekl. Intell. III.) 14 VON Haimhoffen (chevalier G.). — Beobachtungen ûber die Menge und des Vorkommen der Pflanzengallen und ihre specielle Vertheilung auf die verschie- denen Pflanzengattungeu und Arten. Ein Bei- trag zur Kenntniss der Gallen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.) 41 VON Harold (baron Edg.) — Ueber Nomenclatur. I Stûck. (Harold Coleopt. Hefte, VI.) 37 Hartig (Th.). — Ueber die Anfertigung entomologischer Lichtbilder. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 Hartogh Heys van Zouteveen (H.). — Observations sur les coeflB.cients du vol chez les insectes. (Tijdschr. v. Entom. Sér. II, VI.) 26 VON Heydkn (C.-H.-G.). — Ueber die Insekten die an den Salinen leben. (Stett. Eut. Zeit. 1843.) 50 — Nekrolog von J.-H. Fr. Hess. (Ib. 1858.) » — Nekrolog von .T.-J. -M. Becker. (Ib. 1860.) » voN Heten (C). — Kleine Notiz iiber einige Insekteu-Meta- morphosen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1865.) 41 HiNTERÔCKER. — Eiitomologische Notizen. (Ib. 1855.) » — 10 — HoLDSwoRTH. — Notes on the Practical System foUowed iu tlie Province of Shang-tung for the cultivation of Bombyx Pernyi. iTrans. Ent. Soc London, Proc. 1871.) 51 HoLMGREN (A.-E.). — Bidrag till Kannedomen om Beeren Eilands och Spetsbergens Insekt-Fauna. — Stock- holm, 1869, 1 vol. in-4°. 648 HoRNE (Ch.). — Observations made in India on varions insects as regards their liability to or freedom from the attacks of animais, birds, lizards, etc. (Trans. Ent. Soc. Soc. Lond. Proc. 1869.) 51 HuTTON (Th.). — On the Reversion and Restoration of the Silkworn. (Ib. Proc. 1864.) » JoANNON. — Note sur un insecte ravageur des cèdres. (Ann. Soc. Phys. et Nat. Agr. et Ind. Lyon, Sér. IV, i.) 676 JouRDAN. — Sur l'éducation des Bombyx Cynthia et Pernyi. (Ib. S. III, VII.) — Sur l'emploi en sériciculture de la feuille du mûrier sauvage et de la feuille du mûrier greffé. (Ib. S. III, VIII.) — Communication sur le fléau qui atteint la séricicul- ture. (Ib. S. III, XI.) » Ka'wall (H.). — Entomologische Notizen aus Kurland {in- complet). — (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 — Entomologische Mittheilungeu : (Gastrophysa ra- phani Fb. ; Dytiscus latissimus L. ; Fidonia piniaria L. ; Mesochorus thoracicus Grv. ; Liparis Monacha L. ; Tarpa plagiocephala Fb. ; Xyela pusilla Daim. ; Coreus marginatusL.). (Ib. 1861.) >• — Miscellanea eutomologica. (Ib. 1867.) » — Entomologische Anmerkuugen. (Ib 1870.) » Keferstein (A.). — Lesefrûchte. (Ib. 1866.) » db«Kercado, Jardin et Trimoulet. — Rapport sur la magna- nerie de M"* Gergesès, à Caudéran. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXVI.) 546 VON Kiesenwktter (H.). — Einige Bemerkungen zu dem Auf- satze : Ueber Nomeuclatur ; in Coleopt Hefto VI, p. 37. (Harold Col. Hefte, IX-X.) 37 — Règles de la nomenclature entomologique. Traduc- tion deUallemand, par E. Mulsant. (Ann. Soc. Linn. Lyon, N. S. V.) 547 — dl — KiRBY (W.-F.). — Ou the application of the Law of Priority to Gênera in Entomology. (Trans. Ent. Soc. Lon- don, Proc. 1868.) 51 Knaggs. — Improved Breeding-cage. (Ib. Proc. 18G1.) » KoLLAR (V.). — Ueber bleidurchbohrende Insecten. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1857.) 41 Koppen (Fr.-Th.). — Ueber die Heuschrecken in Sudruss- land. Nebst einem Anhange ûber einige andere daselbst vorkommende schiidliche Insekten. — St-Petersburg, 1866, 1 vol. In-8». 551 — Einige Fâlle von Massen-Erscheinen verscheidener Insecten und speziell der Libellen. (Stett. Eut. Zeit. 1871.) 50 Kraatz (G.). — Von Siebold's Beobachtungen ûber Parthe- nogenesis bei Polistes gallica sowie ûber Pœdoge- nesis der Strepsiptereu, Kurz mitgetheilt. (Berl. Ent. Zeit. XIV.) 49 — Ueber das âlteste der Merian'scheu Werke. (Ib. ib.) » — Ueber « Die mitteleuropaischen Gallen in Wort und Bild, von D-^ G.-L. Mayr. » (Ib. XV.) » Krause. — Einige Monstrositaten an Schmetterlingen und Kafern. (Stett. Ent. Zeit. 1871.) 50 KiiNCKEL (J.). — Exposition des rechercbes de M. E. Blanchard sur l'influence que la lumière pourrait avoir sur la coloration des chrysalides et des insectes parfaits. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Notice nécrologique sur Raoul Lacour. (Ib. ib.) j KûNSTLER (G.-A.). — Ueber Getreideverwûster. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1864.) 41 — Beitrage zur Kenntniss der Land-oder Forst- wirthschaft schadlichen Insekten. (Ib. ib.) » — Bericht uber eingegangenc Mittheilungen von Insek- tenschaden. (Ib. 1866.) » — Zusammensetzung und Erôrterungen iiber die im Laufe der Jahre 1866 und 1867 eingegangenen Berichte ûber Land undForstwirthschaftsschàden durch Insekten. (Ib. 1867.) » — Die unseren Kurturpflanzen schadlichen Insekten. Mit besonderer Rucksicht auf die Erscheinungen, welche bei den Beschadigungen durch Insekten sich zeigen, und das Stadium der Entwickluug, in welchem sie vorzugsweise schiidlich sind. — Vienne, 1871, 1 broch. in-8». 613 — i2 — Laboulbène (Al.). — Coléoptères et Hyménoptères recueillis à Cannes par MM. Sig-noret et Laboulbène. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 — Observations sur des noix véreuses et sur les insectes qui les habitent. (Siphonella nucis Perris et Car- pocapsa pomonana Hubner.) (Ib. 1871.) » Lay. — On the brown silk esported from Che-foo in Northern- China. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1866.) 51 Layard (E.-L.) — On the fearful ravages of a species of white ant at St-Helena. (Ib. ib.) » Liclltenstein. — Remarques sur divers insectes. (Epeira fasciata, Antliidium contractum et ornatum, Osmia cyanea.) (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 — Sur le Phylloxère et la maladie des vignobles. (Ib. ib.) — Détails sur les insectes qui attaquent la Vigne. (Ib. ib.) LoEw (Fr.)— Die Bewohner der Schwalbennester. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien. 1861.) 41 — Bewohner der Schwalbennester. (Ib. 1867.) » — Fauna hiberna. (Ib. ib.) » LoHDE (G.). — Insectenepidemien weiche durch Pilze hervor- gerufeu werden. (Berl. Ent. Zeit. XVI.) 49 LowNE (B.-T.). — On insects collected in Southern Syria and Palestine. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1864.) 51 Mac-Lachlan(R.). — On two species of Steuophylax and a Schneumou of the genus Paniscus, found in an ice-cave in the Swiss Alps. (Ib. Proc. 1805.) » Mahler (E.). — Fadenwiirmer aus lusecteu. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 Mayr (G.). — Ueber Gattungsmerkmale der Insecten. (Ib. ib.) » Mény (Ch.). — Notice sur une éducation de vers à soie de lailanthe, faite en plein air, h Ochrenfeld près Cernay. (Ann. Se. Phys. Agr. Ind. Lyon, S. III, VIII.) 676 DE MoNTEBELLO. — Note sur l'éducatiou en plein air du Bombyx Yama-Maï sur le Quercus serratus, au Japon. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 MuLLEk (Alb.). — British Gall-Insects. (Ent. Annual, 1872.) 54 — On varions g'alls. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1869.) 51 , — On some iusect-galls in the flowers of the tansy. (Ib. Proc. 1870.) » — 13 — MiJLLER (Alb.). Ou galls or Ammophilaarundinacea. (Ib. ib.) 51 — On a gall observed on au undetermined species of Carex. {Ib. Proc. 1871.) » MriLLKR (H.). — Applicazione délia teoria darwiniana ai fiori ed agli insetti visitatori dei fiori; versioue dal tedesco e annotazioni di F. Delpino. (Bull. Soc. Ent. Ital. II.) 35 — Entomog-ripischer Nachtrag-. (Stett. Ent. Zeit. 1867.) 50 Mulsant (E.). —Notice sur A.-C.-M.-E. Foudras. (Ann. Soc. Liun.Lyon, N. S. VI.) 547 — Notice sur J.-N.-B.-G. Levrat. (Ib. ib.). » — Notice sur le D' Jules Sichel. (Ib. N. S. XVII.) — Instruction relative au hannetonage. (Ann. Se. Ph. Agric. Ind. Lyon, Sér. IV, i.) 676 Newman. — Varieties versus Hybrids. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1862.) 51 VON NoLCKEN (baron). — Reisebriefe. (Stett. Ent. Zeit. 1871 et 1872.) 50 Osten-Sacken (baron R.). — List of the Larvse, presented to the Entomological Society of Philadelphia. (Proc. Eut. Soc. Philadelph. VI.) 10 — Entomologische Notizen ûber die in Nord-Amerika eingewanderte europaïsche Pflanzen. (Stett. Ent. Zeit. 1861.) 50 — Ueber die Gallen und andere durch Insecten hervor- gebrachte Pflanzendeformationen in Nord-Ame- rica. (Ib. Ib.) » — Ueber die Gall-Insecten in Nord-America. (Ib. 1862.) » — Ueber einige Falle von Parasitismus unter Hyme- noptern und Diptern (Toxophora, Eumeues ; Tri- poxylon, Pelopœus; Somula, Vespa). (Ib. ib.) » — Harmonienin Farbeund Form. (Ib. ib.) » Packard A. -S.). — Ou certain entomological Spéculations. A Review. (Proc. Eut. Soc. Philad. VI.) 10 Pascœ (F -P.). — A Note on Generic Names having nearly the same Sound. (Traus. Eut. Soc. London, Proc. 1865.) 51 — Ou the Insects found on the snow-fiels of Monte Moro. (Ib. ib.) » — On Insects alighting on the snow in high moun- tains régions. (Ib. Proc. 1806.) » — 44 — Peacock (E.). — On a gall found on a willow tree. (Ib. Proc. 1865.) . 51 Pereis(Ed.). — Nouvelles excursions dans les grandes Landes. III« lettre adressée i\ M. Mulsant. (Ann. Soc. Linn. Lyon, N. S. IV.) 547 Pereoud (B.-P.) et ]\Iontrouzier. — Essai sur la Faune ento- mologique de Kanala. (Nouvelle-Calédouie), et description de quelques espèces nouvelles ou peu connues. (Ib. N. S. XL) » Philippi (R.-A.). — Beschreibung einiger neue chiîenischer Insecten. (Stett. Ent. Zeit. 1871.) 50 Plateau (Félix.). — Recherches expérimentales sur la posi- tion du centre de gravité chez les Insectes. — Genève, 1872, 1 broch. in-8'\ 600 — Qu'est-ce que l'aile d'un insecte? (Stett. Ent. Zeit. 1871.) 50 — Recherches physico-chimiques sur les Articulés aquatiques. IP partie. Résistance à Vasphyxie par submersion, action du froid, action de la chaleur, température maxima. — Bruxelles, 1872, 1 broch. in-8". 699 — Même ouvrage. (Bull. Acad. Belg. Sér. II, xxxiv.) 3 PouRiAU. — Sur divers procédés pour combattre les pucerons. (Ann. Se. Phys. Agr. lud. Lyon, S. III, viii.) 676 Preudhomme de Borre (A.). — Analyse d'un travail de Sir John Lubbock sur le genre Campodea con- sidéré comme représentant vivant des formes primordiales des insectes. (Annales Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Ragusa (Enr . ). — Brève excursione entomologica fatta salle Madouie e ne' boschi di Caronia. (Bull. Soc. Ent. Ital. III.) 35 Rathke (H.). — Anatomisch-physiologische Untersuchungen ijber den Athmungsprozess der Insekten. (Schr. Phys. Œk. Ges. Kcinigsberg, I.) 11 — Studien zur Entwicklungeschichte der Insekten. (Stett. Ent. Zeit., 1861 et 1862.) 50 Reiche (L.). — Notice nécrologique sur Auguste-Simon Paris. — Paris. 1869, 1 broch. in-8". 597 RôLL (Aloïs). — Insectenfangschirm. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1857.) 41 — lo — Roelofs (W.). — Excursion eutoraologique à trois des Iles Néerlandaises de la Mer du Nord. (Aun. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Rogenhofer (A.). — Neue Insectenfundorte. (Verh. Zool, Bot. Ges. Wien, 1857.) 41 — Ueber Corisa hierog-lyphica , Plusia gamma und Cassida nebulosa. (Ib. 1871.) » RoNDANi (C). — Degli Insetti Parassiti e délie loro vittime. Enumerazione con note. (Bull. Soc. Ent. Ital. III et IV.) 35 — Degli Insetti nocivi e dei loro Parassiti. Enumera- zione con note. (Ib. IV et suiv.). i — Nota Opellarum a Camillo Rondani evulgatarum. (Stett. Ent. Zeit. 1858.) 50 Roster(G.). — Di alcuni mezzi ed apparati destinati a riprodurre in disegno le immagini microscopiche, applica- bili in spécial modo aile minute investigazioni entomologiche. (Bull. Soc. Entom. Ital. I.) 35 RuppERTSBERGER (M.). — Notiz ûber deu Kohlweissling. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.) 41 — Ueber schadlichelnsekten. (Ib. 1869.) » Salvana Comas (J.-M.). — Apuntes para la Geografia y Fauna entomologicas de Mataro. — Madrid, 1870, 1 broch. in-8°. 591 Sanborn (F.-G.). — Account of the method of communicating ideas among insects by means of their antennae. (Proc. Essex Instit. V.) 33 Sauveur (J.). — Paroles prononcées aux funérailles de C. Wesmael. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 ScHiNKR (J.-R.). — Zur Fauna des Neusiedlersees, (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 — Anmerkungen zu dem im Bande V dieser Verhand- lungen abgedructen Aufratze Frauenfeld's : Beitrag zur Insecten-Geschichte. (Ib. 1856.) p — Eine Lebensskizze D' Johann Eggers. (Ib. 1867.) » ScHioDTE (J.-C). — Spécimen Faunœ subterrane». Bidrag til den underjordiske Fauna. — Copenhague, 1849, 1 vol. in-4°. 582 Schrader(H.-L.). — Ueber gallenbildende Insekten in Austra- lien. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1863.) 41 ScHWANN (T.), Gluge (T.) et de Selys-Longchamps (baron Edm.). — Rapports sur la deuxième — if) — partie des recherches de M. F. Plateau, concer- nant les Articulés aquatiques. (Bull. Ac. Belg. S. II, XXXIV.) 3 Sclater(Ph.-L.). — On tusks of Elephas indiens corroded byan unknown insect. (Trans. Ent. Soc. London. Proc. 1871.) 51 Scudder (S.-H.). On the Devonian Insects of New-Brunswick. (Ib. Proc. 1865.) I de Selys-Longchamps (baron E.). Compte rendu de l'excursion faite à la Baraque-Michel, du 8 au 11 juillet 1871. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 — Excursions entomologiques dans les Hautes-Fagnes. (Ib. XV.) . Sénac. — Réflexions sur une question de principe, à propos de la priorité des noms. (Ann. Soc. Ent. France, 1870.) 48 Sharp (D.) etWALLACE (A.-R,). — On the natural sélection. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1866.) 51 Sharswood (W.). — Beitrag zu einem Nekrolog des Majors J. Eatton Le Conte. Aus dem Euglischen tiber- tragen von C.-A. Dohrn. (Stett. Ent. Zeit. 1861.) 50 Shjmer(H.). — Notes on the Apple Bark-Louse (Lepidosaphes conchiformis Gmel. sp.). With a description of a supposed new Acarus. (Trans. Amer. Entom. Soc. I.) 23 — , Notes on insects bred frora the Prickly Ash (Xan- thoxylum americanum). (Ib. II.) > — A brief Extract from Notes on Grape Wine Borers. (Ib. ib.) » Shoolbred (W.-A. JUN.). — Letter on attempts of silk-culture. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1870.) 51 SiEBKE (H.). — Om en i Sommeren 1869 foretagen entomologisk Reise gjenuem Ringerike, Halliugdol og Valders. — Christiania, 1870, 1 broch. in-S». 587 VON SiEBOLD (C.-Th.-E.). — Beitriige zur Parthenogenesis der Arthropoden.— Leipzig, 1871, 1 vol. in-8". 574 — Ueber die Fadenwurmer der Insekten. Erster Nachtrag. (Stett. Eut. Zeit. 1843.) 50 — Ueber die Fiinfter Nachtrag. (Ib. 1858.) i — Id. Parthenogenesis. (Ib. 1862.) » — Sulla Partenogenesi negli Artropodi, trad. del Sign. A. Targioni-Tozzetti. (Bull. Soc. Eut. Ital. IV.) 35 — n — Simon (Eug.)- — Notice nécrologique sur Ogier de Baulny. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Smith (Fr). — On eight kinds of larvîB from India, described as (1 borers » and as causing great damage to the coffee and others trees. {Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.) 51 Speter (A.). — Zwitter Bildungen bei Sphinx nerii und einige Worte uber den Hermaphrodismus 'der Insecten ûberhaupt. (Stett. Ent. Zeit. 1869.) 50 — Nachtrag zu den Bemerkungen uber den Herma- phrodismus der Insecten. (Ib. 1870.) i Stainton (H.-T.). — Do you study Entomology. (Entom. Annual, 1858.) 54 — Second supplemental List of British Entomologists. (Ib. ib.) , — New Works on Entomology. (Ib. ib. et 1859,) 1 — Notes on the Proceedings of the Entomological Society of Philadelphia. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 1863.) 51 — On a paper published by M. B.-D. Walsh : « On the Insects Coleopterons, Hymenopterous, and Dipterous, inhabiting the galls of certain species of Willows. .) (Ib. Proc. 1865.) » Stâ.1 (C). — On the entomological collections existing in Sweden and coutaining the type spécimens of Swedish authors. (Ib. Proc. 1869.) . — Necrolog von C.-H . Boheman . (Stett. Ent. Zeit. 1869.) 50 Staudinger (O.). — Einige Worte liber den verstorbenen 0. Gruner in Leipzig. (Ib. 1866.) 50 — Necrolog von C.-G. Kaden. (Ib. 1868.) » Stefanelli (P.). — Il disastro délie Cavallette nella China. (Bull. Soc. Ent. Ital. II.) 35 — Cenni necrologici : Senator Prof. Ant. Orsini. (Ib. m.) r, Stein (F.). — Aufforderung zum Einsammeln von Schmarotzor- Insekten der hohern Thierklassen. (Stett. Ent. Zeit. 1843.) 50 SuFFRiAN. — Aphoristische Mittheilungen uber die Umge- bungen von Bad Ems In entomologischer Bezi- chung. (Ib. ib.) » Tabourin. — Mémoire sur un nouveau système d'éducation des Vers à soie. (Aun. Se. Phys. et Nat. Agr. et Ind. Lyon. Sér. III, x.) 676 ANN.'VLES DE LA SOC. ENTOM. UE BELOIQUE, T. XX. II. — 18 — Targioni-Tozzetti (A.). — Rivista entomologica. (Bull. Soc. Ent. Ital. letsuiv.) 35 — Entomologia agraria : Lo spettro délia Phylloxéra in Italia; la Phylloxéra in America; altri nemici délie plante; insetti sopra altre plante. (Ib. II.) » — Paolo Savi. (Ib. III.) » — Note anatomiche intorno agli insetti. (Ib. ib.) » Targioni-Tozzetti (A.), Sennoner, Vimercati (comte G.), Carruccio(A.) et Piccioli (F.). — Rasseg-na ento- mologica. (Ib. ib.) » Targioni-Tozzetti (A.) et Stefanelli (P.). — Cenni necrolo- gici : Giuseppe Stabile; Al. Lefebvre; Ad. Dou- mere; C.-H. Boheman ; G. Aube; B. Walsh ; A. Grandin de l'Eprevier. (Ib. II.) » Thibaulot. — Lettre sur le ver à soie de l'ailanthe. Ann. Se. Phys. et Nat. Agr. lud. Lyon, Sér. III, viii.) 676 von Tiedemann (L.). — Necrolog von Tiedemann. (Stett. Ent. Zeit. 1868.) 50 TiMiNS (D.-C.). — Notes of entomological observations made during the winter months in the Département des Alpes Maritimes. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1864.) 51 — Note of a month's coUecting at Cannes. (Ib. Proc. 1865.) » Trimoulet (H.). — État acifciel de la Sériciculture et description du nid d'un Bombyx exotique. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXV.) 546 Tyrer (R.). — Cheap Substitute for Cork. (Ent. Weeckl. Intell. III.) 14 Vallette (R.). — Composition d'un vernis pour la conser- vation des coléoptères. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Van Beneden (Ed.). — Sur deux procédés pour la conserva- tion des animaux inférieurs, mous et transpa- rents. (Ann. Se. Ent. Belg. XV.) 1 — Sur la place que les Limules doivent occuper dans la classification des Arthropodes. (Ib. ib.) » Venus (C.-E). — Zur Aufklaruug des Putzeys'schen che- mischen Problems, uud iiber die moglichen Ursachen der gefàhrlichen Wirkungen des Haare der Lipariden-Raupen. (Stett. Eut. Zeit. 1859.) 50 - 19 — ViMERCATi (comte G.). — Sulla posizione del Centro di Gra- vita negli Insetti e sulle Ricerche sperimentali del sig-. Plateau per determiuarla. — Florence, 1872, 1 br. in-8". 067 Vlacovich (G, -P.). — Sulla presenza dell' acido urico nella ente del Baco da Seta. (Ann. Soc. Nat. Modena, VI.) 492 Wailes (G.). — Substitute for Cork. (Ent. "Weekl. Intell. III.) 14 Wakefield. — On the entomological fauna of New-Zealand. {Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.) 51 Wallace (Alex.). — On Sériciculture. (Entom. Annual, 1869, 1870, 1871.) 54 — On the silk produced by Bombyx Cynthia fed upou the Ailanthus. (Trans. Ent. Soc. of London, Proc. 1864.) 51 — On Bombyx Cynthia. (Ib. Proc. 1865.) » — On the progress of sériciculture. (Ib. Proc. 1869.) » — On the progress and prospects of sériciculture in England and some of British colonies. (Ib. Proc. 1870.) Wallace (Alf.-R.). — On the theory of mimetic resemblances. (Ib. Proc. 1864.) Wallengren (H.-D.-J.). — Anteckingar; Entomology. — Stockholm, 1870, 1 broch. in-8». 646 Walsh (B.-D.) — On Phytophagic Varieties and Phytophagic Species, with remarks on the Unity of Coloration in Insects. (Proc. Ent. Soc. Philad. V.) 10 — Professor Dana and his entomological Spéculations. (Ib. VI.) — On the Insects, Coleopterous, Hymenopterous and Dipterous, inhabiting the Galls of certain species of Willow. (Ib. ib.) • Wayne (W.-H.) et DuNNiNG. — On the injuries done to straw- berries and carrots by a smalLMyriopod and the larvœ of a Dipterous Insect, Psila rosa;. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1871.) 51 Wesmael (G.). — Rapport du 22 mai 1842 sur une excur- sion aux dunes du littoral. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 — Rapport du 27 octobre 1844 sur une excursion aux environs de Saint-Hubert. (Ib. ib.) • — Rapport du 20 novembre 1847 sur une excursion aux environs de Huv. (Ib. ib.) » — 20 — Westwood. — On some parasitical insects in the wasp's and humble bee's nests. (Trans. Eut. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 — On a M. S. entomological journal of the late John Curtis. (Ib. Proc. 1863.) » "Weyers (J.-L.). — Compte rendu de l'excursion de la Société à Hastière, du 18 au 21 mai 1872. (Aun. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 White (A.). — On some Insects of varions orders, coUected by F.-M. Rayner, Esq., Surgeon of H.-M.-S. Herald, during its voyage of exploration in the South Seas. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.) 51 WiLSON (C.-A.). — Letter on the entomological fauna of the Australian Continent. (Ib. Proc. 1863.) t — Notes on South -Australian Entomology. (Ib. Proc. 1864.) Wocke(M.-F.) et Staudinger (0.). —A Joumey to Fin- mark. (Entom. Aun. 1864.) 54 — Reise nach Finmarken. (Stett. Ent. Zeit. 1861.) 50 Zaddach. — Ueber die Entwickelung der Insekteu. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Kônigsb. VIII.) 11 Anonyme. — Specie nuove di Artropodi appartenenti alla Fauna italiana ed illustrati da vari autori : Coleotteri, Ditteri, Lepidotteri, Aracnidi. (Bull. Soc. Ent. Ital. II.) 35 — Bibliografia entomologica italiana. (Ib. ib.) )> — Statuto délia Societa Entomologica italiana. (Ib. ib.) » — (P. B.). — AUevamenti o malattie dei Bachi da Seta. (Ib. IV.) — (A. T. T.).— Allevamento délie Api. (Ib. ib.) » — List of British Entomologists, arranged alphabeti- cally and geographically. (Entom. Annual, 1859 et 1860.) 54 — Aufiforderung zu Insectenbeobachtungen, mitge- theilt vom Vereine fur schlesische Insectenkunde. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.) 41 — Nouveau guide de l'amateur d'insectes, comprenant les généralités sur leur division en ordres, l'indi- cation des ustensiles et les meilleurs procédés pour leur faire la chasse, les époques et les condi- tions les plus favorables à cette chasse, la manière de préparer et de conserv^^r les collections ; par — 21 — plusieurs membres de la Société entomologique de France. — Paris, 1859, 1 vol. iu-12. 411 Anonyme. — On ravages committed by insects in the plantations to Mauritius. (Trans. Ent. Soc. Londou, Proc. 1864.) 51 — French honey. (Ib. Proc. 1865.) » — On Paris Exhibition of Insects. (Ib. ib.) » — Insect wax. (Ib. Proc. 1866.) i — Protection of trees from Insects (Ib. ib.) » — On the injury donc to the cotton crop in Louisiana by the army worm, the larva of Heliothis armi- gera. (Ib. ib.) » — On the spectrum of the fire-fly. (Ib. Proc. 1870.) » — On a Report made by M"" Adams on silk-culture in Japan. (Ib. ib.) » — On a machine to kill grasshoppers. (Ib. Proc. 1871.) » — Extraits du rapport adressé à la direction du Musée •royal d'histoire naturelle de Belgique par le Con- servateur de la Section des Articulés, le 10 oc- tobre 1870. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.) 1 — Constitution and By-Laws of the American Entomo- logical Society. (Trans. Amer. Ent. Soc. I.) 23 — Catalogue of works in the Library of the American Entomological Society. (Ib. ib.) c — A Memoir of Thomas Bellerby Wilson, M. D., pre- pared in pursuance of a resolution of the Entomo- logical Society of Philadelphia, by a Committee. (Proc, Ent. Soc. Philad. V.) 10 — Synonymisch-Nomenclatorische Neujahrsgedanken, dem eutomologischen Publikum zu geueigter Priifung vorgelegt von einem Norddeutschen Eutomophilen. (Stett. Ent. Zeit., 1858.) 50 — Metakritische Friihjahrsgedanken eines baltischen Setzers zu vorstehender Essentia dulcamara (Ib. ib.) — Nekrolog von A. -G. Dahlbom, aus dem Schwe- dischen ûbersetzt. (Ib. 1859.) • — Neujahrs-Moralitiit. Die Jungfrau Entomologia, Uebergaugs-Exemplar zwischen Meusch und Gôttin, tritt auf und spricht. (Ib. 1800.) • — Necrolog von C.-H.-G. vou Heyden. (Ib. 1866.) » — Ueber « First annual report on the uoxious, bénéfi- ciai and other insects of the state of Missouri, by Ch.-V. Riley ».(lb. 1871.) » — 22 — Anonyme. — Nekrolog. Julius Lederer. (Ib. ib.) 50 — Id. Prof. D' F.-A. Nickerl. (Ib. ib.) » — Catalog der Bibliothek der schweizerischen eutomo- logischen Gesellschaft. — Schafifhouse, 1872, 1 broch. in-8°. 695 — Rapports présentés à la Société impériale d'Agricul- ture, d'Histoire naturelle et des Arts utiles de Lyon, au nom de la Commission des Soies, sur ses travaux en 1862, 1863, 1864, 1865, 1866, 1867 et 1868. (Ann. Se. Phys. Agr. Ind. Lyon, Sér. III, VII à XI et Sér. IV, i.) 676 — Elm Trees ; their Foes and Friends. (Entom. Weekl. Intell. III.) 14 — (J.-W.-D.). The Birch-Wood Dinner. (Ib. IV.) » DIVISION II. Coléoptères. FASCICULE V. N" (le rinvent. gônéral. Altum. — Die KaferBorkum's. (Stett. Ent. Zeit. 1865.) 50 — Die Arten dcr Gattung Dytiscus iu der niichsten Umgebung von Munster. (Ib. ib.) » Ancet. — Lettre sur les coléoptères récoltés en Orient par M. Auzoux. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Baly (J.-S.). — Descriptions of some species of Cassididaî new to science. (Trans. Ent. Soc. Londou, 1872.) 51 Bâtes (Fr.). — Descriptions of new gênera and species of Tene- brionidœ. (Ib. ib.) » Bâtes (H.-W.). — On the wide différence which exists between the Coleopterous fauna of Eastern Siberia and of Western Europe. (Ib. ib.) » — On tbe Longicorn Coleoptera of Chontales, Nica- ragua. (Ib. ib.) » — Notes on Gênera and Species of Coprida). (Harold Coleopt. Heft. IV.) 37 ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX. III. '■"-^ _ 24 _ Baudi a Selve (Flam.). — Coleopterorum messis in insula Cypro et Asia minore ab Eugenio Truqui congregatae recensitio : de Europteis notis qui- busdam additis. Pars tertia. (Berl, Ent. Zeitschr. XIV.) 49 — Idem. Pars quarta. (Ib. XV,) > — Europeœ et circummediterraneae FaunsB Dascilli- dum et Malacodermatum specierum, quse Cornes Dejean in suo Catalogo éd. 3° cousignavit, ex ejusdem collectione in R. Taurinensi Musaeo asservata, cum auctorum hodierne recepta deno- minatione, coliatio. (Ib. ib.) » — Osservazioni suUe Specie italiane del génère Limne- bius Leach. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 Bauduer (P.)- — Coléoptères intéressants pour la faune fran- çaise recueillis aux environs de Sos (Lot-et- Garonne). (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Bedel (Louis). Chasses à Villers-sur-Mer (Calvados). (Ib.ib.) » — Remarques sur des Coléoptères intéressants pour la faune parisienne. (Ib. ib.) » — Révision du genre Aulacochilus Lacordaire, de la famille des Erotyliens. (Ib. ib.) » Bellier de la Chavignerie (E.). Sur les mœurs du Calo- soma sericeum Fabr. (Ib. ib.) » Berce. — Quelques Coléoptères rares pris dans la forêt de Fon- tainebleau. (Ib. ib.) » de Bertolini (St.). — Cenni sui Coleotteri délia Valle di Sole nel Trentino. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 Bethe. — Bemerkungen ûber generelle Unterscheidungsmerk- male einiger Arten des Genus Silis. (Stett. Ent. Zeit. 1864). 50 — Zur Diagnose des Xantholinus linearis Oliv. uud X. longiventris Heer. (Ib. 1865.) » — Orochares (Deliphrum) angustatus Er. (Ib. ib.) » — Ueber die in Deutschland bis jetzt aufgefundenen Arten des Genus Throscus Latr. (Ib. ib.). »> — Platyderus oder Haptoderus nemoralis Graells? Haptoderus montanellus Graells? (Ib. 1866.) » — Sammelbericht von 1865. (Ib. ib.) » — Zwei neue deutsche Staphylinen (Oxytelus Eppels- heimii ; Eucesthetus Mariœ. (Ib. 1867.) » — Einneuereuropaischer Throscus. (Ib. 1868.) » — 2S — Bethe. — Entomologisches vom Ostseestrande. (Ib. ib.) » — Vermischtes. (Xylophilus amabilia Sahlb.; Sticbo- glossa semirufa Er. ; Glapbyrus modestus Kiesw.; Bryaxis fuscata Motsch.; Ptiuus xylopertha Reiche.)(Ib. ib.) , — Apion Steveui Gyll. Sch. species insignis et pro- pria. (Ib. 1869.) „ — Sammelbericht vou 18G8 und Vermischtes. (Ib. ib.) » — Throscus exul Bonv. (Ib. 1870.) » — Zur Throscus-Synonymie. (Ib. ib.) » Beuthin (H.). — Sammelberichte in Hamburg-. (Berl. Ent. Zeit. XVI) 49 BoLD (T.-J.). — Note on the Flying- of Bembidia. (Entom. Weckl. Intell. III.) 14 Brisout de Barneville (Ch.). — Chasses aux environs de Cabourg et dans la forêt de Saint-Germain. (Anu. Soc. Ent. France. 1871.) 48 — Synonymische Veranderungen. (Harold Col. Heft. II.) 37 BuRMEiSTER (H.). — Longicornia Argentina. Systematische Uebersicht der Bockkafer der La Plata-Staateu. (Stett. Ent. Zeit. 1865.) 50 — Bemerkungen iiber die Gattungen Barypus, Car- diophthalmus und Odontoscelis. (Ib. 1868.) » — Synonymische Berichtigung : Odontoscelis Water- houseiNob. (Ib. 1870.) » — Cassidina Argentina. Anmerkungen zu Boheman's Monographia Cassididarum, die Arten des La Plata-Gebietes betreffend. (Ib. ib.) » — Buprestidœ Argentini. (Ib. 1872.) » Gandèze (E.). — Diagnoses de quelques Rutélides nouvelles. (Harold CoL Heft. V.) 37 — Abanderungen vergebenen Namen. (Ib. ib.) » — Insectes recueillis au Japon par M. G. Lewis pen- dant les années 1869-71 . — Liège, I broch. in-S". 727 de Chaudoir (baron M.). — Observations sur quelques genres de Carabiques, avec la description d'es- pèces nouvelles. — Moscou, 1872, 1 broch. iu-8^ — Essai monographique sur les Drimostomides et les Cratocérides et description d'un genre nouveau de Morionides.(Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) — Monographie des Callidides. (Ib. ib.) 692 - 2f) — Chevrolat (A.). — Description d'un Mecomastyx nouveau, ut note sur la Melasia tarsalis. (Ib. ib.) » — Melasia Brasiliana sp. u. (Ib. ib.) » — Description de quatorze nouvelles espèces de Curcu- lionides d'Europe, d'Alg-érie, de TAsic-Mineure et d'un nouveau genre de cette famille. (Harold Col. Heft. V.) 37 — Chasses entomologiques dans le nord-ouest de la France, et description de deux espèces nouvelles (Sitones g-uttulatus et Orchestes luteicornis.) (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Sur le genre Piazocnemis. (Ib. ib ) » Claudon. — Sur les mœurs de l'Agrilus biguttatus et du Pla- typus cylindrus. (Ib. ib.) )> Cornélius (C). — Einiges iiber die Notiophilen hiesiger Gegend (Elberfeld). (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 — Œlige Kafer zu restauriren.(Ib. ib.) » — Adimonia caprese. (Ib. ib.) i> — Ernabrung und Entwickelung von Haltica oleracea Fab. (Ib. 1864.) » — Entwickelungs-Geschichte der Galleruca calma- riensis Linné, G. LythriGyll. (Ib. 1867.) » — Zur Naturgeschichte des Lucanus cervus Linné. (Ib. ib.) — Weiteres zur Naturgeschichte von Lucanus cervus Linné. (Ib. 1868.) » Crotch (G.-R.). — Berichtigungen und Zusatze zum Cata- logus Coleopterorum synonymicus et systema- ticus. (Harold Col. Hefte, V et VI.) 37 — Die Gattungen der Coleopteren. Chronologisch studirt. Uebersetzt von E. von Harold. (Ib. VI.) » — Remarks o-n the genus Cis. (Ib. ib.) » CzwALiNA (G.). — Drei neue deutsche Arten der Staphylinen- Gattung Oxytelus. (Berl. Ent. Zeitschr. XIV.) 49 — Sammelberichte in Kônigsberg. (Ib. XVI.) » Desbrochers des Loges (J.). — Notes synonymiques sur diverses espèces se rapportant aux genres Polydro- sus.Thylacites, Metallites.Tanymecus, Chloropha- nus et Geonomus. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Diagnoses d'espèces nouvelles de Coléoptères appar- tenant aux genres Polydrosus, Thylacites, Tany- niecus, Scythropus, Metalliles et Phsenognathus. (Ib. ib.) » — 27 — Desbrochers des Loges (J.). — Remarques et rectifîca- • tions synonymiques. (Ib. ib.) DiECK (G.). — Eine entomologische Wintercampagne iu Spa- nien. (Berl. Ent. Zeit. XIV.) 49 — Ein entomologischer Ausflug in die Berg-e Sûd- Corsica's (Ib. ib.) » DiETRiCH (K.). — Neue Kâferarten fiir die Fauna der Schweiz. (Stett. Ent. Zeit. 1862.) 50 DoEBNER. — Zwitter und Missbildungen (bei Lucanus cervus und Pentodon punctatus.) (Ib. 1864.) » Dohrn(G.-A.). — Aphileus lucanoides Candèze. (Ib. 1861.) » — Melolontha (Polyphylla) hololeuca Ç , eine Anfrage an siidrussische Eutomophilen. (Ib. ib.) » — Ueber « Skandinaviens Coleoptera, synoptisk bear- betade af C.-G. Thomson. Tom. III. » (Ib. ib.) — Europâische Bûrgerbriefe fiir Kâfer. (Ib. ib.) t — Macrocrates bucephalusBurm. (Ib. ib.) » — Paromia dorcoides Westwood. (Ib. ib.) a — Zur Synonymie der Cryptocephaliden (Ib. 1864.) » — Trypanœus oder Tryponseus? (Ib. 1865.) n — Eine Rittergeschichte (Bembidium eques). (Ib. ib) » — Note zur Lamellicornien-Gattung Orsilochus Bur- meister. (Ib, ib.) » — Trichogomphus Martabani Guér. (Ib. ib.) » — Ueber den Fang der Hôhlenkâfer. (Ib. 1866.) » — Cassida desertorum Gebl. (Ib. ib.) ' » — Ueber « Gênera des Coléoptères par Th. Lacordaire. Tome VII. » (Ib. ib.) » — Ueber « Monographie der sudamerikanischeu Cry- ptocephalen, von D"" Suffrian » . (Ib. ib.) » — Ueber « Monograph of the Family of Nitidularite by Andr. Murray » . (Ib. ib.) » — Ueber « Systematisches Verzeichniss der bisher im Kanton Zurich aufgefundenen Kiifer >' . (Ib. ib.) » — Spheuoptera Beckeri Dohrn, n. sp. (Ib. ib.) » — Ueber « Monographie des Platypides par le docteur F. Chapuis » . (Ib. ib.) » — Rutela cœrulea Perty. (Ib. ib.) » — Note zu Homalocerus nigripeniiis Sehonli. (Ib. ib.) » — Spheuoptera Beckeri Dohrn. (Ib. 1867.) » — K. Lindenmann's Notiz. im Bull, de Moscou 1866, III, p. 314. (Ib. ib.) » — 28 — Dohrn (C.-A.). — Ueber « Die Kaferfauna Hildesheims, von CarlWilken.(Ib. ib,) — Ueber « Monographie der Gattung Strongylium Kirby und der damit zuniichst verwaudten Formen, von F.-W, Miiklin » . (Ib. 1868.) » — Ueber « Die Forst- und Baumzucht schildlichen Borkenkilfer (Tomicides Lac). Kurz revidirt von J.-A. Graf Ferrari 1) . (Ib. ib.) » — Ueber « Die Kilfer von Hamburg- und Umgegend. Ein Beitrag' zur nordalbiugischen Insektenfauna vonD'C.-H. Preller ... (Ib. ib.) — Conoproctus quadriplagiatus Lac. (Ib. ib.) » — Macrotoma héros Heer. (Ib. ib.)- » — Exotisches. (Cetonia hœmorrhoidalis, Oxythyrea amabilis, Cetonia fimbriata, Tephrœa anceps, Cetonia flaviventris, etc. (Ib. ib.) » — Corymbites aeripennis Kirby. (Ib. 1869.) » — Species-Namen aus Schouherr's Werken. (Ib. ib.) » — Tryponseus — und kein Ende. (Ib. 1870.) » — Kafer-Notizen. (Ib. ib.) » — Catalogus Coleopterorum Gemminger-Harold. (Ib. 1871.) — Zur Rûsselkâfergruppe der Amycteriden. (Ib. ib. et 1872.) » — AlcidesChaudoiriGuér. (Ib. 1872.) » . — Cetonia (Protsetia) Bremei Schaum, et C. (Pr.) scepsia m. (Ib. ib ) » — Phœnicus sanguinipennis Lacord. (Ib. ib.) » — Ischnocnemis costipennis Thomps. (Ib. ib.) » — Scarabœus tricoruis L. novissima editio. (Ib. ib.) » — Dascillus parallolus m.; Byrrhus tuscanus m.; Psammœcus Boudieri Lucas. (Ib. ib.) » Douglas (J.-W.). — Ants' nest Beetles. (Entom. W. Intell. IV.) 14 — Beetles at Lee. (Ib. V.) » Dreciisel (C). — Beschreibung eines monstrôsen Exemplars von Attelabus curculiouoides. (Stett. Eut. Zeit. 1871). 50 Dudgeon(R.-E.). — Monstrosity in a Bembidium littorale. (Eut. W. Intellig. III.) 14 EicHHOFF. — Neue exotische Tomiciden-Arten. (Berl. Eut. Zeit. XV.) 49 — Ueber Xyloterus lineatus Erichs. (Ib. ib.) » — 29 — EiCHHOFF. — Ueber die Gattung- Pityophorus sensu Eichhoff. (Ib. ib.) — Zwei neue deutsche Tomicus-Arten und zwei neue europaische Crypturgus-Arten. (Ib. ib.) » Emery (C). — Descrizione di una uuova specie italiana del génère Cychrus. (Bull. Soc. Eût. Ital. IV.) 35 Fahr^us (O.-J.). — Coleoptera Caffrarise, annis 1838-1845 a J.-A. Wahlberg collecta. Heteromera descripsit. — Stockholm, 1870, 1 vol. in-8''. 644 — Mémorandum betrefFend die im Druck neulich erschienene Abhaudluug : Coleoptera CafFrarite, Longicornia. (Harold Col. Heft. IX-X.) 37 Fairmaire (Léon.). — Descriptions de six nouvelles espèces du genre Ichthyurus (Téléphorides.) (Stett. Ent. Zeit. 1867.) 50 — Coleoptera Europae nova descripta. (Ib. 1869.) » — Notes sur les Coléoptères recueillis par Ch. Coquerel h Madagascar et sur les côtes d'Afrique. 111* partie. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Diagnoses de quelques Coléoptères nouveaux de la faune européenne. (Ditomus rubens, Hydroporus Bonnairii, H. avunculus, H. nigricoUis, Brachy- deres quadripunctatus, B. lœsicollis). (Ib. ib.) » — Deux Coléoptères nouveaux pour la faune française (Feronia (Argutor) planidorsis; Aphodius cer- vorum.) (Ib. ib.) » — Nuove specie italiane del génère Adelops. (Ann. Mus. Civ. Stor. Nat. Genova, III.) 575 Faust (J.). — Ueber Alcides Chaudoiri und Karelini. (Hor. Soc. Ent. Ross. VIII.) 32 Ueber Cleonus foveicollis Esch. (Ib. ib.) » — Ueber Lixus myagri 01. (Ib. ib.) » Fauvel (A.). — Synonymische Veranderungen. (Harold Col. Hefte, IL) 37 Ferrari (comte J.-A.). — Nachtrage, Berichtigungen uud Aufklarungen xiber zweifelhaft gebliebeue Arten in « die forst- und baumzuchtschildlichen Borken- kafer (Tomicides Lac), etc. » (Ib. ib.) » FouDRAS (A. -C. -M. -E.). — Histoire naturelle des Coléoptères de France. Altisides. — Paris, 1859-60, 1 vol. in-8''. 671 — Même ouvrage. (Ann. Soc. Linn. Lyon, Nouv. Sér. V] et VIL) 547 — 30 — von Frauenfeld (chevalier G.). — Anthonomus ciuctus Schh. (Yerh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.) 41 — Gonioctenapallida L. (Ib. ib.) > — Ceutorhynchus contractus Mrsh. (Ib. ib.) i — Kilferlarven im Stamme von Diospyrus lotus. (Ib.ib.) » — Même ouvrage. (Zool. Miscellen. XVI.) 128 — Anthonomus cinctus Schh. (Ib. ib.) » — Gonioctena pallida L. (Ib. ib.) * — Ceutorhynchus contractus Mrsh, (Ib. ib.) > Gemminger (Max). — Abanderung-en vergebener Namen. (Harold Col. Hefte, V et VI.] 37 — Berichtigungen und Zusiitze zum Catalogus Coleo- pterorum synonymicus et systematicus. (Ib. VI, VII et suiv.) » Gemminger (Max) et von Harold (baron Edg.). — Annonce de la publication prochaine d'un Catalogue général de Coléoptères. (Ib. II.) » Gerhardt. — Orchestes Quedenfeldtii n. sp. (Stett. Ent. Zeit. 1865.) 50 — Sammelberichte in Liegnitz. (Berl. Ent. Zeit. XVI.) 49 Gerstaecker (A.). — Bemerkungen uber einige Paussiden. (Stett. Ent. Zeit. 1867.) 50 Gestro (R.). — Note sopra alcuni Coleotteri). (Aun. Mus. Civ. Geuova, III.) 575 Guedler (V.V — Nachlese zu den Kaferu von Tirol. (Harold Col. Hefte III.) 37 — Zweite Nachlese zu den Kafern von Tyrol. (Ib. VI.) » Grouvelle et Bonnaire. — Chasses ii Fontainebleau. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Guise (W.-V.). — Insects on the Flat-Holme. (Ent. W. Intell. IV.) 14 Haag-Rutenbkrg (G.). — Beitrage zur Famille der Tenebrio- niden.Genus Himatismus. (Harold Col. Hefte, VI.) 37 — Idem. Nachtrag zur Gattung Himatismus Er. (Ib.VII.) — Idem. Revision der Famille der Moluriden (Ib. ib. et VIII.) » — Monographie der Cryptochilideu. (Berl. Ent. Zeit- schr.XVI.) 49 Habelmann (P.) et Kraatz (G.). — Orthoperus Kluki Wan- kowitz in Deutschlaud uachgewiesen. (Ib. XV.). » — 31 — Haliday. — Description d'une espèce nouvelle de Curculionite. (Aun. Soc. Linn. Lyon, N. S. XVIII.) 547 Hampe (Cl.). — Beschreibungen eiuiger neuer Kafer. (Berl. Ent. Zeit. XIV.) 49 VON Haeold (baron E.). — Beitriige zur Kenntniss einiger copro- phagen Lamellicornien. VII. (Ib. XV.) » — Die Arten der Gattung Canthidium. (Harold. Coleopt. Hefte, I.) 37 — Zur Synonymie zweier Gymnopleurus- Arten. (Ib. ib.) — Diagnosen neuer Coprophagen. (Ib. ib., II et suiv.). 1 — Die Arten der Gattung Caccobius. (Ib. II.) » — Beitrage zur Kenntniss der Gattung Onthophagus. Erster Theil. (Australier und Afrikaner.) (Ib. ib.) i> — Nachtrag zur Bearbeitung der Gattung Canthidium. (Ib. ib.) » — Ueber « Schaum und von Kiesenwetter, Naturge- schichte der Insecten Deutschlands I, 2. Erste Lieferung, 1868. Dytiscidse und Gyrinidae. » (Ib. ib.) . — Ueber « Die forst- und baumzuchtschadlichen Bor- kenkâfer (Tomicides Lac.) aus der Familie der Holzverderber (Scolytides Lac.) mit besonderer Berucksichtigung vorzûglich der europiiischen Formen und der Sammlung des K. K. zool. Cabin. in Wien, von J.-A. Graf Ferrari. » (Ib. ib.) » — Synonymische Veranderungen. (Ib. ib. et suiv.) » — Die Chœridiideu-Gattungen Uroxys und Trichillum. (Ib. III.) » — Zur Nomenclatur der Gattung Calathus. (Ib. ib.) » — Ueber das Vorkomuien von Pimelia bipuuctata Fabr. im Unteriunthale. (Ib. ib.) » — Ueber « Reise der ôsterreichischen Fregatte Novara. Zoologischer Theil. II. Coleopteren. Bearbeitet von D''L. Redtenbacher. » (Ib, ib.) » — Berichtigungen und Zuziltze zum Catalogus Coleo- pterorum synonymicus et systematicus. (Ib. ib. et suiv.) » — Die Arten der Gattung Chœridium. (Ib. IV.) » — Ueber Copropliage Lamellicornien mit besonderer Berucksichtigung der PariserSammluugcu.(Ib.V.) » — Tabula synoptica Specierum geueris Onthophagus ex Australia. (Ib. ib.) » — 32 — VON Harold (baron E.). — Bemerkungen zu den Elateridae im Stein'schen Cataloge. (Ib. ib.) » — Ueber Liichtenstein. — Ravages de la Galeruca calmariensis aux environs de Montpellier. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Sur la larve du Vesperus Xatarti. (Ib. ib.) » Lucas (H.). — Description et figure des deux sexes d'une nouvelle espèce de Malacogaster, précédées de quelques remarques sur cette coupe générique de l'ordre des Coléoptères et de la Tribu des Malaco- dermes. (Ib. ib.) » — Note sur la vie évolutive de l'Opatrum sabulosum, coléoptère hétéromère de la tribu des Ténébrio- nides. (Ib. ib.) » Maeklin (F.-W.). — Ueber Acropteron geniculatum Germ., nigricorne Maki., rufipes Perty und nigripes Germ. (Stett. Ent. Z. 1862.) 50 — 36 — Maeklin (F.W.). — Synonymische und systematische Bemer- kungen. (Ib. 1872.) » de Marseul (S.-A.). — Description de nouvelles espèces de Coléoptères. (Ann. S. Ent. France, 1871.) 48 — Remarques synonymiques sur diverses espèces d'Otiorhynchides. (Ib. ib.) > — Sur le Sympiezocera Laurasi. (Ib. ib.) » — Abanderung vergebener Namen. (Harold Col. Hefte, IV et V.) 37 Maeshall (T.-A.). — A singular Clytus. (Entom. W. Intell. III.) 14 MiCKLiTZ (Fr.). — Beitrag zur Bastardfrage. Briefliche Mit- theilung. (Stett. Ent. Z. 1861.) 50 MiNK (W.). — Die Fussbilduug von Sphindus dubius Gyll. (Ib. ib.) . MoRSBACH. — Ein einfaches Mittel, den Metallglanz der Cas- siden zu erhalten. (Ib. 1865.) » MuLLER (Alb.). — A few words on Serropalpus striatus Helle- nius. (Trans. Ent. Soc. London, 1862.) 51 — Notes concerning the habits of Anaspis maculata Fourc. (Ib. ib.) » — Notes on the habits of Ozognathus cornutus Lee. (Ib. ib.) » Mulsani; (Et.). — Histoire naturelle des Coléoptères de France. Longicornes. Paris, 1862-63, 1 vol. in-8°. 672 — Idem. Longicornes. Paris, 1839. 1 vol. in-8°. 731 — Idem. Palpicornes. Paris. 1844, in-S". » — Idem. Sulcicolles. Sécuripalpes. Paris, 1846. in-8°. » — Idem. Tribu des Longicornes [incomplet). (Ann. Soc. Agr. Ind. Lyon Sér. III. vu et viii.) 676 — Idem. Tribu des Gibbicolles. (Ib. Sér. IV, i.) » — Sur les mœurs du Hanneton à l'état de larve. (Ib. ib.) » — Histoire des Coléoptères de France. Tribu des Vési- cants. (Ann. Soc. Liun. Lyon. N. S. IV.) 547 — Idem. Tribu des Angustipennes. (Ib. N. S. V.) » — Description d'un Coléoptère nouveau de la tribu des Vésicants. (Criolis Guerini.) (Ib. ib.) » — Histoire des Coléoptères de France. Tribu des Rostri- fères. (Ib. N. S. VI.) » — Observations sur les Lampyrides. (Ib. N. S. VII.) » — Note sur THarmonia lyncea (Coccinellide). (Ib. ib.) » — 37 — Mulsant (Et.). — Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Mollipeunes. (Ib. ib.) — Description de quelques Coccinellides nouvelles. (Ib. N. S. XVIII.) Mulsant (Et.) et Godart (A.). — Description de deux espèces nouvelles de Coléoptères de la tribu des Hydro- canthares. (Ib. N. S. VII.) Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Hydrocanthares. (Ib. ib.) Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère Angustipenne. (Ib. ib.) Description de quelques Coléoptères nouveaux ou peu connus. (Ib. N. S. XII.) Description d'une espèce nouvelle du genre Auletes. (Ib. N. S XV.) Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère du genre Athous. (Ib. ib.) Description de deux nouvelles espèces de Coléo- ptères (Coptocephala peregrina; Aubeonymus notatus.) (Ib. ib.) Description de trois Coléoptères nouveaux (Helops tauricus ; H. miuutus; Hedyphanes hirtus). (Ib. N. S. XVI.) Description de deux espèces nouvelles d'Alphitobius (coléoptères de la tribu des Latigènes, famille des Ulomiens. (Ib. ib.) Description d'une espèce nouvelle de Coccinellide. (Ib.N. S. XVIII.) Description d'une nouvelle espèce de Coléoptères du genre Somoplatus. (Ib. ib.) Description de deux nouveaux Scymniens (tribu des Coccinellides). (Ib. ib.) Description d une espèce nouvelle de Coléoptères du genre Anthrenus. (Ib. ib.) Description d'une espèce nouvelle de Mélolonthide (Ampbimallus Logesi.) (Ib. ib.) Description d'une espèce nouvelle de Lamillicornes (groupe desCoprophages).(Ib. ib.) Mulsant (Et.) et Guillebeau. — Description d'une espèce nouvelle du genre Orchesia, de la tribu des Coléoptères Barbipalpes. (Ib. N. S. IV.) Mulsant (Et.) et Lichtenstein. — Histoire des métamor- phoses du Vesperus Xatarti, de la tribu des Lon- gicornes. (Ib. N. S. XVIII). — 38 — Mulsant (Et.) et Mayet (Val.). — Descriptiou d'une espèce nouvelle d'Anisotoma. (Ib. N. S. XVI.) Description et métamorphoses de TAnomala vitis. (Ib. Ib.) Mulsant (Et.) et Pellet (P.). — Description d'une espèce nouvelle de Buprestide. (Ib. N. S. XVIII.) Mulsant (Et.) et Revelière (E.). — Notes pour servir à riiistoire de quelques Coléoptères. (Premiers états de riphthimus italiens ; larve du Rhizotrogus fos- sulatus; Lampra mirifica; Cratomerus cyani- cornis; Latipalpis pisana; Niphoua picticornis; Dircea Revelierii.) (Ib. N. S. VI). Description d'une espèce nouvelle du genre Lam- pyris. (Ib.N. S. VII.) Description d'un Coléoptère nouveau constituant un nouveau genre dans la tribu des Opatrates. (Ib. ib.) Description d une espèce nouvelle de Coléoptère du genre Dasytes. (Ib. ib.) Mulsant (Et.) et Rey (Cl.). — Description de quelques Coléoptères de la tribu des Longipèdes. (Ib. N. S. IV.) Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Buprestides. (Ib. N. S. VII.) Description d'un genre nouveau de la famille des Anobides. (Ib. ib.) Description de quelques Coléoptères nouveaux ou peu connus. (Ib. ib.) Description de quelques Brachélytres nouveaux ou peu connus. (Ib. ib. et X.) Description d'un genre nouveau de la famille des Cryptophagides. (Ib. N. S. X.) Essai sur la famille des Anobides proprement dits. (Ib. ib.) Longicornes nouveaux ou peu connus. (Ib. ib.) Description de la larve de l'Hypulus quercinus. (Ib. ib.) Histoire naturelle des Coléoptères de France. Tribu des AngusticoUes. (Ib. ib.) Idem. Tribu des Diversipalpes. (Ib. ib.) -: Idem. Tribu des Térédiles. (Ib. N. S. XI et XII.) Idem. Tribu des Colligères. (Ib. N. S. XIII.) Idem. Tribu des Scuticolles. (Ib. N. S. XV.) — 39 — Mulsant (Et.) et Rey (Cl.). - Idem. Tribu des Floricoles. (Ib. ib. et XVI.) , Description dune espèce nouvelle de Coléoptères. (Sphenoptera Pelleti.) (Ib. N. S. XIII.) , Description d une nouvelle espèce de Coléoptère de la tribu des Carabides. (Ib. N. S. XV.) » Description de trois nouvelles espèces de Byrrhides. (Ib. N.S. XVI.) Histoire naturelle des Coléoptères de France. Tribu des Piluliformes. (Ib. N. S. XVII, ) , Description de diverses espèces nouvelles de Coléo- ptères. (Ib. N. S. XVIII.) » Description de quelques insectes nouveaux ou peu connus. (Ib. ib.) » Description d'un genre nouveau de l'ordre des Coléo- ptères, tribu des Brachélytres, famille des Aléocha- riens. (Ib. ib.) » Description d'une espèce nouvelle constituant un nou- veau genre dans la famille des Aphodiens. (Ib. ib.) » Description de quelques nouvelles espèces d'Apho- diens. (Ib. ib.) » Description d'une espèce nouvelle de Lamellicornes (groupe des Phyllophages.) (Ib. ib.) » Histoire naturelle des Coléoptères de France. Tribu des Fossipèdes. (Ann. Se. Phys. Agr. Ind. Lyon, Sér. III, iv). 676 Idem. Tribu des Brévicolles. (Ib. ib.) > Idem. Tribu des Vésiculif ères. (Ib. S. III, xr.) » Idem. Floricoles. — Paris, 1868. I vol. in-8". 673 Idem. Gibbicoles. — Paris. 1868, 1 vol. in-S". 674 Idem. Piluliformes. — Paris. 1869, 1 vol. in-8''. 675 Idem. Improsternés. Uncifères. Diversicornes. Spi- nipèdes. — Paris, 1872, I vol. in-8°. 732 MuRRAY (A.). — Description of a nevf Genus of Nitidulidœ. (Harold Col. Heft. IV.) 37 — Abanderung vergebener Namen. (Ib. ib.) » DE Naecillac. — Sur l'Hexaphyllus Pontbrianti Mulsant. (Ann. Soc. Eut. France, 1871.) 48 Osten-Sacken (baron R.). — Necrophorus americanus Oliv. (Stett. Ent. Z. 1862.) 50 — Der Pflaumen-Russelkiifer (Plum-weevii, Conotra- chelus Nénuphar Herbst.) (Ib. ib.) » — Megaderusbifasciatus Dup. (Ib. ib.) » ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELQJQUE, T. XX. ï^ — 40 — Packard (A. -S.)- — List of the Coleoptera collected in Labrador. (Anu. Rep. Tr. Peabod. Acad. Se. IV.) 456 Paury (F.-J.-S.). Snellen van Vollenhoven (S. -G.) et "West'WOOd. — Descriptions of new species of Lucanoid Coleoptera; with remarks on the genus Cantharolethrus, and supplementary list. (Trans. Ent. Soc. Lond. 1872.) 51 Philippi (R.-A.\ — Ein Kilferchen, das als Gewûrz dient (Elmis condimentarius Ph.). (Stett. Ent. Z. 1864.) 50 — Ueber Rhopalobrachium Bohem. (Ib. 1866.) » — Atractocerus? valdivianus Ph. (Ib. ib.) » — Taurocerastes, ein nouer Geschlecht der Geotrupiden aus Patagonien. (Ib. ib.) » Philippi (R.-A.) et Philippi (Fr.). — Beschreibung einiger ueuen Chilenischen Kiifer. (Ib. 1864.) » Pirazzoli(Od.). — Cicindele Italiaue. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 PissoT. — Sur les ravages de la Galeruca calmariensis [Ann. S. Ent. France, 1871.) 48 Plateau (Félix). — Un mot sur la mode dadhérence des mâles de Dytiscides aux femelles pendant l'acte de l'accouplement. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Preudhomme de Borre (A.). Note sur le Byrsax (Boli- tophagus) gibbifer "Wesmael. (Bull. Ac. Belg. Sér. II, XXIX.) 3 Putzeys (J.). — Sur une variété du Panaga3us crux-major. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 — Note sur le Calathus piceus Marsh. (Ib. ib.) » — Description de deux espèces nouvelles du genre Carabus. (Ib. ib.) » — Carabiques nouveaux découverts dans les Montagnes des Asturies par M. Ehlers : Carabus auriculatus, Harpalus cardiaderus, Bembidium crassicorne. (Ib. ib.) » — Description de deux espèces nouvelles de Cara- biques : Amara africana; Leiocnemis atrovires- cens. (Ib. ib.) » — Remarques sur les Amaroïdes. (Stett. Ent. Z. 1865.) 50 — Révision des Clivinides de TAustralie. (Ib. 1866.) » — Additions aux Amara. (Ib. 1867.) » — Les Broscides. (Ib. 1868.) » — Trechorum oculatorum Monographia. (Ib. 1870.) » — Note sur le genre Perileptus Schaum. (Ib. ib.) » — 41 — Putzeys (J.). — Amara iudivisa, neue europiiische Art. (Ib 1871.) — Additions à la Monographie des Trecbus.(Ib. 1872.) » — Cymindis Ehlersi, n. sp. (Ib. ib.) » Ragusa (Enr.). — Descrizione di una nuova specie d'Attalus délia Sicilia. — Florence, 1 br. in- 8". 734 — Haplocnemus trinacriensis. — Florence, 1 broch. in-8°. r^2ô — Même ouvrage. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 — Altre due nuove specie di Coleotteri trovate in Sicilia. — Florence, 1871, 1 br. in 8°. 736 Reiche (L.). — Observations sur quelques Carabiques. (Harold Col. Heft. lîl.) 37 — Réponse à MM. de Kiesenwetter et Kraatz. (Patrobus Napoleonis et Brachinus berytensis.) (Ib. V.) » — Examen de quelques espèces de Cétonides d'Europe et pays limitrophes et description de quatre espèces nouvelles. (Aun. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Quelques mots sur le Catalogue général des Coléo- ptères de MM. Gemminger et Harold. (Ib. ib.) » Heitter (E.). — Beschreibung zweier neuer deutscher Psela- phiden. (Berl. Ent. Z. XIA^) 49 — Ueber Oomorphus concolor Sturm. (Ib. ib.) i — Erster Nachtrag zur Revision der europiiischen Meli- gethes-Arten. (Ib. XVI.) t ■ — Neue Kiiferarten von Oran, gesammelt von Hans Leder. P^ Stûck. (Ib. ib.) » — Die sûdafrikanischen Arten der Nitidulinen-Gattung Meligethes nach dem Materiale der H. Chevrolat, D"" Fritsch und anderer beavbeitet. (Ib. ib.) i> — Zweiter Nachtrag zur Revision der europiiischen Meligethes-Arten. (Ib. ib.) i — Mehgethes raorulus, n. sp. (Ib. ib.) 1 Roelofs ("W.). — Observations sur la Monographie du genre Rhinochenus. (Ann. Soc. Eut. Belg. XV.) 1 RoSENHAUER (W.). — Eutomologischc Mittheilungen. (Rhizo- trogus marginipes, R. ochraceus, R. ruficornis, R. cicatricosus, Cymindis macularis, Amara cre- nata, A. fusca.) (Stett. Ent. Z. 1871.) 50 VON RoTTENBERG (barou A.). — Beitriige zur Coleopteren-Fauua von Sicilien. I et II. (Berl. Ent. Zeit. XIV.) 49 — Mastigns Heydenii, n. sp. (Ib. ib.) » — Beitriige zur Coleopteren-Fauna von Sicilien III. (Ib. XV.) » — 42 — VON RoTTENBERG (baroD A.). Synonymische Bemerkungen. (Ib. ib.) » — Cryptocephalus princeps, n. sp. (Ib. ib.) » RuPERTSBERGER (M.). — Beitriige zur Lebensgeschichte der Kiifer. (Pterostichus cupreus L. ; Cercus sambuci Er. ; Sarrotrium clavicorue L.; Phytonomus poly- goni F.; Cleonus sulcirostris L. ; Lema puncti- collis Curt. ; Longitarsus luridus Scop. ; Cassida equestris F. ; C. nobilis L. ; C. margaritacea Schall.) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.) 41 — Zwei neue Carabiden-Larven. (Pterostichus vulgaris Linné; Anisodactylus binotatus Fabr.) (Ib. ib.) » Rye (E.-C). — New British Species, Corrections of Nomencla- ture, etc., noticed since the publication of the Entomologist's Annual, 1872. (Eut. Annual, 1873.) 54 — In-door and Cellarhunting.(Ent.Weekl. Intell. III.) 14 — Hammersmith Marshes (Ib. IV.) » — Coleoptera at Brighton. (Ib. V.) » Salle (A.). — Note synonymique sur le genre Zopherus. (HaroldCol. Hefte, VI.) 37 Saundees (Edw.). — Descriptions of Twenty new species of Buprestidœ. (Traus. Ent. S. London, 1872.) 51 Saunders (S. -S.). — Stylopidarum, ordinem Strepsipterorum Kirbii constituentium, mihi tamen potius Coleo- pterorum Familiœ, Rhipiphoridis Meloïdisque pro- pinquœ, Monographia. (Ib. ib.) » Sauveur (J.), — Addenda et errata au catalogue des Coléo- • ptères du pays. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Sauzey (A.). — Sur TEumolpe ou Gribouri (Ann. Se. Agr. Ind. Lyon, Sér. III, vu.) 676 ScHAUFUSS (L.-W.). — Nachtrag zur Monographie der Spho- drinen. (Harold Col. H. I.) 37 — Ueber einige Rûsselkufer aus Spanien. (Ib. IL) » — Die europiiische ungefliigelten Arten der Gattung Sphodrus Dej. (Stett. Ent. Z. 1861.) 50 — Anthicus vittatus Lucas und Bruchus pallidipes ScLunh. (Ib. ib.) » Zwei neue Silphiden-Gattungen (Quœstus et Quîb3- ticulus). (Ib. ib.) » — Ueber Quœstus Dohrnii (olim Qu. Bonvouloirii). (Ib. 1862.) » - 43 - ScHAUFUSS (L.-W.). — Platyderus varians und Haptoderus cantabricus. (Ib. 1865.) „ — Beitrag zur Gruppe der Malacodermata. (Ib. 1867.) » ScHAUM (H.). — Ueber Sphodrus cavicola. (Ib. 1862.) » ScHiNER (J.-B.). — Eine Beobachtung aus meinem Aquarium. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.) 41 ScHMiDT-GoEBEL. — Zur Synonymie der Rhinosimi. (Stett. Ent. Z. 1868.) 50 Schneider (G.-W.). — Reise nach Finmarkeu von D"" Stau- dinger und D' Wocke Coleoptera. (Ib. 1862.) » ScHREiBER. — Ueber Anthypna abdominalis Fab, und dereu Larve. (Berl. Entom. Z. XIV.) 49 — Sammelberieht von Karst. (Ib. XV.) » ScHWARz (E.). — Sammelberichte in Breslau. (Ib. XVI.) ,. ScRiBA (W.). — Lathrobium punctatissimum, n. sp. (Ib. XIV.) i — Noch drei fur Deutschland neue Oxytelus. (Ib. ib.) » — Fûnf neue Leptusa-Arten. (Harold Col. Heft. I.) 37 ScRiBA (W.) et Kraatz (G-.). — Fur Deutschland neue Homa- lota-Arten. (Berl. Ent. Z. XV.) 49 Seidlitz. — Revision der europaischen Arten der Gattung Stro- phosomus Schh. (Ib. XIV.) » Snellen van Vollenhoven (S.-C.)- — Quelques espèces nouvelles de Curculionites et de Longicornes. (Tijdsch. V. Ent. Sér. II, vi.) 26 — Les Batocérides du Musée de Leyde. (Ib. ib.) » — Opmerking omtrent een miskenden sumatraanschen Kever. (Ib. Sér. II, vu.) » — BeschreibuDg einer neuen Paussus-Art aus Ost- Indien, Paussus Ludekiugii. (Stett. Ent. Z. 1872.) 50 Solsky (S.). — Prémices d'une faune entomologique de la vallée de Zaravschan, dans l'Asie centrale. (Hor. Soc. Ent. Ross. VIII.) 32 — Remarques synonymiques. (Ib. ib.) » — Matériaux pour Fentomologie de la Russie. (Ib. ib.) » — Coléoptères de la Sibérie Orientale. Il" article. (Ib. ib.) » — Description d'un Charençon nouveau de la Sibérie orientale. (Ib. ib.) » — Énumération et description des coléoptères de la famille des Staphyliuides recueillis par MM. C. lelsky et le baron de Nolken. (Ib. ib.) » ~ 44 — Stierlin (G.). — Dritter Nachtrag- zur Revision der euro- pilischen Otiorhyuchus-Arten. (Berlin. Ent. Z. XVI.) 49 SuFFRiAN. — Synonymische Miscellaneen. XXII. Chr3^soraela nigriceps Fairm. ; Chr. melanocephala Duft. ; Chr. commutata m.; Chr. plag-iata m. (Stett. Ent. Z. 1861.) 50 — Idem. XXV. Douaciajavana Wied. (Ib. 1864.) » — Idem. XXVI. Cryptocephala Beckeri Dohrn und einige anderen. (Ib. ib.) » — Idem. XXVII. Chrysomela Ludovicse Muls. (Ib. 1866.) » — Idem. XXVIII. Die Chrysomela von Linné. (Ib. ib.) » — Idem. XXIX. Cryptocephaliden. (Ib. ib.) « — Ehœbus Beckeri m., ein neuer europilischen Kiifer. (Ib. 1867.) ,i — Cryptocephalus astracanicus, n. sp. (Ib. ib.) » — Synonymische Miscellaneen. XXX. Cicindela sex- guttata Fabr.(Ib. ib.) » — Idem. XXXI. Ha?monia nigricornis Kby und H. Melsheimeri Lac. (Ib. 1868.) » — Idem. XXXII. Einige Symbola zur Synonymie der Europilischen CryptocephaUden. (Ib. ib.) » — Idem. XXXIII. Donacia sericea L. und D. comari. (Ib. 1869.) » — Idem. XXXIV. Chrysomela fimbrialis Kiïst. und Chr. hungaricaFuss. (Ib ib.) » — Idem. XXXV. Die Gattung Penthc. (Ib. 1870.) » — Idem. XXXVI. Cryptocephalus cribratus und Cr. bidens. (Ib. 1871.) , — Idem. XXXVII. Hydaticuszonatus, fascicoUis und verrucifer. (Ib. ib.) i — Idem. XXXVIII. Calosoma rapax; Carabus nitens, auroniteus und Escheri. (Ib. ib.) » — Idem. XXXIX. Verschiedene Donacia. (Ib. 1872.) » Tappes (G.). — Cryptocôphalides d'Europe et des pays limi- trophes. IP article. (Ann. S. Ent. France, 1871.) 48 Thomson (C.-G.). — Entomologiska anteckningar under en resa i Skûne 1866. — Stockholm, 1867, 1 br. in-8". 639 Tournier (H.). — Description des Dascillides du Bassin du Léman. — Genève, 1868, 1 vol. in-8^ 702 ~ 45 - Tournier (H.). — Coléoptères Européens et Circumeuro- péens- Description d'espèces nouvelles. — Schaff- house, 1 broch. in-S». 703 — De quelques nouveaux Coléoptères d'Europe et d' Algérie. — Paris, 1865, 1 broch. in-8". 704 — Nouveaux Coléoptères d'Europe. — Paris, 1872, 1 broch. in-S". 705 — Catalogue des Longicornes récoltés par M, Th. Dey- rolle en Imirétle, Mingrélie et Géorgie, et des- cription des espèces nouvelles. — Paris, 1872. 1 broch. in-8». 706 Tyrer (R.). — Eutomological Notes from Southport. (Entom. W. Intell. V.) 14 Wehncke (E.). — Drei neue europaische Hydroporus. (Berl. Eut. Zeit. XV.) 49 — Ilybius Badenii nov. sp. (Ib. ib.) » — Synonymische Bemerkungen ûber deutsche Hydro- porus-Arten. (Ib. ib.) » — Fiinf neue europaische Dytisciden. (Ib. XVI.) » Weise (J.). — Die Magdalinus-Monographie von Desbrochers des Loges besprochen. (Ib. ib.) » — Sammelberichte aus der Mark fur 1870 und 1871. (Ib. ib.) » Weyenbergh (H.). — Elater Costeri. (Stett. Ent. Z. 1871.) WiTTE. — Purpuricenus Haussknechti, eine neue Bockkafer- Art. (Berl. Ent. Z. XV.) Anonyme. — Diagnosi di nuove specie italiane. (Bull. Soc. Eut. Ital. IV.) 35 50 49 DIVISION III. Lépidoptères. FASCICULE IV. N" de rinvent. général. Allis (T. -H.). — Hydrilla palustris and Agrotis fennica (Entom. Weekly Intellig. VI.) 14 Almond (G.-A.). — Agrotis Prsecox. (Ib. V.) ■ Altum (B.). — Beobachtungen ûber Samia Cecropia Cr., S. Pro- methea Cr. und Telea Polyphemus Cr. (Stett. Ent. Zeit. 1869.) 50 Andrews (Percy.). — A new British Species : Acontia Albi- collis. (Entom. W. Int. VI.) 14 Anker(L.). — Ein neuesMicrolepidopterou ans Ungarn,Butalis Emichi. (Stett. Ent. Z. 1870.) 50 Armstrong (Th.). — Captures in Cumberland. (Entom. W. Intell. VII). 14 Batty (J.). — Notodonta dromedarius. (Ib. VI.) • — Captures ofLarvse. (Ib. ib.) » — Acidalia Inornata. (Ib. ib.) » — 48 — Bauduer (P.) et Fallou (J.). — Sur les ravages causés par la chenille de l'Heliothis armigera Hubn. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Bell (W.) et Bell (J.). — Captures near Uppiugham. (Ent. W. Int. VI.) 14 Berce et Ragonot. — Sur la chenille de la Phibalapteryx aquata. (Aun. Soc. Eut. France, 1871.) 48 Birchall (Edw.). — Captures near Dublin in July (Eutom. W. Intell. VI.) 14 — Lepidoptera near Dublin iu August. (Ib. ib.) » BiRKS (B.-H.). — The Larva of Xanthia Aurago. (Ib. IV.) > BiRKS (J.). — Cloantha Solidaginis and Acentropus uiveus at York. (Ib. VI.) ). — Ennomos Fuscantaria. (Ib. ib.) » Boisduval. — Note sur la Tribu des Adélocéphalides. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV^) 1 Bond. — On a remarkable instance of dimorphism presentcd by a British spécimen of Acronycta leporina. (Trans. Ent. Soc. Londou, 1872.) 51 — On some varieties of British Lepidoptera. (Ib. ib.) » Boyd (Th.). — Notes of an entomological Tour in Cornwall. (Ent. W. Intell. IV.) 14 — Depressaria Larvœ. (Ib. VI.) » Bradley (F.). — Caution to hasty and thoughtless Entomolo- gists. (Ib. V.) » Bree (C.-R.). — Tephrosia Crepuscularia. (Ib. III.) » Bree (Herbert). — Pupa-digging. (Ib. ib.) » Breyer (Alb.). — Programme pratique de quelques expé- riences biologiques à faire pour certains Lépido- ptères. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 — Quelques mots sur l'échenillage. (Ib. ib.) » Bristow (J.). — Note on Anarta Myrtilli. (Ent. W. Intell. VI.) 14 — Sphinx Convolvuli. (Ib. ib.) » Brown (Th.). — Larva of Harpalyce Sagittaria. (Ib. III.) » — Peronea Shepherdana. (Ib. VI.) » Bryant (J.). — Captures in the New Forest, Isle of Wight, Isle of Portland, etc., in 1858. (Ib. V.) » Buchenau (Fr.). — Schmetterlinge auf dem Meere (Abh. nat. Ver. Bremen, III.) 30 — Die springenden Samen aus Mexico. (Ib. ib.) » — 49 - BuCKTON (F.). — Captures at Ambleside and other Places near Keswich (Ent. W. lutell. VI.) 14 BuRMEiSTER (H.). — Ueber die Gattung Euryades Felder's. (Stett. Eut. Z. 1870.) 50 BriRNEY (H.). — Tephrosia Laricaria. (Ent. W. Int. III.) 14 — Gnophos obscuraria. (Ib. ib.) » Butler (A.. -G.). — Ou certain species of Pericopides iu the Col- lection of M. W. Wilson Saunders : with a List of the described species pertaining to tliat Group. (Trans. Ent. Soc. London, 1872.) 51 — Notes on certain species of Pericopides, omitted in a list of species recently read before the Society. (Ib. ib.) , BuTLïR (E.-D.). — Captures near Herne Bay. (Ent. W. IntelL VI.) 14 Cartniel (B.). — Peripatetic Larvœ. (Ib. III.) » Chapman (T.). — Colias Edusa iu A^g-yle. (Ib. V.) i — Lepidoptera iu Dumbartonshire. (Ib. VI.) i — Two AVinters iu Pupa. (Ib. ib.) s Christoph (H. -T.). — Bericht liber meine persische Reise vom Jahre 1871. (Stett. Eut. Zeit. 1872.) 50 Clemens (Brackenr.). — The Tiueiua of North America, with Notes by the Editor H. -T. Stainton. — Lon- dres, 1872, 1 vol. in-8°. 633 — Entomology iu America. (Eut. W. Intell. VI.) 14 CooKE (H.). — Sophrouia emortualis. (Ib. V.) » Cox (H.-R.). — Captures near Abbey Wood. (Ib. VI.) — Captures near Sydeuham. (Ib. ib.) Crewe (H.-H.). — Ennomos Fuscantaria. (Ib. III.) — Vanessa Polychloros. (Ib. ib.) — Gnophos Pullaria. (Ib. ib.) — Undescribed Geometrœ Larvœ. (Ib. ib.) — Larva3 of Xerampelina. (Ib. V.) — Erebia Cassiope. (Ib. VI.) — Larva of Eupithecia assimilata feediug ou Wild Hops. (Ib. VIL) Crotch (W.-D.). — TvvoDays atthe Diggins. (Ib. III.) — FeuNoctuiE in Somersctshire. (Ib. IV.) — Weston- super -Marc to Ryde aud back agaiu. (Ib. V.) — Doings at the Sallows. (Ib. VI.) — 50 — Crotch (W.-D.). — Pinning and Setting Lepidoptera. (Ib. ib.) s — Captures in the Isle of Wight, including a new British Noctua. (Ib. ib.) i CuEO (Ant.). — Ancora délia Partenogenesi del Bombyx Mori. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 De Geaaf (H.-W.) et Snellen (P.-C.-T.). — Microlepidoptera nieuw voor de Fauna van Nederland. (Tijdschr. V. Entom. S. II, VI.) 26 Dblb (J.-S.). — Is Pupa-diggiug worth its Labour? (Ent. W. InteU. V.) 14 DiETZE (C). — Beschreibung der Raupe von Eupithecia Irri- guata Hûb. (Stett. Ent. Z. 1870.) 50 — Eupithecia Silenataund Trisignaria. (Ib. 1871.) » — Beschreibung der Raupe von Eupithecia Laquearia H. S., Perfidata Mn., Merinata Gn. (Ib. ib.) » — Verzeichniss der in der Umgegend von Fraukfurt a. M. und Wiesbaden gefundenen Eupithecia- Arten. (Ib. ib.) » — Beschreibung der Raupe von Eupithecia Cauchyata Dup., Austerata Freyer. (Ib. ib.) » — Beitrage zur Kenntniss der Arten des Genus Eupi- thecia Curtis. (Ib. 1872.) « — Beschreibung eines Hermaphroditen von Aglia tau L. (Ib. ib.) . Dohrn (G.-A.). — Erebus Marques! Philippi. (Ib. ib.) • » Donckier (Gh.) et Quaedvlieg (L.). — Excursions lépido- ptérologiques aux Hautes-Fagnes, pendant Tété de 1872. (Ânn. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 DouBLEDAY (H.). — Capturcs of Moths on Sallows. (Entom. W. Intell. III.) 14 Douglas (J.-W.). — Carpocapsa splendana. (Ib. ib.) » — Seasonable Notes. (Ib. VI.) » Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs che- nilles et leurs chysalides. [Suite, voir fascicule III.) 1" série, livraisons 61 à 86. 395 DuNNiNG (J.-W.). — On the genus Acentropus, (Trans. Ent. Soc. London, 1872.) 51 — Supplementary Note on the genus Acentropus. (Ib. ib.) » — Ou an article of M.-H.-N. Moseley, concerniug the Sound produced by Acherontia Atropos. (Ib. ib.) » 51 — DuTTON (James). — Sound produced by the Pupa of Acherontia Atropos. (Entom. W. Int. V.) Edleston (R.-S.). — Hibemia Rupicapraria. (Ib. III.) — Peronea Potentillana. (Ib. V.) — A new British Depressaria. (Ib. ib.) — On the Solenobiae of Lancashire. (Ib. ib. et VI.) — Diplodoma marg-inipunctella. (Ib. VI.) — Lithocolletis Viminiella. (Ib. VII.) Edmunds (Abb.). — Acherontia Atropos in Worcestershire. (Ib. V.) — Captures near Worcester. (Ib. ib.) — Deilephila livornica. (Ib. VI.) Eppelsheim. — Beitrage zur Entwickelungsgeschichte der Kleinschmetterlingo (Grapholitha roseticolana Z. ; Hypochalira melanella Tr.). (Stett. Eut. Zeit. 1871.) Erschoff (N.). — Diagnoses de quelques espèces nouvelles de Lépidoptères appartenant à la faune de la Russie asiatique. (Hor. Soc. Ent. Ross. VIII.) Fallou (J.). — Description de plusieurs lépidoptères anormaux recueillis dans le Valais, pendant le mois de juillet 1870. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) — Note sur la chenille du Bombyx Franconica. (Ib. ik.) — Note au sujet de la chenille de la Chelonia Quenselii. (Ib. ib.) — Sur le moyen de hâter l'éclosion des espèces alpines. (Ib. ib.) — Deux accouplements successifs d'un mâle de l'Arctia sordida. (Ib. ib.) — Sur les métamorphoses du Papilio Machaon. (Ib. ib.) — Note complémentaire sur trois Lépidoptères anor- maux (Anthocharis cardamines, Argynnis Selene, Smerinthus tilise). (Ib. ib.) Faeren (W.). — List of Tiueiua taken near Brockenhurst, in the New Forest, duriug May and June. (Entom. W. Intell. VI.) Fereday (R.-W.). — Captures in the Isle of Wight. (Ib. VII.) Floud (T.). — Acherontia Atropos. (Ib. VI.) Pologne (E.). — Habits of Diplodoma marginipunctella. (Ib. ib.) 14 50 32 48 14 m — FoRDHAM (Th.). — Acherontia Atropos. (Ib. VIL) > FoREL (Al.)- — Note sur la Pyrale ou Teigne de la Vigne. (Ann. Soc. Linn. Lyon, N. Série, VIL) 547 — Note pour servir à Fliistoire de la Lithocollctis cory- lifoliella How. (Ib. XIII.) » von Frauenfeld (chevalier G.). — Stagmatophora albo- apicella. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wieu, 1872.) 41 — 3Iême ouvrage. (Zool. Miscell. XVI.) 128 Fret (H.). — Butalis Torquatella bred. (Entom. W. Intell. IV.) 14 — Trifurcula pulverosella bred. (Ib. ib.) » — Nepticula Agrimoniœ and nsneofasciata. (Ib. V.) » — Ein Beitrag zur Keuntniss der Microlepidopteren. (Stett. Eut. Z. 1871.) 50 FucHS (A.). — Guophos pullata var. nubilata bestimmt und beschrieben. (Ib. 1872.) » — Ueber die Unterschiede von Pararga Adrasta Hb. und var. Maja. (Jahrb. Nass. Ver. f. Nat. XXV- XXVI.) 46 — Zur Lebensgeschichte und geographischen Verbrei- tung von Bapta pictaria Curt. (Ib. ib.) » — Zur Naturgeschichte von Macaria signaria Hb. (Ib. ib.) p — Zur Naturgeschichte von Eupithecia pusillata S. V. (Ib.ib.) » Galliers (T.). — Captures near Liverpool. (Ent. W. Int. VI.) 14 Gascogne (G.). — Eriogaster Lanestris. (Ib. VI.) » Girard (M.). — Note sur une aberration de l'Argynnis Adippe. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Glitz (C.-T.). — Neue Microlepidopteren (Coleophora uligino- sella; Nepticula potentillœ ; N. diversa; N. Han- noverella). (Stett. Ent. Z. 1872.) 50 Goossens (Th.). — Des variations chez les chenilles. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Note sur l'œuf chez les Lépidoptères. (Ib. ib.) » — Sur huit chenilles nouvelles ou peu connues de Lépi- doptères. (Ib. ib.) » — Sur une Noctua xanthographa envahie par un cryp- togame. (Ib. ib.) » — Description de chenilles (Eupithecia Pyrenîeata, E. pulchellata, E. dodoneata, E.chlœrata, Neraoria herbaria, Hydrelia numerica, Pyralis farinalis, Thera firmata). (Ib. ib.) » — H3 — GoRHAM (H.-S,). — Lepidoptera at Westerham. (Ent. W. Intell. VII.) 14 Graham (W.-B.). — Acherontia Atropos. (Ib. V.) Green (G.-C). — Captures uear Poole, Dorset. (Ib. VI.) — Captures at Lulworth. (Ib. ib.) Greene (J.). — Larva of Coremia numitaria. (Ib. ib.) Greenfell (J.-G.). — Spiculœ. (Ib. IV.) — Captures near Oxford, (Ib. VI.) Gregson (C.-S.). — Gnophos pullaria. (Ib. IV.) — Phibalapteryx angustata. (Ib. ib.) — Note ou Cirrhœdia Xerampelina. (Ib. V.) — Note on Oporabia filigrammaria. (Ib. ib.). — Notes ou EupitheciaB. (Ib. VI.) — Observations ou Eupitheciœ. (Ib. ib.) Groves (W.). — Acherontia Atropos successfully forced. (Ib. V.) . Guénée (A.). — Notice sur divers Lépidoptères du Musée de Genève. — Genève, I brocb. in-4°. , 630 — La Teig-ne du Pommier. — 1 br. in-8". 777 Guise (W.-V.). — Grapta 6-album. (Ent. W. Intell. IV.) 14 Hagen (H.). — Schmetterlinge mit Raupenkopf und iihnliche Missbildungeu. (Stett. Eut. Zeit. 1872.) 50 Hague (Th.). — Agrotis Saucia bred. (Ent. W. lutell. V.) 14 — Eulepia Cribrum bred. (Ib. VI.) Harding (G.). — Phibalapteryx fluviata. (Ib. IV.) — Habits of Gemmaria. (Ib. ib.) Harding (H.-J.). — Flavicinctaria and Csesiaria. (Ib. III.) — Captures at Darenth Wood. (Ib. VI.) — Entomological Notes and Captures at Deal. (Ib. ib.) — Entomolog'ical Notes and List of Captures. (Ib, ib.) — Captures near Deal from the 3^ to the 20^i^ of July. (Ib. ib.) — Captures at Deal. (Ib. ib.) Harrison (R.). — Captures near Croydon. (Ib. VIT.) Harwood (W.-H.). — Captures near Colchester. (Ib. ib.) Hawker (W.-H.). — Pieris Daplidice. (Ib. VI.) Healy (C). — Carpocapsa Splendana. (Ib. ib.) VON Heinemann (H.). — Nachtrag zu den Bemerkungen ûber die Arten der Gattung Nepticula. (Berl. Eut. Zeitschr. XV.) 49 — 54 — VON Heinemann (H.) et Snellen (P.-C.-T.). — Eene nieuwe soort van Butalis. (Tijdschr. v. Ent. S. II, vu.) 26 Herrich-Sch^ffer. — Neue Schmetterlinge aus dem Muséum Godeffroy in Hamburg;. Erste Abtheilung : die Tagfalter. (Stett. Ent. Z. 1869.) 50 Heu^cker (W.), — Lepidopterologische Notizen. (Ib. 1872.) » — Ueber die Noctuœ des nôrdlichen Harzgebirges. (Berl. Ent. Z. XVI.) 49 — Zwei seltene sehlesische ScLmetterlinge im nord- westlichen Deutschland aufgefuuden (Zanclo- gnatha Zelleralis "Wk.; Scoparia Zelleri "Wk. (Ib. ib.) » VON Heyden (Carl). — Nepticula of the Convolvulus. (Eut. W. Intell. IV.) 14 — The new Tischeria (T. Dodonœa). (Ib. ib.) » Heylaerts (F.-J.-M. jun.). — Kleine lepidopterologische Opmerkingen. (Ib. ib.) » — Les Macrolépidoptères de Bréda et de ses environs. Liste supplémentaire n" I. Captures de 1870. (Tijdschr. v. Ent. S. II, vi.) 26 — Idem, Liste supplémentaire n° 2. Captures de 187L (Ib. S. II, VII.) » Hodgkinson (J.-B.). — Problems in GeometrEe. (Ent. W. Int. IV.) 14 — One-sided ideas. (Ib. V.) » — Captures of Lepidoptera. (Ib. VI.) » Hoffmann (Ernst). — Naturgeschichte der Cidaria incultaria H. S. (Stett. Ent. Zeit. 1871.) 50 Hoffmann (Ottmar). — Beitriige zur Naturgeschichte der Coleophoren.(Ib. 1869.) » — Beitriige zur Kenntniss der Parthenogenesis. (Ib. ib.) » — Naturgeschichte der Heliozela stanneella F. R. (Ib. 1871.) » — Naturgeschichte der Gelechia spurcella H. S. (Ib. ib.) » — Coleophora (?) clypeiferella n. sp. (Ib. ib.) » — Nachtrag zur Beschreibung von Coleophora clypei- ferella m. (Ib. ib.) » — Untersuchungen liber Sciaphila Wahlbomiana und verwandte Arten (Ib. 1872.) » — 55 — Hoffmann (Ottmar.). — Investigations on Sciaphila Wahlbo- miana L. and the allied Species. Trauslated from the Stett, Eut. Zeit. (Entom. Annual, 1873.) 54 — Natural History of Nemotois Dumerilella. (Ent. W. Intell. III.) 14 HoFMANN (Fr.). — Depressaria Culcitella. (Ib. VI.) i HoKTON (E.). — Rivaria and Alchemillaria. (Ib. III.) t — Leptogramma Boscaua bred. (Ib. IV.) » — Parisina and Boscana. (Ib. V.) > — The aecentuated List. (Ib. VI.) » — Larva of TineaMerdella. (Ib. ib.) » HousE. — Hybrid Individuals occurring in the Genus Smerin- thus. (Ib. IV.) HuDSON (G.). — Punishment of Incredulity. (Ib. VI.) • HuDSON (J.-C). — Captures at Soutbport. (Ib. ib.) » HuEBKR (A.). — Note sur l'Agrotis Iveni. (Hor. Soc. Eut. Ross. VIII). 32 Inchbald (P.). — Food-plant of Bryophila perla. (Ent. W. Int. V.) 14 Jordan (R.-C.-R.). — A Critical Notice of the Lepidoptera of Perthshire, by D' F. Buchanan White, being Part I of the Fauna Perthensis. (Entom. Anuual, 1873.) 54 — Chimabacche Fagella. (Ent. W. Int. VI.) 14 Jordan (W.-J.). — Captures in the Isle of Wight. (Ib. ib.) » — Captures near Ryde. (Ib. ib.) » VON Kalchberg (Ad.). — Beitrâge zur Lepidopteren-Fauîia Siciliens. (Stett. Ent. Z. 1872.) Kearlby (G.). — Pieris Daplidice. (Eut. W. Intell. VI.) 14 Keen (G.). — Barren Females of Acherontia Atropos. (Ib. V.) » Keferstein (A.). — Betrachtungen gekuupft an meiue Schmet- terlingssammlung. (Stett. Ent. Z. 1869.) 50 — Ein paar Bemerkungen zu dem Aufsatz des H. P. Maassen tlber die muthmaasliche Anzahl der Schmetterlinge. (Ib. 1870.) » — LepidopterologischePlaudereien. (Ib. 1871.) » — Lepidopterologische Notiz (Caradriua Grisea Ev.). (Ib. 1872.) • KiNDBERQ (N.-C). — Anteckningar om Oestergotlands Dagfjii rilar. — Stockholm, 1867, I br. in-S". ANNALES DK LA SOC BNTOM. DB BKLQIQUK, T. XX. 50 640 — 56 — KiNG (G.). — Captures in Perthshire. (Ent. \V. lut. VI.) 14 KiRBY (W.-F.). — Notes on the Diurnal Lepidoptera described by Jablousky and Herbst in their « Natursystem aller bekannten Insekten. » (Traus. Eut. Soc. Loudou, 1872.) 51 Knaggs (H.-G.). — Notes on new and rare British Lepidoptera (excepting Tineina) in 1872. (Ent. Ann. 1873.) 54 Koch (Gabr.). — Die Schmetterlinge der Sûdwestlichen Deutschlands, iusbesoudere der Umgegeud von Frankfurt, Nassau und der Hessischeu Staaten, nebst Augabe derFundorte und Flugplaitze, etc. — Cassel, 1856, 1 vol. in-8". 745 — Die Geographische Verbreituug der europàiscben Schmetterlinge in anderen Welttheilen. 2^ édit. — Leipzig, 1857, 1 vol. in-8". 746 Krause. — Ueber einige Schmetterlinge der Umgegend von Altenburg. (Stett. Ent. Z. 1871.) 50 KuwKRT (A.). — Einiges Liber den Noctuiuen-Koderfang und die Flugzeit der in Ostpreussen durcli denselben beobachteten Falter aus dem Sommer 1870. (Ib. ib.) . — Ueber die Entwickelung des Scbmetterlinges nach dem Yerlassen der Puppe. (Ib. ib.) i — Zur Entwickelung der Schmetterlinge nach dem Verlassen der Puppe. (Ib. 1872.) » Laycock (W.). — Duration of the Pupa-State of Acherontia Atropos. (Ent. W. Int. V.) 14 Leathem (J.). — Colias Edusa in the North of Ireland. (Ib. ib.) » Lennon (W.). — Captures near Dumfries. (Ib. VI,) » Maassen (P.). — Verzeichniss der Schmetterlinge, welche bei Neuenahr und Alteuahr gefangen sind. (Stett. Ent. Zeit. 1868.) 50 — Muthmaasliche Anzahl der Schmetterlinge resp. Bemerkungen zu den Betrachtuugen des Gerichts- raths Kefersteiu. (Ib. 1870.) » — Ueber Noctuen-Fang. (Ib. ib.) » — UeberEulenfang. (Ib. 1871.) » Macdonald (S.-R.). — Notes and Queries on some Insects coUected in Madeira, during January, February and March 1859. (Ent. W. Int. VI.) 14 — 57 — Machin (W.]. — Org-yia Gonostigma. (Ib. III.) — Undescribed Géométrie Larvœ. (Ib. ib.) ~ Larva of Antithesia praeloagana. (Ib. V.) — Larva of Tephrosia Luricaria. (Ib. VI.) Mac Lachlan (R.). — Cossus ligniperda at sugar. (Ib. IV.) — Larvae of Elachista mag-uificella. (Ib. VI.) — Stigmonota nitidaua. (Ib. ib.) — On the external sexual apparatus of the maies of the g-enus Acentropus. (Trans. Eut. Soc. London, 1872.) Mann (Jos.). — Beschreibung sieben neuer Arten Microlepi- dopteren. (Verh. Zoo]. Bot. Ges. Wieu, 1872.) Mathews (G.-F.). — ADay in the Woods last March. (Entom. W. Intell. III.) — List of Insects taken atBarnstaple. (Ib. V.) — Observations on Melitaea Athalia and Tephrosia Laricaria. (Ib. VI). — Smerinthus Populi. (Ib. ib.) — Nonagria Typhae. (Ib. ib.) — LarvsB of Eupithecia. (Ib. ib.) Mathews (M.-A.). — Captures at Flowers. (Ib. ib.) VAN Medbnbach de Rooy (A.-B.). — Beschrijving der rups van Lobophora viretata Hubn. (Tijdschr. v. Ent. S. II. VI.) Mbrrin (J.). — Melitsea Artemis and Bad Weather. (Ent. W. Int. IV.) Minière (P.)- — Description d'un genre nouveau, Apterona, et histoire des insectes qui le composent. (Ann. Soc. Linn.Lyou. N. S. IV.) — Iconographie et description de chenilles et lépido- ptères inédits. (Coccyx Juniperana; variétés de l'Abraxas Grossulariata; Dasydia Obfuscata; Cleogene Lutearia; Emydia Coscinia; Psodos Alpinata; Crocallis Tusciaria; Chaonia Hybris; Psyché Malviuella.) (Ib. x\. S. V.) — Idem. (Gnophos Mucidaria; Gn. Glauciuata; Gn. Pullata ; Stegauia Permutaria ; Chemeriua Caligi- nearia; Camptogramma Riguata; Selidosema Tœniolaria; Lareutia Ablutaria; Papilio Camilla; variétés de Lycaena Corydon ; variété de Zygœna Fausta; Pachychemia Hippocastanaria ; Ptero- 51 41 U 2G 14 547 - 58 — phorus Olbiadactylus ; Scodiona Lentiscaria; variétés de Cidaria Russata; Pbycis Cistella, Scodiona Emucidaria.) (Ib. N. S. VI.) Minière (P.). — Idem. (FidoaiaPlumistaria;Zyg8ena Lavan- dulae ; Mecyna Polygonalis ; Crocallis Dardoinaria ; Papilio Galathea; Mamestra Chenopodiphaga ; va- riétés de Melitœa Didyma; Sciaphila Limoniana; Amphipyra Effusa; Plusia Chalcites; Abraxas Pantaria; Eubolia Basochesiata; Tephrina Viucu- laria; Hadena Occlusa; Argyrolepia Mulsantana ; Pempelia Albiricella ; Nemoria Bruandaria ; Agrotis Constanti ; Thera Cupressata; Xylina Lapidea; variété de rAnthocharis Cardamines; variété de laZygsena Sarpedon; Sterrlia Sacraria; id. var. A Sanguinaria; nouvelle variété de la Boarmia Rhomboidaria.) (Ib. N. S. VIL) — Idem. (Sparta Paradoxaria; Heliothea Discoidaria; Psyché Dardoiuella; Metoponia Agatha; Eubolia Peribolaria; Gelecbia Ulicinella; Lycaena Helena; Tephrina Peltaria, Anarta Bohemani; Oxyptilus L8etus;Colias Heldreichi ; Polia Cœrulescens. (Ib. N. S. X.) — Idem (Crambus Scirpellus; Orenaia Helveticalis; Trachonitis Myricariella; Pachnobia Carnea; Tor- trix Pronubana; Acrolepia Smilaxella; Gnophos Grumeraria; Eriopus Latreilli; Angerona Pru- naria; Hecatera Cappa; Nemeophila? Metelkana; Spilosoma Zatima; Scoparia Amissella; S. Impa- rella; Dasydia Operaria? Nemoria Aureliaria; Mar- garodes Unionalis ; Tinea Oleastrella ; Eupithecia Cocciferata; Bombyx Ilicis; Acidalia Robiginata; A. Pecharia; A. Folognearia; A. Nexata; Noctua Conflua; Crymodes Sommeri.) (Ib. N. S. XI.) — Quelques mots sur la Timia Margaritata Hb. (Ib. ib.) — Iconographie et description de chenilles et lépido- ptères inédits. (Bucculatrix Lavaterella ; Xanthodes Graellsii : Nychiodes Lividaria; Pachnobia Hyper- borea; Hepialus Lupulinus; Gelechia Psoralella; variété de la Lycœna Mgon ; Myelois Robiniella; Arge^ Clotho; A. Lachesis; Bombyx Vandalicia; variété de FEuplocamus Anthracinalis.) (Ib. N. S. XII.) — 59 — Minière (P.)- — Idem. (Rhodaria Sanguinalis; Eupithecia Rosmarinata ; Olindia Rosmariuana ; Acidalia Lsevigata; A. Rusticata; A. Osseata; A. Interjec- taria; Psyché Leschenaulti;P. Fulminella; Fumea Suriens; Crymodes Exulis; Cleophana Arctata; Hydrilla Obliterata; Arctia Sordida; Eupithecia Massiliata; Acrobasis Porphyrella; x\grotis Aga- thina; Larentia Tophaceata; L. Multistrigaria; Pseudophia Illunaris ; Gelechia Acuminatella ; Con- chylis Andorrana; DepressariaPropinquella; Gor- tyna Xanthenes ; Plusia Beckeri ; P. Accentifera ; P. Daubei.). (Ib. N. S. XIII.) — Idem. (Anthocharis Bellezina? Ab. A; Swammer- dammiaEgregiella; Omia Theophila ; Eupithecia Multiflorata; Acidalia Immutata; A. Caricaria; A. Imitaria; A. Depunctata; Depressaria Feru- liphila ; variété du Lycîena Argus Ç ; Depressaria Ferulœ; D. Nodiflorella ; Hibernia Ankeraria; Aspilates Citraria; Noctua Leucogaster ; Chio- nobas Aëllo; Laphygma Exigua; Gramraodes Geometrica; Amphidasys Betularia; Acidalia Ochrata; A. Obsoletaria ; A. Politaria; A. Moni- liata ; A. Incanaria ; Luperina Rubella ; Psyché Valesiella; Fumea Grfecella; Leucauia Punctosa; L. Putrescens ; Tortrix Croceana ; Liparis Rubea ; Eurhipia Adulatrix; Psamatodes Catalaunaria ; Scodiona Hispanaria ; Polia Fiavociucta ; P. Rufo- cincta; Gelechia Autirrhinella. (Ib. N. S. XIV.) — Idem. (Nemoria Aureliaria; Zelleria Phillyrella; Ephyra Pupillaria; Precadia Fuuerella; Micra Himmighoffeni; Hypotia Corticalis; Acidalia Mediaria; Eucrostis Indigenaria; Agdistis Hey- denii; Crambus Staudingeri ; C. Lugdunellus; C. Argentarius; Ephestia Guidiella; Eromene Bella; Epidola Barcinonella ; lodis Impararia; Xanthodes Malv»; Hadena Assimilis.) (Ib. N. S. XV.) _ Idem. (Lyccena Hylas; Botys (Pyrausta) Trimacu- lalis ; Acidalia Decorata ; A. Submutata ; Nola Thy- mula ; Botys Cultralis ; Herminia Crinahs ; Boly.s Asinalis; Eubolia Basochesiata; nouvelle variété de TArctia Queuselii ; variété de l'A . Fasciata ; Tapi- nostola Bondii; Dasypolia Templi; Vanessa Cal- — 60 — lirhoë; nouvelle variété de la V. Atalanta; Nyssia Alpinaria; Cerocala Scapulosa; Tephrina Buffo- naria; Eupithecia Sextiata; Psyché Tenella; Fumea Sieboldii ; Cucullia Xeranthemi ; Gnophos Ophthalmicata; Camptogramma Fluviata; nou- velle variété de l'Abraxas Grossulariata; Gnophos? Respersaria ; Synopsia Sociaria; S. Propinquaria; Scodiona? Agaritharia; Pseudoterpna Cytisaria; P. Corsicaria; P. Coronillaria; Bolina Caïlino; Tephrina Rippertaria ; Ophiusa Alg-ira ; variété del'Euclidia Munita.) (Ib. N. S. XVI.) Minière (P.)- — Idem. (Satyrus Fidia; Leucania Hispanica; Agrotis Ashworthii; nouvelle variété de la Thaïs Polyxena; nouvelle variété de la Vanessa Antiopa ; variétés de l'Hepialus Humuli ; variété du Bombyx Rubi ; variété du Lasiocampa Potatoria ; Stenia Ade- lalis ; Metasia Olbiena; Stenia Canuisalis ; Nodaria Hispanalis ; Lobesia Staticeana ; Melanippe Pernix- taria; M. Bulgariata; Geometra Volgaria-Prasi- naria ; Nemoria Faustinata; N. Pulmentaria; N. Viridata; Orgyia Ledereri ; Acidalia Isabel- laria ; ^Edia Pusiella ; Arctia Rivularis ; Argyris Ommatophoraria ; Cucullia Forraosa ; Fidonia Pennigeraria ; PoliaCanescens; Alamis Albidens; Orgyia Ramburii; Eubolia Proximaria; Tephrina Murinaria ; T. Assimilaria ; T. Portitaria ; Acidalia Ostrinaria; A. Inesata; A. Flaveolaria; A. Bele- miata; A. Straminata; A. Rubricata; A. Degene- raria.) (Ib. N. S. XVII.) — . Idem. (Saturnia Isabellœ; Typhonia Phryganilu- gubrella; Ppyche Abencerragella ; P. Cinerella; P. Millierella; Acidalia Cervantaria ; Sesia Mous- peliensis; S. Himmighoffeni ; S. Agdistiformis ; Botys Diffusalis; Phyllophila Obliterata; Xylo- campa Lithoryza; Polyphœnis Sericina; Heliothis Nubigera ; Paradoxus Osyridellus ; Chauliodus Staintonellus; Acidalia Circuitaria ; A. Circellata; A. Romauaria; Gnophos Variegata; Zyga3naStœ- chadis; Z. Fausta; Z. Erythrus; Z. Minos; Lycœna Telicanus;L. Melanops; L.Cyllarus;L. Argiolus.) (Ib. N. S. XVIII.) — Description de huit Lépidoptères inédits d'Europe (Melanippe Gentianata ; Eupithecia Magnata ; — 61 — Agrotis Engadinensis ; Aporophyla Catalaunen- sis; Acidalia Vesubiata; Nephopteryx Satureiella; Myelois Bituminella ; M. Asteriscella — Paris, 1873, 1 broch. in-8". 728 Minière (P.). — Même ouvrage. 729 Mina-Palumbo (Fr.) — Storia naturale délie Madonie. Catalogo dei Lepidotteri Diurni. — Palerme, 1858, l broch. in-4''. 708 MôscHLEB (H.-B.). — Butalis Heinemanni. (Stett. Ent. Z. 1869.) 50 — Bertrage zur Schmetterliugsfauna von Labrador. (Ib. 1870.) . — Neue exotische Schmetterlinge. (Ib. 1872.) » MooRE (O.-A.). — Colias Edusa in North Wales. (Ent. W. Intell. VIL) 14 MoRRisoN (D.-P.). — Captures at Pelton FelL (Ib. VI.) i — Captures at Sugar. (Ib. VII.) » MuRRAY (R.-P.). — On some variations of Neuration observed in certain Papilionidœ.(Trans. Ent. Soc. London, 1872.) 51 NiCKERL (Ottokar). — Beschreibung einiger Zwitterbildungen bei Lepidoptereu. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, , 1872.) 41 VON NoLCKBN (barou J.-H.-W.). — Lepidopterologisches. (Stett. Ent. Zeit., 1869.) 50 NoBCOMBE (E.-S.). — Rivaria and Alchemillaria. (Ent. W. Int. III.) 14 — Larva of Macaria Alternaria. (Ib. IV.) » Oberthur (Ch.). — Note sur la Callimorpha Hera et la Calli- morpha Dominula, variétés à ailes inférieures jaunes. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Ollivant (J.-E.). —The Complaint of a Chrysalis. (Ent. W. Intell. V.) Packard (A.-S.). — New American Moths : Zygœnidœ and Bombycidœ. (Ann. Rep. Tr. Peabod. Acad. Se. IV.) Parfitt (E.). — Larva of Hemithea Thymiaria. (Ent. W. Int. IV.) — Swammerdamia apicella. (Ib. V.) — Micro-Lepidoptera at Tauatou. (Ib. VI.) Parry (Th.). — Acherontia Atropos. (Ib. V.) 14 456 14 — 62 — Pjïrkins (C.-M.)- — Observations ou Lepidoptera at Wootton- under-Edge. (Ib. ib.) > — Pupne of Chœrocampa Elpeuor. {Ib. VI.) i Pfaffexzeller (F.). — Neue Tiueineu. (Stett. Ent. Zeit., 1870.) 50 PiFFARD (B.). — Captures near Tintern, Monmouthshire. (Ent. W. Int. VI.) 14 Pincitore-Marott (J.).— Specie uuove per la Lepidottero-Fauna délia Sicilia. (Bull. Soc. Ent. It. IV.) 35 Plateau (F.). — Note relative aux mœurs de la Psyché Febretta. (Auu. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Plôtz (C). — Pseudopontia Calabarica n. gen et n. sp. (Stett. Ent. Z., 1870.) 50 VON Prittwitz (0.). — Diptilon, ein neues Schmetterlings- genus. (Ib. ib.) » — Literarisches : 1 . Fortsetzung der Publication liber exotische Schmetterlinge von D' Herrich-Schaffer; 2. Exotische Schmetterlinge von Maassen in Elber- feld. (Ib. ib.) — Lepidopterologisches. (Ib. 1871.) » Ragonot. — Note relative à TEphestia interpunctella. (Aun. Soc. Ent. France, 1871.) 48 Rameur (P.). — Description de plusieurs espèces de Lépido- ptères nocturnes inédits ou mal connus. (Ib. ib.) » Rawlinson (W.-G.). — Captures near Lynmouth. (Ent. W. Intell. VI.) 14 — Captures at Light. (Ib. ib.) » Reading (J.-J.). — Continental setting of Lepidoptera. (Ib. V.) r. Reid (W.). — Letter of Bombyx Cynthia. (Ib. III.) » RiTSEMA (C). — Geschiedkundig overzigt van het geslacht Acentropus Curtis. (Tijdschr. v. Ent. S. II, vi.) 26 RôsSLBR (A.). — Ueber Cleodora striatella S. V. und Cleo dora tanacetella Schrank. (Stett. Ent. Zeit., 1870.) 50 — Acidalia Inornata Hw. (SufFusataTr.) und Diversaria H. (Ib. 1872.) — Zur Naturgescliichte der Hadena Hepatica S. V. (Ib. ib.) K — Beobachtungen (iber einige in Gilrten vorkommende Kleinschmetterlinge. (Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat. XXV-XXVI.) 46 — 63 — RôsSLER (A.). — Zur Naturgeschichte von Agrotis Tritici L. = funiosa L. und obelisca S. V. (Ib. ib.) » RoGERS (B.). — Captures near Shorncliffe. (Ent. W. Int. VI.) 14 RoGERS (H.). — How to rear the Death's Head. (Ib. III.) i RoGERS (W.). — Duration of the Pupa-state of Acherontia Atropos. (Ib. V.) » Ross (Al.-M.). — A classified Catalogue of the Lepidoptera of Canada. -Toronto, 1872, 1 br. in-18. 701 — The Butterffies and Moths of Canada, with descrip- tions of their color, size, and habits, and the food and metamorphosis of their larvœ. — Toronto, 1873, 1 vol. in-12. 747 Sanders (J.). — Acherontia Atropos. (Ent. W. Int. IV.) 14 — CoHas Edusa and Sunshine. (Ib. VI.) » Sang (J.). — Cirrœdia Xerampelina bred. (Ib. V.) i ScHULZ (G.). — Mamestra (var?) Pomerana. ,^Stett. Ent. Z., 1869.) 50 Scott (John). — The Centaurea jacea Miner. (Ent. W. Int. IV.) 14 — Larva and Food plant ofGelechia marmorea. (Ib. VI.) > — Supposed larva of Gelechia pictella. (Ib. ib.) » — Gelechia pictella bred. (Ib. ib.) » — Gelechia Brizella bred. (Ib. ib.) » — Coleophora binotapennella bred. (Ib. ib.) » — Coleophora argentula bred. (Ib. ib.) » — An Arychna? Larva in the Leaves of a Plant called the Old Man s Beard (Ib. ib.) » Scudder i^S.-H.). — Description d'un nouveau Papillon fos- sile (Satyrites Reynesii) trouvé à Aix, en Provence. — Paris, 1872, 1 br. in-8°. 651 — A systematic Revision of some of the American But- terflies, wittbrief notes on those known to occur in Essex County, Mass. — Salem, 1872, 1 br. in-8". — Même ouvrage. (Ann. Rep Trust. Peabody Ac. Se. IV.) Sédillot. — Sur les mœurs de l'Ephestia interpunctella. (Ann. Soc. Ent. France. 1871.) 48 de Selys-Longchamps (baron E.). — Sur une notice de M. T. -H. Briggs, relative aux variétés de la Zygaena trifolii (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 VON SiEBOLD (E.). — Intorno alla partenogenesi riconosciuta nelle Farfalle da antichi italiani, (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 689 456 — 64 — Slater (W.). — Colias Edusa. (Ent. W. Int. VI.) 14 Smith (B.). — Dasycampa Rubiginea and Ennomos Fuscau- taria. (Ib. V.) , Smith (W.-H.). — Captures near Nottingham. (Ib. VIL) » Snellen (P.-C.-T.). — Ontdekking eener voor de Fauna van Nederland nieuwe Noctuine. (Tijdsch. v. Eutom. S. II, VI.) 26 — Bijdrage tôt de Vlinder-Fauna van Neder-Guinea, zuidvç^estelijk gedeelte van Afrika. (Ib. S. II, vu.) » Spbyer (A.). — Cemiostoma scitella Z. als Obstbaum -Verwûs- terin. (Stett. Ent. Zeit. 1869.) 50 — Estigmene luctifera W. V. (Ib. ib.) » — Sphinx livornica und Sph. lineata. (Ib. ib.) » — Platypteryx cultraria F. (Ib. ib.) i — Eupithecia actœata n. sp. (Ib. ib.) » — Bemerkungen iiber den Bau und die systematische Stellung der Gattung Acentropus Curt. (Ib. ib.) » — Ueber Setina aurito-ramosa und die Bildung mon- taner Varietaten. (Ib. 1870.) i — Zur Généalogie der Schmetterlinge. (Ib. ib.) n — Europâisch-amerikanische Verwandschaffeu : I. Cu- cuUia intermedia n. sp. und C. lucifuga W. V. (Ib. ib.) » — Lepidopterologische Notizen. (Smerinthus ocellata; Platypteryx cultraria F.; Boarmia ilicaria H.; Larentia literata Don. ; Eupitbecia actœata ; Pha- Isena ksekeritziana L.). (Ib. 1872.) » Stainton (H.-T.). — New British Tineina. (Ent. Annual, 1873.) 54 — Remarks on Antispila Rivillei. (Trans. Eut. Soc. London, 1872.) 51 — Pupa-digging. (Ent. W. Intell. III.) 14 — On the double-brooded Elacbistse. (Ib. ib.) » — Parasitic Acari on Arge Galalhea. (Ib. ib.) » — Arrangement of the Geometra3. (Ib. ib.) t — Distribution of the PyralidfB in Eugland. (Ib. ib.) » — Pyralidae of which the larvœ are unknown. (Ib. ib.) » — Distribution of the Crambidae in England. (Ib. IV.) i — Two misnamed Elachistse. (Ib. ib.) i — Coleophora albidella. (Ib. ib.) » — Is it Butalis incongruella? (Ib. ib.) i — Coleophorœ mentioned by Reaumur. (Ib. ib.) » — On the probable duration of life of the larvœ of Coleo- phorse. (Ib. ib.) » 65 - Stainton (H.-T.). - Suggestions respecting Tineina for a traveller in South America. (Ib. ib.) — Elachista Magniticella bred. (Ib. ib.) — Larvée of Cemiostoma Lotella. (Ib. ib.) — Larva of Chilo Gigantellus. (Ib. ib.) — Coleophora Leuoapenneila. (Ib. ib.) — Butalis Torquatella. (Ib. ib.) — Coleophora Leucapennella. (Ib. V.) — Adventures of a Larva of Œcophora pseudospretella. (Ib. ib.) — A new Nepticula. (Ib. ib.) — Observations on Butalis grandipennis. (Ib. ib.) — Insects removed from my Setting-Boards in 1858. (Ib. ib.) — A List of the British Plumes. (Ib. ib.) — The Genus Coleophora. (Ib. VI.) — Geographical Distribution in Britain of some of the Coleophorse. (Ib. ib.) — Hackney Marshes. (Ib. ib.) — An Elachista Larva. (Ib. ib.) — Swammerdaraia Apicella. (Ib. ib.) — The Genus Bucculatrix and the Genus Depressaria. (Ib. ib.) — On the Group of the Genus Gelechia attached to the Caryophyllacae. (Ib. ib.) — The Genus Depressaria (Ib. ib.) — Observations on Belgian Tineina. (Ib. ib.) — Observations at Ratisbon. (Ib. ib.) — Gelechia pictella. (Ib. ib.) — Bucculatrix maritima. (Ib. ib.) — Leucania putrescens. (Ib. ib.) — A new Tiuea. (Ib. ib.) — Tischeria Angusticollella. (Ib. ib.) — A new British Pyralis. (Ib. VIL) Staudinger (Otto). — British and Europtean Lepidoptera. (Ib.V.) — Bemerkuugen iiber einige zweifelhafte oder ver- kannte Lepidoptera, besondors nach den Samm- lungen von Ochscuheimer und Trt'itschke be- stimmt. (Stett. Eut. Zeit. 18G9.) — Anthreiea Gueinzii, eine neue Saturnide von Port- Natal. (Ib. 1872.) — Drei neue osterreichische Lepidopteren. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.) 50 41 — 66 — Staudinger (Otto). — Beschreibung neuer Lepidopteren des europaischeu Faunengebiets. (Berl. Ent. Z. XIV.) 49 — Ueber « Berge's Schmetterlingsbuch. 4'^ Auflage. Gânzlich umgearbeitet und vermehrt von H. v. Heioemann. » (Ib. XV.) » Stefanelli (P.). — Nuovo esame comparativo su varie specie di Lepidotteri dltalia e piu particolarmente délia Toscana. Nota prima. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 Stevens (S.). — Petasia uubeculosa. (Ent. W. Int. VI.) 14 Stewart (R.-M.). — Anew British Noctua : Leucania putrescens. (Ib. ib.) Stewart (W.). — Captures near Perth. (Ib. ib.) » Stone (S.). — Acherontia Atropos. (Ib. IV et VI.) » Sturgess (W.). — Variety of Apatura Iris. (Ib. VI.) » — Captures near Kettering. (Ib. ib.) » Syme (J.-T.). — Successfull removal of the Eggs of the Ichneumon from the larva of Deilephila Galii. (Ib. III.) » Tacchetti (C). — Suir allevamento dei bachi délia quercia (Saturnia Yama-maï), nell' estate del 1872. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 Talbot (W.) — Double Broods. (Ent. W. Intell. VI.) 14 Targioni-Tozzetti (Ad.). — Sulla partenogenesi délie Farfalle. (Bull. Soc. Ent. Ital. IV.) 35 Taylor (A.-D.). — Carpocapsa Splendana. (Ent. W. Intell. VI.) 14 — Larvae on Laurus Tinus. (Ib. VII.) » Tearle (E.). — Fumea Nitidella. (Ib. VI.) Thompson (W.). — Captures near Crewe. (Ib. ib.) Thorburn (W.-S.). — Something more about Scotch Edusse. (Ib. III.) TiBBS (Sam.). — Captures near Bristol. (Ib. VII.) TiMiNS (D.). — Lepidoptera at Boulogne. (Ib. V.) — Captures near Oxford. (Ib. VI.) TiNDALL (G.). — Smerinthus Populi double brooded (Ib. ib.) Trimen (R ). — A Day's collecting near Dorking. (Ib. III.) Trotter (Ch.-T.-G.). — Rearing Ptilophora Plumigera from the Egg.(Ib.ib.) Trye (R.-E.). — Captures near Cheltenham. (Ib. VI.) — Captures in Hants. (Ib. ib.) TuGWELL (W.-H.). - Two Days in Sussex. (Ib. V.) Turner (W.-C). — Apatura Iris coming to Sugar. (Ib. IV.) — 67 — Tyrer (J.)- — Capture of a singular variety of Apatura Iris. (Ib. VI.) — Sphinx Convolvuli, etc., and Captures with Sugar at Chatham. (Ib. VII.) , Tyrer (R.). — Nonagria Typhœ. (Ib. VI.) » — Further particulars of Bryophila perla. (Ib. VII.) » Vallette (R.)- — Nouvel appareil destiné à la chasse des Lépi- doptères nocturnes. (Ann. Soc. Ent. France, 1871.) 48 — Anomalie chez une Aplectra uebulosa. (Ib. ib.) » Vaughan (P.-H.). — The Larva of Gnophos : is there more than one British species? (Ent. W. Int. IV.) 14 — Elachista maguificella. (Ib. ib.) » — Bucculatrix maritima (Ib. ib.) . » — A new Nepticula. (Ib. V.) • — Habits of Nepticula argyropezella. (Ib. VI.) > — The Ornix of the Beech. (Ib. ib.) » Vectisian (A.). — Notes on Lepidoptera observed in the Isle of Wight in 1857 and 1858. (Ib. V.) . Wallace (A.). — Doings in Ireland. (Ib. VI.) » Weinmann (R.). — Analyse du Catalogue de la faune lépi- doptérologique d'Estonie, Livonie et Courlande, par M. le baron Nolcken. (Ann. Soc. Ent. Belg. XV.) 1 Weir (Jenner).— On the habits of Gonopteryx rhamni. (Trans. Ent. Soc. London, 1872.) 51 "Westwood (J.-O.) — Description of some new Papilionidœ. (Ib. ib.) » Weymbr (G.). — Ueber Noctuen-Fang. (Stett. Ent. Z. 1870.) 50 — Ueber i A synonymie catalogue of Diurnal Lepi- doptera, by W.-F. Kirby . . (Ib. 1872.) > Whall (W.). — Captures near Oundle (Ent. \V. Int. VI.) 14 White (F.-B.-W.). — Captures at Kirriesmuir. (Ib. ib.) > — Larva on Juniper. (Ib. ib.) » WiLKiNSON (S.-J.). — A Word or two about Diaries. (Ib. V.) » WiLKiNSON (T.). — Tortrix Larvse. (Ib. ib.) » WiLSON (A.). — Larva of Eupithecia Helveticaria. (Ib. ib.) > WiLSON (J.). — Captures near Durham. (Ib. VI.) » WiNGATE [J.]- — Captures at the Bridge of Allau. (Ib. ib.) » WocKE (M. -F.). — Observations on the Genus Ornix. (Ib. ib.) i — Lepidopterologisches (Psyché Viadrina; Nepticula Sericopeza Zeller.) (Stett. Ent. Zeit. 1871.) 50 — 68 — WuLLSCHLEGEL (J.)- — Tortrix penziana Hub, Mittheiluugen ûber die ersten Stânde. (Ib. ib.) » — Ueber die Artrechte von Saturnia cynthia Daubeuton und cynthia Drury, nebst Bemerkungen iiber die EUS der Kreuzung derselben hervorgegangenen Hybriden. (Ib. ib.) t — Diauthœcia magnolii Bd. (Ib. ib.) » YouNG (James). — Captures near Hull. (Eut. W. Int. VII.) 14 Zeller (P.-C). — Beitràge zur Kenntniss der nordamerika- nischen Nachtfalter, besooders der Microlepi- dopteren. Erste Abtheiluug. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.) 41 — Ueber Depressaria nervosa und D. ultimella* (Stett. Ent. Z. 1869.) ' 40 — Ueber « Skandinaviens Heterocer-Fjarilar, beskrifne af H. D. J. Wallengren i . (Ib. ib.) » — Ueber « De Vlinders van Nederland. Macrolepi- doptera. Systematisch beschreven door P.-C. -T. Snellen, 1867 1. (Ib. 1870). i — Lepidopterologische Ergebnisse vom Jahre 1869. (Naturgeschichte des Polyommatus Helle; Butalis Scheichiella n. sp.; B. setiella n. sp. ; Natur- geschichte des Pterophorus (Platypt.) farfarellus Z.). (Ib. ib.) » — Lepidopterologische Beobachtungen im Jahre 1870. (Psyché) Oiketicus) gigautea n. sp. ; Earias ver- nana S. V.; Carpocapsa pomonella L.; Grapho- litha (Sericaris) Tiedemanniana Z.; G. rosetico- lana Z.; G. (Semasia) contermiuana H. -S.; Cerostoma lucella F. ; Gelechia vepretella u. sp. ; Zwammerdamia spiniella H. ; S. Heroldella Tr. ; S. oxyacanthella Dup.; S. pyrella Vill.; Coleophora Attalicella n. sp. ; C. pratella n. sp.) (Ib. 1871.) — Anerastia lotella H., eine den Roggen beschadi- gende Schabe. (Ib. ib.) — Bemerkungen ûbereinigeGraubiindnerLepidoptera. (Ib. 1872.) — Columbianer Arten der Gattungeu Chilo, Crambus und Scoparia. (Ib. ib.) Anonyme. — Zusatz zu dem iiber Parap. Stratiotata aus dem Treitschke'schen Auszuge Mitgetheilten . (Ib. 1870.) — 69 - Anonyme. — CJeber « Verzeichniss derSchmetterlinge der Umge- g-end von Halle a S., von A. Stange » . (Ib. ib.) » — Ueber « Microlepidopterorum species novae, auct. prof. D-- M.-S. Nowicki » . (Ib. ib.) i — Ueber t Lepidopteren Ootsibiriens, besonders des Amurlandes, bearbeitet von 0. Bremer i. ( Ib. 1871.) , — Ueber « Die Kleinschmetterliuge der Umgegend Mûnchens und eines Theiles der baierischen Alpen, von Aug. Hartmann » . (Ib. ib.) » — Ueber « Entomologie fur Giirtner und Garten- freunde, etc., nebst Augabe der anzuwendenden Schutzmittel , von D"" E.-L. Taschenberg i. (Ib. ib.) — (Q). — Noctes Ambrosianîe. (Ent. Weekl. Intell. III.) 14 — Notes on Noctuœ. (From Guénée's » Histoire natu- relle des Noctuélites » .) (Ib. ib.) » — (J. F. M.). — A Mithridates amongst the Moths. (Ib. ib.) — An American Incurvaria. (Ib. ib.) » — An American Plutella. (Ib. ib.) • — Solenobise and partbenogenesis. (Ib. ib.) » — (Talpa). — Larva of Camptogramma Gemmaria. (Ib. IV.) » — (Talpa). — Camptogramma Gemmaria bred. (Ib. ib.) » _ (W. V.). — AStoryofaDeath'sHeadMoth. (Ib.V.) » — (E. H.). - Tbe Year of Wonders. 1858. (Ib. ib.) » — (Talpa) . — List of Captures in the Neighbourhood of Exeter (or rather in the lower part of the Valley of the Exe) during 1857 and 1858. (Ib. ib.) » — The Winter Moth. (Ib. ib.) » — The Humming-Bird Sphinx. (Ib. ib.) » — On « The British Tortrices, By S.-J. Wilkinson i . (Ib. VI.) » — (D. T. B.). — Lozopera Francillana. (Ib. ib.) » — (Pict and Scot.]. — A Raid in the North -West. (Ib. ib.) » — Deilephila Galii. (Ib. VII.) » — Anthocelis rufina. (Ib. ib.) • Captures oear Llandaff, South Wales. (Ib. ib.) > k LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE 26 DÉCEMBRE 1877. Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs. Les noms en caractères gras sont ceux des membres à vie. Membres efiTectifs. MM. Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe. Allport (Morton), membre des Sociétés zoologique et linnéenne de Londres, à Hobart-Town (Tasnianie). — Entomologie générale. Barrère (Félix), place Marcadieu, 24, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). — Coléo- ptères. Bellier de la Chavignerie, membre de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France, d'Italie, etc., rue St-Louis, 35, à Évreux (Eure). — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe. Berger (Emile), étudiant, à Arlon. — Coléoptères. Bertolini (Stefano de) docteur, membre de la Société entomologique ita- lienne, etc., à Trente (Tyrol). — Coléoptères. Blackburn (Révér. Th.), chapelain de l'évêque à Honolulu (Iles Hawaii). — Coléo- ptères. Bolivar y Urnitia (Ignacio), membre de diverses Sociétés savantes, Calle de Carbon, 2, à Madrid. — Coléoptères et Orthoptères d'Europe. Bommer (J.-E.), professeur à l'Université de Bruxelles, conservateur au Jardin botanique de l'État, membre de diverses Sociétés savantes, rue de la Chancel- lerie, i8, à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères. Bonaert (Baron Raoul), rue Marie-Thérèse, 85, à Bruxelles. — Coléoptères. BONYOULOiR (V'« Henri de), membre des Sociétés entomologiques de France, Lon- dres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de l'Université, 15, h Paris. — Coléoptères. Bouillon (Auguste), maître de gymnastique à l'Athénée Royal, rue Bréderode. 13, à Bruxelles. — Coléoptères. ANNALES DE LA SOC. ENTO.M. DE BELGIQUE, T. XX. ▼» — 72 — Bourdon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à Liège, — Coléoptères. Bourgeois (Jules), rue Saint-Maur, 2, à Rouen. — Coléoptères d'Europe, Mal'aco- dermes exotiques. Candèze (E.), docteur en médecine, membre de la Société enlomologique de France, membre de l'Académie royale de Belgique, etc., à Glain lez-Liége. — Entomologie générale. Coléoptères (Élatérides, Lamellicornes et Longi- cornes). Capronnier (J.-B,), artiste-peintre, membre de la Société enlomologique de Franco, rue Rogier, 25i, à Schacrbeek. — Entomologie générale. Lépido- ptères de Belgique et exotiques. Chapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Belgi- que, etc., rue du Palais, 24, à Verviers. — Coléoptères, Charlier (Eugène), docteur en médecine, membre de plusieurs Sociétés savantes, faubourg Saint-Gilles, 49, à Liège. — Entomologie générale. Lépidoptères, Coléoptères. Chaudoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M. l'Empe- reur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes nationales et étrangères, en Volhynie (Russie), ou chez M. Salle, rue Guy de la Brosse, 13, à Paris. — Coléoptères (Carabiques), Chevuolat (Auguste), membre de la Société enlomologique de France, rue Fon- taine-Sainl-Gcorges, 25, à Paris. — Coléoptères. Clavareau (Camille), notaire, à Warel-la-Chaussée, province de Namur. — Lépi- doptères de Belgique. Clemm (Frédéric), libraire, rue de l'Université, 24, à Gand. — Entomologie géné- rale. 'CoLBEAU (Jules), naturaliste, membre de la Société enlomologique de France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes, chaussée de Wavre, 178, à ixelles lez-Bruxelles. — Coléoptères en général, Orthoptères, Hémiptères, Névroptères et Lépidoptères de Belgique. Costa (Achille), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à Naples. — Entomologie générale. Craven (Alfred), membre de diverses Sociétés scientifiques belges et anglaises, Brookfield House, à Folkestone, comté de Kent (Angleterre). — Entomologie générale, Crustacés. Crépin (François), directeur du Jardin botanique de l'État, secrétaire général de la Société royale de Botanique, membre de l'Académie royale de Belgique, rue do l'Esplanade, 8, à Bruxelles. — Entomologie générale. Crick (Cil.), docteur en médecine, rue de Cureghem, 39, à Bruxelles. — Entomo- logie générale. De Lafontaine (Alfred), rue Joseph II, 37, à Bruxelles. — Aptères. *De Lafontaine (Jules), conservateur des collections de l'Université, à Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères. Délamain (Henri), membre de la Société enlomologique de France, à Jarnac (dé- partement de la Charente). — Lépidoptères d'Europe. Demont (Jules), rue Neuve, 25, à Namur. — Entomologie générale, Lépidoptères et Coléoptères. - 73 - •Demoulin (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée de Mons, membre de la Société onlomologique de France, rue do Nimy, 4G, îi Mons. — Hyménoptères et Diptères. Depuiset, naturaliste, membre de la Société enlomologique de Franco, rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entomologie générale. Lépidoptères. Desbrochers des Loges (J.), membre de la Société enlomologi(pie de France, à Vitry aux Loges (Loiret). — Coléoptères européens, Curculionides européens et exotiques. Despret (Félix-Léou), rue du Bouchain, à Alh. — Entomologie générale. Deyrolle (Emile), naturaliste, membre de la Société enlomologique do France, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Entomologie générale. Deyrolle (Henri), naturaliste, membre de la Société enlomologique de France, faubourg Sainl-Honoré, lOd , à Paris. — Coléoptères, Lépidoptères exotiques. DiETZ (François), rue de la Province, 77, à Anvers. — Coléoptères. DoNCKiER DE DoNCEEL (Ch.), rentier, rue Mandeville, 134, à Liège. — Lépido- ptères. Donckier DE DoNCEEL (Henri), aide-préparateur au Musée royal d'Histoire natu- relle, membre de la Société royale de Botanique et de la Société belge de Microscopie, chaussée d'Alsemberg, 63, à Foresl lez-Bruxelles. — Entomo- logie générale. Dubois (Alphonse), docteur en sciences naturelles, conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomologie générale. Lépidoptères. DuFOUR (Arthur), joaillier, rue Royale, 72, à Bruxelles. — Lépidoptères. Dl'Gès (Eugène), docteur en médecine, à Silao (Guanajuato, Mexique). — Coléo- ptères. Dupont (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes, au Musée d'His- toire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale. Du Pré (Gaston), docteur en médecine, chaussée Saint-Pierre, 99, à Elterbeek. — Coléoptères. Emich (Gustave d'), secrétaire-adjoint au Ministère royal Hongrois du commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs Sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères. EvERTS (Écuyer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur à l'École moyenne, Huigensstraat, 11, à La Haye. — Coléoptères. •FOLOGNE (Égide), architecte, membre de la Société malacologique de Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe. •Fondu (Nicolas), contrôleur des contributions directes cl accises, hôlel de la Toison d'or, à Leuze (Hainaut). — Lépidoptères. Fontaine (César), membre de la Société royale de Botanique de Belgique, à Papi- gnies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Coléoptères. Frédéric (Victor), rue Royale, 27a, à Bruxelles. — Lépidoptères. GiLNiCKi (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Coléoptères. Girard (Maurice), docteur en sciences naturelles, professeur de sciences physiques et naturelles au Collège Rollin, membre de la Société enlomologique de France, du Conseil de la Société zoologique d'Acclimatation, etc., rue Tlié- nard, 9, à Paris. — Entomologie générale, anatomie, physiologie, insectes nuisibles et utiles, sériciculture. — 74 — Giron (Alfred), vice-président dn tribunal de première instance de Bruxelles, rue Goffarl, 16, à Ixelles. — Lépidoptères. GoBERT (Emile), docteur, à Mont-de-Marsan, département des Landes (France). — Coléoptères. GONZALO Y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle, Correria, 27, Vitoria (Espagne). — Entomologie générale. GouTTiER (H.), notaire, à Braine-l'Alleud (Brabant). — Lépidoptères. Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de Vaugi- rard, 55, à Paris. — Coléoptères de France. Hennuy (Léon), à Dinant. — Coléoptères. Heusch de la Zangrye (Baron Oscar de), à Strabeek (Houthem-Saint-Gerlache), par Fauquemont (Limbourg néerlandais). — Coléoptères. Heylaerts (P.-J.-M. fils), docteur en médecine, membre de la Société entomolo- gique Néerlandaise, Sint-Jan'Stract, A-503, à Bréda (Brabant néerlandais). — Lépidoptères, Coléoptères. HoRVATH (Gcyza de), docteur en médecine, membre de diverses Sociétés savantes, à Forro (Abauj) Hongrie. — Coléoptères et Hémiptères. 'Jacobs (J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles. — Entomologie générale. Coléoptères, Hyménoptères. Jekel (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France; cabinet entomologique, rue Letort, 2, (18« arrond.) à Paris. — Coléoptères européens et exotiques (Curculionidcs). Katter (F.), professeur au lycée, membre correspondant de la Soc. des Sciences naturelles de Wetteravie, membre des Sociétés entomol. de Berlin, Stettin, Silésie et Suisse, à Putbus (Ile de Rugen, Prusse). — Coléoptères, Lépido- ptères. Kerchove de Denterghem (Osvv^ald de), membre de la Société royale de Botanique de Belgique, quai au Blé, 13, à Gand. — Entomologie générale. KocH (Carl-Ludwig), docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 3, à Nuremberg (Bavière). — Arachnides. KoKOUYEW (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères. Lacerda (Antonio de), consul de Belgique à Bahia, Brésil. — Coléoptères. Lallemand (Amédée), candidat notaire, rue Berckmans, 42, à Saint-Gilles lez- Bruxelles. — Lépidoptères. Lamarche (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique, rue Louvrex, 70, à Liège. — Lépidoptères (spécialement les Papilionides). Lambrichs (Edmond), artiste peintre, rue Kessels, 66, à Schaerbeek, — Entomo- logie générale. Lépidoptères. Lange (Charles-Jules), chevalier de l'ordre de François-Joseph, secrétaire de chancellerie de la Légation Imp. et Roy. d'Autriche-Hongrie, à Athènes, — Coléoptères. Lansberge (G. van), gouverneur général des Indes Néerlandaises, membre de diverses Sociétés savantes, à Batavia. — Coléoptères, spécialement Lamelli- cornes. Laporte (Ernest), ancien officier de marine, rue Laroche, 83, à Bordeaux. — Coléoptères. Larrinua y Azcona (Angel de), licencié en droit, à Vergara (Guipuzcoa, Espagne). — Coléoptères. — 75 — Le Brun (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue Grand Cloître St-Pierre, 28, àTroyes(Dép. de l'Aube). — Coléoptères. Lecatte (Louis), rue Névraumont, 57, à Saint-Josse-ten-Noode. — Lépidoptères. Le Comte (Théophile), membre de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes, à Ghislenghien (Hainaut). — Entomologie générale, Lépidoptères. Lee (Leslie-Alexander), professeur au Bowdoin Collège, à Brunswick (Maine, États-Unis). — Entomologie générale. Lefèvre (Edouard), membre de la Société entomologique de France, rue du Bac, il2, à Paris. — Coléoptères, spécialement Clytrides. Lethierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue Blan- che, 16, à Saint-Maurice lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères. LiAGRE (Charles), médecin de bataillon au régiment des carabiniers, rue d'Eg- mont, 46, à Malinos. — Entomologie générale. Lépidoptères. LicHTENSTEiN (Julcs), membre de la Société entomologique de France, cour des Casernes, 29, à Montpellier (Hérault). — Entomologie générale et appliquée. Hyménoptères. LiLLEY (Ch.-E.), Court House, à Gravesend, comté de Kent (Angleterre). — Co- léoptères. LiNTNER (J. A.), conservateur au Muséum d'histoire naturelle de l'État de New- York, à Albany (États-Unis). — Lépidoptères. Looz-CoRSV^'AREM (Princc Guillaume de), au château d'Ahin, près Huy. — Lépi- doptères. Mabille (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société entomolo- gique de France, rue Cochin, 5, à Paris. — Lépidoptères. Mac Lachlan (Robert), F. L. S., Limes Grove, North-Lcwisham, S. E. London. — Névroptères. Maurissen (A.-H.), membre de la Société entomologique néerlandaise, rue de Tongres, h Maestricht. — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe. Mavrocordato (Alexandre), rue de l'Académie, à Athènes. — Coléoptères. Mazarredo (Carlos de), ingénieur-forestier, Calle del Arenal, 48, à Madrid. — Entomologie générale. Mélise (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue du Président, 24, à Ixelles. — Coléoptères. MiCHELET (Gustave), ingénieur, président de la Société belge de Microscopie, rue Pascale, 6, à Bruxelles. — Entomologie générale. MiEDEL (Joseph), membre de la Société entomologique de France, rue des Pré- bendiers, à Liège. — Coléoptères. MiOT (llonri), substitut du Procureur de la République, à Semur (Côte-d'Or). — Entomologie appliquée, insectes utiles et nuisibles. Mniszech (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères. Mgquin-Tandgn (Gaston), docteur en sciences, avenue d'.Antin, 19, à Paris. — Formicidcs. Mori (Alfred), rue Belliard, 83, à Bruxelles. — Lépidoptères. Morren (Edouard), professeur de botanique à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs Sociétés savantes, quai de la Boverie, 1, à Liège. — Entomologie générale. — 76 — *MoRS (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de France, rue Solferino, 4, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères. MouRLON (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l'Université de BruxoUcs, conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle, membre corres- pondant de l'Académie royale de Belgique, rue de Trêves, 24, à IxcUcs. — Entomologie général^. NiLis, docteur on médecine, médecin-adjoint h l'Hôpital militaire, à Louvain. — Entomologie générale. Oberthur (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (département d'Ile- et-Vilaine, France). — Lépidoptères. Odier (James), banquier, rue de la Cité, 24, à Genève. — Coléoptères. Oliveira (Manuel Francisco d'), docteur en médecine, rua do Rosario, 23, à Rio de Janeiro. — Entomologie générale. Olivier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, rue Billonnat, à Moulins (Allier). — Coléoptères. Paulino de Oliveira (Manoël), membre de la Société entomologique de France, etc., professeur à l'Université de Coïmbre (Portugal). — Coléoptères et Lé- pidoptères. Pescatore (Gustave), docteur en droit, référendaire do justice et privat-docent à l'Université de Marburg (Allomagno). — Léjjidoptères. Teteau (Antoine), rue Royale, 173, à Saint-Josse-ten-Noode. — Lépidoptères. Pierret (Emile), rue du Progrès, 130, à Schaerbeok. — Hémiptères. Plateau (Félix), docteur en sciences naturelles et on sciences zoologtquos, pro- fesseur de zoologie à l'Université de Gand, membre de l'Académie royale de Belgique, rue du Casino, l.H, h Gand. — Entomologie générale, anatomic et physiologie; Crustacés; Myriapodes. Prel'dhomme de Borre (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes, conser- vateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle, boulevard du Régent, 21 , à Bruxelles. — Entomologie générale; géographie entomologique; Coléo- ptères, spécialement les Hétéromcres et les Ilydrocanthares. PuLS (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Berlin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Diptères, Hyménoptères. Purves (J.-C), membre de plusieurs Sociétés savantes, Panmure Place, 16, à Edimbourg. — Entomologie générale. Pltzevs (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de plusieurs Sociétés savantes, chaussée Saint-Pierre, 70, à Etterbeek. — Coléoptères (Cara- biques). Quaedvlieg (Louis) fils, propriétaire à Visé (Liège). — Lépidoptères européens et exotiques. Ragusa (Enrico), membre de la Société entomologique Italienne, etc., Albcrgo Trinacria, à Palerme. — Coléoptères. Reiber (Ferdinand), faubourg de Saverne, 8, à Strasbourg. — Hémiptères. Riley (C.-V.), entomologiste de l'État de Missouri, Room 42, Mutual Insurance Building, NW. Corner 6th and Locust Streets, à Sl-Louis (États-Unis). — En- tomologie générale et applitjuée. "RoELOFS (W.), artiste-peintre, chaussée de Hacciit, 218, à Schaerbeek. — Coléo- ptères (Curculionides). — 77 — RoYER (Ch.), membre de la Société entomologique de France, à Langrcs (Haute- Marne). — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. Saunders (Sir Sidney Smith), membre de la Société entomologique de Lon- dres, etc., Gatestone, Central Hill, Upper Norwood (Angleterre). — Ento- mologie générale. 'Sauveur (Jules), directeur général de l'instruction publique au Ministère de l'Intérieur, rue de la Loi, 242, à Bruxelles. — Faune entomologique de Belgique. ScHUSTER (Ad.), Herrngasse, à Cobourg (Saxe-Cobourg). — Lépidoptères. Sédillot (Maurice), avocat, membre de la Société entomologique de France, rue de l'Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères. *Sélys-Longchamps (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés savantes, boulevard de la Sauvenière, 34, à Liège. — Névroptères (principalement Odonates) indigènes et Lépidoptères d'Europe. Seoane (Victor-Lopez), membre des Sociétés enfomologiques de France, Berlin, et Stettin, zool.-botan. de Vienne, géologique de France, etc., ancien pro- fesseur d'histoire naturelle, avocat, médecin et naturaliste, au Ferrol (Espa- gne). — Coléoptères. Sharp (David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Thornhill (Dumfrieshire, Ecosse). — Coléoptères. Simon (Eugène), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de France, avenue des Gobelins, 7, à Paris. — Entom. générale. Arachnides. SiMSON (Auguste), à Brighton (Tasmanie). — Coléoptères. Staudinger (D"" Otto), Diana-Bad, à Dresde (Saxe). — Lépidoptères d'Europe. Steinheil (Edouard), président de la Société entomologique de Munich, Landwehrstrasse, 31-1, à Munich. — Coléoptères. Teirlinck (J.), professeur à l'École normale, rue Dupont, 31, à Schaerbeck. — Entomologie générale. Thibault (chevalier Edouard de), place Dailly, 13, à Schaerbcek. — Lépidoptères d'Europe. Thirot (Edouard), chef de bureau à l'administration communale de Schaerbeek, rue de la Station, 151, à Jette-Saint-Pierre (Brabant). — Lépidoptères et Coléo- ptères. Thiroux (Eugène), membre de la Soc. royale Linnéenne, boulevard de la Senne, 71, à Bruxelles. — Insectes nuisibles ou utiles à la culture. Thyes (Eugène), contrôleur des contributions directes et accises, rue Goffart, 24, à Ixelles. — Lépidoptères. Tournier (Henri), membre de la Société entomologique de France, Villa Tour- nier, à Peney, près Genève. — Coléoptères. Troostembergh (Max de), place Saint-Jacques, 22, à Louvain. — Coléoptères. Vallette (René), avocat, membre de la Société entomologique de France, rue des Carmes, 1, U Poitiers (Vienne). — Coléoptères et Lépidoptères. Van Bemmel (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 2.*), à Saint-Josse-ten-Noode. — Entomologie générale. Van Beneden (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre de l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Université de — 78 — Liège. — Entomologie générale, biologie, embrj'ogénie, Crustacés et Anné- lides. Vandenbroeck (E.), rue Terre-Neuvo, 124, à Bruxelles. — Entomologie générale, Arachnides, Myriapodes, Crustacés. Vander Meulen (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 13, à Bruxelles. — Lépidoptères. Van Segvelt (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de Botanique, rue du Serment, 11, à Malines. — Entomologie générale; mœurs des insectes. Van Tricht (Rév. P. Victor), professeur de sciences naturelles au Collège de la Paix, à Namur. — Entomologie générale. Verdiani-Bandi (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et de France, Via Ricasoli, 52, à Sienne (Italie). — Coléoptères. Weikmann (Rodolphe), industriel, chaussée de Mons, 294, à Curcghem lez- Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe, Lycénidos européens et exotiques. Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France, de Suisse, de Sletlin, de la Société malacologique de Belgique, etc., boule\ard Central, 26, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides). WiLLAiN (D.), instituteur, à Trivières, près Bracquegnies (Hainaut). — Entomologie générale. ZuBER-HoFER (Charles), négociant, membre de la Société cntomologique de France, à Dornach (Alsace). — Coléoptères. Membres honoraires. . MM. BoiSDUVAL, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de France, cnto- mologique de France, et centrale d'horticulture de Paris, etc., h Tichcvillc, par Vimoutiers (Orne). DoHRN (C.-A.), président de la Société cntomologique de Slettin, etc., à Stctlin (Prusse). Fairmaiue (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de Sletlin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Edimbourg, licencié en droit, directeur de l'Hôpital Saint-Louis, rue Bichat, 40, à Paris. Hagen (Herman-Augustc), docteur, à l'Université de Cambridge, État de Massa- clmsotts (États-Unis de l'Amérique du Nord). Kraatz (G.), président de la Société cntomologique de Berlin, docteur en philoso- phie, etc., Linkstrasse, 28, W, à Berlin. Le Conte (John-L.), docteur en médecine, Si)ruce street, 1625, à Philadeli)hie (Pensylvanie, États-Unis). MiLLiÈRE (Pierre), membre de la Société cntomologique de France, Villa des Pha- lènes, à Cannes (Alpes-Maritimes). Ml'lsant (Etienne), président de la Société linnéenne de Lyon. Snellen van Vollenhoven (Samuel-Constant), docteur en droit et es sciences, membre de l'Académie royale des sciences, Laan van Meerdervoort, 48, à La Haye. — 79 — Stainton (H. -T.), membre de la Société cntomologique de Londres, etc., Mounts- field Lewisham, SE. London. Stal (Cari.), conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, à Stockholm (Suède). Westwood (John-Obadiah), membre de diverses Sociétés savantes, professeur de zoologie à l'Université, Wallon Manor, à Oxford. Membres correspondants. MM. Bertoloni (Gius), professeur à l'Université, à Bologne. Charlier (Alexandre), lieutenant de la marine marchande. GOBANZ, docteur, professeur à Klagenfurt (Carinthic). HUYVENAAR, docteur en médecine, rue Duquesnoy, 5, à Bruxelles. Kawall, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie). KocH (Gabriel), docteur, membre de plusieurs Académies et Sociétés savantes, Bleichstrasse, 14, à Francfort sur le Mein. KoPPEN, employé au ministère, membre de la Société cntomologique de Russie, à Saint-Pétersbourg. Lancia de Brolo (duc Frédéric), secrétaire de l'Académie royale Palermitaine, à Palerme. Ll'Ciani, Ile Maurice. Mariot (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil). Marseul (Abbé S. -A. de), membre de diverses Sociétés savantes, boulevard Pereire, 271 (porte Maillot), Ternes, à Paris. Osten-Sacken (baron Charles), membre du corps diplomatique de Russie, etc., à Washington (États-Unis). Packard (D'^ A.-S.), Salem, Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord). Pallandt (baron Henri de), Oranje slraat, 4, à La Haye. Perez Arcas (Laureano), professeur de zoologie h l'Université, membre de l'Aca- démie royale des sciences. Galle de las Huertas, 14, à Madrid. Phipson Crtiomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris. Rogenhofer (Aloïs), conservateur au Musée impérial d'Histoire naturelle de Vienne, secrétaire de la Soc. Imp. et R. Zoolog. Botan. , Josefstadlerstrasse, 19, à Vienne. Saussure (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes. Cité, 24, à Genève. Scudder (Samuel), à Boston, Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord). SoLSKY (Simon de), secrétaire de la Société cntomologique de Russie, à Saint- Pétersbourg. Viola (Miguel-Navarro), avocat, à Buenos-Ayres. Membres associés. MM. Branquart (Jules), étudiant, rue du Grand-Hospice, la, à Bruxelles. — Coléo- ptères. Carion (François), étudiant, rue Névraumont, .*).", à Saint-Josse-ten-Noode. — Entomologie générale. — 80 — Geirnaert (Bernard), à Slcydinge (Flandre orientale). — Entomologie générale. Lépidoptères et Névroplèrcs. Lemonnier (Alfred), étudiant, rue des Quatre Fils Aymond, à Mons. — Lépido- ptères. Rl'hl (Fritz), rue Rogicr, li, à Verviers. — Entomologie générale. Diptères. Stevens (René), artiste-peintre, rue Malibran, 127, à ixelles. — Coléoptères et Lépidoptères. Membres décèdes. MM. Bellynck (Rév. P. Auguste), professeur au collège de la Paix, à Namur, (Membre effectif.) De Franquen (Charles), à Huy. (Membre effectif.) Pellet (P.), à Perpignan. (Membre effectif.) 'Thysebaert (baron Charles de), à Bruxelles. (Membre effectif et fondateur.) ORGANISATION ADMINISTRATIVE POUR L'ANNÉE SOCIALE 1877. Conseil d'administration. MM. RoELOFS, président. Weinmann, vice-président. Preudhomme de Borre, secrétaire et bibliothécaire. Pologne, trésorier. Fondu. Mêlise. Weyers. Commission de vérification des comptes. MM. A. De Lafontaine. Putzeys. Thyes. TABLE DES MATIÈRES. Espèces inédites de la tribu des Hispides, par M. le D' FÉLICIEN Chapdis. (Première partie.) .... 5 Relevé des Hémiptères recueillis en Portugal et en Espagne par M. C. Yan Yolxem, en mai et juin 1871, par M. L. Lethierry 34 Espèces nouvelles : Oxycarmus roseus 36 Bycanistes costalis » Plinthisus Putoni Horvalh, var. coarctatus Horv 37 Phytocoris miridioides 38 Naucoris angustior 40 Borbocoris Volxemi 41 Relevé des Hémiptères recueillis dans les environs de Tan- ger (Maroc) par M. C. Yan Volxem, en juillet 1871, par M. L. Lethierry 44 Esp. nouv. : Hysteropterum maroccanum 46 Espèces inédites de la tribu des Hispides, par M. le D" FÉLICIEN Chapdis. (Deuxième partie.) .... 47 Iconographie et description de six espèces de chenilles iné- dites des environs de Cannes (Alpes-Maritimes), avec leurs papillons à peine connus, par M. P. Millière. 58 Synopsis des espèces du genre Paropsis, par M. le D"" Fél. Chapdis 67 Essai monographique du genre Macromerus, de Schonherr, par M. Adg. Chevrolat 102 List of Aquatic Coleoptera coUected by M. Camille Yan Yolxem in Portugal and Marocco, by David Sharp. 112 Esp. nouv. : Hydroporus decipims H3 Octhebius Volxemii il5 — 84 - Aquatic Coleoptera collected by M. Camille Van Volxem in Brazii, by David Sharp IIG Esp. nouv. : Gyrinus apicalis 117 G. derasus 118 Aquatic Coleoptera collected by M. J.-C. Purves in Anti- goa, during the summer of 1872, by David Sharp. 120 Esp. nouv. : Haliplus robustus 120 Comptes rendus des séances de la Société : Séance du 6 janvier 1877 I (Hislérides recueillis par M. Camille Van Volxem dans ses voyages. — M. de Marseul.) — du 3 février 1877 IV (Tableau synoptique des espèces européennes du genre Fœnus Fabr. (Hyménoptères). — M. Tournier.) (Examen des Acridiens reçus de M. Lichtenstein. — M. de Selys- Longchamps.) (Liste des Brachélytres rapportés de Portugal, Espagne et Maroc par C. Van Volxem. — M. Fauvel.) (Sur le Sympiezocera Laurasii Luc. — M. Weyers.) — du 3 mars 1877 XV (Saldides recueillis en Belgique par M. Camille Van Volxem. — M. de Horvath.) (Nitidulides nouveaux pour la faune belge. — M. H. Donckier de Donceel.) — du 7 avril 1877 XVIII (Sur les noms propres donnés aux espèces. — M. Abeille de Perrin.) (Note sur quelques Fœnus de l'Italie méridionale. — M. Ach. Costa.) — du 5 mai 1877 XXII (Espèces intéressantes de Phryganides recueillis par feu C. Van Volxem. — M. Mac Lachlan.) (Staphylinides du Brésil et de La Plata, recueillis par Cam. Van Volxem. — M. Fauvel.) — du 2 juin 1877 XXVIII — du 7 juillet 1877 XXX (Névroptères recueillis le 24 juin dans une excursion à Calmpt- bout. — MM. de Selys-Longchamps et Mac Lachlan.) (Lépidoptères recueillis dans la môme excursion. — M. de Selys- Longchamps.) (Coléoptères, Hyménoptères, Diptères et Hémiptères recueillis dans la même excursion. — M. Jacobs.) (Sui' V Otiorhynchus sulcatus Fabr. reçu de Tasmanie. — M. Roe- lols.) (Sur les métamorphoses de la Sagra Boisduvali Dup. — M. H. Donckier de Donceel.) — 8S — — du 4 août 1877 XXXVI (Note sur l'insecte fossile décrit par M. P. de Bone sous le nom de Breyeria borinensis. — M. Mac Lachlan.) (Nouvelle excursion aux Hautes-Fagnes par MM. de Selys-Long- champs et Mac Lachlan, les 3, 4 et 5 juillet 1877. — M. de Selys-Longchamps . ) (Description de quelques Clivinides de l'Inde. — M. Putzeys.) (Lettre sur l'époque d'apparition de la Doryplwra 10- liiieatn dans la province de Québec. — M. Huart.) — du P"^ septembre 1877 XLIX (Réponse à un article de M. le D' Berg concernant la Pieris Van Volxemii et la Colias Pyrrhotea var. Heliceoides. — M. Capron- nier.) (Sur une éducation de larves de Leptinolarsa decemlineata. — M. Preudhomme de Borre.) — du 13 octobre 1877 LUI (Description d'un Psocide nouveau de la Belgique. — M. Mac Lachlan.) (Note sur la Perla Selysii Pictet. — M. Mac Lachlan. (Note sur V Himantopterus fuscinervis Wesmael. — M. Mac Lachlan.) (Sur une publication faite par le Ministère de l'Intérieur d'un travail de M. Riley sur le Doryphora decemlineata. — M. Can- dèze. ) — du 3 novembre 1877 LX (Encore VAcridium peregrvtmm L. — M. de Selys-Longchamps.) (Espèces nouvelles de Phasmides. — M. Stâl.) — du V' décembre 1877 LXIX (Lettre sur les mœurs de divers Homoptères anthogénésiques. — M. Lichtenstein.) (Curculionides récoltés en Portugal, en Espagne et au Maroc par feu C. Van Volxem. — M. Tournier.) Assemblée générale du 26 décembre 1877 LXXVII Catalogue de la Bibliothèque de la Société Entomologique de Belgique (suite). — Division I. Entomologie générale, etc. Fascicule II. 1 — — II. Coléoptères — V. 23 — — III. Lépidoptères — VI. 47 Liste des membres de la Société 71 Organisation administrative en 1877 81 Table des matières 83 An^ia/âf de la- Sûa-éé^ entomûlûoi^us' de^Belffi/^ue^. Tome^XX. PLI. Sehrau cfc. P. MUlière. et PoyaJc- p f 1 a 3. Eupithecia MnemosAmata. Mill . g à u, Grapholitha Opulentana,^^Z;. 1^ Fumea Nudella, cUi . (Var. ? Vestalis, M.) 12 et i5 id . Oxycedrana, ^c^. 5 à 7. id. SulDflavella,^!^///. ilj, à 16. Boarmia Subflavaria, Jl/i//. 8 . Epichnopteryx Mantonella, MM. 17 à 19. Mamestra Immuiiia,Evers,(Var. HaJiTni,J^^/.J Imp.Ch. Chardin ami Parût. CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SO<:iÉTE. Ce catalogue, dont les fascicules sont publiés successivement dans les Annales, et peuvent être acquis séparément, est divisé systématiquement comme suit; il comprend, indépendamment des titres des ouvrages publies isolément, ceux de tous les mémoires et notices insérés dans les recueils que possède la bibliothèque : I. Entomologie générale ; Entomologie appliquée ; Ouvrages traitant d'Insectes de plusieurs ordres ou d'Articulés de plusieurs classes. II. Coléoptères. III. Lépidoptères. IV. Névroptères et Orthoptères, V. Hyménoptères. VI. Diptères. VII. Hémiptères. VIII. Aptères, Thysanoures , Aphaniptères , Arachnides et Myriapodes. IX. Crustacés et Cirrhipèdes, X. Vertébrés. XL Mollusques et Animaux inférieurs. XII. Histoire naturelle générale ; Zoologie générale; Botanique; Géologie; Minéralogie, XIII. Ouvrages divers. XIV. Revues périodiques; Publications des Sociétés savantes. En veille au prix de cinquante centimes le fascicule : Div. I, tasc. 1 et 2; Div. Il, fasc. i, 2, 3, 4 et 5; Div. lll, fasc. 4, 2, 3, et 4; Div. IV, tasc. 1; Div. V, fasc. i; Div. VI, fasc. 1 ; Div. X, fasc. 1 ; Div. XII, fasc. 4, 2 et 3. ;^r. La Société peut encore disposer de quelques exemplaires des ouvrages suivants : PUTZEYS. — Prémices entomologiqiies (Monographie du genre Pasimachus ; 62 esp. nouv. Cicin- del. et Carab.) (1 pL), in-S". Fr. 3 » — r Post-script u m ad Clivinidarum monogra- phiani (2 pi.), in-8°. 3 « (Extraits des Mémoires de la Société royale des sciences de Liège.) — Trechorum europa^orum conspectus, in-8", 75 (Extrait de Stettiner entomologische Zeitung.) — Révision générale des Clivinides in-8°. 8 " — Supplément à la révision générale des Clivinides (1 pi.), in-8^ 1 50 (Extraits des Annales de la Société entomologique de Belgiijue). LEDERER. — Contributions à la faune des Lépidoptères de la Transcaucasie (2 pi. color.), in-8°. 3 50 (Extrait des Annales de la Société entomologique de Belgique.) DE SELYS-LONGCHAMPS. — Sur la Faune de Belgique, in-8°. ■ . 50 (Extr. des Bull, de l'Acad. royale de Belgique.) PREUDHOMME DE BORRE. — Note sur le Byrsax (Bole- tophagus) gibbiler Wesm., in-8". 20 (Extr. des Bull, de l'Acad. royale de Belgique.) DE CHAUDOIR. — Essai monographique sur le groupe des Pogonides, in-8" 1 50 — Essai monographique sur les Orthogoniens, in-8". 1 50 — Essai sur les Drimostomides et les Cratocé- rides, etc. 1 50 — Monographie des Callidides. 3 " Comptes-rendus des séances de la Société entomologique de Belgique. Années 1868-09, 1869-70, 1870-71. Chacune. 3 » Idem. Années 1871-72 et 1873. 5 „ -^ "Tik|g ■■I iï liiin imHim^' MiMI ■ illMUi u ininpl 1 ^â '''^ «tt^feàlft Mllll PI.» îïï» ftllS) "ii ^ IUMMi iiii 11^ ■ ^ &#.!« uSP w / MMiiiiiM^ l»H>«jwR I f 1 •.,.„.,r^^ ' Illl iim^ mm é JÏÏV j^%p"**»*-% ..-^"*"',... ;;%"-,>^*-'-»'- mi^ ^-«.v»*.' JÉltii* ailhAUlllll